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Les voix des prods

Canin

le Hutin (EEEEEHeh)
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3 Avr 2020
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Avez vous déjà remarqué une voix différente à vos compagnons de trip ?

Je trouve qu'on parle plus lentement de manière plus détendue sous psychés, avec un rire un peu bête parfois. Les empathos ont leur propre rire aussi, moins saccadé que d'habitude peut être. En tout cas on parle un peu plus vite quand on en prend, avec une voix un peu plus sucrée.
Peut être que c'est l'effet du prod sur la manière d'entendre aussi.

En tout cas ce sujet m'est venu avec le souvenir d'une soirée en club avec des potes il y a quelques années déjà. J'avais pris du LSD et eux des Taz. Incompréhension totale, ils parlaient trop vite pour moi, je comprenais rien, mon mode de pensée 'avait rien à voir avec le leur non plus, et ils me comprenaient pas.

Alors avez vous déjà remarqué ou vécu des choses similaires ?
 

PSYCHOCRACK

le gros con avec une chaussure noire
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10 Jan 2007
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pour le mode de pensser oui, en tirant un peut par les cheuveux.

j'avais un jours taper une dose tres forte de 2ce mais sans tolérance, la clauque et mon mode de pensser completement chamboulé , chauqe pensser était maintenant relier entre elle par les emotion, chelou à vivre l'histoire...

par contre niveau voix je ne m'en rapelle plus........
 

Tridimensionnel

Holofractale de l'hypervérité
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27 Avr 2016
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C'est un peu difficile à dire parce que comme tu le soulignes, ça peut aussi être l'effet du produit sur la manière d'entendre. Généralement je suis prodée à la même chose que tout le monde et c'est difficile de séparer ce qui appartient à l'un ou à l'autre. Quand on est dans le même état d'esprit, on a un peu moins tendance à remarquer ce qui diffère de d'habitude.

Mais ouais les gens tazés (on en trouve toujours un ou deux par teuf) parlent hyper vite, et surtout ils parlent hyper densément, c'est-à-dire que même lorsque le débit est correcte il n'y a aucun blanc, aucune pause, à peine le temps de prendre sa respiration, en fait les pensées s'enchaînent tellement vite que pour l'interlocuteur y'a pas moyen d'en placer une, ou alors faut vraiment mettre un pied dans la porte en mode "bon stop j'ai un truc à dire là". Le pire c'est que la plupart du temps les gens tazés ont sincèrement envie d'avoir un dialogue équilibré et d'écouter leur interlocuteur, seulement la spontanéité est si grande, les émotions sont si fortes, et c'est si agréable de pouvoir s'exprimer sans honte, que les faits dépassent les intentions et que ça donne des monologues.
C'est vraiment ce qui me pète le plus les burnes avec les empathos, à titre personnel, cette distance entre l'intention et l'acte. Mais c'est un autre sujet.
En tout cas c'est vraiment un truc auquel j'essaye de faire gaffe maintenant. Faut faire un effort conscient de se retenir, se forcer à laisser l'autre finir ses phrases, laisser des silences etc. Avec une dose raisonnable (comme <100mg de MDMA) ça reste gérable. Et la montée, bah en montée c'est très difficile quoi. Avec un random croisé sur le bord de la route, osef. Mais quand il s'agit d'avoir des discussions importantes avec des proches, ouais je fais gaffe. J'attends le plateau, etc.
Mais bon là on s'éloigne de la question de la voix elle-même...

Pour rester sur les empathos, on m'a déjà dit que j'ai une voix différente, un timbre plus grave et chaud, un débit plus régulier (j'ai tendance à bredouiller dans la vie quotidienne). De mon ressenti, le fait d'être si fortement connecté à mes émotions et d'avoir moins d'inhibition rend en effet l'action de vocaliser plus intuitive, presque musicale. Les émotions en question étant la plupart positives ou au moins généreuses, l'acte de partage n'a rien à emprunter aux intonations de l'agression ou de la réticence, ça coule. J'ai l'impression de pouvoir vraiment articuler le langage de la façon la plus optimale pour transmettre mes idées, parler devenant une activité d'ordre esthétique.
 

Skruffy

Holofractale de l'hypervérité
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26 Jan 2018
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J'ai l'impression que sous L ou champis je crie plus, ce qui est en partie vrai je crois par ce que parfois j'ai un peu la voix cassé après. Ca vient avec le setting musique/fête, l'alcool, le turn up du moment.

A partir d'une certaine dose de ké, j'ai plus de mal à articuler mais ça me le fait de moins en moins par ce que à partir de ces doses j'ai de plus en plus tendance à me taire.

MD quand j'en prenais avec des 'vraies' doses (<1/2 taz) je parlais très vite un peu en mode monologue exactement comme Tridi l'a décrit. Maintenant je tourne plus autour du 8ème de taz donc ça se ressent moins.

J'ai pas trop remarqué de changement dans les autres, à part la voix du mec bourré qui articule mal et qui te parle à 10cm de ton visage.

Donc modification de la voix je sais pas, mais du volume et du débit de parole ouais clairement.
 
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2 Sept 2021
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Alors moi sous champi, souvent, dès que je dépasse le palier des 10g secs, j'entend ma propre voix faire des vagues comme si j'étais un alien qui parlait dans un talkywalkie.. et pour les voix des autres, je les entends avec un echo, comme si ils parlaient dans une église
 

Canin

le Hutin (EEEEEHeh)
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3 Avr 2020
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C'est vrai que j'ai écrit "voix" mais finalement c'est surtout la manière de parler. La vitesse, la contraction des mâchoires...

Même si durant certains trips à la 5MAPB j'ai réellement souvenir d'une amie qui avait une voix super détendue et plus grave. Plus fluide aussi. Et la même personne avait la même voix en redescente de 2C-B FLY. Elle m'a reconté une histoire à la narration influencée par le Zolpidem, eh ben ça n'avait pas grand chose à voir avec sa manière de parler habituelle. 

Ça tiendrait plus de la psychologie de la perche que du fonctionnement mécanique de la drogue vous pensez ?
 

xyzt_

Mlle je-fais-tout
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9 Déc 2019
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Eeeehhhh jSssSuis PAS bOuRréEe oKAY ???
 

Tridimensionnel

Holofractale de l'hypervérité
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27 Avr 2016
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Ça tiendrait plus de la psychologie de la perche que du fonctionnement mécanique de la drogue vous pensez ?

Les deux, si l'on considère la mécanique de la vocalisation : c'est une histoire de muscles, de mouvements. Les produits agissent sur les muscles par leur action mécanique mais aussi par l'effet psychologique qui produit tension, détente, fébrilité, fluidité...
D'abord il y a la respiration, qui joue sur le débit et la puissance. Une personne essoufflée et une personne calme, inspirant profondément, ont des voix très différentes.
Ensuite la vocalisation elle-même, càd le fait d'actionner les cordes vocales, qui se situent dans la gorge. Les cordes vocales sont des muscles qui se rapprochent pour vibrer au contact de l'air et produire un son. Quand la gorge est fermée, ça marche pas ; quand la gorge est ouverte, l'air passe librement et on respire sans bruit. La palette de tension des cordes vocales et des muscles de la gorge qui les entourent modulent le son et font le timbre. Pensez à la voix d'une personne tendue, contractant la gorge : elle semble étranglée. C'est notamment ainsi qu'on peut deviner si l'intervenant·e d'une conférence est stressé ou maître de la situation. Iel pourra faire tous les efforts du monde pour parler lentement et correctement, le timbre de sa voix læ trahira (à moins qu'iel n'en ait conscience et sache contrôler ça aussi, ce qui s'apprend). C'est pour ça que la gestion du stress est très importante pour les chanteurs et chanteuses.
Et enfin, l'articulation, avec tous les muscles de la langue et de la bouche. Pensez simplement à la voix d'une personne qui se réveille : sa bouche est encore endormie, elle bafouille. Pensez aussi à l'expression "avoir un sourire dans la voix" : ça s'entend, tout simplement, quand une personne sourit ; la bouche change de forme et produit un son différent, on appelle ça la "couleur".
Donc c'est bien normal qu'une personne sous amphet, tendue, mâchoire collée, surexcitée, respirant court et faisant de longues phrases, ait une autre voix qu'une personne démontée aux benzos.
 

Biquette

Modo vache qui rend chèvre
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5 Fev 2013
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Je trouve toujours rigolo les mâchonnages de mots sous disso. Si je partage le mindset de la personne qui galère à articuler (par exemple en ayant consommé la même chose) c'est pas un souci, je comprends la moitié de la phrase et l'empathie fait le reste (ou l'illusion de comprendre due à la perche) ; mais si je suis dans un état d'esprit différent, écouter les gargouillis de kétosaure donne des moments bien comiques.

En tout cas c'est fascinant comme empatho + cannabis ça me fluidifie le débit de parole tout en attaquant la mémoire à court terme. C'est possible de lâcher de grandes tirades compliquées mais pas moyen de se rappeler le début de la phrase...
 

Tridimensionnel

Holofractale de l'hypervérité
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27 Avr 2016
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Elle m'a reconté une histoire à la narration influencée par le Zolpidem, eh ben ça n'avait pas grand chose à voir avec sa manière de parler habituelle.

Maintenant que tu l'dis, à une époque où je prenais régulièrement et récréativement du zolpidem, j'avais l'habitude d'appeler une personne de confiance peu après le drop. Généralement je me mettais à délirer un peu au milieu de la conversation, et cette personne le remarquait à mon intonation qui changeait. Je crois que j'articulais moins, que je parlais plus lentement, en me concentrant sur la sonorité plutôt que sur le sens, en suivant les images qui apparaissaient dans mon esprit, de façon un peu décousue. Donc pour mon interlocuteur c'était le signal qu'il fallait pas trop prendre au sérieux ce que je disais. Avec ceci de paradoxal que c'était souvent un moment de désinhibition un peu psychanalytique on va dire, avec associations d'idées, une sorte de spontanéité tordue... Puis venait un seuil où la conv n'avait juste plus de sens et alors il raccrochait. Le lendemain on se rappelait et il me demandait : "ce que t'as dit là, c'était toi ou c'était le prod ? Et ça ?". J'appréciais vraiment qu'il me laisse ainsi le choix de m'approprier, ou non, des paroles proférées alors que je n'étais pas vraiment moi-même.

Récemment j'ai pu observer deux personnes se taper une maxi perche de speed devant moi, et leurs voix ont changé très différemment ! Le premier s'est mis à parler plus aiguë et très vite. Le deuxième, au contraire, plus grave et beaucoup plus lentement. C'était assez cocasse comme contraste, surtout dans les dialogues.
 

Cyceon

Neurotransmetteur
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23 Jan 2021
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Personnellement je ressens vachement ces « voix » différentes en fonction des trip.

Pour les Empathos je prend souvent de la Mdma a deux tranquille à la maison ( souvent en couple ), toujours avec des doses gentilles de 80 à 120mg.
Ça me donne toujours une voix très très calme et posée, je parle beaucoup de base et là même si c’est toujours autant le cas, mon timbre change et je parle avec une voix très douce. On m’a souvent fait la remarque

Côté psyché, un peu comme vous l’avez mentionné ça change aussi pas mal mon rire, plus saccadé et plus long/intense notamment avec le 2C-B et un peu aussi le L. J’ai remarqué aussi que sous L on a tendance avec mes partenaires à utiliser des expressions que l’on utilise pas du tout habituellement.

Donc je pense que comme le dit Tridimensionnel c’est autant une histoire mécanique que psychique en fonction de comment on interprète ce qu’on entend.

Comme Biquette le mentionne le cannabis et la mémoire à court terme défaillante ça fait des ravages sur la narration et l’oubli de nos débuts de phrases aha

Sans parler de tout ce qui est Ketamine / alcool qui change drastiquement comment les gens communiquent en fonction de leur état. Là je parle en tant qu’observateur

Voilà pour mon expérience :)
 

Babar

Matrice périnatale
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22 Août 2023
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Merci Sorence pour avoir link le topic,

De mon coté j'ai l'impression que quand je trip j'ai toujours une voix différente.

Généralement :
  • Sous Psyché je parle à voix basse de manière plus posée et en prenant beaucoup de pose. Ce qui est tout l'opposé de sobre.

  • Sous stimulants Je deviens incompréhensible. Quand ça en arrive pas au point où je ne suis juste plus capable de sortir des sons cohérents.

  • Et enfin sous MDMA, comme j'en discutais avec Sorence, J'ai purement et simplement une voix de violeur.
    C'est uniquement pendant le plateau de forte prises et sur une période de 20-40 min max. Mais c'est tellement notable que lors de ma première "surdose" de MD, c'est la seule chose que mes potes ont su me dire le lendemain.
    J'ai de la chance pour le moment ça fait plus rire les gens qu'autre chose. Principalement parce que ça casse avec mon naturel très énergique. Si vous voyez pas ce que c'est, je suis pas capable de vous le décrire.
    (quelque chose qui y ressemble un peu c'est la voix de Mr. Burns des Simpson)
 

Acacia

𝓥𝓪𝓹𝓸𝓾𝓻𝓸𝓾𝓼 𝓢𝓱𝓪𝓭𝓮𝓼蒸気の色合い
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25 Mai 2017
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Sous psyché, pour moi, ça dépend énormément lequel, avec qui je suis et la dose .
Typiquement, un 2C-x ou du LSD avec des ami.es proches, je vais etre hyper exubérant.e, déshinibé.e, parler un peu vite, fort, grave m'emballer dans la conversation, sous MD chui un peu pareil , sans le coté relou alcoolisé psk le coté empatho me donne autant envie d entendre les autres que de parler donc je sais me taire .

Typiquement, les Tryptamines a dose moyenne-haute me rendent mutiques et extrêmement chill à faible dose .

Je pense que le Combo 3-HO-PCP X Zopiclone invente une nouvelle langue, sans déconner haha mais ne faites pas ça c'est débile et dangereux contrairement à la majorité des dissos ou des benzo, ça m donnait envie de parler et vite mais .... plus en français xD

Les benzo pour moi à dose *normale*, ça assome, rend la voix plus lente et douce un peu comme les opis mais quand ça commence à se rapprocher de l'alcool pour moi, c'est qu'on est dans la surdose .

J'y suis insensible mais un très bon ami à moi est accro au mélange Coke X Alcool et alors ça bordel .... je crois que j'ai meme pas besoin de développer mais souvent, j'ai envie de lui foutre des baffes quand il est arraché à ce combo .
Par insensible, j'entend, moi les fois ou j'ai testé la coke je me sentais speed mais j'ai pas eu cette loghrorée là 0.0

Je trouve que le cannabis y'a deux cotés, soit ça rend tout mou comme Benzo - Opi, soit ça rend giga timide limite mutique, ça dépend avec qui je me trouve comme les psychés
 
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Sorence

zolpinaute de la sapience
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11 Oct 2022
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