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Juste pour dire

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion josé
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    flood
Et encore, je me suis dévoué pour entreposter in extremis histoire de lui éviter la récidive
 
Ça recrute, vous faites des collabs? Y se passe koua?

Tout le monde devient modérateur parce que plus personne n'a envie de rester modéré vu l'état dans lequel est le monde
 
Une étude sur la validité prédictive des signaux d'alerte de violence entre partenaires intimes.
Ou : "quand dois-je partir ?"

Les sept signaux suivants ressortent. Les rencontrer dans une relation est prédictif de violences entre partenaires intimes, et plus il y a de signaux différents et plus on les rencontre souvent, et plus la violence a de chances d'avoir lieu.

My partner acted arrogant or entitled
My partner and I disagreed about something sexual
My partner and I had sex, even though I was not in the mood
My partner created an uncomfortable situation in public
My partner disregarded my reasoning or logic because it did not agree with theirs
My partner reacted negatively when I said no to something they wanted
My partner resented being questioned about how they treat me

Note. Warning signs are not presented in any particular order.

En français :

Mon partenaire agissait de façon arrogante, ou comme si tout lui était permis.
Mon partenaire et moi n'étions pas d'accord à propos de quelque-chose de sexuel.
Mon partenaire et moi avions des rapports sexuels même quand je n'étais pas d'humeur.
Mon partenaire a créé une situation inconfortable en public.
Mon partenaire méprisait mes raisonnements ou ma logique parce que cela ne collait pas avec les siennes.
Mon partenaire réagissait mal quand je disais "non" à quelque-chose qu'el voulait.
Mon partenaire prenait mal qu'on le questionne à propos de comment el me traitait.

Note : les signaux d'alerte ne sont pas présentés dans un ordre particulier
 
Intéressant ! Par contre ne pas être d'accord sur quelque chose, même sexuel, c'est assez souvent ?... Et même normal ? Ça dépend de si l'un-e ou l'autre essaye de pousser ou respecte sans tenter de convaincre en fait je pense
 
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C'est les trucs communs entre ces deux études, mais on voit quand même que tout n'a pas le même poids, et effectivement si on s'arrête aux phrases ça laisse pas mal de souplesse dans l'interprétation, j'imagine que dans ces cas là la règle du bénéfice du doute ne s'applique pas et qu'il faut plutôt partir sur la pire possibilité possible.

Après ça serait intéressant de voir plus d'études de ce genre là qu'on commence à voir plus précisément les red flags relationnels et s'armer contre !
 
"My partner had mood swings" en troisième position ?!

Woookay jme sens super dangereuse d'un coup là je sais absolument pas quoi penser de ça 😮😂😭
à mon avis faut prendre en compte la pondération de chaque item, et aussi le nombre présent, mais aussi la fréquence

Genre ne pas être d'accord sur du sexe une fois ça arrive sans doute même dans les relations les plus saines, et le sujet peut être traité via discussion, or si ça arrive tout le temps, et qu'il y a zéro discussion, on voit effectivement le truc malsain s'installer très vite
 
C'est des corrélations, pas des liens de cause à effet direct. "My partner resented being questioned about how they treat me" par exemple, c'est corrélé à des violences, mais c'est aussi une réaction normale de la part d'un partenaire victime de violences quand un partenaire violent essayerait de le faire culpabiliser.

Avoir des rapports sexuels quand l'un des deux partenaires n'est pas d'humeur ça peut aussi être lié au comportement du partenaire qui n'a jamais appris à s'écouter et à dire non, et qui peut parfois même reproduire ce comportement dans toutes ses relations, y compris celles qui ne sont pas violentes. Pourtant ça reste quand même énormément corrélé aux violences. Tout comme "Mon partenaire méprisait mes raisonnements ou ma logique parce que cela ne collait pas avec les siennes", ça peut arriver beaucoup plus souvent à genre des platistes, par exemple, même dans une relation qui n'est pas violente - mais ça n'enlève pas le fait que c'est un signal prédictif.
 
...mouaiii mais donc les platistes sont quand même plus à risques ?... Parce que du coup effectivement ça leur arrive plus souvent donc statistiquement...?

(Et donc je serais aussi plus à risques 💀)

M'enfin ptet que je comprends rien ce soir faut que j'aille dormir... 😶‍🌫️
 
Tu as bien compris !
 
...mouaiii mais donc les platistes sont quand même plus à risques ?... Parce que du coup effectivement ça leur arrive plus souvent donc statistiquement...?
Être platiste augmente le risque que ton partenaire ne tienne pas compte de / méprise tes raisonnements, mais ça ne te rend pas forcément plus à risque de subir des violences ! C'est un signal qui, dans cas cas, est moins pertinent parce que ça leur arrive plus facilement dans toutes leurs relations, même celles qui ne sont pas violentes.

Ce sont des chiffres qui sont plus utiles pour les aidants qui voient passer un grand nombre de cas : ça donne des indicateurs sur quels cas regarder de près et mettre en garde, en ayant moins de chance de se tromper. En gros c'est un filtrage efficace sur un grand nombre de cas quand tu as un temps limité pour aider un grande population. A un niveau personnel, ça te donne une idée de la probabilité plus ou moins grande d'être dans une relation violente et donc ça peut t'aider à réfléchir, prendre du recul, chercher de l'aide, etc, et pareil si quelqu'un reconnaît des comportements dedans ça peut permettre de se poser des questions, mais ça n'augmente mécaniquement ton risque d'être violent en tant que personne, c'est juste que si on trie les suspects potentiels c'est un critère globalement pertinent pour trier même dans le cas où ça t'incluerait à tort.
 
Pris chacun isolement, chacun de ces items sont ok. Genre, "mon partenaire essaie de me changer" : si t'es un connard misogyne, t'as plutôt intérêt à saisir cette chance de devenir une meilleure personne ; si tu vas très mal, c'est plutôt une bonne chose que ton partenaire ne te conforte pas dans tes schémas malsains.

C'est plutôt la répétition, l'intensité et surtout la multiplication des facteurs qui sont à avoir en tête, ainsi que l'évolution : si la personne qui était aux petits soins devient arrogante, mauvais signe. Si la personne avec qui le dialogue était simple ne supporte plus les remises en question, mauvais signe. Si en plus il s'énerve quand tu lui dis non et que vous êtes en désaccord sur le sexe, gros problèmes en perspective
 
Je me demande aussi si on ne pourrait pas comprendre le truc dans le sens inverse : si je pense tout cela de mon partenaire, j'ai davantage de chances de faire preuve de violence envers ellui (parce que je me sens lésé, pas entendu, piégé...). C'est d'ailleurs souvent la justification des auteurs de violences : "el m'a poussé à bout"...

J'ai l'impression que ce sont des signes de dégradation de la relation vers quelque-chose de violent, mais que ces signes pourraient être remarqués des deux côtés.
 
L'ensemble de ces parametres explique 60 et 55% de la violence globale. Pourtant ils sont un peu "attrape tout". Il y a donc une proportion importante de violence qui n'est pas expliquée par eux !
Je remarque aussi qu'ils expliquent plus la violence psychologique ( a priori plus subjective) que la physique et sexuelle (qui a plus d'elements objectifs). Ce qui serait en faveur de ce que vient de dire Sorence sur l'importance de la degradation de la relation (bilaterale). Amicalement
 
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