T'es pas du tout HS, et je ne peux qu'être entièrement d'accord avec ce que tu dis, mais...
Effectivement y'a le côté où la volonté peut être très forte mais ne pas tenir sur le long terme, donc on se dit que c'est mieux un arrêt brutal et douloureux. Mais même sans aller jusque là, même en envisageant une réduction progressive la plus amortie possible, pourquoi une demie vie longue ? Puisque de toute façon on prend le traitement quotidiennement voire 2 fois par jour dans le cas du subu, pourquoi choisir une molécule qui s'accumule dans l'organisme et dont le sevrage est vraiment long et étalé ?
Dans mon cas particulier je parle des benzos là, je voulais de l'alprazolam (effet court) et l'addicto n'a rien voulu entendre, il m'a mis sous diazépam. C'est pas moi le spécialiste mais je pense que ça ne correspond pas bien à mon cas, je lui ai peut-être mal expliqué mon usage, je crains que cette molécule s'accumule dans mon organisme et ne fasse qu'augmenter une dépendance qui n'était que naissante. Je voulais une demie vie courte pour pallier aux effets de manque s'ils se manifestaient, et aussi car je m'en sers de temps en temps (bon ok, très souvent) en dépassant la posologie pour me défoncer, et ça je le lui ai dis. Au lieu de ça il me met sous traitement de fond pour l'angoisse, en gros.
Résultat j'ai tout gobé d'un coup + un zolpi sous la langue après avoir bien picolé, je me suis encore réveillé dans une position totalement incongrue après un bon gros blackout. Autant que la molécule reste le moins longtemps possible dans mon corps non ?
Juste pour dire aussi que j'ai repris contact avec le monde du travail. Je me suis senti aussi respecté dans cette agence d'interim que devant les cailles dealers d'héro qui qualifient leurs clients de shlags.