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Sujet de la Quinzaine A quel âge fût votre première fois ?

Biquette

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Yoyo

Un sujet de la quinzaine facile et pas trop tarabiscoté : à quel âge avez-vous vécu votre première fois avec un prod ? Qu'est-ce qui vous a amené à conso à cet âge-là ? Est-ce que vous regrettez, vous vous dites que vous n'étiez pas assez mûrs ou au contraire vous auriez aimé découvrir ces sensations plus tôt ?

Perso j'ai fumé mon premier joint à 15 piges de façon très classique devant le lycée. J'ai eu un effet profondément désinhibant plutôt teubé, je racontais tout ce qui me passait par la tête en faisant n'imp, bref c'était du beau TDAHmaxxing avec zéro anxiété. Jsuis vite devenu accro, je crois que ça m'aurait rendu service de découvrir ce prod 1 ou 2 ans plus vieux mais je ne regrette rien 🙃

Ensuite ça s'est beaucoup accéléré : j'ai test les dissos et les déliros au début de mes 16 piges avec le DXM et la muscade. Mes premières fois au DXM sont les plus intéressantes, parce que j'y allais smooth sur les dosages ce qui me permettait de bien gérer.
J'ai rapidement pu test la MXE aussi, lors d'une première fois mémorable en méditant avec mon initiateur. C'est l'un des trips avec les plus forts CEV que j'ai eu.

Toujours à 16 ans, j'ai découvert beaucoup de psychédéliques, principalement des lysergamides et des 2C-x. Avec le recul je me rends compte à quel point les effets étaient plus forts à l'époque, même quand j'y étais accoutumé. Outre les visuels très prenants, j'avais surtout les idées qui fusaient à grande vitesse dans des monologues intérieurs sans fin. C'est d'ailleurs ce qui m'a rendu accro : j'avais l'impression de pouvoir condenser des semaines de réflexion en quelques heures, à un âge où on façonne notre compréhension du monde en explorant nos horizons intellectuels.

Evidemment, aujourd'hui j'ai toujours les idées qui fusent sous psyché, comme tout le monde quoi, mais c'est beaucoup plus libre et léger, moins engageant. Alors qu'à 16 ans même les contextes les plus frivoles me plongeaient dans de grandes introspections métaphysiques.

La dernière fois que j'ai ressenti ça sous LSD c'était en 2018, @Xochipilli94 devait en avoir marre que je le trimballe partout dans Ozora😛
J'ai aussi ressenti cette introspection impitoyable et monolithique lors de ma découverte des Nbome en ce début 2026. Comme quoi, elle n'a pas complètement disparu, même s'il aura fallu 8 ans et une surdose pour qu'elle refasse son apparition :D

Je me rends compte qu'avec PN j'ai un peu fait les choses à l'envers, en commençant par les RC et des drogues plutôt vénères au lieu de prendre tranquillement des champis autour d'un feu de camp comme l'exige la tradition. En vrai, zéro regrets, je le vois plutôt comme un privilège d'avoir pu profiter de l'âge d'or des RC en tapant de la MXE avant de taper de la K, en tapant du 5-MAPB avant de goûter la MDMA.
 
J'ai commencé assez classiquement par le cannabis, au skatepark un Mercredi après-midi après les cours, sur un coup de tête avec ma meilleure amie un peu plus âgée qui fumait déjà un petit peu. Je me souviens avoir bien rigolé et passé un bon moment, même si du coup j'ai mis ma session skate de côté ce jour là, l'équilibre et la concentration c'était plus trop ça x)
Cette consommation s'est très vite répétée et est devenue excessive, de mes 13 à environ 17 ans.

A 14 ans j'ai rencontré l'alcool qui est également très vite devenu une sorte de refuge et de passe temps chaque week-end. À cet âge là je n'avais aucune connaissance de mes limites, forcément, et j'ai fini un paquet de fois dans des états déplorables.
Puis quelques médicaments cette même année mais dont j'ai jamais vraiment abusé (Tramadol, Morphine, DXM...), que je consommais par curiosité et par accessibilité, toujours en prenant soin de me renseigner sur le net au préalable.

Vers 15-16 ans j'ai fait la rencontre dans un premier temps de la cocaïne, du speed puis de la kétamine, qu'énormement de gens autour de moi consommaient depuis un moment que ce soit mon frère ou mes amis (toujours plus âgés) avec qui je passais toutes mes soirées.
Pleins de produits ont suivis par la suite mais bon ça serait trop long et inintéressant de faire un historique.

Aujourd'hui, je regrette quand même pas mal d'avoir commencé tout ça si jeune.
Je me suis mis très tôt a avoir des troubles de l'usage avec certains produits (en premier lieu l'alcool, et ça me suit encore maintenant)

Ça avait aussi très rapidement créé un gros décalage avec les gens de mon âge, notamment dans le milieu scolaire.
J'étais apprécié, j'avais beaucoup d'amis, aucun problème, mais les gens avaient tendance à me voir un peu comme un ovni.
Faut dire que c'est pas trop dans la norme de se ramener tous les jours avec un bong dans le sac dès le collège.

Je garde des milliers de souvenirs inoubliables de ces périodes, des anecdotes de potes marrantes qu'on se raconte encore aujourd'hui, et des sensations que j'aurai pas pu vivre autrement.

Mais si je pouvais revenir en arrière, je ferai le choix de prendre des produits, mais en étant plus âgé, mature, et moins pressé.
Ma vie a été rythmée par la drogue bien trop tôt (pi ça a forgé mes vices d'aujourd'hui), à un âge où je considère qu'on a besoin d'autre chose pour évoluer sainement.

Je m'estime par contre content d'avoir pu tenir le coup tranquillement dans ma scolarité malgré ces excès !
 
Ma découverte du monde des prods s’est faite extrêmement jeune et pas vraiment de manière consentie.
Diagnostiqué TDAH à 6-7 ans, j’ai été mis sous méthylphénidate🎶 (Ritaline, Concerta) presque immédiatement. Je serais incapable de dire aujourd’hui quels effets positifs j’en tirais réellement, mais je me souviens très bien des effets secondaires : insomnies chroniques, irritabilité, perte d’appétit. Encore aujourd’hui, même à des dosages élevés, j’ai énormément de mal à reconnaître les effets du produit. Je suis tombé dans la marmite trop jeune.

Pour les drogues non prescrites, tout a commencé avec le cannabis à 14 ans, à mon entrée au lycée. Je me rappellerai toujours de ce premier joint fumé dans un escalier de l’internat. Pour la première fois de ma vie, ma tête s’est tue. J’ai découvert le calme, le silence. Cette sensation a été suffisamment marquante pour m’entraîner dans une addiction qui durera plus de dix ans.

Un peu après mes 15 ans, avec des amis, on a découvert l’ecstasy. Je parle bien d’ecstasy et pas de MDMA, car on ne saura jamais ce qu’il y avait réellement dans cette pilule. Au vu des effets — hallucinations, stimulation intense et trip de 8-10h — je doute fortement qu’il s’agissait de MDMA. On n'a jamais retrouver cette pillule, le mystère restera entier.

Quelque temps plus tard, on a découvert la MDMA sous forme de cristal. C’est là qu’on a commencé à réellement déconner. On en prenait régulièrement sans occasion particulière : une sortie à la plage, une balade dans la jungle ou simplement une journée entre potes devenaient des prétextes suffisants. L’activité importait peu, tant qu’il y avait de la MD.

Quelques années plus tard est venue la découverte des psychédéliques. Lors des 20 ans d’un ami proche, après avoir épuisé notre stock de MDMA, on a eu la brillante idée d’inviter notre dealer à la soirée et d’aller le chercher en voiture alors qu’on était déjà bien entamés. L’expédition s’est terminée dans un fossé avant même son arrivée. Après quelques péripéties, on a finalement rejoint la soirée avec un autre véhicule.

Une fois sur place, notre dealer nous a proposé du « LSD » gratuit pour tout le monde. Il nous a expliqué qu’il fallait impérativement le garder sous la langue et surtout ne pas l’avaler. À l’époque, personne n’a trouvé ça étrange. Avec le recul, on sait qu’il ne s’agissait probablement pas de LSD mais plutôt d’un NBOMe. Quoi qu’il en soit, cela reste encore aujourd’hui le trip psychédélique le plus intense que j’aie jamais vécu. Nos connaissances en réduction des risques étaient alors quasiment inexistantes.

Avec le recul, je regrette d’avoir rencontré la drogue aussi tôt. J’étais bien trop jeune pour comprendre les mécanismes de l’addiction ou mesurer les conséquences de mes choix. Même si je garde de très bons souvenirs de certaines de ces expériences, j’aurais quand même aimé voir ce que j’aurais pu devenir sans avoir eu le boulet de l’addiction attaché à mon pied depuis l’adolescence.
 
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Y'a des gens qu'on regrette de ne pas avoir rencontré plus tôt, au risque que ce soit une histoire belle et tragique et qu'on ne se parle plus. Y'a des gens qu'on regrette d'avoir rencontré parce que c'était pas le bon moment, ou qu'on regrette d'avoir rencontré tout court.

Moi pour l'instant je crois que j'ai rencontré chaque substance au bon moment.

L'alcool à 15 ans, sans excès, pour le goût ou très occasionnellement les effets modérés (avant la nausée). Je ne sais pas si l'éducaiton progressive à l'oenologie à partir de 10 ans est une bonne mesure pour la population globale, mais dans mon cas je pense que ça l'a été.

Le cannabis à 17 ans. J'avais dû crapauter les une ou deux premières fois, jusqu'à ce que des amis prennent le temps de m'expliquer. Puis la révélation, dans cette petite salle des catacombes, à la lueur rituelle des bougies : l'agréable buzz corporel, l'euphorie, la découverte d'un état de conscience autre que le curseur linéaire entre "normal" et "bourré". La sensation de me lever bas sous ce plafond courbé, de vivre physiquement la gravitation newtonienne, de partager ça avec des potes. J'ai vite fait gaffe à l'addiction, avec des règles que je respectais pas tout à fait mais qui étaient assez draconiennes pour que ça ne pose pas de problème de les enfreindre un peu.

Et puis, arrivé à 18 ans fraîchement fêtés, la MDMA, l'inscription sur Psychonaut, et une vingtaine de substances en deux ans. Pas les plus gros potentiels addictifs, mais pas que des psychédéliques non plus : dissociatifs, empathogènes, cannabinoïdes (et puis le 5-MeO-MIPT qui m'a tellement fait kiffer que j'en ai tapé plusieurs jours de suite, au mépris complet de mes règles). Suffisament pour que je me méfie du tabac (pas plus d'un jour par semaine, en pipe ou cigarillos), et plus encore des stims, des opiacés, des GABAergiques. Je suis pas fan de la barrière conventionnelle des 18 ans, mais je crois que c'était le bon moment pour moi, de façon à ce que ma passion soudaine et intense pour les substances psychoactives ne soit problématique, ayant des études pas trop prenantes à ce moment-là (et pas de boulot ni de relations amoureuses ou d'enfants). Via l'introspection et les trips à plusieurs (discussions, câlins, toussa), ça m'a aussi bien aidé dans ma construction psychologiques, dans ma sociabilité, etc (même si socialement ça a pu me causer quelques soucis aussi, dans l'ensemble et sur le long terme je dirais que l'effet a été bénéfique). C'était aussi le bon âge pour découvrir le plaisir de dessiner et surtout de lire des publications scientifiques en anglais (sur la neuropharmacologie), et je ne suis pas certain que quelque chose d'autre m'y aurait tant motivé.

Peut-être qu'avoir rencontré le méthylphénidate plus tôt m'aurait aidé. Ca reste à voir, je sais pas encore trop quoi penser de cette famille de molécules. J'ai essayé la 5-MeO-DMT et la DMT assez tardivement et timidement, peut-être que j'en aurais davantage tiré de bénéfices plus tôt, qu'en sais-je.

En tout cas je pense que c'est bien que j'aie pas rencontré la prégabaline plus tôt, je crois que je pourrais assez facilement tomber dedans tellement ça m'a fait l'impression d'être "la sobriété en mieux" (là où le GBL est seulement "l'alcool en moins naze"), et je suis pas certain que je l'aurais perçue comme une molécule à risque d'addiction.
 
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