Skenan et mes autres addictions

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Mélusine
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Aiskhynê a dit:
Je suis tout a fait d'accord avec toi meme si j'ai fini par me perdre ensuite par désespoir sur d'autres chemins...
Maintenant je suis revenu à la source pour le meilleur et le meilleur.

tu dis plus si tu montes ou tu descends mais que la soupe est bonne même si ça continue dans tes souvenirs et c'est bien comme ça. Tu en as des trucs à raconter et à revoir... Tu peux les méditer, les faire mûrir pour diffuser ton expérience vers autrui et conseiller ceux qui en ont besoin... L'AA j'en ai pris livraison d'un Kg. Je v refaire une cure je crois...
 
Ouais mec même si j'ai mis 10 ans à te comprendre, j'ai compris ;)
Et je te remercie encore pour ton Kg ! C'est super cool franchement car ça nous aide bien même en down de bipolarité après une bonne bouffe, ça remet un peu normal, ça pose.
Ca calme aussi les ups quand ils sont trop violent, j'y trouve d'autres applications que pour booster des thermo speeds ou décrocher d'la rab avec ma bien aimée qui elle aussi plussoie.
Ca change des acids et ça fais un peu le même effet de retour à la réalité.
Et même si ça serais un placebo pour ceux qui sont sceptique, je m'en bat les couilles tant que ça fonctionne comme ça et pour ma bien aimée elle joue de le guitare.
 
Je sais pas trop où poser la question alors : je me suis renseigné brièvement sur la méthode chinoise pour arrêter la métha et ça à l'air d'être une bonne méthode.

Méthode 2 (A la chinoise)
Sur 10 semaines avec des flacons de 60 mg.
Pour ceux qui préfèrent les méthodes exotiques, il existe une autre et très ancienne méthode. "La décroche à la chinoise ". C'est ainsi qu'on arrêtait l'opium chez les fils du ciel.
Admettons toujours, que vous avez réussi à baisser jusqu'à 20 mg/jour.
- Il vous faut 15 flacons de 60 mg (15ml) de méthadone, soit 900 mg.
- 1 bouteille vide
- 1 préparation bien sucrée de sirop d'orange (genre Teisseire)
- Une seringue ou un doseur de 5 cc ou 5 ml
Versez les 15 flacons de métha tous dans la bouteille,
ensuite, le premier jour, avec la seringue, dosez 5 ml, soit 20 mg,
buvez le contenu de la seringue
remplacez la quantité bue, soit 5 ml, par la même quantité de sirop. (Versez le dans la bouteille contenant la métha).
Faites de même chaque jour
Prenez 5 ml dans la bouteille de métha (chaque fois un peu plus diluée) et remplacez par la même quantité de sirop.
Au bout de 10 semaines ce ne sera plus que du sirop et vous aurez décro sans rien sentir.
Il est recommandé de garder la préparation au frigo , sinon le mélange peut devenir un peu acide.
Bien sûr pour que ces méthodes réussissent il faut être déterminé. Si vous reprenez de l'héro pendant, vous risquez de devoir recommencer à zéro.

Est-ce que quelqu'un a essayé ? Des retours ? On ne ressent vraiment pas les syndromes de manque ? J'ai l'impression d'être à un carrefour où soit je repasse au subutex, sois je tente la méthode chinoise, et là sous subutex il n'en sera plus question à moins de rerepasser sous metha après avoir réduit, si je réduit.
 
Non quelle que soit la méthode utilisée tu vas ressentir au moins l'espace de quelques jours une forte léthargie, anxiété et des frissons/suées intempestifs. Après la méthode chinoise permet de diminuer ces symptômes mais pas les faire disparaître complètement.
 
Merci pour ta réponse, ça sonne moins réponse miracle d'un coup, ça me saoule...
C'est pas pour faire mon relou mais tu dois passer par la case présentation, les règles sont les règles ! :nod:
 
MydriHaze excuse moi si je me trompe mais j'ai l'impression que tu saisis pas bien le mécanisme de la dépendance. Déjà si tu passes au subutex directement après la métha tu vas te retrouver dans les pires symptômes de manque de ta vie. Bon, il y a de très rares exceptions, des gens à qui ça ne fait pas ça. Mais pour passer au subu après un usage des autres opis (morphine, héro, métha) il faut attendre d'être déjà bien en manque, genre deux jours voire plus pour la métha.

La méthode dite chinoise a plusieurs origines supposées. Pour certains c'était les marins ou autres voyageurs qui avaient passés du temps en Chine à fumer de l'opium. Ils décrochaient comme ça pendant le long voyage de retour sur le bateau, diluant tous les jours un peu plus leur sirop.

Elle ne sert qu'à diminuer progressivement. Si tu es sous métha, c'est le même principe. Tu peux diminuer progressivement ta métha par palliers. Par exemple tu diminues de 5%, ou 10% si t'es courageux, et tu attends deux-trois semaines d'être stabilisé à ce niveau pour faire un nouveau pallier. Tu ressentiras des symptômes de manque, mais ils seront évidemment infiniment moins douloureux que si tu arrêtais net.

Je comprends pas pourquoi tu te prends tellement la tête. La métha te convient pas comme substitut ? Ton médecin refuse de te faire diminuer ?
 
Si je pensais repasser au subutex c'est parce que j'avais fait la transition inverse il y a un an et on m'avait juste dit de stopper les prises à une certaine heure, de venir "clean" le lendemain et repasser plusieurs fois ce jour prendre une nouvelle fiole jusqu'à ce que j'atteigne le dosage convenu, dont une en rab pour le soir au cas où je me retrouvais en manque.
En gros du coup si je dis pas de bêtise j'avais pris ma dernière trace de sub à 21h, le lendemain matin je suis allé au centre, on m'a donné une fiole de 20mg (je crois), j'y suis revenu l'aprem pour la même et on m'avait laissé une fiole de 10 pour le soir au cas où. Ça a duré comme ça peut-être une semaine avant de stabiliser le traitement.
Du coup je pense que c'est possible de faire l'inverse : metha>sub ? Si je vous dis ça c'est parce que le subutex me manque aussi, c'est bête mais j'adore m'en faire des traces, et je sais pas si ça va me faire empirer de switcher... Mais bon si au final la méthode chinoise revient à peut près au même qu'une déccro progressive classique, rien ne m'empêche de le faire sous subutex, le sirop en moins.
Merci pour l'anecdote j'en suis friand ! :)

Je comprends pas pourquoi tu te prends tellement la tête. La métha te convient pas comme substitut ? Ton médecin refuse de te faire diminuer ?
Je sais pas trop en fait, j'hésite entre continuer sur cette voie et reprendre du subutex, ce qui pourrait être une erreure vue la fâcheuse tendance que j'ai à surconsommer en trace.
Sinon mon médicin est plutôt cool, mais c'est pas facile de parler avec elle parce que dès qu'on évoque la cure elle me dit que c'est pas eux (l'établissement) qui prend en charge, qu'il faut aller voir à tel endroit etc. J'appelle les numéros qu'on me donne et tous les hopitaux du coins sont fermé aux opiomanes, ducoup oui je me prend un peu la tête ^^ J'ai mal choisit le point de chutte.
 
Je t'assure que dans ce sens là ça marchera pas comme ça. Si tu te mets au sub le lendemain de ta dernière prise de métha tu vas subir les pires symptômes de manque que tu n'aurais même pas imaginé.

A part ça la passage au sub reste envisageable, les médecins doivent savoir comme s'y prendre, moi je sais pas, je dirais qu'il faut passer par un moment de manque mais ptet qu'il y a moyen de remplacer l'un par l'autre progressivement.

Si le sub te convenait mieux mais que tu veux pas tomber dans le danger de la conso en trace, essaye d'avoir du Suboxone plutôt, qui ne marche qu'oralement, autrement il te met salement en manque ^^ Enfin si tu le shoot, en sniff je sais pas. Et je sais même pas si on peut en avoir en France ou pas. Comme quoi je connais mal mon sujet de prédilection.

Bon clairement tu le dis toi-même, ce qui te manque c'est une conso récréative, et le geste qui va avec. Réfléchis bien à ce que tu désires ^^ Si tu veux vraiment te débarrasser des opis et que ça ne devienne qu'une conso très occasionnelle (si c'est seulement possible), il faut que tu restes sage avec ton TSO jusqu'à l'arrêt complet, et que tu t'abstiennes encore pendant un moment après, à mon avis.

J'dis ça mais bon, j'suis sous TSO et ça m'empêche pas de me faire un taquet de temps en temps.
 
Merci de tes conseils :) Bon ba j'imagine que je vais rester sur la metha alors. J'aurais jamais dû faire cette transition...
 
Non mais ne prends pas ce que je dis comme définitif, parles-en avec un professionnel. Si tu veux vraiment repasser au sub ils ont sûrement un protocole pour.
 
Oui j'ai rendez-vous jeudi avec mon addicto, je vais lui en parler on verra bien.
 
Justement je viens de prendre du Skenan, entre autre, Oxynorm et cie pendant plusieurs mois. J'ai déjà pris de l'héro, il y a, au secours ! 25 ans ? et ça ne m'avait pas plus accroché que ça. Oui, physiquement c'est pénible, comme un état grippal un lendemain de cuite, mais bon, pour moi c'est peanuts, je ne sais pas, je m'en fous.

J'imagine ne pas être le seul à ne pas s'accrocher aux opis. Je n'en comprends pas le mécanisme. J'ai encore des tonnes de cachetons et aucune envie d'en prendre. Maintenant que je n'ai plus mal et que je n'en ai plus besoin (je ne les ai pas eu légalement et j'en ai eu beaucoup, vraiment beaucoup) je vois les boîtes devant moi et je n'ai aucune envie d'en prendre. Drôle, non ? Alors que je serai, non en fait je suis capable et d'ailleurs je vais y aller, je suis capable de scruter le sol avec une loupe pour trouver des copeaux de beuh et je peux fumer des mégots dégueulasses qui ont trainés par terre.

Ce doit être une configuration du cerveau, ou mon rapport particulier avec la douleur, je ne sais pas, les opiacés ne me font pas envie. Le cannabis, ha... c'est différent. Je me comporte avec le cannabis comme beaucoup semblent se comporter avec les opiacés. Aucune retenue, aucune limite, des quantités difficilement admissible, même pour un drogué, l'orgie permanente, premier joint (énorme, type 2 grandes feuilles, 2 clopes et autant de beuh) dès 6h du matin puis 1 toutes les heures jusqu'au coucher.

Les opis et ce Skenan dont on m'avait dit du mal, je le prends comme un médicament. Ok, les premiers jours ça me faisait des chaleurs dans le corps et je dormais tout lové de bonheur, je me sentais un peu en retrait du monde, à une distance confortable, les 3 premiers jours, allez, une semaine maxi jusqu'à que j'atteigne la dose efficace de 60mg/j, que je ne prenais d'ailleurs pas tous les jours, la plupart du temps je restais à 30mg, en une seule prise, le soir avant de me coucher.

De la pure auto-médication et je crois que j'ai bien fait. Etant donné la demi-vie du produit (la première prise je l'ai senti plus que 24h), si on en prend toutes les 12h comme les toubibs prescrivent ça finit par faire augmenter les doses, la tolérance est trop forte. Prendre le soir me paraissait logique, je dormais bien, sans douleur et le matin j'étais en forme, les occupations de la journée me distrayant de ma douleur chronique.

Pourquoi je n'accroche pas ? Pourquoi ? Alors que là, tout en vous écrivant, je pense à quelques vieux mégots qui trainent dans le cendrier de ma bagnole. Combinés à des résidus de feuilles de mes manucures, hé hé ! Ca pourrait bien me défoncer un peu ! Je suis prêt à me détruire la gorge et les poumons pour un tout petit peu de créativité et d'humour (le cannabis me fait rire), tant pis si je fume des poils de chats et des toiles d'araignées en même temps. Et c'est dizaines de boîtes de Skenan, acti-Skenan, Oxycontin, Oxynorm (injectable !) qui sont là devant moi et dont je me fous complètement...

Si vous avez une théorie... Parce que la première fois que j'ai entendu quelqu'un dire qu'il était accro à la codéine j'ai cru à une blague, genre, putain, c'est trop grave, je suis accro au Dafalgan ou aux fraises Tagada, quelqu'un qui ferait de l'humour, qui ferait croire qu'il est devenu super accro à une substance anodine. Mais c'était vrai ! Et depuis j'en ai rencontré plusieurs, oui, des gens accros à la codéine ! Ce n'était pas une blague. Je me disais, pour en avoir pris en intra, le flash de l'héroïne, oui, je comprends, ça accroche et rien que se préparer son petit plateau, son petit rituel, puis quand on s'enfonce l'aiguille ! Ha ! C'est vrai que c'est bon. Mais pas la codéine ou même, maintenant, la buprénorphine, utilisée directement comme drogue et pas comme substitut, non, ça ne se peut pas, comment peut-on tomber accro de... ça ?

Il doit y avoir un rapport avec les récepteurs gaba-truc du machin-bidule chose, forcément, c'est mon cerveau qui est niqué.

Donc, je reste avec mes petites douleurs que je juge supportable, mais hélas, comme j'ai trop envie de pouffer de rire et d'entendre mon cerveau me raconter des conneries drôlatiques, je sens que je vais aller, littéralement, fumer la moquette, je suis sûre qu'elle est pleine de cristaux de THC, avec les kilos que j'ai planté cette année... Que j'ai détruits et j'ai arrêté du jour au lendemain. Il y a bien un petit manque physique du cannabis, un petit inconfort, rien à voir bien sûr avec les opiacés, ce n'est pas si grave, je m'en fous du malaise physique, tant que je peux rire.

Ce qui me pousse à consommer c'est cette envie de rire, donc naturellement, ce qui m'accroche terriblement ce sont les hallucinogènes comme les champignons, le lsd et le cannabis (aux doses où j'en prends, croyez-moi que c'est hallucinogène...). La coke aussi ça m'accroche assez durement. Mais pas l'alcool ou les opiacés.... Encore moins les benzos.

Celui qui me fournit une explication scientifique à ma non-addiction aux opiacés à gagner 4 boîtes de Skenan 60 ! Humour... Je préfère les détruire. Détruire la drogue, c'est un truc que j'ai toujours fait.
 
l'ancien a dit:
Ce doit être une configuration du cerveau, ou mon rapport particulier avec la douleur, je ne sais pas, les opiacés ne me font pas envie. Le cannabis, ha... c'est différent. Je me comporte avec le cannabis comme beaucoup semblent se comporter avec les opiacés. Aucune retenue, aucune limite, des quantités difficilement admissible, même pour un drogué, l'orgie permanente, premier joint (énorme, type 2 grandes feuilles, 2 clopes et autant de beuh) dès 6h du matin puis 1 toutes les heures jusqu'au coucher.

Les opis et ce Skenan dont on m'avait dit du mal, je le prends comme un médicament. Ok, les premiers jours ça me faisait des chaleurs dans le corps et je dormais tout lové de bonheur, je me sentais un peu en retrait du monde, à une distance confortable, les 3 premiers jours, allez, une semaine maxi jusqu'à que j'atteigne la dose efficace de 60mg/j, que je ne prenais d'ailleurs pas tous les jours, la plupart du temps je restais à 30mg, en une seule prise, le soir avant de me coucher.

Si ça peut te rassurer, et même si j'en prend par moment par plaisir ou rituel, je ne retrouve pas d'amour spécifique dans les opiacés à l'inverse de ce que je peux constater chez certains. Moi ma bête noire, c'est ni ça ni le cannabis, c'est les stimulants. Alors ça par contre, le rush de stim', ça me rend fou et j'en reste le plus loin possible autant par peur que par expérience.

Donc ouais je sais pas peut être une configuration du cerveau mais quoiqu'il en soit, en tout cas pour moi, les opiacés ne m'accrochent pas plus que ça et je suis pas mal indifférent à l'addiction que c'est censé entraîner. Comme tu l'as dit, ouais y a une sorte de vieil état grippal les 48h qui suivent mais j'ai envie de dire, c'est pas plus insupportable que le dimanche où tu décuves de ton samedi vodka.

Après cela n’empêche que je peux comprendre l'addiction des uns et des autres, qui comme toujours trouve son point de départ dans l'abus.
 
Je ne connais pas l'abus de stims, je ne sais pas, une intuition, je pourrais perdre le contrôle, ça me l'a fait avec la coke, je me tuerai, je le sais. Plus fort que la raison, plus fort que la santé, plus fort que la vie, plus fort que l'amour, c'est plus fort que tout, c'est intolérablement suffisant. Plus suffisant et plus nécessaire que la nourriture ou l'hygiène. Ces produits leurrent mon fonctionnement intime, ils se substituent à ma chimie interne déjà pas mal désiquilibrée. Sur ces produits je n'ai aucune volonté.

Mais pour les opiacés cela n'a rien à voir avec la volonté. Je crois que c'est liée à ma grande résitance à la douleur, ou plutôt ma grande habitude de la douleur, parce que j'ai fait beaucoup de sports et d'activités extrêmes. J'ai rarement mal mais quand j'ai mal... Il me faut impérativement un opiacé, comment dire... noble. Codéine minimum. Minimum. Sinon ça ne me fait rien ou pas assez. Oui ça fait du chaud dans le corps, mais je m'en fous d'avoir chaud, je me suis tellement caillé dans ma vie, dans des bivouacs de malade où tu joues véritablement ta survie, que l'inconfort physique m'indiffère. L'inconfort, pas la douleur. A partir de quel niveau les sensations cessent d'être de l'inconfort supportable pour devenir une inadmissible douleur ? C'est l'expérience de vie de chacun qui le détermine, plus des prédispositions génétiques ou dans le genre j'imagine.

C'est cette recherche du bonheur (l'absence de souffrance ?) qui nous détermine et nous rend esclaves. Cependant ce bonheur ou cette absence de souffrance est différent pour chacun. Moi je veux rire car c'est ce qui manque le plus à ma vie. Je veux combler un manque, pas supprimer un trop plein. Ce n'est pas pour m'enlever quelque chose, une douleur, une angoisse, ce n'est pas pour échapper à mes responsabilités, non, je veux du bonus, j'en veux plus, je ne ris pas assez. Fumer 50 g de beuh dans la semaine ne m'empêche pas de faire les choses, ça me les fait faire en riant et en chantant, de bonne humeur. Hélas, ça diminue ma capacité pulmonaire et ça fout en vrac tout mon système cardio-vasculaire, et comme j'ai beaucoup de marge grâce à ma constitution athlétique, cela ne m'handicape pas trop, je demeure celui avec le plus d'énergie. Donc je me détruis en riant et en chantant. Super...

C'est sûr ce point que j'ai du mal à me projeter dans les addictions destructrices des autres. Car si mes addictions devaient m'empêcher de faire les choses que j'aime et les choses que je n'aime pas mais que je dois faire quand même parce que je suis un être civilisé et responsable, une petite voix dans ma tête, sans même parler de petite voix, une intuition globale me ferait arrêter. J'aime me déglinguer, j'aime être high, j'aime ces sensations grisantes, mais pas au point de perdre tout sens critique sur la vie que j'ai décidé de vivre.

J'imagine la difficulté des personnels soignants face aux addictions. Tu n'as pas deux personnes pareilles. Le degré d'auto-destruction auquel un individu se soummet est pour les autres un mystère et je pense le sera toujours. C'est en soi qu'il faut trouver le mécanisme déclencheur. Je ne dis pas que toute aide extérieure est inutile, je pense que "aide-toi et le... cosmos ! t'aidera". Il faut s'explorer jusqu'au plus profond de notre intimité, dans ces zones ordinairement fuies, dans ses méandres de la conscience où il n'y a que pleurs, angoisses, rage, désespoir. Globalement, de part mes discussions avec des amis sous subutex ou méthadone depuis trop longtemps à leurs yeux, ce qui leur manque et ils me le disent, c'est un accompagnement psychologique, limite spirituel. Ils pourraient décrocher des produits de substitution mais ils ne le veulent pas, ils ne le veulent pas. Ils n'en ont plus besoin, ils le savent, ils n'en ont presque plus envie, le problème est ailleurs, vraiment ailleurs, sur un plan psychologique que rarement nous décidons d'aborder et que peu de méthodes psycho-quelque-chose nous permettent d'aborder.

Causons-en.
 
l'ancien a dit:
J'imagine la difficulté des personnels soignants face aux addictions. Tu n'as pas deux personnes pareilles. Le degré d'auto-destruction auquel un individu se soummet est pour les autres un mystère et je pense le sera toujours. C'est en soi qu'il faut trouver le mécanisme déclencheur. Je ne dis pas que toute aide extérieure est inutile, je pense que "aide-toi et le... cosmos ! t'aidera". Il faut s'explorer jusqu'au plus profond de notre intimité, dans ces zones ordinairement fuies, dans ses méandres de la conscience où il n'y a que pleurs, angoisses, rage, désespoir. Globalement, de part mes discussions avec des amis sous subutex ou méthadone depuis trop longtemps à leurs yeux, ce qui leur manque et ils me le disent, c'est un accompagnement psychologique, limite spirituel. Ils pourraient décrocher des produits de substitution mais ils ne le veulent pas, ils ne le veulent pas. Ils n'en ont plus besoin, ils le savent, ils n'en ont presque plus envie, le problème est ailleurs, vraiment ailleurs, sur un plan psychologique que rarement nous décidons d'aborder et que peu de méthodes psycho-quelque-chose nous permettent d'aborder.

Causons-en.

Je n'en ai pas le titre mais de connaissance, il y a de très bons psychologues qui accompagnent les troubles addictifs. Comme dans chaque domaine, il y a les deux versants, escroc et compétent :nod:

EDIT : J'en ai connu un en particulier avec qui j'ai pu discuter. Aucune expérience personnel avec la guedro mais alors putain un vrai virtuose empathique. Clairement, je saurais jamais si ce mec a eu un passé dans son entourage mais il visait juste à chaque fois et des retours de personne qui le consultait, bah franchement on sentait que pour chacune d'entre elles, le soutien et l'avancée thérapeutique les imprégnaient dans leurs réflexions et leurs agissements.
 
Je n'avais pas tout dit. J'ai fait une petite expérience et tenté une "forte" dose, 240 mg en 24 h, en plusieurs prises. Avec arrêt brutal le lendemain comme d'habitude.

Je veux pas faire un TR, peut-être serait-ce intéressant qu'un ingénu aux opiacés se livre. Quoi que... J'ai eu une crise de démangeaisons, pas douloureuse ni même dérangeante. Les premières heures je me suis allé machinalement à me gratter, puis je me suis souvenu que c'était un effet souvent mentionné du Skenan, les heures suivantes j'ai gardé ça en tête et j'ai lutté assez facilement contre l'envie de me gratter ou de me frotter.

Sinon j'étais pas bien niveau réflexes et mon volume respiratoire par minute était inquiétant. Pas vu d'effets psychonautiques particuliers, de courtes extases et un sentiment joyeux gâché par une fatigue visuelle, corporelle, intellectuelle à cause des passages brutaux dans des états de rêve non désirés.

Je comprends pourquoi je pourrais en prendre tous les jours. Ce qui me sauve c'est que ce n'est pas psychonautique, il me manque cette dimension sauvage et imprévisible des psychédéliques. Le ronron est dangereux, on tourne en rond sur soi même en refermant la boucle chaque tour davantage, la spirale, puis il ne reste plus grand chose des interactions avec l'extérieur. Les psychédéliques sont dangereux dans un autre style, mais mettent des coups de fouet vivifiants, il n'y a pas de routine possible. Le danger des opiacés est cette routine, ce ronron. Il faut le casser avec un gros délire psychédélique comme Iboga, c'est clair maintenant !

En utilisation occasionnelle, adulte, pour une recherche spécifique de sensations précises dans un environnement contrôlé, si vraiment nous avons ce temps à perdre dans l'existence car tout a été accompli, oui, une petite dose de Skenan peut s'envisager. Et encore. Et encore. C'est vraiment pour les malades et pour les vieux. J'ai de grandes douleurs et je commence à accuser l'âge, j'imagine que j'y ai droit et dans un sens ça me fait chier. Les douleurs m'handicapent, la morphine m'handicape, merde, je suis un handicapé...
 
franchement quand je lis melusine je me dis que j'ai vraiment de la chance même si je suis sur que 90% de ce qu'elle raconte ça na jamais exister!!!!!
 
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