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J'en ai ras le cul du LSD transdermique

#1
yo

J'aligne les sources : reddit, nichols , erowid, les témoignages, Yoshi qui a vu de ses yeux des buvards à même le cul d'un putain de bébé pour passer les douanes, etc.

il y a toujours un type pour me dire qu'il a testé le LSD accidentellement de cette manière.

Effet placebo?

NON MEC JE TE JURE ! IMPOSSIBLE j'AVAIS DES HALLUS VRAI DE VRAI

non mais mec un placebo ça ne veut pas dire que ça ne fait rien, c'est le contraire, un placebo peut être potentiellement beaucoup plus fort que le pauvre LSD

NON MAIS JE TE DIS QUE!

il est monté en combien de temps le LSD ? (vu que je connais la voie transdermique)

et là ça évite le sujet , ça sort des arguments tout pété

ah et tu l'as testé ton LSD, au moins?

BEN OUI , TOUJOURS


c'est drôle ça, ces gars là ont toujours testé leur lsd..  Dodgy







J'en peux plus.

Est ce que c 'est moi qui ai tort? Bordel c'est pas compliqué ! j'ai envie de prendre dix buvards, les dissoudres dans de l'alcool, récupéré le liquide et me faire un cataplasme sur les tempes, les mains et la plante des pieds (pour les babos homéopathes) et me mettre sur youtube. Avec la chromatographie à coté des buvards..

Mais du coup je perdrai mon anonymat

J'ai envie de boire de la javel putain
#2
Nan j'te comprends à mort.

Surtout avec les animaux c'est super chiant.

Pis on m'a sorti la même genre y'a une meuf qui a baisé avec un mec sous Acide et elle aurait tripé etouh juste avec sa transpiration...

J'veux bien vendre ma transpi, y'a plus de LSD dedans que sur les buvards qu'on trouve en teuf.
L'homme pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
#3
Pour beaucoup admettre un effet placebo c'est dire qu'il y a un problème dans leur cerveau, qu'ils ont été piège par eux même. Alors qu'en vrai ça veut dire que tu fonctionne normalement...

C'est fatiguant cette légende, j'explique régulièrement pourquoi c'est absurde, je donne des sources, mais si la personne ne veut pas changer d'opinion, j'abandonne. Y'a rien à faire, c'est pas moi qui la rendrait moins borné et keblo sur ses vérités
#4
j'ai pas tout compris, tu dit quoi au juste, que c'est impossible que le lsd traversse la peau, ou qu'un trippé ne peut pas triper quelqu'un quelqune, quelques chose, en le la touchant???

par ce que le 1 er trip au monde à été fais en transdermique et le bougue qui est mort y'a pas si longtemps , ne savais pas qu'il en avais pris!

la substance est passer de c'est doigts à la fin de la fabriquation


ps je parle d'albert h!

rave génnéral! Big Grin

"it is a very fine line between clearheadedness and insanity with this compound".

legalkan kratom!!!Angry

 
#5
Albert Hofmann a probablement mis du LSD dans ses yeux en se les frottant avec sa main, du moins c'est ce qu'il pense :
Albert Hofmann a écrit :
some trace of the substance had in some way passed into my body. That, maybe, a drop of the solution had come on my fingertips and, when I rubbed my eyes, it got into the conjunctival sacs.

De son interview avec Stanislas Grof disponible ici.
Say No And Protest
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
#6
ouaip

le même hofmann qui a raconté avoir vécu des trips psychédéliques avec hallucinations, quand il était gosse, sans la moindre substance psychoactive... (cf: sa bio)

c'est le fameux MYSTERE que nichols et les autres pharmacologues/chimistes etc. on tenté de résoudre, snap, je te met le lien EROWID pour que tu/ vous ayez accès au débat :
https://www.erowid.org/general/conferenc...hols.shtml

Je crois qu'ils n'ont pas pris en compte l'hypothèse qu'Albert malgré être l'inventeur du LSD peut aussi (mentir), avoir des troubles psy, un effet placebo etc.  Bref, un humain.


Peut être que le Bicycle day est un mythe et qu'Hofmann nous a toujours menti.
Peut être qu'avant le Bicycle day il avait déjà expérimenté une douzaine de fois, une cinquantaine de fois, le LSD.
Mais qu'il a brodé un mythe autour de cette substance car il avait un plan de communication, une volonté politique, une envie de faire connaître cette substance fabuleuse.
Une envie de gloire peut être? rester à jamais dans l'histoire? etc.

Je suis vraiment sceptique sur cette première expérience.


Voici ce que disait hofmann dans LE bouquin qui évoquait ce pré-trip (pré-bicycle day) :

Lloigor:
"Alors Hoffman dit que durant qu'il bosse au labo, il ressent des effets qui vont durer 2h, des distorsions, il ne comprend pas, ne sais d'ailleurs pas sur le coup si c'est la molécule.

Il fait un rapport a son collègue Stoll, il précise qu'il est très précautionneux (sécurité gant, etc), il pense d'abord au transdermique, mais plus tard pense plus a une ingestion (éclabousure microscopique, contact sur son gant a la bouche, etc)

Pour être certain de savoir si c'est son travail (LSD25) qui est la cause, il dilue 0.25mg de tartratre dans 10cc d'eau et le bois.

Et la arrive l'histoire du vélo, puis arrivais chez lui il s'allonge sur son canapé, et fini par appeller son médecin.

Voila." (il avait le bouquin sur les genoux)



Nichols souligne le fait que lui, et ses collègues prof'
malgré le fait d'avoir travaillé avec du LSD avec leurs étudiants, cela ne se soit jamais reproduit! Jamais arrivé... malgré les erreurs de sécurité...

Idem pour les laborantis/dealers/chimiste qui ont été exposés

On trouve aussi des types qui veulent passer à la télé , comme ce flic de la DEA qui a probablement fait un pari avec ses potes et dit qu'il avait été contaminé par le LSD dans le toucher (lol) ils en ont fait un reportage tout pourris sur NATGEO et franchement je ne le crois pas une seule seconde ; le documentaire est d'ailleurs tombé dans l'oubli..
#7
À voir pour Hofmann, s'il avait du LSD sur les doigts et s'est frotté les yeux, peut-on parler d'administration transdermique ?

Perso j'ai de très bon potes qui me demande de pas caresser leurs chiens si j'ai pris de l'acide, et au point où on en est, si je me mets à débattre ça sert à rien. Il y a toujours l'histoire d'un chien qui est devenu dingue parce qu'il a été touché par un perchos, et arrivé là l'amour d'un maître pour son compagnon sera toujours plus fort qu'un discours rationnel. Il faut respecter ça.

@snap2: une discussion entre Grof et Hofmann ! Merci du lien ! Je garde ce texte précieusement.
Pas con l'idée de Sludge. Voilà un lien vers la rétrospective de mes TRs : https://www.psychonaut.com/Thread-Sommai...ip-reports

Paix et amour et ainsi de suite.
#8
Heu... Le premier trip de Hoffman il a dosé volontairement 250ug si mes souvenirs sont bon (lsd mon enfant terrible).
Sinon ils en parlent aussi dans un docu, je vous cherche le nom ce soir.
#9
j'avais lue ça dans un livre, au ed du lezard, du coup c'est étonnant pour moi!
Citation :s'il avait du LSD sur les doigts et s'est frotté les yeux, peut-on parler d'administration transdermique ?

je pensse que c'est un autre terme mais ne me rappelle plus lequel!

rave génnéral! Big Grin

"it is a very fine line between clearheadedness and insanity with this compound".

legalkan kratom!!!Angry

 
#10
ROA oculaire Big Grin
méditation                                                             
« L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire à la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. »
#11
(04/03/2020 12:39)Cookies a écrit :
Heu... Le premier trip de Hoffman il a dosé volontairement 250ug si mes souvenirs sont bon (lsd mon enfant terrible).
Sinon ils en parlent aussi dans un docu, je vous cherche le nom ce soir.


nope!

Il existe un "mini pré-trip" . Il l'a prétendu. Est revenu dessus , en mettant d'autres hypothèses etc.

Tu veux des références biblio? je reviens

(04/03/2020 13:52)Tridimensionnel a écrit :
ROA oculaire Big Grin


Angel 

Oui auriculaire, vaginale etc (muqueuse=/peau pas la même texture, pores etc)

C'est pas de ROA / V.A courantes  Dodgy 

Pas très fiable , pas beaucoup de sens.


oui a écrit :
Voies d’administration
Lorsque l’on recherche un effet général, le médicament est administré par voie buccale ou parentérale. Le choix de l’une ou l’autre de ces voies dépend du médicament d’une part, c’est-à-dire de l’existence de préparations appropriées à ces utilisations, de l’état du malade d’autre part. L’urgence ou l’impossibilité de prise par voie buccale font utiliser la voie parentérale.
Si l’on veut obtenir un effet local, on utilise des préparations spéciales comme les collyres, mais il faut se rappeler qu’une diffusion systémique est toujours possible après administration locale.
Voie parentérale
Pour qu’un produit puisse être injecté par voie parentérale, il faut qu’il soit stérile et peu irritant. L’injection nécessite une seringue et une aiguille ou un dispositif d’administration déjà mis en place.
On distingue :
  1. La voie intradermique, surtout utilisée pour les intradermo-réactions.  Le terme de mésothérapie désigne une technique qui consiste à administrer un médicament en injections intradermiques multiples.
  2. La voie sous-cutanée  Le volume de liquide injecté est limité et la vitesse de résorption variable, dépendant de facteurs locaux : sclérose, état circulatoire (vasodilatation, vasoconstriction). Parmi les médicaments le plus souvent administrés par voie sous-cutanée, on peut citer l’héparine et l’insuline.
  3. La voie intramusculaire  La vitesse de résorption est rapide et il est possible d’injecter des solutions aqueuses ou huileuses. Il existe des préparations « retard » qui libèrent progressivement en une ou plusieurs semaines le produit actif, hormones sexuelles ou neuroleptiques par exemple, à partir du point d’injection. L’injection intramusculaire ne doit pas être faite dans un vaisseau, ni au contact d’un nerf. Elle est contre-indiquée si le malade est sous traitement anticoagulant.
  4. La voie intraveineuse  Il y a deux possibilités : injection directe à la seringue ou administration par perfusion. La biodisponibilité est par définition de 100%; il faut toutefois être attentif à la vitesse d’administration car elle ne doit être :
    • ni trop rapide, ce qui peut être le cas lors d’administration directe à la seringue, car on risque de provoquer des réactions parfois graves.
    • ni trop lente, ce qui peut s’observer au cours de certaines perfusions, car, si la vitesse d’élimination est grande, on n’atteint pas la concentration thérapeutique efficace.
  5. Les solutions huileuses ne doivent pas être administrées par voie intraveineuse. Il existe un dispositif d’administration intraveineuse, dit chambre à cathéter implantable, qui est mis en place chirurgicalement et utilisé au long cours, notamment en cas de chimiothérapie. Il permet l’accès intraveineux à partir d’une administration de type sous-cutané.
  6. La voie intra-artérielle  Elle est peu utilisée, on peut citer toutefois quelques exemples d’administration intra-artérielle : un vaso-dilatateur en cas d’artérite, un thrombolytique pour dissoudre un caillot, une chimiothérapie en traitement localisé d’un cancer.
  7. Les voies d’injections locales particulières   Elles sont utilisées pour introduire localement un médicament à visée diagnostique, par exemple des produits de contraste destinés à l’exploration radiologique, ou à visée thérapeutique, antalgique ou antibiotique :
    • injection intrarachidienne
    • injection intra-articulaire
    • injection intrapleurale
    • injection intrapéritonéale.
Voie orale ou per os
Le tube digestif va de la bouche au rectum. Les membranes que le médicament doit franchir sont l’épithélium digestif et l’endothélium vasculaire.
La voie orale peut être utilisée pour un traitement local ou général :
  • Traitement local : pansements gastro-intestinaux pour obtenir un effet limité au tube digestif lui-même, traitement d’une infection intestinale ou d’une parasitose. Dans ce cas, on souhaite, en général, que le médicament ne soit pas absorbé ou seulement très peu absorbé.
  • Traitement général : c’est la voie habituelle d’administration des médicaments et l’absorption digestive est suivie de leur diffusion dans l’organisme.
La voie orale n’est pas utilisable si le médicament destiné à un traitement général est dégradé dans le tube digestif (pH, flore microbienne, enzymes du tube digestif) ou n’est pas absorbé ou encore si le malade refuse de le prendre ou vomit.
L’absorption digestive peut se faire à tous les niveaux du tube digestif.
  1. Bouche : L’absorption du médicament par la muqueuse buccale qui permet une absorption rapide et évite le passage hépatique est généralement appelée voie perlinguale. La trinitrine, sous forme de dragées à croquer, destinée au traitement de la crise d’angine de poitrine, est absorbée à ce niveau.
  2. Estomac : La surface de l’estomac est d’environ 1m2. Le pH du liquide gastrique est acide. Le débit de drainage sanguin de l’estomac est faible, environ 0,2 L/min.
    • Sont absorbées au niveau de l’estomac les molécules neutres et les acides non ionisés à pH acide.
    • Sont sécrétées dans le liquide gastrique à partir du sang de nombreuses molécules, notamment les bases qui s’ionisent par protonation en arrivant dans le liquide gastrique acide, selon la réaction :undefined
  3. Intestin : La surface de l’intestin est grande : 200 à 300m2. Le pH est alcalin : 6 à 8. L’irrigation sanguine est importante, 1 L/minute. La majorité des médica-ments sont absorbés à ce niveau.
  4. Rectum : Bien que l’absorption puisse se faire à ce niveau, l’utilisation de suppositoires pour obtenir un effet général est déconseillée car la biodisponibilité est variable.
Au niveau du tube digestif sont absorbés:
  1. par diffusion passive à travers la bicouche lipidique, des molécules neutres, liposolubles mais non totalement insolubles dans l’eau.
  2. par transport actif secondaire, des acides aminés et des sucres, certains peptides.
  3. par des mécanismes complexes, des éléments sous forme d’ions, cations et anions, tels que le sodium, le potassium, le calcium, le chlorure.
Les molécules ionisées comportant, par exemple, un ammonium quaternaire ne sont pas absorbées ou seulement peu absorbées, et, dans ce cas, d’une manière peu reproductible et variable selon les malades.
Une particularité de l’absorption digestive est le métabolisme de premier passage: Le médicament, absorbé au niveau du tube digestif, passe par le foie, atteint le coeur et après passage pulmonaire se distribue dans l’ensemble de l’organisme. Au niveau de la muqueuse intestinale et du foie, le médicament rencontre des enzymes susceptibles de le transformer en un ou plusieurs métabolites parfois actifs mais le plus souvent inactifs. C’est le métabolisme de premier passage (First pass metabolism) qui explique la moindre efficacité de certains médicaments, surtout lorsqu’ils sont administrés à doses faibles, car ils sont en grande partie métabolisés avant d’arriver dans le sang.
Facteurs de variation de la cinétique d’absorption digestive et de la biodisponibilité
Forme ou présentation du médicament
L’absorption digestive de la même molécule, administrée à la même dose, au même malade, mais sous une présentation différente, gouttes ou comprimés par exemple, n’aura pas nécessairement la même cinétique d’absorption, ni la même biodisponibilité. Le médicament apporté sous forme de gouttes est immédiatement disponible à l’absorption alors que le comprimé doit au préalable se déliter pour libérer la poudre qui s’émulsionne.
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Trajet d’un médicament administré par voie buccale
En général, la forme gouttes donne un Cmax plus précoce et plus élevé que la forme comprimés, la biodisponibilité pouvant être identique ou non. Cette différence entre gouttes et comprimés explique la plus grande gravité des intoxications par la prise de gouttes que par la prise de comprimés qui peuvent stagner longtemps dans le tube digestif avant d’être absorbés.
Enfin il existe des préparations dites à libération prolongée qui libèrent progressivement la molécule active dans le tube digestif, ce qui retarde et étale son absorption. Cet artifice permet de réduire la fréquence d’administration par rapport à celle que l’on pourrait calculer en fonction de la demi-vie d’élimination réelle. La persistance d’une absorption digestive évite la décroissance rapide de la concentration plasmatique.
Les aliments
Quand faut-il prendre un médicament : à jeun, avant, pendant, après le repas? Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Il faut, pour y répondre, considérer des arguments liés aux modifications de la concentration du produit actif ou à ses effets.
La biodisponibilité de certains médicaments lorsqu’ils sont pris pendant les repas peut être réduite, inchangée ou augmentée :
  1. réduite : c’est le cas des tétracyclines, de l’isoniazide, de la penicillamine, du captopril.
  2. inchangée ou peu modifiée : c’est le cas de l’amoxicilline.
  3. augmentée : c’est le cas du propranolol; l’augmentation de sa biodisponibilité provient d’une diminution du métabolisme de premier passage intestinal et hépatique. C’est aussi le cas de la griséofulvine lorsqu’elle est prise en même temps que des lipides, mais le mécanisme responsable ne semble pas avoir été déterminé.
Pour éviter au médecin et au malade de se poser des questions qui n’ont pas de réponses évidentes, il faudrait indiquer dans la notice accompagnant chaque médicament ainsi que dans les RCP les modalités d’administration : médicament à prendre de préférence ou indifféremment pendant ou en dehors des repas.
L’effet souhaité ou la tolérance d’un médicament peuvent dépendre du moment de son administration par rapport aux repas :
  • L’administration d’un hypoglycémiant s’effectue avant le repas pour compenser l’hyperglycémie d’origine alimentaire.
  • L’administration d’un pansement gastrique se fait à distance des repas et le soir au coucher pour permettre au pansement de mieux s’appliquer sur la muqueuse gastrique.
  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou AINS, sont pris pendant le repas pour réduire l’irritation gastrique qu’ils provoquent.
Transit digestif
Toute modification du transit du bol alimentaire, soit d’origine pathologique (vomissements, diarrhées, etc.), soit d’origine médicamenteuse (accélération ou ralentissement du transit), est susceptible de modifier la cinétique d’absorption et la biodisponibilité. L’atropine ralentit le transit et l’absorption; le métoclopramide et le cisapride l’accélèrent.
Interaction médicamenteuse dans le tube digestif
En plus des modifications du transit provoquées par certains médicaments, on peut citer des interactions chimiques directes entre médicaments :
  • La cholestyramine est une résine échangeuse d’anions, susceptible de fixer un certain nombre de médicaments, comme les diurétiques, et de s’opposer à leur absorption.
  • Les métaux tels que le fer et l’aluminium peuvent réduire la biodisponibilité de certains antibiotiques, comme les tétracyclines, avec lesquels ils forment des complexes organo-métalliques.
  • Le charbon activé est connu depuis longtemps pour sa capacité à adsorber un grand nombre de molécules, notamment de médicaments. Il est utilisé, en administration orale ou gastrique, pour réduire la biodisponibilité de produits toxiques ou de médicaments pris en excès par voie buccale. La préparation de charbon activé CARBOMIX* présente une surface d’adsorption qui atteint 2000 m2 par gramme. Le charbon activé doit être administré le plus tôt possible après ingestion du toxique présumé. TOXICARB* est une suspension buvable à base de charbon activé également destinée au traitement des intoxications aiguës par voie buccale.
Présentations pharmaceutiques pour voie orale
La connaissance des diverses présentations pharmaceutiques des médicaments est indispensable au médecin. En effet, si l’ordonnance comporte une erreur, par exemple « gélule » au lieu de « comprimé », le pharmacien qui délivre le médicament et le malade qui le prend peuvent s’interroger sur l’erreur : porte-t-elle sur la présentation ou sur le nom même du médicament prescrit?
Les principales présentations pharmaceutiques à base de poudre (produit actif + excipient) sont les suivantes :
  1. Les paquets et sachets : feuille de papier ou d’aluminium contenant une certaine quantité de médicament, généralement 10 à 20g
  2. Les cachets : deux cupules de pain azyme (amidon cuit) contenant le produit actif qui est libéré brutalement dans l’estomac
  3. Les gélules : deux parties cylindriques emboîtables faites d’un mélange de gélatine et de carboxyméthyl-cellulose, souvent colorées, et contenant le produit actif. Elles peuvent être rendues résistantes à l’acidité gastrique.
  4. Les comprimés : obtenus par compression de la poudre. Il en existe différentes formes, ainsi que des comprimés effervescents.
  5. Les dragées : comprimés revêtus d’une couche de sucre souvent aromatisée et colorée.
Les formes «sèches» (cachets, gélules, comprimés…) doivent être prises avec un verre d’eau et en position assise ou debout, mais pas en position couchée, pour favoriser leur transit sophagien et éviter qu’elles ne se fixent sur la paroi de l’sophage qu’elles pourraient léser jusqu’à donner des ulcérations très graves.
Les présentations pharmaceutiques à base de liquide sont les suivantes :
  1. Les ampoules buvables, en verre coloré pour les distinguer des ampoules injectables en verre transparent sauf si le produit actif présent dans l’ampoule doit être protégé de la lumière.
  2. Les solutés aqueux ou alcooliques, en flacon avec compte-gouttes ou mesurette graduée.
  3. Les sirops : ce sont des solutions contenant 180g de sucre pour 100g d’eau dans lesquelles sont solubilisés les produits actifs. Les sirops s’administrent par cuillerées à soupe, à dessert, à café ou de préférence par une cuiller/dose fournie avec le flacon.  Les potions contiennent moins de sucre, et ont une durée de conservation plus courte (5 jours).
  4. Les suspensions : les granulés contenus dans un flacon sont solubilisés par addition d’une quantité déterminée d’eau.
  5. Les hydrosols sont de pseudo-solutions. C’est le cas de certaines polyvitamines contenant à la fois des molécules hydrosolubles et liposolubles.
Présentations pharmaceutiques pour voie rectale
Ce sont les suppositoires avec des excipients qui deviennent liquide à 37°C, comme le beurre de cacao, la glycérine, ou des excipients solubles qui se dissolvent dans les sécrétions. L’inconvénient des suppositoires est la variabilité de la résorption du produit actif.
Il existe un gel rectal, le MICROLAX*, destiné au traitement de la constipation, ainsi que des pommades à usage local.
Voie pulmonaire
C’est une voie d’absorption et d’élimination rapide car elle évite le foie : le médicament absorbé au niveau du poumon, passe dans l’oreillette gauche et le ventricule gauche, et ensuite dans la circulation générale. La voie pulmonaire est utilisée :
  1. pour un traitement local : bronchique mais avec possibilité d’absorption partielle et d’effets généraux. Les formes utilisées sont les aérosols véhiculant des médicaments tels que antibiotiques, mucolytiques, ß-mimétiques, atropiniques. Pour administrer par voie bronchique des produits qui sont à l’état liquide ou solide on a recours à un certain nombre de dispositifs comme les nébuliseurs, les aérosols-doseurs pressurisés ou sprays, les inhalateurs de poudre sèche et les aérosols-doseurs autodéclenchés.
  2. pour un traitement général : gaz médicaux et anesthésiques généraux par inhalation. L’oxygène, le monoxyde d’azote et le protoxyde d’azote qui sont sous forme gazeuse s’administrent naturellement par voie pulmonaire. Les anesthésiques type fluothane, liquides facilement volatils, s’administrent par inhalation  L’intérêt de la voie pulmonaire est d’éviter le métabolisme de premier passage intestinal et hépatique Son efficacité en fait une voie utilisée pour la prise de certaines drogues (cannabis, cocaïne) et, bien sûr, de la nicotine (tabac). Elle pourrait être utilisée pour certains médicaments comme l’héparine.
Voie nasale
Elle est utilisée :
  1. pour un traitement local mais avec possibilité d’absorption et d’effets généraux. On utilise de cette façon les vasoconstricteurs, les antiallergiques.
  2. pour un traitement général : la voie nasale peut être utilisée pour l’administration d’hormones polypeptidiques comme la desmopressine.
La voie nasale permet aussi d’éviter le métabolisme de premier passage intestinal et hépatique.
Voie cutanée ou transdermique
La perméabilité de la peau à un médicament dépend du médicament lui-même, en particulier de sa liposolubilité, et du véhicule ou excipient dans lequel il est incorporé. Elle varie en fonctions de plusieurs paramètres :
  • régions : elle est faible au niveau de la plante des pieds, de la paume des mains, importante au niveau des aisselles, de l’angle de la mâchoire et du scrotum.
  • température et circulation cutanée : si la température est élevée, il y a une vasodilatation qui favorise l’absorption.
  • état de la peau : l’existence de lésions (brûlures, par exemple) augmente l’absorption.
  • âge : elle diminue avec l’âge, c’est-à-dire qu’elle est plus importante chez le nouveau-né. Par ailleurs la surface corporelle par rapport au poids est plus importante chez le nouveau-né et le nourrisson que chez l’adulte.
La voie cutanée est utilisée pour des traitements locaux par les antiseptiques, les antimycosiques, les antibiotiques ou les glucocorticoïdes qui peuvent parfois être absorbés, diffuser dans l’ensemble de l’organisme et être à l’origine d’effets généraux. Les intoxications graves survenues en France en 1972 chez les nourrissons à la suite d’applications de talc contaminé par l’hexachlorophène, produit neurotoxique, montre que la peau, surtout chez le nouveau-né et le nourrisson, peut absorber diverses molécules.
La voie cutanée utilisée comme moyen d’introduction des médicaments dans l’organisme, notamment lorsque l’on veut éviter un catabolisme hépatique, est appelée voie transdermique. Il existe différentes modalités d’administration cutanée, allant de la simple application à l’utilisation de dispositifs transdermiques complexes. On l’utilise pour divers médicaments: des hormones comme l’androstanolone, l’estradiol et la progestérone, d’autres tels que la trinitrine, la scopolamine, le fentanyl.
La voie cutanée comme la voie pulmonaire et la voie nasale évitent le métabolisme de premier passage intestinal et hépatique des médicaments
Voies «muqueuses» : oculaire, auriculaire et vaginale
Ces voies sont utilisées pour des traitements à visée locale mais une diffusion dans l’organisme est toujours possible, comme le montre l’apparition d’effets indésirables après prescription de certains collyres, à base de ß-bloquants par exemple. Les médicaments administrés par ces voies s’appellent collyres pour les yeux, gouttes pour les oreilles, et ovules pour le vagin.

#12
Perso, j'ai vu en Inde des japonais se mettre des gouttes de LSD dans les yeux. Ils avaient l'air de tripper mais je ne les ai pas surveillés pour m'assurer qu'ils ne tapaient rien à côté.
#13
(04/03/2020 16:08)Rasfhoo a écrit :
Perso, j'ai vu en Inde des japonais se mettre des gouttes de LSD dans les yeux. Ils avaient l'air de tripper mais je ne les ai pas surveillés pour m'assurer qu'ils ne tapaient rien à côté.


Je crois que pour les muqueuses on est tous d'accord que ça passe

Prendre le risque de s'infecter la prunelles de yeux pour trip avec du lsd alors qu'on peut l'ingérer Rolleyes 

Peut être était ce des "Posers" , des types qui se la joue avec un collyre (fake) pour faire les thugs en teuf quoi.. 
a la base la plupart des mythes sur les cames ont été fait avec amour et humour... c'est rarement malveillant

mais à force, le temps passe... et les gens reproduisent les fake, les transformants ainsi en réalité (mutilation, defenestration etc)

C'est dommage que l'on soit aussi à la ramasse sur l'effet placebo-trip psychédélique... on peut ressentir le manque des opioïdes alors qu'on a les récepteurs saturés, on peut voir des hallucinoses alors qu'on a pris aucune substance.. le cerveau  humain est une matrice plus que capable de s'autosuggéré ou somatiser quelques hallucinoses/ations .. la somatisation et le placebo ne sont pas des fakes et je crains beaucoup plus un trip Placebo "sans limite" qu'un pauvre buvard personnellement  Sleepy
#14
Bo'jour,

Selon moi, il n'y a pas eu d'effets placebos chez ces zozos.

Ce sont juste des mythomanes qui préfèrent ne pas perdre la face quand tu tentes de leur expliquer quelque chose qu'ils ne veulent pas admettre.

Ils se sont tellement faits à cette idée qu'ils préfèrent raconter que ça leur ai arrivé.

L'histoire du clébard qui trippe après une caresse c'est pareil. C'est plus simple de dire que c'est ton clébard et pas celui du pote de ton pote.

Les légendes c'est comme ça que ça survit c'est de l'appropriation.

Quant au premier trip de Hoffman enfant, c'est dans son livre mon enfant terrible.

Dans les premières pages même.

Il ne parle pas de trip, mais plutôt d'une expérience contemplative et spirituelle.

Ou il regardait un paysage et tout semblait être à sa place. Rien avoir avec des visuels tryptaminiques mais plutôt un ressenti meta physique. Qui fait le lien zvec ce qu'on éprouve quznd on est sous trip. Et qu'il a ressenti ce phénomène à nouveau adulte qiand il en a ingéré par accident.

Dans le livre il confirme d'ailleurs qu'il pense qu'il en a ingéré en se grattant les yeux

La possibilité d'un trip par absorption transdermique ( pas par muqueuse donc, le lsd sabsorbe boen par les muqueuses, y compris s les yeux.) est sans doute possible mais avec des fixateurs et une énorme quantité d'acide. Il faudrait dépenser u. Sacré paquet d'oseille pour se l'inoculer de cettz façon sans aucune garantie de résultats ou alors très faible.




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