Quoi de neuf ?

Bienvenue sur Psychonaut.fr !

Le forum des amateur.ices de drogues et de l'exploration de l'esprit

Boire le beau et s'éteindre de bonheur (THC, alcool et demie-vie d'etizolam)

Herbivore

Druide chimique
Adhérent·e
Inscrit
24/10/22
Messages
565
Petit TR qui m'est venu comme ça, après une bonne cuite. Parce que j'aime le psychonautisme et découvrir des molécules mais que je suis aussi un fameux gourmand d'un combo assez répandu.


Une à deux fois par mois, souvent le lundi, je m'autorise un petit plaisir de 'benzo crack', avec 2,5/3 mg d'etizolam. Le sommeil profond et cotonneux passé, nous sommes mardi.


Mardi, sortie improvisée, j'ai envie de boire, de me péter la gueule et de finir minable. Les pétards s'invitent. Deux pintes au bar réchauffent mon âme. Puis on marche au moins trois minutes, je choppe deux canettes et on passe visiter la piaule d'un ami. Un petit falafel s'impose. Le service est rapide, le repas moyen. Frites avalées, chef remercié, nous reprenons la route. Nous n'irons pas très loin au final : une ruelle où est logé un somptueux escalier tout à fait ordinaire nous conquis. Ce sera le QG du jour.


Et si la poésie ne transparaît pas de ma personne elle se fixe sur mes recepteurs en même temps que l'éthanol et le THC. Con dehors, libre et heureux à l'intérieur, je savoure chaque gorgée d'ivresse. Putain je me sens bien et c'est tout. Quelques amis et beaucoup de drogue, artificiel peut-être mais seul le résultat compte.
Avec cette formule magique, le laid devient magnifique, le spleen est chassé par la chimie et les copains deviennent complices.


Ce combo (sans l'etizolam), je le connais bien. Plusieurs fois par semaine depuis maintenant des années. Je transpire de dopamine et je coule dans mon monde confortable. Jamais trahie. Le contrat est simple, je le connais par cœur. Il me lasse de temps à autre mais je ne peux m'en défaire. Car la clause addiction à ce combo bien pète gueule n'est pas là pour décorer.
Mon pote raconte des histoires de branlette relativement cochonnes, je me marre à mort et j'en meurs de rire. Il se livre à nous et c'est terriblement intéressant. Je vois un humain nu, j'assiste à une autopsie cérébrale. Sociologiquement parlant, c'est passionnant.


Les cochonneries continuent mais je bosse moi, je vais devoir me lever. Alors je quitte la ruelle, vibrant et heureux, titubant et chanceux. Je dessine d'impressionnants zigzags sur le bitume en rentrant chez moi, heureusement que mes jambes fonctionnent automatiquement.


En divagant dans mon lit, je comprends que je suis mort à cause de l'etiz de la veille. En vrai les effets ne sont pas si différent mais très augmentés. Je n'ai jamais tenté le combo le même jour que la prise d'etizolam, il faudrait y aller vraiment plus tranquillement sur les dosages. Je trouve déjà qu'avec la demie-vie le combo est déjà intense. Après avoir répété l'expérience plusieurs fois, je remarque également que j'oublie presque systématiquement l'etizolam pendant que je bois.
Je ne sais pas pourquoi j'ai eu envie de raconter ce trip. Peut être parce que je me suis sentie si bien. C'était banal mais réussi. Une cuite agréable et vraiment intense. Même si c'est un état que je connais plutôt bien, je n'arrive pas toujours à m'en satisfaire. Des états moins intenses, notamment en raison de ma bonne tolérance, sont aussi monnaie courante.
 
Je suis contente pour toi ;)
 
Retour
Haut