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Je ne crois pas que ce soit vain.
Tu t'organises pour avoir l'esprit libre et te sentir en sécurité: meilleure chose du monde pour réagir face à un danger. Tu connais tes objet donc sérendipité oblige, même s'ils paraissent ne servir à rien, ils peuvent être détournés de leur rôle d'origine pour en avoir un autre, même symbolique.
Tu as appris à faire le tri entre "ce qu'on m'a appris à faire en cas d'urgence" et "ce dont j'ai besoin pour suivre dans tel environnement".
C'est sain et important dans un monde aussi instable, dans lequel finalement on ne sait pas CE QUI SERA utile, finalement. Certainement plus l'argent au bout d'un moment, et de toute manière ça on ne nous permet pas de le stocker: alors autant savoir maintenant de quoi on a besoin et savoir l'adapter, le réinventer avec notre monde.
Personnellement je te rejoins sur le fait de refuser, ou du moins de choisir, des interactions sociales. Parfois je ne refuse pas à 100% même si j'aimerais le faire: je prends le temps d'exprimer mes limites et le risque de les ouvrir UN PEU si je suis assurée que l'interaction sera brève, peu couteuse, et surtout positive pour l'autre interactionné.
J'ai encore beaucoup de mal à le faire mais je COMMENCE à savoir dire aux autres humains quand je ne suis pas disponible, quand ils doivent partir de chez moi, quand je ne suis pas en mesure de parler, quand ils dépassent mes limitent et me forcent à être dans un contexte d'échanges verbaux forcés qui provoquent chez moi des émotions bien trop fortes pour être érables...
Alors ouais, quand j'arrive à refuser une intéraction, c'est clair que je trouve ça rassurant, apaisant, et que je suis plutôt contente de moi.
Les objets, moi, je les sélectionne (ou ils me sélectionnent) depuis petite. Me suivent de déménagements en déménagements, parfois sont perdus ou offerts, toujours associés à des souvenirs, des personnes(ag)es, des moments. J'en ai des indispensables à mon fonctionnement, d'autres qui sont là pour maintenir ce qui me constitue. Certains me suivent dans mes sacs, d'autres peuvent m'attendre dans ma grotte et discuter avec les autres... Quand je reviens, c'est un silence ce riche qui m'entoure.
Et alors, ce qui me procure un sentiment intense de chaînes qu'on m'enlève (et paradoxalement celui de n'être redevenu qu'un bébé impuissant), c'est lorsque je perds mon téléphone. Ok y a le deuil des photos, des conversations, la panique de "merde, c'est avec ça que je m'organise"... Mais cet outil (déjà ça n'est plus un TÉLÉPHONE, faut arrêter avec ce mot, c'est au minimum un ordinateur de poche mais il faudrait inventer un nom de tortionnaire potentiel pour cet outil là !) est symboliquement fort pour moi.
Oui je peux, et je fais, le délaisser souvent, ne pas l'utiliser avant une certaine heure, désactiver les notifications, n'utiliser que très peu de réseaux sociaux, être reconnue par tous comme quelqu'un de NON DISPONIBLE sur son putain de téléphone PORTABLE, et même refuser d'écouter mes 10 messages qui s'effacent automatiquement au bout de 15 jours.
Je peux refuser l'interactions et informations dont veut me gaver cet objet du diable.
J'peux pas filtrer, par contre.
Et puis bah écrire, ça me rassure. Pour la trace, le mouvement, le changement et la transmission.
J'ai failli oublier: j'ai ÉVIDEMMENT un besoin essentiel pour mon équilibre psychique: avoir mon sac à dos (eau, bouffe, crayons, feuilles, carnets, jeux de société, mouchoirs, coupe menstruelle, cape de pluie, ordinateur, chargeurs, fil à coudre, ...), ma sacoche (trucs chiants comme carte bleue et carte vitale, argent, téléphone, médicaments, tabac, ... mais aussi stimtoys, crayon et carnet "de proximité", grigris qui varient avec le temps).
Idéalement me faut aussi des poches et une capuche minimum.
Avec ça, normalement, on peut me téléporte n'importe où: on est bons, je sais garder mon calme.
Tu t'organises pour avoir l'esprit libre et te sentir en sécurité: meilleure chose du monde pour réagir face à un danger. Tu connais tes objet donc sérendipité oblige, même s'ils paraissent ne servir à rien, ils peuvent être détournés de leur rôle d'origine pour en avoir un autre, même symbolique.
Tu as appris à faire le tri entre "ce qu'on m'a appris à faire en cas d'urgence" et "ce dont j'ai besoin pour suivre dans tel environnement".
C'est sain et important dans un monde aussi instable, dans lequel finalement on ne sait pas CE QUI SERA utile, finalement. Certainement plus l'argent au bout d'un moment, et de toute manière ça on ne nous permet pas de le stocker: alors autant savoir maintenant de quoi on a besoin et savoir l'adapter, le réinventer avec notre monde.
Personnellement je te rejoins sur le fait de refuser, ou du moins de choisir, des interactions sociales. Parfois je ne refuse pas à 100% même si j'aimerais le faire: je prends le temps d'exprimer mes limites et le risque de les ouvrir UN PEU si je suis assurée que l'interaction sera brève, peu couteuse, et surtout positive pour l'autre interactionné.
J'ai encore beaucoup de mal à le faire mais je COMMENCE à savoir dire aux autres humains quand je ne suis pas disponible, quand ils doivent partir de chez moi, quand je ne suis pas en mesure de parler, quand ils dépassent mes limitent et me forcent à être dans un contexte d'échanges verbaux forcés qui provoquent chez moi des émotions bien trop fortes pour être érables...
Alors ouais, quand j'arrive à refuser une intéraction, c'est clair que je trouve ça rassurant, apaisant, et que je suis plutôt contente de moi.
Les objets, moi, je les sélectionne (ou ils me sélectionnent) depuis petite. Me suivent de déménagements en déménagements, parfois sont perdus ou offerts, toujours associés à des souvenirs, des personnes(ag)es, des moments. J'en ai des indispensables à mon fonctionnement, d'autres qui sont là pour maintenir ce qui me constitue. Certains me suivent dans mes sacs, d'autres peuvent m'attendre dans ma grotte et discuter avec les autres... Quand je reviens, c'est un silence ce riche qui m'entoure.
Et alors, ce qui me procure un sentiment intense de chaînes qu'on m'enlève (et paradoxalement celui de n'être redevenu qu'un bébé impuissant), c'est lorsque je perds mon téléphone. Ok y a le deuil des photos, des conversations, la panique de "merde, c'est avec ça que je m'organise"... Mais cet outil (déjà ça n'est plus un TÉLÉPHONE, faut arrêter avec ce mot, c'est au minimum un ordinateur de poche mais il faudrait inventer un nom de tortionnaire potentiel pour cet outil là !) est symboliquement fort pour moi.
Oui je peux, et je fais, le délaisser souvent, ne pas l'utiliser avant une certaine heure, désactiver les notifications, n'utiliser que très peu de réseaux sociaux, être reconnue par tous comme quelqu'un de NON DISPONIBLE sur son putain de téléphone PORTABLE, et même refuser d'écouter mes 10 messages qui s'effacent automatiquement au bout de 15 jours.
Je peux refuser l'interactions et informations dont veut me gaver cet objet du diable.
J'peux pas filtrer, par contre.
Et puis bah écrire, ça me rassure. Pour la trace, le mouvement, le changement et la transmission.
J'ai failli oublier: j'ai ÉVIDEMMENT un besoin essentiel pour mon équilibre psychique: avoir mon sac à dos (eau, bouffe, crayons, feuilles, carnets, jeux de société, mouchoirs, coupe menstruelle, cape de pluie, ordinateur, chargeurs, fil à coudre, ...), ma sacoche (trucs chiants comme carte bleue et carte vitale, argent, téléphone, médicaments, tabac, ... mais aussi stimtoys, crayon et carnet "de proximité", grigris qui varient avec le temps).
Idéalement me faut aussi des poches et une capuche minimum.
Avec ça, normalement, on peut me téléporte n'importe où: on est bons, je sais garder mon calme.