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Je crois que c’est le moment d’en parler

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion LFLT999
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LFLT999

Matrice Périnatale
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5/5/26
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Bonjour tout le monde, j’espère que vous allez bien.
Aujourd’hui je crois que j’ai besoin de poser tout ce que je ressens ici avec vous, car je pense que vous pourrez me comprendre. Désolé, je ne sais pas vraiment comment dire ça, alors pardon si c’est un peu bordélique (ce post risque d’être long, sorry).
Voilà, ça fait un bon moment que je suis sobre et que je ne prends plus rien. Ma vie me semble triste et ennuyeuse. Je n’arrive plus à tenir quoi que ce soit, plus rien ne me rend heureux. Mais surtout, ce qui me bouffe le plus, c’est que même après toutes les drogues que j’ai prises, j’ai l’impression que ça n’a rien changé en fait.
Sur le moment, chaque drogue m’a aidé à sa manière :
Le tramadol m’a permis d’avancer dans certains projets sans avoir la tête qui part dans tous les sens.
La weed m’a aidé à apprécier et profiter pleinement des moments simples.
L’opium et le Valium m’ont permis de dormir et de me détendre quand je n’arrêtais pas de ruminer.
Le DXM m’a permis de me couper de la réalité quand c’était trop dur.
Le proto m’a permis de me sentir vivant et heureux le temps de quelques secondes.
L’alcool m’a permis de stopper ma timidité et de repousser mes limites lors des soirées.
Et le LSA m’a permis de réfléchir et de régler certaines de mes prises de tête grâce à de grosses introspections sur moi-même et ma vie.
Mais aujourd’hui, en étant sobre et en regardant en arrière, j’ai surtout l’impression d’avoir gâché beaucoup de temps et bousillé ma santé pour, au final, en être toujours au même point. J’ai passé ma vie à enfouir mes sentiments en me droguant, en pensant qu’un jour mes problèmes et mon mal-être seraient moins présents, ou du moins plus faciles à gérer… mais je me suis trompé sur toute la ligne.
Dès mon plus jeune âge, je me suis interdit de pleurer ou de montrer la moindre faiblesse, parce que dans mon entourage c’était « pour les bébés, les gens faibles ou les femmelettes ». Et quand ça sortait, on me disait que j’étais moche quand je pleurais, et plein d’autres choses. En grandissant, j’ai gardé ça en tête et j’ai arrêté de pleurer, même dans les pires moments de ma vie. Au début c’est moi qui me mettais des limites, puis après je suis juste devenu incapable de pleurer, même quand j’étais au plus bas.
J’ai aussi toujours été en opposition avec les idées de mon entourage (homophobie, sexisme, racisme et j’en passe). Du coup, très tôt on m’a traité de « manipulateur », « le méchant de la famille », « la cause de tous les problèmes », etc. Ça a été assez dur pendant mon adolescence de grandir en pensant que le problème, c’était moi.
Les drogues m’aidaient à ne pas trop penser à tout ça, ou du moins à ne pas me rejeter la faute sur tout.
Enfin voilà, j’en suis là aujourd’hui : entre me forcer à rester sobre et affronter les problèmes que je fuis depuis des années, rechuter et rester défoncé H24, ou en finir. Mais bon, l’avenir nous le dira…
Merci à ceux qui ont lu, je vous remercie et je vous souhaite le meilleur :)
 
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