Tridimensionnel
Cheval théorique
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On peut, en dehors du spectre artistique (est-ce que la narration est bonne, l'intrigue intéressante, la langue fluide, les couleurs belles...) se poser la question de la façon dont est construite l'œuvre et ce qu'elle révèle de la société.
Puisque tout est parti de Vikings: cette façon d'appréhender le féminin révèle une société où les femmes doivent pondre des fils tout en restant jeunes, et où leur destin sert de rehausseur à celui des hommes. On leur laisse une place mais celle-ci ne doit pas être trop importante. De temps en temps, une femme s'impose, à condition d'emprunter les codes sociaux hétéro-masculins (se montrer violente et baiser des nanas, par exemple).
Alors, je me trompe?
Enfin voilà sociologiquement c'est intéressant ET important, c'est pas des questions connes
On peut apprécier une œuvre tout en étant critique d'un aspect.
Dans beaucoup de bouquins du dix-neuvième c'est violent le sexisme, et pourtant ce sont parfois de superbes livres, un régal pour les sens.
Je pense par exemple à Montherlant: "Les jeunes filles", Kierkegaard: "Journal d'un séducteur", Cohen (plus tardif): "Belle du seigneur". Tous des chefs-d'œuvre mais parfois t'as le cœur au bord des lèvres en lisant ces phrases magnifiques parce que le fond te dégoûte.
On peut adorer ces œuvres mais rester conscients de leurs faiblesse et, oui, les mettre en relief, les dénoncer.
Puisque tout est parti de Vikings: cette façon d'appréhender le féminin révèle une société où les femmes doivent pondre des fils tout en restant jeunes, et où leur destin sert de rehausseur à celui des hommes. On leur laisse une place mais celle-ci ne doit pas être trop importante. De temps en temps, une femme s'impose, à condition d'emprunter les codes sociaux hétéro-masculins (se montrer violente et baiser des nanas, par exemple).
Alors, je me trompe?
Enfin voilà sociologiquement c'est intéressant ET important, c'est pas des questions connes
On peut apprécier une œuvre tout en étant critique d'un aspect.
Dans beaucoup de bouquins du dix-neuvième c'est violent le sexisme, et pourtant ce sont parfois de superbes livres, un régal pour les sens.
Je pense par exemple à Montherlant: "Les jeunes filles", Kierkegaard: "Journal d'un séducteur", Cohen (plus tardif): "Belle du seigneur". Tous des chefs-d'œuvre mais parfois t'as le cœur au bord des lèvres en lisant ces phrases magnifiques parce que le fond te dégoûte.
On peut adorer ces œuvres mais rester conscients de leurs faiblesse et, oui, les mettre en relief, les dénoncer.