Moi ça m'a plutôt carrément mis mal à l'aise, pas sur le contenu où y'avait j'avoue des trouvailles, mais sur la forme. Les stéréotypes raciaux c'est pratique car tout le monde comprend la ref, mais ça tombe toujours sur les mêmes et c'est tellement destructeur, on devrait pas alimenter ça. Chui sûre qu'on pourrait inventer des saynètes impliquant des groupes dominants pour une fois. Par ailleurs les propos discriminatoires sont interdits par la Charte et même si je sais pas dans quelle mesure ça s'applique à l'humour noir, j'aimerais autant ne pas avoir à me re-poser la question à l'avenir ;)
Au pire je remplace "Auschwitz" par "centre de torture pour non-conformité" ; "juif" par "croyant d'un religions incomprise" ; "rom" par "dalleux" ; "pédé" par... Merde là j'ai pas d'idée.
"Anglais"par "pote" "allemand " par "ennemis" russe je dois pouvoir mettre amis ou sauveur. Oué non en fait ya rien qui est remplaçable.
Où je delet même balek. Mais qu'on me l'dise Franco (mais pas à Cuba c'est trop loin)
Je précise que je me suis déjà censuré en partie. Ça aurait dû commencer par : "c'est un pédophile qui rencontre une jeune mère enceinte dans un cimetière"
On peut toujours faire plus choquant. C'est d'ailleurs grâce à ça que les personne les moins sensibles peuvent se regarder en face : ils ne sont pas les pires.
Ainsi quelqu'un en tue un autre par accident. "Ce n'est pas comme si j'avais fait exprès" ce dira-t-il.
Quelqu'un assassiné son rival. "J'ai décider de ne pas le torturer" se donnera-t-il bonne conscience.
Quelqu'un en torture un autre "c'était mon métier" ou "ce n'était pas enfant comme le gosse que vous avez demambrer" se defendra-t-il.
Quelqu'un annihile une ville "j'aurai pu faire sauter tout le pays"
Bref, ya toujours pire que le pire que le pire. C'est absolument insondable. Plus on est exposé au pire plus on l'accepte. A chaque fois qu'il nous arrive encore pire, le moindre nous paraît rien.
J'ajouterai la fonction expiatoire de rire de ce qui choque : ça permet dans l'environnement virtuel que constitue la parole de devenir ce qui nous choque. On a donc moins besoin de l'être dans la vraie vie et on se rappelle de pourquoi ces choses là nous choquent.
Sinon j'y pense maintenant mais y a toujours ce moment quand j'arrive dans un groupe, après les présentations, où je me met à chier sur mes idéaux après les avoir étalés au grand jour...
Ça doit être psychologique je sais pas, ya comme un truc qu'il me plaît de briser dans la candeur des plus idéalistes. Pourtant moi-même je suis idéaliste. C'est pas tant l'idée à défendre qui me plaît que le fait de provoquer l'indignation. Je me rend compte au passage que c'est pas spécialement cool pour les gens qui ressentent cette indignation. Mais pour moi je trouve ça tellement jouissif quand j'entends mon interlocuteur sortir les grands arguments, comme s'il fallait à tout prix me convaincre, alors qu'en fait j'ai les même idée que lui xD
Un bel exemple : quand je suis en nature je garde mon mégots dans un cendare de poche systématiquement ; sauf quand je suis avec un écolo nouvellement rencontré. là je jette mon mégots dans la rivière. C'est con je sais... Mais de le voir bouche bée devant ma mésaction me provoque un immense plaisir, ça me fait rire un max. Mais je suis quelqu'un de bien quand même (enfin je crois) car même pour choquer je ne peux pas faire certaines choses vraiment significatives.
bref bref je recommencerai pas promis
meme si il l a demander fallait pas le faire
Pour moi c'est une déviance sectaire de ne pas virer ceux qui le demandent.