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Coucou la famille
Trigger warning, ce qui suit va parler de suicide, vous êtes prévenus.es.
Le 9 juillet dernier, je m'entaillais le bras avec une lame de rasoir pour voir si cela pouvait être suffisant pour faire une hémorragie et mourir. Je constatais que c'est possible mais qu'il faut y aller franchement, ne pas avoir peur d'appuyer, ça fait pas mal, ça rentre comme dans du beurre. Je me sentais alors en grande souffrance, coincé, avec l'envie de mettre un terme à cette souffrance, avec la mort comme seule option. Je m'étais cuité au rosé la veille, et avais pris deux xanax 0,5 dans la nuit pour être sûr de dormir. Le résultat fut donc un énorme contrecoup de mal-être dès le réveil. Seul chez moi, je fis mon expérience, puis appelais le 3114, numéro de prévention de suicide, l'infirmière que j'ai eu en ligne était très bien, et elle a déclenché les secours.
Les pompiers sont donc venus me chercher, et m'ont emmené à l'hp. J'étais toujours désespéré, je savais pertinemment que parler à un psychiatre n'allait pas mes résoudre mes problèmes, et qu'ils voudraient sûrement me cachetonner un max. J'attendis néanmoins le rdv avec le psychiatre dans l'hôpital pendant 3h. Durant ce temps, je retrouvais la santé, les effets du contrecoup de l'alcool et des anxios s'estompant. Je pris la décision de rentrer chez moi, sans les prévenir, ils auraient voulu me garder. Je pris la poudre d'escampette, c'est ma spécialité en hp.
De retour chez moi, je me rappelle plus bien, je rappelle l'hôpital tout de même pour leur dire que je vais bien, ils croyaient que j'étais toujours dans la salle d'attente...
Mais le plus intéressant, c'est le lendemain😲
Je pose ma fille à la crèche à 9h, je fais mon marché, je me pose un peu à la maison, jusqu'à là rien d'extraordinaire. Ma femme était partie avant notre réveil, elle est allée voir sa 3ème fille avec la mère de sa famille d'accueil au centre qui la suit pour son handicap psychomoteur. Je suis censé aller chercher ma femme à midi.
Je prends donc la voiture pour aller la chercher. Je mets de la musique, l'album Diamonds & Dancefloors d'Ava Max. Et là, tout en conduisant, j'ai 30 minutes de trajet, grosse euphorie. La musique me donne des frissons, j'aime ma femme, nos filles, les familles d'accueils, les gens, l'univers, Dieu, je suis rempli d'amour, intensément. Je suis content d'être qui je suis et d'avoir ma famille, surtout. Je me sens pousser des ailes, et une force naît en moi, la foi, qui est toujours en moi à l'heure où j'écris. Une énorme euphorie et une confiance absolue, une force tranquille, plus puissante qu'un trip d'héroïne. Je passerai toute la journée dans cet état là, mon psychologue me fera remarquer que ce sera la joie d'être en vie.
Aujourd'hui je vais bien, quelque chose à changé en moi, j'ai la foi, je ne touche plus à l'alcool, beaucoup moins de prods. J'ai de l'énergie, je suis content, j'ai retrouvé la foi. Je n'ai plus l'euphorie, mais une joie tranquille. Je ne suis pas au bout de mes peines, mais je me sens la force de les affronter. Et c'est dommage qu'il faille vouloir mourir pour éprouver l'euphorie une fois rétabli, je ne recommencerai pas, mais je m'en rappellerai toujours. Ou pas. J'oublie tout. Je m'en branle. C'est pas important. C'est le retour du fou.
Allez bises, le counmire qui vous aime❤️
Trigger warning, ce qui suit va parler de suicide, vous êtes prévenus.es.
Le 9 juillet dernier, je m'entaillais le bras avec une lame de rasoir pour voir si cela pouvait être suffisant pour faire une hémorragie et mourir. Je constatais que c'est possible mais qu'il faut y aller franchement, ne pas avoir peur d'appuyer, ça fait pas mal, ça rentre comme dans du beurre. Je me sentais alors en grande souffrance, coincé, avec l'envie de mettre un terme à cette souffrance, avec la mort comme seule option. Je m'étais cuité au rosé la veille, et avais pris deux xanax 0,5 dans la nuit pour être sûr de dormir. Le résultat fut donc un énorme contrecoup de mal-être dès le réveil. Seul chez moi, je fis mon expérience, puis appelais le 3114, numéro de prévention de suicide, l'infirmière que j'ai eu en ligne était très bien, et elle a déclenché les secours.
Les pompiers sont donc venus me chercher, et m'ont emmené à l'hp. J'étais toujours désespéré, je savais pertinemment que parler à un psychiatre n'allait pas mes résoudre mes problèmes, et qu'ils voudraient sûrement me cachetonner un max. J'attendis néanmoins le rdv avec le psychiatre dans l'hôpital pendant 3h. Durant ce temps, je retrouvais la santé, les effets du contrecoup de l'alcool et des anxios s'estompant. Je pris la décision de rentrer chez moi, sans les prévenir, ils auraient voulu me garder. Je pris la poudre d'escampette, c'est ma spécialité en hp.
De retour chez moi, je me rappelle plus bien, je rappelle l'hôpital tout de même pour leur dire que je vais bien, ils croyaient que j'étais toujours dans la salle d'attente...
Mais le plus intéressant, c'est le lendemain😲
Je pose ma fille à la crèche à 9h, je fais mon marché, je me pose un peu à la maison, jusqu'à là rien d'extraordinaire. Ma femme était partie avant notre réveil, elle est allée voir sa 3ème fille avec la mère de sa famille d'accueil au centre qui la suit pour son handicap psychomoteur. Je suis censé aller chercher ma femme à midi.
Je prends donc la voiture pour aller la chercher. Je mets de la musique, l'album Diamonds & Dancefloors d'Ava Max. Et là, tout en conduisant, j'ai 30 minutes de trajet, grosse euphorie. La musique me donne des frissons, j'aime ma femme, nos filles, les familles d'accueils, les gens, l'univers, Dieu, je suis rempli d'amour, intensément. Je suis content d'être qui je suis et d'avoir ma famille, surtout. Je me sens pousser des ailes, et une force naît en moi, la foi, qui est toujours en moi à l'heure où j'écris. Une énorme euphorie et une confiance absolue, une force tranquille, plus puissante qu'un trip d'héroïne. Je passerai toute la journée dans cet état là, mon psychologue me fera remarquer que ce sera la joie d'être en vie.
Aujourd'hui je vais bien, quelque chose à changé en moi, j'ai la foi, je ne touche plus à l'alcool, beaucoup moins de prods. J'ai de l'énergie, je suis content, j'ai retrouvé la foi. Je n'ai plus l'euphorie, mais une joie tranquille. Je ne suis pas au bout de mes peines, mais je me sens la force de les affronter. Et c'est dommage qu'il faille vouloir mourir pour éprouver l'euphorie une fois rétabli, je ne recommencerai pas, mais je m'en rappellerai toujours. Ou pas. J'oublie tout. Je m'en branle. C'est pas important. C'est le retour du fou.
Allez bises, le counmire qui vous aime❤️