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Voici un sujet que je n'aime pas trop aborder. Ça me saoule car rapidement, le coût environnemental de la production illicite de drogues est employé comme argument anti-drogues, et je trouve ça grave hypocrite : 1) ça pèserait moins lourd si on pouvait le réguler ; 2) arrêtez de prendre l'avion.
Mais : ça reste un aspect du thème des drogues, et il est intéressant en soi.
Je propose donc, dans ce topic, de partager nos informations sur le coût environnemental des usages de drogues, en brassant large : production, transport, recyclage...
Pour commencer, voici deux extraits des "principales trouvailles" du Rapport Mondial 2025 de l'Office des Nations-Unis contre les Drogues et le Crime (https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR2025/2511227F.pdf) :
Plus sérieusement, je m'attendais à pire. Surtout considérant qu'un usage raisonné de MDMA correspond à environs huit comprimés par an.
Puis on parle de la gestion des déchets produits par la synthèse, déchets qui, vous vous en doutez, ne peuvent être amenés à la déchetterie communale :
Mais : ça reste un aspect du thème des drogues, et il est intéressant en soi.
Je propose donc, dans ce topic, de partager nos informations sur le coût environnemental des usages de drogues, en brassant large : production, transport, recyclage...
Pour commencer, voici deux extraits des "principales trouvailles" du Rapport Mondial 2025 de l'Office des Nations-Unis contre les Drogues et le Crime (https://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR2025/2511227F.pdf) :
Cela me semble une très bonne raison de prendre de la MDMA plutôt que du chocolat ! /jL’Europe est une source importante de MDMA fabriquée illicitement et la première analyse du cycle de vie des drogues de synthèse, axée uniquement sur la MDMA, a montré que la fabrication de 1 kg de chlorhydrate de MDMA a une empreinte carbone totale estimée entre environ 400 et 1 500 kg de CO2e, ce qui équivaut à entre 0,07 et 0,31 kg de CO2e par comprimé de MDMA (le CO2e, ou émissions exprimées en équivalent-dioxyde de carbone, est une unité standard destinée à mesurer l’impact des différents gaz à effet de serre sur le réchauffement de la planète). En termes plus concrets, l’empreinte carbone d’un comprimé est légèrement inférieure à celle d’une tasse de café (0,28-0,55 kg de CO2e) ou d’une barre de chocolat de 100 g (0,31-0,59 kg de CO2e).
Plus sérieusement, je m'attendais à pire. Surtout considérant qu'un usage raisonné de MDMA correspond à environs huit comprimés par an.
Puis on parle de la gestion des déchets produits par la synthèse, déchets qui, vous vous en doutez, ne peuvent être amenés à la déchetterie communale :
L’augmentation du nombre et de la taille des laboratoires clandestins de fabrication de drogues de synthèse démantelés en Europe au cours des six dernières années suggère que cette activité est en augmentation. Bien que la taille des laboratoires varie considérablement d’un pays à l’autre, dans certains pays, ils tendent à devenir plus grands et plus sophistiqués. La fabrication de drogues dans ces laboratoires produit de grosses quantités de déchets qui sont ensuite déversées dans l’environnement, ce qui a des conséquences notables au niveau local, collectif et individuel en termes de pollution du sol et de l’eau et donc sur la santé des hommes et des animaux et sur la biodiversité, et peut coûter cher en termes de nettoyage et de restauration des écosystèmes. Les coûts de nettoyage des plus grandes décharges de déchets provenant de la fabrication de drogues trouvées dans le Royaume des Pays-Bas représentent des millions d’euros.
Au cours de la période 2013-2023, le nombre de pays ayant déclaré des décharges (9) a été nettement inférieur au nombre de pays ayant déclaré le démantèlement de laboratoires (36). Cette différence peut s’expliquer en partie par le fait que les déchets provenant de la fabrication de drogues sont éliminés par d’autres moyens, notamment en étant déversés directement dans la nature, et par une fabrication de drogues à moindre échelle dans certains pays, mais elle suggère également que les décharges sont largement sousdéclarées et qu’une grande partie des déchets chimiques produits en Europe n’est pas prise en compte. La sous-déclaration des sites de décharge peut être liée à la faible priorité accordée à cette question, ainsi qu’à la faible capacité de détection, de signalement ou de prise en charge des conséquences de la fabrication de drogues de synthèse sur l’environnement.