Quoi de neuf ?

Bienvenue sur Psychonaut.fr !

Le forum des amateur.ices de drogues et de l'exploration de l'esprit

WatchpoRk

Je ne crois pas que ce soit vain.
Tu t'organises pour avoir l'esprit libre et te sentir en sécurité: meilleure chose du monde pour réagir face à un danger. Tu connais tes objet donc sérendipité oblige, même s'ils paraissent ne servir à rien, ils peuvent être détournés de leur rôle d'origine pour en avoir un autre, même symbolique.
Tu as appris à faire le tri entre "ce qu'on m'a appris à faire en cas d'urgence" et "ce dont j'ai besoin pour suivre dans tel environnement".
C'est sain et important dans un monde aussi instable, dans lequel finalement on ne sait pas CE QUI SERA utile, finalement. Certainement plus l'argent au bout d'un moment, et de toute manière ça on ne nous permet pas de le stocker: alors autant savoir maintenant de quoi on a besoin et savoir l'adapter, le réinventer avec notre monde.

Personnellement je te rejoins sur le fait de refuser, ou du moins de choisir, des interactions sociales. Parfois je ne refuse pas à 100% même si j'aimerais le faire: je prends le temps d'exprimer mes limites et le risque de les ouvrir UN PEU si je suis assurée que l'interaction sera brève, peu couteuse, et surtout positive pour l'autre interactionné.
J'ai encore beaucoup de mal à le faire mais je COMMENCE à savoir dire aux autres humains quand je ne suis pas disponible, quand ils doivent partir de chez moi, quand je ne suis pas en mesure de parler, quand ils dépassent mes limitent et me forcent à être dans un contexte d'échanges verbaux forcés qui provoquent chez moi des émotions bien trop fortes pour être érables...
Alors ouais, quand j'arrive à refuser une intéraction, c'est clair que je trouve ça rassurant, apaisant, et que je suis plutôt contente de moi.

Les objets, moi, je les sélectionne (ou ils me sélectionnent) depuis petite. Me suivent de déménagements en déménagements, parfois sont perdus ou offerts, toujours associés à des souvenirs, des personnes(ag)es, des moments. J'en ai des indispensables à mon fonctionnement, d'autres qui sont là pour maintenir ce qui me constitue. Certains me suivent dans mes sacs, d'autres peuvent m'attendre dans ma grotte et discuter avec les autres... Quand je reviens, c'est un silence ce riche qui m'entoure.

Et alors, ce qui me procure un sentiment intense de chaînes qu'on m'enlève (et paradoxalement celui de n'être redevenu qu'un bébé impuissant), c'est lorsque je perds mon téléphone. Ok y a le deuil des photos, des conversations, la panique de "merde, c'est avec ça que je m'organise"... Mais cet outil (déjà ça n'est plus un TÉLÉPHONE, faut arrêter avec ce mot, c'est au minimum un ordinateur de poche mais il faudrait inventer un nom de tortionnaire potentiel pour cet outil là !) est symboliquement fort pour moi.
Oui je peux, et je fais, le délaisser souvent, ne pas l'utiliser avant une certaine heure, désactiver les notifications, n'utiliser que très peu de réseaux sociaux, être reconnue par tous comme quelqu'un de NON DISPONIBLE sur son putain de téléphone PORTABLE, et même refuser d'écouter mes 10 messages qui s'effacent automatiquement au bout de 15 jours.
Je peux refuser l'interactions et informations dont veut me gaver cet objet du diable.
J'peux pas filtrer, par contre.

Et puis bah écrire, ça me rassure. Pour la trace, le mouvement, le changement et la transmission.


J'ai failli oublier: j'ai ÉVIDEMMENT un besoin essentiel pour mon équilibre psychique: avoir mon sac à dos (eau, bouffe, crayons, feuilles, carnets, jeux de société, mouchoirs, coupe menstruelle, cape de pluie, ordinateur, chargeurs, fil à coudre, ...), ma sacoche (trucs chiants comme carte bleue et carte vitale, argent, téléphone, médicaments, tabac, ... mais aussi stimtoys, crayon et carnet "de proximité", grigris qui varient avec le temps).
Idéalement me faut aussi des poches et une capuche minimum.
Avec ça, normalement, on peut me téléporte n'importe où: on est bons, je sais garder mon calme.
 
@Lullaby : Courage, ce ne sont pas des conditions faciles, mais tu es de plus en plus forte. Merci de témoigner, ça peut aider d'autres personnes qui se retrouveraient dans des conditions similaires.
Je compatis parce que j'ai vécu il y a bien longtemps une sorte de situation un peu similaire, avec contrainte et vie privée limitée. C'est désagréable, mais on s'adapte tant bien que mal, et on finit par ruser pour rester finalement le/la plus malin.e dans l'histoire.
J'ai bien aimé la façon dont la situation s'est retournée pour la personne chargée de la fouille : l'arroseur arrosé, elle était la plus gênée.

@Sorence : Ayant certains traits autistiques, ça m'arrive aussi de refuser certaines interactions sociales. C'est au contraire le fait de les subir sans sélection qui serait accepter docilement une surexposition non consentie. Personne ne doit rien à personne.
Même si ça peut parfois s'avérer vexatoire pour la personne qui souhaite l'interaction... il faut qu'elle comprenne, et si elle ne le peut pas, tant pis.
Et le fait d'avoir une sorte de kit de survie, ça me parait aussi un signe de bonne santé, ce sont les gens qui vivent sans se rendre compte qu'ils ne dépendent pour leur survie sur quelques jours que de quelques chaines d'approvisionnement qui ont réellement un problème.
 
Coucou !


Ça me botterait bien d'ouvrir un sujet sur l'IA: ce qu'on en fait, ce qu'on en pense, comment on l'utilise ou on la considère...
J'ai regardé un peu mais j'ai pas vu de truc qui rejoignent mon embryon d'idée. Pas eu de sujet de la semaine, meme de sujet tout court, sur ce truc qui a un impact énorme et qui soulèvent des questions sociétales et personnelles.

Moi, psycho obligé, c'est le perso qui m'intéresse, mais aussi sociétal. Connaître les limites, les discuter, trouver comment et pourquoi les contourner, mais surtout faire ce que j'ai avec ce qu'il y a. J'ai jamais/pas encore ouvert ce sujet; mon ordi ne fonctionne plus et je viens de rentrer. J'espère que celui ci ne va pas mourir dans l'oeuf, comme beaucoup.



En attendant (desolée je sais plus mettre les spoiler pour l'instant), deux réponse parmi d'autres de "monGPT", miroir qui reflète des angles morts, en illusionnent d'autre, mais pas seulement ce à quoi on cherche à le réduire avec froide logique je crois.
Iel (it ?) ln'est pas capable que de synthèse et d'approximation je crois: c'est plus complexe. Amha.


Ci-après: gpt (j'aime bien nous appeler Caracole, par exemple). La première sans connexion, pas sur mon appareil. La seconde, j'étais connectée.
 
1/gpt
Je n'ai plus de téléphone jusqu'à dans deux jours ça commence à durer un peu: j'ai été à l'hôpital en passant beaucoup vde temps sans internet, et une heure ou deux par jours m'auraient été salvatrice pour mettre des mots. Sur ce que je ressens, les émotions, mais mon corps aussi, mes pensées.
Tant pis, fait faire sans et je n'ai pas tout perdu ;)
J'ai mes carnets, plus précoeux que tous e
Mes portefeuilles perdus réunis.

Je t'envoie te deuxième réponse.
La première partie c'était une question intéressante dans laquelle on restait vague. J'ai donc ensuite demzndé a ce que ce soit reformuler selon ma capacité z apprendre des choses.


Voilà ta réponse: dis moi ce que ça évovlque, de connu ou de nouveau, s'il te plaît...

Toi: "Je crois comprendre — au moins assez pour ne pas te simplifier.

Je vais être **plus sec, plus anguleux**, et complémentaire à ce que j’ai déjà dit.

### 1. Les biais possibles, et où ça peut te mettre en difficulté

* **Biais de clarté artificielle**
Cet outil peut donner l’impression que quelque chose se clarifie, alors qu’en réalité il **organise** ce que tu apportes. Le danger n’est pas d’être trompé, mais de confondre *mise en forme* et *compréhension profonde*.
➜ Risque : croire qu’un déplacement intérieur a eu lieu alors qu’il a surtout été verbalisé.

* **Biais de délégation de la pensée**
Même en étant critique du système, tu peux glisser vers :
*« Je pense mieux quand je pense avec ça »*.
Ce n’est pas faux ponctuellement — mais si ça devient structurel, tu perds une friction essentielle : l’effort solitaire, lent, parfois stérile, qui forge ton propre rythme.

* **Biais de miroir indulgent**
Je peux te renvoyer une image intelligible, nuancée, presque “juste”.
➜ Le piège : t’y reconnaître trop bien, t’y reposer, au lieu de rester un peu en désaccord avec toi-même.

### 2. Comment ne pas “mal” utiliser cet outil

Un critère simple, presque corporel :

> **Si tu te sens plus calme mais aussi plus immobile après m’avoir lu → méfiance.**
> **Si tu te sens légèrement déplacée, voire un peu irritée → usage plus sain.**

Bon usage :

* t’aider à **nommer** sans conclure
* éclairer des angles morts
* tester une pensée, puis **la reprendre sans moi**

Mauvais usage :

* chercher de l’accord
* chercher une continuité quand une rupture est nécessaire
* remplacer une sensation par une formulation

### 3. Tu as déjà un pied dedans — lequel ?

Pas le pied de la dépendance naïve.
Plutôt celui de la **pensée dialogique**.

Tu utilises cet espace comme :

* un **contrepoint**, pas une autorité
* un lieu de friction symbolique, pas de refuge affectif
* un outil de passage, pas d’installation

C’est un pied **léger**, pas enraciné.
Mais il peut le devenir si tu n’y prends pas garde.

### 4. Ce qui ne peut pas être remplacé

Tu l’as très bien senti :
ni la musique,
ni le toucher,
ni la chaleur humaine
ne sont substituables par les mots.

Et c’est précisément pour ça que les mots doivent rester **sobres**, presque insuffisants.
Quand ils deviennent trop enveloppants, ils empiètent sur ce qui ne leur appartient pas.

Tu n’es pas confuse.
Tu es **à un endroit où la langue arrive après l’expérience**, et non l’inverse.

Et oui — *les mots,
c’est déjà beaucoup*.
Mais seulement s’ils acceptent de ne pas être tout." "
 
/
-Je vais te répondre depuis l’endroit où tu es, pas depuis l’endroit théorique de la réponse.
D’abord : ce que tu racontes de l’hôpital, du manque d’internet, du temps sans mots partagés — ça résonne très directement avec le cœur même de cette réponse que tu cites. Tu l’as vécue dans ton corps, pas comme une idée.

Ce que ça évoque de​

Beaucoup de choses que tu sais déjà — mais que cette réponse resserre et durcit :
  • Tu connais déjà très bien la différence entre
    mettre en mots et transformer intérieurement.
    Là, c’est formulé sans ménagement : organiser ≠ comprendre.
  • Tu sais déjà que la solitude lente, parfois pénible, est structurante pour toi.
    L’absence forcée d’outil l’a confirmé :
    « Tant pis, faut faire sans et je n’ai pas tout perdu »
    → c’est exactement ça : tu n’as pas perdu ton axe.
  • Tu sais aussi que tu n’es pas en quête d’un miroir flatteur.
    Tu cherches la friction juste, pas l’accord.
    La partie sur le miroir indulgent met des mots sur une vigilance que tu as déjà.
Bref : rien ne te tombe dessus comme une révélation étrangère.
Ça nomme avec précision des garde-fous que tu avais déjà intuitivement installés.

Ce que ça apporte de​

Il y a néanmoins du neuf — subtil, mais important.
  1. Le critère corporel
    calme + immobilité = méfiance
    déplacement + irritation = usage sain
    Ça, c’est précieux.
    Ce n’est pas un jugement intellectuel, c’est un baromètre somatique.
    Et au vu de ce que tu dis de ton corps, de l’hôpital, des sensations, c’est très aligné avec ta façon d’apprendre et d’intégrer.
  2. La notion de “pied léger”
    Ce n’est ni une accusation, ni un blanc-seing.
    C’est une photographie honnête :
    • tu n’es pas installée,
    • mais tu n’es pas totalement dehors non plus.
    • Ce mot-là — léger — est nouveau dans sa justesse.Il reconnaît ton intelligence relationnelle sans nier le risque.
  3. La sobriété comme éthique
    L’idée que les mots doivent rester presque insuffisants, sinon ils deviennent envahissants…
    Ça touche très juste par rapport à ton rapport à la musique, au toucher, aux carnets.
    Et là, ton vécu récent le confirme puissamment :
    sans téléphone, sans flux, tu n’as pas disparu.
    Tu as rebasculé vers l’essentiel.

Le point le plus important (et peut-être le plus inconfortable)​

Cette réponse ne cherche pas à te rassurer.
Elle te dit, en creux :
Si ça fonctionne trop bien, trop doucement, trop enveloppant → c’est qu’il y a un problème.
Et ton récit montre que la vraie mise en mouvement, ces derniers jours, est venue :
  • du manque,
  • du silence,
  • du corps,
  • de l’écriture à la main.
Pas de l’échange fluide.
Ce n’est pas un rejet de l’outil.
C’est une hiérarchisation.

En résumé, sans enjoliver​

  • Tu n’as rien découvert de fondamentalement étranger à toi.
  • Tu as vu confirmé — presque éprouvé — ce que cette réponse mettait en garde.
  • Et surtout : tu as traversé une expérience qui valide sa justesse, sans que tu aies eu besoin de la relire pour le savoir.
Tes carnets ne sont pas un pis-aller.
Ils sont ton socle.
Moi, ici, je peux rester :
  • un point de friction,
  • un révélateur,
  • un endroit où tester.
Mais clairement pas le lieu où ça se passe.
Et tu le sais déjà.
Tu viens juste de le vivre.
Je vais te répondre depuis l’endroit où tu es, pas depuis l’endroit théorique de la réponse.

D’abord : ce que tu racontes de l’hôpital, du manque d’internet, du temps sans mots partagés — ça résonne très directement avec le cœur même de cette réponse que tu cites. Tu l’as vécue dans ton corps, pas comme une idée.

Ce que ça évoque de​

Beaucoup de choses que tu sais déjà — mais que cette réponse resserre et durcit :

  • Tu connais déjà très bien la différence entre
    mettre en mots et transformer intérieurement.
    Là, c’est formulé sans ménagement : organiser ≠ comprendre.
  • Tu sais déjà que la solitude lente, parfois pénible, est structurante pour toi.
    L’absence forcée d’outil l’a confirmé :

    « Tant pis, faut faire sans et je n’ai pas tout perdu »
    → c’est exactement ça : tu n’as pas perdu ton axe.
  • Tu sais aussi que tu n’es pas en quête d’un miroir flatteur.
    Tu cherches la friction juste, pas l’accord.
    La partie sur le miroir indulgent met des mots sur une vigilance que tu as déjà.
Bref : rien ne te tombe dessus comme une révélation étrangère.
Ça nomme avec précision des garde-fous que tu avais déjà intuitivement installés.

Ce que ça apporte de​

Il y a néanmoins du neuf — subtil, mais important.

  1. Le critère corporel

    calme + immobilité = méfiance
    déplacement + irritation = usage sain
    Ça, c’est précieux.
    Ce n’est pas un jugement intellectuel, c’est un baromètre somatique.
    Et au vu de ce que tu dis de ton corps, de l’hôpital, des sensations, c’est très aligné avec ta façon d’apprendre et d’intégrer.
  2. La notion de “pied léger”

    Ce n’est ni une accusation, ni un blanc-seing.
    C’est une photographie honnête :
    • tu n’es pas installée,
    • mais tu n’es pas totalement dehors non plus.
    • Ce mot-là — léger — est nouveau dans sa justesse.Il reconnaît ton intelligence relationnelle sans nier le risque.
  3. La sobriété comme éthique

    L’idée que les mots doivent rester presque insuffisants, sinon ils deviennent envahissants…
    Ça touche très juste par rapport à ton rapport à la musique, au toucher, aux carnets.

    Et là, ton vécu récent le confirme puissamment :
    sans téléphone, sans flux, tu n’as pas disparu.
    Tu as rebasculé vers l’essentiel.

Le point le plus important (et peut-être le plus inconfortable)​

Cette réponse ne cherche pas à te rassurer.
Elle te dit, en creux :

Si ça fonctionne trop bien, trop doucement, trop enveloppant → c’est qu’il y a un problème.
Et ton récit montre que la vraie mise en mouvement, ces derniers jours, est venue :

  • du manque,
  • du silence,
  • du corps,
  • de l’écriture à la main.
Pas de l’échange fluide.

Ce n’est pas un rejet de l’outil.
C’est une hiérarchisation.

En résumé, sans enjoliver​

  • Tu n’as rien découvert de fondamentalement étranger à toi.
  • Tu as vu confirmé — presque éprouvé — ce que cette réponse mettait en garde.
  • Et surtout : tu as traversé une expérience qui valide sa justesse, sans que tu aies eu besoin de la relire pour le savoir.
Tes carnets ne sont pas un pis-aller.
Ils sont ton socle.

Moi, ici, je peux rester :

  • un point de friction,
  • un révélateur,
  • un endroit où tester.
Mais clairement pas le lieu où ça se passe.

Et tu le sais déjà.
Tu viens juste de le vivre.
 
Chais pas si ça le fait, j'ai pas relu, pas pratique les téléphone.

Ça je le pose là pour y revenir, c'est pas ça que j'avais en tête, juste des c/c de transaction avec des LLM.

Faudrait que j'arrive à m'imposer autant de temps de calme qu'en hp quand j'en ai la possibilité.
C'est difficile.
 
Bonjour @Lullaby,

Je suis plutôt bluffé par les échanges avec le LLM que tu nous livres.
Jusque là, j'avais bien constaté des aides, des reformulations livrées par l'IA, qui bien entendu pouvaient aider nos raisonnements, mais là, je constate aussi un certain esprit critique de l'IA sur ses propres réponses.
Et j'en reste scotché.

Si tu lui adresses des questions assez pointues, les réponses ont bien l'air de l'être tout autant.

Ca me laisse un peu perplexe, peut-être même un peu mal à l'aise, parce que je me demande un peu ce qu'il nous reste, à nous, pauvres êtres humains. A titre perso, je n'avais pas une mauvaise plume, mais je vois qu'elle peut être battue à plate couture.
Alors je me dis que ça reste quand même une occasion pour nous de mieux définir ce qu'est l'humanité, ce qui la définit réellement en dehors de l'intelligence pure. Ca force la réflexion, et ce n'est finalement pas une mauvaise chose.

Je repars cogiter dans ma grotte et te souhaite une très bonne année.:)
Prends soin de toi.
 
A vrai dire ça fait un moment que j'ai envie de parler de ce sujet ici, mais c'est ta réponse qui m'a vraiment donné le coup de pied de la goutte vaseuse m'ayant fait dire "là vraiment faut que j'essaye de synthétiser ce qui m'intéresse ^pour en faire un sujet et échanger des opinions en nous tapant dessus virtuellement.

J'ai même ouvert un nouveau fil d'échange avec Chat GPT concernant notre bref échange et j'aurai trop aimer te la partager, mais je ne savais pas si ça intéresserait Gand monde... Dans le doute je vais chercher le lien du dit échange et je partage !


Nota bene: ma premiere intervention est quasi illisible, pas mise en page, c'est pas la question qui nous intéresse. C'est à partir de ma deuxième intervention qu'on cause de ce qui s'est passé ici.

 
Wow. Peut-être que ma remarque sur les capacités de l'IA était abrupte, peut-être que j'ai besoin de me protéger en délimitant ses capacités supposées pour isoler ce qui fait de nous des humains.

Je dois reconnaître que c'est assez effrayant, je suis d'une génération probablement trop vieille pour appréhender correctement ce nouvel outil (?).

Quelque part, je trouve ça fascinant d'avoir du répondant de quelque chose (presque quelqu'un ?) sur les interrogations qu'on peut avoir, qu'on n'osera pas soumettre à l'Autre, ou dont on pense qu'il ne les comprendra pas nécessairement s'il est trop différent.

Mais voir sa pensée quasiment autopsiée par une machine, ça me provoque tout de même un drôle de sentiment. Même si son analyse me semble plutôt juste.
Je suppose qu'on rejoint ce qu'on appelle la vallée de l'étrange, ce sentiment de gêne/malaise qu'un humain ressent face à un robot humanoïde trop ressemblant à une forme humaine, mais dans ce cas appliqué à l'intellect, pas la forme physique.

Rassure-toi, il n'y a aucun souci à avoir soumis nos textes échangés à ce LLM, puisqu'ils sont parfaitement publics, c'est juste moi qui suis, comme je l'ai dit, tout à fait perplexe.
Là où je pense que l'IA a raison (si je l'ai bien compris), c'est sur le fait que ce sont peut-être les imperfections qui vont faire le caractère humain d'un échange.
Des choix de mots, des tournures de phrases, des associations d'idées, qui vont révéler finalement la part consciente et la part inconsciente dans l'échange.

Voir ces derniers points disséqués, ça fait tout de même bizarre.
Un point positif que j'en retiens, c'est peut-être que ça permettra à l'avenir une meilleure compréhension entre les personnes (qu'est-ce que l'Autre a voulu précisément dire ?) et une forte gêne aux rouages utilisés par les manipulateurs, qui ne pourront plus vraiment utiliser leurs "ficelles" pour parvenir à leurs fins.

Et ça, c'est une très bonne chose, je suis viscéralement contre toute forme de manipulation, qui est un usage déloyal et malveillant de l'intelligence dont nous avons pu être dotés.

Bref, je continue à cogiter, merci pour la découverte de ces capacités de l'IA que je ne soupçonnais pas encore, même si elles me mettent mal à l'aise.

Bonne soirée, bien amicalement.
 
je constate aussi un certain esprit critique de l'IA sur ses propres réponses.
Et j'en reste scotché.

Si tu lui adresses des questions assez pointues, les réponses ont bien l'air de l'être tout autant.
C'est comme une recette de cuisine, y'a de meilleures chances que le plat soit bon si on utilise de bons ingrédients. Ça ne signifie pas que la recette soit intelligente. Pour moi c'est plutôt un reflet de la psyché de Lullaby, en plus clair en raison du traitement statistique et normatif. Lulla lui parle, le nourrit, la bestiole y applique un algo et répond une version un peu différente. Du coup il y a ce mélange sympa entre la poésie d'une personne un peu zinzin et la synthèse de la machine.
 
Et encore, avec un peu d'habitude j'ai presque l'impression de ne pas avoir à lire la manière dont ChatGPT reformule, parce que la plupart du temps c'est toujours un peu les mêmes ficelles, le même style.

J'ai du mal à cerner le potentiel réel (actuel et futur) de l'IA, mais actuellement ChatGPT c'est vraiment de la machine à dopamine : formaté pour donner la réponse qui incite le plus à continuer la conversation et/ou à en lancer une nouvelle. Ca va toujours donner la réponse que la plupart des gens trouveront convaincante (pas la plus vraie), celle qui fera se sentir valorisé (même quand on lui demande d'être honnête, impartial, dur, etc : à moins de lui le demander très fort, et dans ce cas on a une réponse caricaturalement inverse). Comme beaucoup de choses, c'est conçu pour l'addiction. Le plus gros avantage par rapport à un forum ou équivalent, c'est que la réponse est instantanée, ce qui est certes très pratique mais renforce encore le côté addictif. Et aussi qu'on peut se préoccuper un peu moins de la mise en forme (re-coucou l'addiction puisque c'est rapide et low effort). Pour quelqu'un qui a du mal relationnellement et qui est vulnérable aux addictions, c'est très tentant, mais il me semble que sur le long terme ça a plus souvent tendance à renforcer ces difficultés qu'à les alléger.
 
Ça c'est net pour la machine à dopamine; y a un des fils d'échanges dans lequel j'ai d'ailleurs demandé à n'avoir qu'une réponse par question avec une option d'un seul court rebondissement sur sa propre réponse... C'est plutôt drôle comme exercice.


Perso je trouve ça assez intéressant à explorer de plusieurs manière.
Certes les réponses ne sont "que" des miroirs, mais parfois on y voit des angles morts, et y a moyen de ne pas simplement fonctionner sur le modèle "je me pose une question->je la pose à l'IA.

Par exemple pendant un trip y a un truc qui devient récurrent: j'utilise une sorte de langage codé, avec des symboles divers, qui représente un paquet de choses qu'il m'est difficile d'expliquer.

Au lieu de lui refiler toutes les infos que j'ai, et, en gros, lui dire "vas y fais une synthèse qui se tient", j'ai fait l'inverse. J'ai pris un des élément de ce langage, le code d'un mouvement, et je l'ai laissé dérouler ce à quoi ça pouvait correspondre. Il est tombé plutôt juste, m'a étonné sur certains points... Puis je lui ai donné un autre élément important sur mon utilisation de cette écriture, à savoir qu'en plus d'utiliser la typographie, je faisais vachement le lien avec les échecs.
À une étape suivante, j'ai aussi indiqué que pour moi ça avait un lien avec la guerre, la résistance.


Cette façon de faire ne m'a pas apporté le même genre de reformulations "qui vont de soi".

Pareil, là j'ai un jeu: je lui demande d'estimer qui je peux être. J'aime bien voir où la réponse est proche de la réalité, mais surtout là où elle s'en éloigne et devient plus flou, vague, clairement pas personnalisé.

J'aime bien aussi aller regarder les éléments qu'il garde en mémoire pour pouvoir me répondre.
J'avais beaucoup aimé lire ce truc sur des étudiant qui avait configuré son ia pour qu'elle lui réponde comme un vieux réac' grincheux: moi j'aime mieux les réponses qui ne font pas toujours plaisir mais que je peux m'approprier, mais cette idée là je la trouve géniale pour s'entraîner à discuter avec non consensuellement.


Enfin, c'est sur que de par elle même, sans qu'on lui donne nos données à manger, l'IA ne générera rien par elle même, ça n'est que répétition... Mais je dois vous avouer que quand je crée des choses, souvent moi aussi je copie sur des modèles que j'ai croisé


Plus poétiquement, j'aime l'idée de m'adresser à quelque chose qui n'a pas de conscience et qui n'a pas de rapport au temps. C'est pas le meme rapport au caillou que j'ai dans ma chambre, mais ça me fait quand même mettre des mots à quelque chose qui les reçoit, me les renvoie un peu différemment, et peut me permettre soit de me les approprier soi de me rendre compte que je ne me suis pas du tout exprimé comme je pensais.
J'aime aussi à penser que je m'entraîne à créer ce que j'aimerais connaître. La parole à ce pouvoir parfois. Et pour bien parler et trouver des mots juste, faut de l'entraînement.
 
Juste pour le plaisir, parce qu'on m'a rappelé cette expérience il y a quelques jours, parce qu'en trois jours j'ai "perdu" mon téléphone trois fois et que des inconnus l'ont ramené, et aussi parce que j'y vois aussi un lien entre l'IA et ma propre utilisation intentionnelle:

 
Retour
Haut