JusteUnAutreExplorateur
Glandeuse Pinéale
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J'apporte tardivement ma pierre à l'édifice.
Moi la vie ça avait pas super bien commencé. Pas de gros traumas mais l'enfance, l'adolescence et pas mal d'années après ont été marquées par un profond mal-être. Scolarité à chier, sentiment d'inadéquation partout, très forte introversion, début des addictions (tabac, cannabis) et des rave-partys vers 16/17 ans (même en teuf je me sentais pas à ma place malgré que j'adorais ça), courte carrière de dealer arrêtée net par des démêlés avec la justice.
Malgré tout ça j'avais la chance d'avoir des parents qui, à défaut de me comprendre et de savoir comment m'aider, m'ont toujours manifesté de l'amour et m'ont toujours soutenu malgré ce que j'ai pu leur faire vivre. Je pense que ça a une importance majeure dans ma trajectoire.
C'était pas fou au quotidien mais j'étais habité par une conviction profonde que ça pouvait aller mieux, voire beaucoup mieux, qu'il fallait "juste" trouver les clés. Quelques étapes qui ont justement étaient clés pour moi : la découverte de la spiritualité (hors religion) vers 17/18 ans ; m'autoriser vers 25/26 ans à passer plus de 2 ans au chômage pour ne plus subir des boulots de merde et réfléchir à la suite ; rencontrer au premier coup un psy formidable que j'ai vu pendant 7 ou 8 ans et grâce auquel j'ai bien avancé dans la connaissance de moi-même ; ma rencontre avec le bouddhisme et la découverte de la méditation (bien que ne me considérant pas bouddhiste, il y a beaucoup de choses dedans qui font réellement sens pour moi) ; la formation d'éducateur spécialisé à la sauce éducation populaire ; la rencontre avec ma compagne actuelle ; la naissance de mes enfants ; la prise de conscience que l'effondrement de notre société était une hypothèse très vraisemblable dans un futur très proche. J'avais déjà parlé de ce dernier point dans un autre sujet, c'est évidemment pas une perspective réjouissante mais un peu comme peut le faire l'annonce d'une maladie létale, ça m'a amené à me recentrer sur l'essentiel et à essayer de chérir chaque jour autant que possible.
Et me voilà à 45 ans passés avec la vie simple mais profondément satisfaisante que j'ai toujours voulu : un boulot où je suis content d'aller, une vie de famille pas toujours facile mais qui est source de bonheur, une compagne merveilleuse, un gros terrain sur lequel on fait pousser plein d'arbres et de légumes, une vie sociale juste assez remplie pour être épanouissante sans être envahissante (suis resté un peu sauvage), et, dernier point mais pas des moindres, ma redécouverte des psychédéliques qui sont peut-être les plus belles expériences de ma vie grâce à des sets & settings aux petits oignons.
Tout ça pour dire que je sais pas si j'ai fait quelque chose pour mériter tout ça ou si j'ai juste eu une chance incroyable mais une partie de moi croit profondément qu'on a tous et toutes le droit au bonheur et je vous souhaite de trouver les clés qui vous y mènent.
Moi la vie ça avait pas super bien commencé. Pas de gros traumas mais l'enfance, l'adolescence et pas mal d'années après ont été marquées par un profond mal-être. Scolarité à chier, sentiment d'inadéquation partout, très forte introversion, début des addictions (tabac, cannabis) et des rave-partys vers 16/17 ans (même en teuf je me sentais pas à ma place malgré que j'adorais ça), courte carrière de dealer arrêtée net par des démêlés avec la justice.
Malgré tout ça j'avais la chance d'avoir des parents qui, à défaut de me comprendre et de savoir comment m'aider, m'ont toujours manifesté de l'amour et m'ont toujours soutenu malgré ce que j'ai pu leur faire vivre. Je pense que ça a une importance majeure dans ma trajectoire.
C'était pas fou au quotidien mais j'étais habité par une conviction profonde que ça pouvait aller mieux, voire beaucoup mieux, qu'il fallait "juste" trouver les clés. Quelques étapes qui ont justement étaient clés pour moi : la découverte de la spiritualité (hors religion) vers 17/18 ans ; m'autoriser vers 25/26 ans à passer plus de 2 ans au chômage pour ne plus subir des boulots de merde et réfléchir à la suite ; rencontrer au premier coup un psy formidable que j'ai vu pendant 7 ou 8 ans et grâce auquel j'ai bien avancé dans la connaissance de moi-même ; ma rencontre avec le bouddhisme et la découverte de la méditation (bien que ne me considérant pas bouddhiste, il y a beaucoup de choses dedans qui font réellement sens pour moi) ; la formation d'éducateur spécialisé à la sauce éducation populaire ; la rencontre avec ma compagne actuelle ; la naissance de mes enfants ; la prise de conscience que l'effondrement de notre société était une hypothèse très vraisemblable dans un futur très proche. J'avais déjà parlé de ce dernier point dans un autre sujet, c'est évidemment pas une perspective réjouissante mais un peu comme peut le faire l'annonce d'une maladie létale, ça m'a amené à me recentrer sur l'essentiel et à essayer de chérir chaque jour autant que possible.
Et me voilà à 45 ans passés avec la vie simple mais profondément satisfaisante que j'ai toujours voulu : un boulot où je suis content d'aller, une vie de famille pas toujours facile mais qui est source de bonheur, une compagne merveilleuse, un gros terrain sur lequel on fait pousser plein d'arbres et de légumes, une vie sociale juste assez remplie pour être épanouissante sans être envahissante (suis resté un peu sauvage), et, dernier point mais pas des moindres, ma redécouverte des psychédéliques qui sont peut-être les plus belles expériences de ma vie grâce à des sets & settings aux petits oignons.
Tout ça pour dire que je sais pas si j'ai fait quelque chose pour mériter tout ça ou si j'ai juste eu une chance incroyable mais une partie de moi croit profondément qu'on a tous et toutes le droit au bonheur et je vous souhaite de trouver les clés qui vous y mènent.