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Scouic ! Le RC du mois - DMXE

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  • DMXE

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J'insisterais bien sur les effets visuels à forte dose, qui ressortent dans beaucoup de témoignages du topic initial. Également un effet "crade/gueule de bois" qui revient plusieurs fois.
Et je trouve le témoignage de fruzz intéressant pour les dosages parce que c'est une personne naïve aux dissociatifs (c'est ce qu'il dit).

J'ai trouvé que ca devenait intéressant à partir de 40 mg. En dessous pas d'effet positif très spécifique mais un petit mal de crane et des sensations types brulures/inflammation au niveau digestif.

A partir de 80-100 la ca devient plus sérieux et le voyage commence. Dans mon expérience j'ai trouvé ca plus immersif, visuel et psychédélique que la mxipr, moins confus que cette dernière mais tout autant stimulant. Moins pendant le pic du trip mais par contre beaucoup plus après. Là ou la mxipr était redescendu assez vite la je me suis retrouvé avec des effets résiduels qui ont duré longtemps, j'ai quasiment pas dormi et toute cette dernière phase était pas des plus agréables (la magie disparait, le coté crade ressort).

A partir d'un certain dosage, j'ai trouvé les effets vraiment cool par contre c'est pas propre. Autant pendant le high je le sentait pas, étant comme catapulté hors de mon corps, autant après c'est pas jojo. Ca retourne bien le bide, il y a une stimulation très "amphétaminique" (d'ailleurs je serais curieux de savoir à quoi c'est du, si vous avez des pistes - de manière générale surpris par l'effet stimulant de ces prods), mal de crane également le lendemain.

Je me suis pas permis d'édit directement car tu es maître à bord !
 
Hello,
Voici un petit retour concernant les expériences que j'ai pu avoir avec la sainte DMXE !
Pour un peu de contexte, je suis consommateur de dissociatifs depuis environ 6 ans, avec un usage intensif depuis bien 3 années.

Mes expériences avec la DMXE remontent à 2023, c'est le dissociatif RC que je préfère personnellement, j'ai pu en consommer aux alentours d'une dizaine de grammes au cours de ma vie, en oral et IN.

Pour commencer mon expérience avec la DMXE par voie orale : je n'ai pas du tout aimé ! J'ai souvenir qu'à chaque essaie, je ressentais très fortement un effet "sérotoninergique" désagréable pendant plusieurs dizaines de minutes le temps de la montée, ça pouvait s'apparenter à des brainzap de très faible intensité, mais suffisamment marqués pour que je trouve mes expériences désagréables à chaque essaie. J'ai dû faire une dizaine de prise de cette manière, tout le reste dans le pif.
Niveau durée, ça durait relativement longtemps sans pour autant être abusif comme d'autres dissociatifs peuvent l'être, 6h grand maximum à fort dosage. Dans le ressenti général je trouvais relativement plat et peu intéressant, c'est pourquoi j'ai bien plus consommé par voie nasale.

Pour l'intranasale donc, qui était de très loin plus agréable de mon point de vue. Les effets pouvaient durer jusqu'à 3 heures, quand on ne se fait pas avoir par la fausse lucidité du plateau qui pousse à redrop ! Ce dissociatif étant assez stimulant, une illusion de sobriété, parfois euphorique prend place rapidement lorsque le plateau s'installe (H+0.5-1 si je devais donner une fourchette ?). J'ai très fréquemment ressentis de fort craving, une envie d'en voir plus, d'en vouloir plus et donc de redrop sans vraiment de modération. C'est ici pour moi le plus gros piège de cette molécule, les redrop compulsifs avec les effets qui se cumulent. En montant fort dans les dosages il m'est arrivé de ne plus vraiment contrôler mon corps, regarder mon environnement se distordre, glisser dans mon champs de vision tout en perdant petit à petit les notions de distances de ce qui m'entourait. C'est globalement un produit que je trouve sympa en contexte social si le dosage reste modéré, elle apporte son lot de désinhibition et ça donne bien la parlotte.

En terme d'effets secondaires, le plus notable je trouve ce sont les très fortes déréalisations qui suivent le lendemain de la session. Cette sensation de se sentir vidé, étranger de son environnement. Je les ressentais plus qu'en lendemain de session de kétamine, DCK, O-PCE, etc. Et ça pouvait bien durer 24-48h avant d'avoir approximativement les idées claires après de fortes consommations. Ayant déjà une tolérance notable durant mes périodes de consommation de ce produit je ne saurai pas vraiment dire si l'impact m'a semblé plus ou moins important qu'une autre aryl, mais il est évident qu'espacer les prises est nécessaire (pour ces produits qu'on connaît que dalle, mais pour les autres produits en général également ahah).

Pour moi c'est un produit à manier avec grandes précautions. Les risques de dérapages sont importants, j'en ai lu un paquet se faire des frayeurs avec ça. L'usage d'une balance de précision voire d'une dilution est fortement recommandé au risque d'y perdre des plumes,

Voili voilou pour un petit tour d'horizon rapide du ressenti global que j'ai pu avoir avec cette molécule, j'ai probablement oublié pleins de choses j'suis pas très bon en narration x)
 
Dernière édition:
Perso la DMXE est dans mes RC préférés (si ce n'est peut être ma préférée)

J'ai découvert ça ya environ 2 ans par pur hasard et depuis je ne m'en sépare plus !

Ma première fois j'avais pris 20Mg + redose de 20Mg 2h plus tard (oral), très honnêtement j'avais noté cette première fois comme très désagréable (mal de tête, douleurs au ventre, l'impression d'être perdue, irritabilité, fatigue mentale).

1 semaine après ça je m'étais dit que c'était peut être juste une mauvaise réaction par rapport à mon état de stress à ce moment là où quelque chose de lié à un possible médicament que j'aurai pris.
J'avais donc retenté l'expérience, cette fois-ci en commençant avec 40Mg en oral, effectivement c'était un problème lié à autre chose pour ma fois d'avant, là je me sentais calme et relaxée, et étrangement plus dans l'instant présent (ce qui est sensé être l'inverse avec la DMXE)

J'ai alors très vite compris que l'état de déréalisation de la DMXE faisait l'effet inverse sur moi, pour mon plus grand bien.
Étant atteinte de gros troubles psychologiques et psychiatriques, je suis totalement déphasée / en pleine déréalisation à 99% du temps et incapable de vivre de manière générale, le genre où j'ai aucune notion du temps ni de qui je suis et où je suis la plupart du temps.

La DMXE a totalement réglé ce problème là, j'arrivais à être 100% consciente de ce qu'il se passait autour de moi, j'avais vraiment l'impression d'exister et j'arrivais à me situer dans le temps (à peu près).

J'ai réitéré l'expérience avec des doses plus hautes ( 60 à 80Mg max ), et à chaque fois c'était mieux que la fois d'avant, et même après la fin des effets j'étais toujours un peu + présente dans le monde qui m'entourait comparé à la fois d'avant.

C'est à ce moment là que j'ai compris que ça allait probablement m'aider à régler un de mes soucis principaux si j'apprenais son fonctionnement précis et que j'arrivais à mettre au point quelque chose qui pourrait garder l'effet "réalisant" sans les effets qui défoncent.
*Spoiler, j'ai pas encore réussi à trouver une solution*

Bref, j'ai augmenté mes doses avec le temps dans un but purement récréatif, juste pour avoir une comparaison des effets selon les dosages, je trouvais qu'un écart de 20Mg minimum et 80Mg c'était un échantillon de test trop réduit.
J'ai continué à en prendre, de moins en moins souvent mais avec des dosages légèrement plus élevés à chaque fois, jusqu'à monter à 160Mg, soit le double de mon plus grand échantillon précédent.


J'ai arrêté à ce dosage là car j'ai remarqué que passé 120Mg, l'effet qui me rendait présente et me réalisait n'augmentait plus, à partir de cette dose, je pouvais faire n'importe quelle chose de la vie quotidienne en étant parfaitement consciente de ce qu'il se passe (et j'en gardais un souvenir clair et précis, ce qui n'arrive pas quand je suis sobre).

Ma consommation s'était ensuite stabilisée sur une moyenne de 80Mg tous les 3 à 5 jours, en résumé 2 fois par semaine maximum. C'était suffisant pour garder un souvenir de ma semaine passée et d'être suffisamment présente mentalement pour être fonctionnelle.

J'ai réussi à rester dans ce même état de pleine conscience pendant environ 8 mois sans reprendre de DMXE entre temps.

Maintenant j'utilise du Noopept (20Mg) pour compenser, ça me permet de rester focus si je fais un truc qui demande beaucoup de concentration, ou une concentration sur de longues périodes.
(Par exemple pour mon cas, Coudre, Dessiner, ou encore jouer à Donjons & Dragons)
Ça me permet de rester concentrée pendant en moyenne 6 à 8 heures d'affilée, c'est peut être juste placebo, j'en sais trop rien, mais ça fonctionne.

En résumé, c'est très probablement ma substance préférée à ce jour, et croyez moi j'en ai testé un sacré paquet, à ce jour je n'ai trouvé aucun traitement médicamenteux (avec l'aide de psychiatres et de neurologues) qui me permet d'avoir le même étant de pleine conscience que j'obtiens avec la DMXE.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Je ne vous conseille évidemment pas te taper dedans si vous avec les mêmes problèmes que moi.

Mon expérience est personnelle et ça pourrait tout à fait faire l'effet inverse sur vous, j'ai tenté cette expérience seulement car les professionnels de santé qui m'accompagnent m'ont donné le feu vert pour faire ce genre de tests afin de trouver un traitement efficace à mon problème, qui pourrait les aider sur leurs recherches.

La DMXE est pour l'instant la seule substance réellement efficace face à ce problème précis auquel je suis confrontée, mais ce n'est pas une raison pour en prendre comme des bonbons.

J'ai beaucoup d'autres soucis psychiatriques et une surconsommation de substance, peu importe sa nature, me ferait évidemment plus de mal qu'autre chose, même si je pense ou ressens le contraire.

Faites attention à vous, renseignez vous au maximum avant de faire quoi que ce soit, et prenez soin de votre santé comme il faut.
 
Les dissociatifs bloquent des récepteurs très importants pour la mémorisation et pas mal d'autres fonctions cognitives. Ayant également une dépersonnalisation, ça a plutôt tendance à empirer/provoquer des épisodes de deperso chez moi. Et je connais pas mal de gens qui ont perdu en capacité de mémoire épisodique avec un usage régulier de disso. Donc je suis vraiment surpris des résultats chez toi. Si tu as testé d'autres dissos, en quoi ces effets sont spécifiques à la DMXE ?

C'est une bonne idée d'avoir arrêté je pense, pour tes reins et ton cerveau. Chez la majorité des gens avec une conso plurihebdomadaire ça finit souvent pas très bien.
 
+46 pour Snappy. Lorsque PA a lâché un peu le concept de neurotoxicité, certains arguant même que tout puisse être neurotoxique au final même la pollution, j'ai avec mon influençabilité légendaire pris un peu mes distances avec ce phénomène moi aussi, parce que bon d'une part à l'époque entre moi et moi-même, ça m'arrangeait bien, au final... mais aussi et surtout c'était devenu vraiiiment moins bien vu d'en parler à tout bout de champ sur le forum comme je le faisais jusque là (après oui dans une volonté de dédiaboliser on peut vouloir moins insister sur ces termes et effets il est vrai...). Mais. Il y a neurotoxicité et... Neurotoxicité. Y a des degrés. Les antagonistes NMDA pris chroniquement sont effectivement neurotoxiques. Genre. Bien neurotoxiques. Et mes symptômes sont exactement ceux sus-évoqués : mémoire épisodique, déjà explosée à la base par mon parcours de vie, complètement niquée. Qu'est-ce que je regrette... Trop tard. (Je vais créer un topic "que feriez-vous si vous aviez un CTRL-Z dans la vie"^^) Je ne me souviens même plus des conversations que j'ai avec les gens, si j'ai fermé une porte ou non... Alors il peut y avoir une part de TDA maiiiis bon clairement pas que.
J'ajouterai des difficultés pour trouver mes mots parfois, régulièrement, trop souvent. Beaucoup plus qu'avant. Parfois des mots très simples. Et une forte diminution je trouve, de mes capacités rédactionnelles, artistiques j'entends.
Et même de la mémoire sémantique : je ne reconnais plus les molécules comme avant au fameux jeu des molécules, alors que j'étais franchement pas mauvaise, et même si je m'y connais toujours plutôt pas mal (ça reste mon métier), la RdR et plus précisément les concepts pointus de pharmaco, j'ai perdu un peu aussi.


Sinon, je suis étonnée moi aussi de l'effet que ça a eu sur toi @Lucy . Je ne remets en aucun cas en question ton expérience : c'est le tienne, elle t'appartient. Je suis juste surprise. Et puis certains effets que je pourrais qualifier de potentiellement, au ressenti en tout cas, sérotoninergiques pourraient expliquer la différence avec d'autres dissos? (Vraie question) Même si AMHA ce ne serait pas universel comme effet. Merci pour ton témoignage. Ton disclaimer de fin est également très bienvenu.

Xoxo
 
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+46 pour Snappy. Lorsque PA a lâché un peu le concept de neurotoxicité, certains arguant même que tout puisse être neurotoxique au final même la pollution, j'ai avec mon influençabilité légendaire pris un peu mes distances avec ce phénomène moi aussi, parce que bon d'une part à l'époque entre moi et moi-même, ça m'arrangeait bien, au final... mais aussi et surtout c'était devenu vraiiiment moins bien vu d'en parler à tout bout de champ sur le forum comme je le faisais jusque là (après oui dans une volonté de dédiaboliser on peut vouloir moins insister sur ces termes et effets il est vrai...). Mais. Il y a neurotoxicité et... Neurotoxicité. Y a des degrés. Les antagonistes NMDA pris chroniquement sont effectivement neurotoxiques. Genre. Bien neurotoxiques. Et mes symptômes sont exactement ceux sus-évoqués : mémoire épisodique, déjà explosée à la base par mon parcours de vie, complètement niquée. Qu'est-ce que je regrette... Trop tard. (Je vais créer un topic "que feriez-vous si vous aviez un CTRL-Z dans la vie"^^) Je ne me souviens même plus des conversations que j'ai avec les gens, si j'ai fermé une porte ou non... Alors il peut y avoir une part de TDA maiiiis bon clairement pas que.
J'ajouterai des difficultés pour trouver mes mots parfois, régulièrement, trop souvent. Beaucoup plus qu'avant. Parfois des mots très simples. Et une forte diminution je trouve, de mes capacités rédactionnelles, artistiques j'entends.
Et même de la mémoire sémantique : je ne reconnais plus les molécules comme avant au fameux jeu des molécules, alors que j'étais franchement pas mauvaise, et même si je m'y connais toujours plutôt pas mal (ça reste mon métier), la RdR et plus précisément les concepts pointus de pharmaco, j'ai perdu un peu aussi.


Sinon, je suis étonnée moi aussi de l'effet que ça a eu sur toi @Lucy . Je ne remets en aucun cas en question ton expérience : c'est le tienne, elle t'appartient. Je suis juste surprise. Et puis certains effets que je pourrais qualifier de potentiellement, au ressenti en tout cas, sérotoninergiques pourraient expliquer la différence avec d'autres dissos? (Vraie question) Même si AMHA ce ne serait pas universel comme effet. Merci pour ton témoignage. Ton disclaimer de fin est également très bienvenu.

Xoxo
Tiens, la gloire du matin qui s'essaye à parler comme une vieille dame et qui ne convainc pas du tout...
Il est possible qu'on ait un peu le même âge. Ne confonds pas les ballades, les évasions, la routine et le besoin de changer un peu. Je viens d'entamer ma 4ème vie d'ailleurs. La bascule, c'est maintenant en effet.


Pfff, tkt, tu découvriras certainement comme moi qu'on peut mourir plusieurs fois, avoir chassé tous les diables, avoir raté ses couples, avoir mangé que ce qu'il y avait, être descendu dans des temps bien trop longs pour les autres dans des grottes qui n'ont plus de temps. Mais tu verras que tu sais toujours faire, tout ce que tu veux, quand ça recommencera à te chanter !
 
Dernière édition:
Salut,

Ton message se veut apparemment bienveillant, cependant je n'ai pas besoin de convaincre. Si tu ne me crois pas c'est pas un souci, j'ai passé des tests psychométriques de mémoire de travail (avant/après d'ailleurs), d'autres trucs dont j'ai pas envie de parler, et surtout je connais ma propre expérience^^

Plus que tout, ce n'est pas parler comme une vieille qu'affirmer que l'abus de dissos est neurotoxique. C'est avoir les pieds sur Terre. Cherche un peu dans la littérature scientifique 🙂
Un starter : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8972190/

Il est cependant vrai qu'il puisse y avoir un phénomène de désintérêt et d'autres problèmes plus réversibles en ce moment qui l'expliquent, du reste concernant la pharmaco et la reconnaissance des molécules je m'y suis un peu remise 🙂

Mais il y a bien eu un avant/après de mon expérience avec l'abus quotidien de dissos sur deux ans. Et franchement, rien d'étonnant là-dedans...
J'ai connu quelques personnes qui ont mal fini à cause de leurs abus divers, parfois des années après en vieillissant par dessus, et justement une personne proche consommatrice de stims a de récents mais un peu inquiétants problèmes cardiaques.

C'est ça la RdR, on ne peut (évidemment) pas parler que des bon côtés des consos.

Là où je te rejoins c'est parfois sur le besoin de changer un peu de vie. Tourner en rond toujours au même endroit c'est pas ouf, cela dit le jour du post de mon message cité, j'allais... Bien. Et je m'amusais bien aussi. Donc à ce niveau 🤷‍♀️ Ça allait.

C'est sympa de vouloir me faire relativiser, il est très probable que je doive effectivement le faire pour certaines choses, mais affirmer qu'on se sort indemne d'abus de substances tels que j'en ai fait, je trouve ça extrêmement dangereux.
 
Dernière édition:
Pfff, tkt, tu découvriras certainement comme moi qu'on peut mourir plusieurs fois, avoir chassé tous les diables, avoir raté ses couples, avoir mangé que ce qu'il y avait, être descendu dans des temps bien trop longs pour les autres dans des grottes qui n'ont plus de temps. Mais tu verras que tu sais toujours faire, tout ce que tu veux, quand ça recommencera à te chanter !
... A méditer ...
 
Salut,

Ton message se veut apparemment bienveillant, cependant je n'ai pas besoin de convaincre. Si tu ne me crois pas c'est pas un souci, j'ai passé des tests psychométriques de mémoire de travail (avant/après d'ailleurs), d'autres trucs dont j'ai pas envie de parler, et surtout je connais ma propre expérience^^

Plus que tout, ce n'est pas parler comme une vieille qu'affirmer que l'abus de dissos est neurotoxique. C'est avoir les pieds sur Terre. Cherche un peu dans la littérature scientifique 🙂
Un starter : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8972190/

Il est cependant vrai qu'il puisse y avoir un phénomène de désintérêt et d'autres problèmes plus réversibles en ce moment qui l'expliquent, du reste concernant la pharmaco et la reconnaissance des molécules je m'y suis un peu remise 🙂

Mais il y a bien eu un avant/après de mon expérience avec l'abus quotidien de dissos sur deux ans. Et franchement, rien d'étonnant là-dedans...
J'ai connu quelques personnes qui ont mal fini à cause de leurs abus divers, parfois des années après en vieillissant par dessus, et justement une personne proche consommatrice de stims a de récents mais un peu inquiétants problèmes cardiaques.

C'est ça la RdR, on ne peut (évidemment) pas parler que des bon côtés des consos.

Là où je te rejoins c'est parfois sur le besoin de changer un peu de vie. Tourner en rond toujours au même endroit c'est pas ouf, cela dit le jour du post de mon message cité, j'allais... Bien. Et je m'amusais bien aussi. Donc à ce niveau 🤷‍♀️ Ça allait.

C'est sympa de vouloir me faire relativiser, il est très probable que je doive effectivement le faire pour certaines choses, mais affirmer qu'on se sort indemne d'abus de substances tels que j'en ai fait, je trouve ça extrêmement dangereux.
Je te crois.

Mais j'ai bien failli y croire 2 ou 3 fois moi-même. A mes pertes de facultés.

La résilience humaine reste forte.
 
Pour ce qui est de la mémoire ou plutôt de situer les évènements dans le temps, j'ai clairement l'impression d'un avant / après les Aryl pour ma part, mais en plusieurs long mois d'abstinence totale, ça finit par revenir .

Par contre une rechute / session et c'est reparti pour des mois , et en période de conso active, j'en arrivais carrément a confondre mes vrais souvenirs et mes rêves .

Mais pour ça la DMXE n'était clairement pas la pire , pas anodine non plus
 
Oui, c'est juste. Il y a de la résilience, et pas seulement humaine : c'est le propre du cerveau. Mais y a plusieurs points à connaître :

Déjà, il y a très probablement une part de dégâts plus ou moins réversibles avant (ou plus probablement : parallèles à) la neurotoxicité elle-même. Si tel est bien le cas, cette partie-là oui devrait logiquement être plus facilement récupérable.


Plus intéressant à raconter : de ce que je connais de la neurotoxicité, une fois qu'elle a progressé : le cerveau est merveilleusement plastique.

Ça implique une bonne et une mauvaise nouvelles, je commence par la bonne :

La substance blanche récupère comme elle peut : les neurones restants forment de nouvelles connexions et compensent celles que formaient les neurones morts. On observe effectivement une certaine récupération des performances cognitives après le retrait du facteur neurotoxique.

Mais la matière grise a bel et bien été attaquée et, elle, ne récupère pas : les connexions "de secours" dans la substance blanche sont portées par des neurones qui avaient d'autres fonctions et qui doivent maintenant porter plusieurs "casquettes". Déjà c'est moins opti que des neurones dédiés (qui n'existent plus). Mais le jour où il y a une nouvelle perte de neurones, par exemple une reconsommation, ou à tout hasard la sénescence avec l'âge tout simplement : il reste de base moins de neurones, donc pour schématiser, les premiers à mourir, ce ne sont plus ceux que vous avez détruit, ils ne sont plus là !
Vous partez avec un moins bon "capital neurones", la dégénérescence reprend là où vous l'aviez laissée plutôt que du début, et si des neurones qui ont pris la double casquette "fonction première" + "compensation des pertes des anciens" sont touchés, vous perdez non seulement ce que aviez récupéré, mais en plus leur fonction initiale.

Au bout d'un moment, ce qui arrive donc évidemment de plus en plus vite au gré de la neurotoxicité subie dans la vie, il ne reste plus assez de matière grise / de neurones pour compenser les connexions dans la substance blanche => déclin définitif.


En bref : le cerveau compense mais il n'est pas illimité. Ne prenez pas ces améliorations pour acquises selon moi...
 
Dernière édition:
Je me suis pas permis d'édit directement car tu es maître à bord !
Je me suis finalement permis d'édit directement :)

En oral, les effets sérotoninergiques semblent dominer par rapport aux effets dissociatifs.
J'ai une question : dans ce contexte, que signifie "effet sérotoninergique" ? Est-ce que tout le monde va comprendre ?
 
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