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Salut à tous ,)
Ça fait un moment que je voulais ouvrir ce sujet, alors voilà !
(21 juillet 25 - 19 juillet 26)
(1 janvier - 19 juillet 2026)
Pour me situer : bientôt 4 ans d'abstinence d'alcool de mon côté. Et la marche, c'est pas une nouveauté, j'ai toujours beaucoup marché. Par contre le compteur, lui, est tout jeune : les résultats ne sont enregistrés que depuis que je me suis acheté une montre connectée intelligente. J'avais des données avant, mais je les ai perdues suite à une désinstallation du logiciel sur Android (rageant lol). Donc ce qu'affiche l'appli aujourd'hui : 736 km, 113 sorties, plus de 185 heures de marche. À la louche, une centaine de bornes sur la fin 2025, et dans les 630 km sur 2026. Le vrai total de toutes ces années est bien au-dessus, mais bon, reparti de zéro au compteur !
Petit flashback pour comprendre d'où je pars : l'alcool n'était pas le seul morceau. Il y a eu le Valium aussi, et lui, j'ai dû passer par une hospitalisation pour l'arrêter. Vers la fin, il me faisait effet sur un laps de temps de plus en plus court. Et quand j'avais plus de stock et qu'il restait quelques jours à tenir avant la prochaine ordonnance, j'étais complètement déréglé : impossible de dormir malgré justement la marche, problèmes intestinaux (selles claires et/ou diarrhée), fièvre, jambes sans repos, etc.....
Et le truc qui m'a le plus marqué : 3 mois après l'arrêt total, mes humeurs en dents de scie étaient devenues totalement lisses. En fait, le Valium me calmait sur le moment, mais il générait une anxiété supplémentaire qui venait s'ajouter à mon anxiété « sans médicaments ». L'effet paradoxal, celui qui est écrit noir sur blanc dans le Vidal et la notice comme effet secondaire possible. Je l'ai lu après l'avoir vécu.
Aujourd'hui, côté traitement, pour être complet : Subutex 8 mg, quétiapine 600 mg et Ritaline. Je le précise parce que ça fait partie du tableau. La marche vient en complément de tout ça, pas à la place.
Un truc important dans ma pratique : je ne pars pas toujours pour la même distance. Suivant le moral, la météo, et mes prises des jours précédents, j'adapte. Des fois c'est une petite boucle de 2 bornes tranquille, des fois je pars pour 12 km d'une traite. Pas de pression, pas de performance : l'important c'est de sortir.
Mon astuce anti-flemme : quand je veux me forcer à marcher plus, je pars exprès dans une direction, loin. Comme ça, pas le choix, obligé de faire tout le retour à pied lol. Le demi-tour anticipé, ça n'existe pas !
Niveau ambiance, c'est du 50/50 : la moitié du temps je marche dans le silence complet, à écouter la nature (les oiseaux, le vent, les bruits de la campagne). L'autre moitié, je mets la radio, un podcast ou une vidéo YouTube qui s'écoute sans avoir besoin de regarder l'écran.
Et pour être complètement transparent (on est sur Psychonaut, autant l'être) : environ 10% du temps, je fume un joint ou deux en début de marche, dans le but de faire off dans mon esprit. Les 90% restants, c'est marche à sec. Je le dis parce que ça fait partie de ma réalité, et que ce topic n'est pas un concours de pureté.
Petit aparté tant qu'on parle d'activité physique : j'aime aussi le vélo, et j'en ai même un vraiment super, un Orbea MT29, 29 pouces, 27 vitesses, cadre alu, guidon titane, que j'ai personnalisé en mode VTC (j'ai remplacé les gros boudins à crampons par des pneus hyper fins type vélo de course). Mais j'habite un village où le plat n'existe pas, et je procrastine la reprise depuis un moment..... Si des motivés veulent me secouer là-dessus, c'est le moment lol.
Avec le recul, la marche joue sur plein de plans :
Le mental : une heure de marche et les idées se remettent en place toutes seules. Les ruminations tournent en boucle à la maison, mais dehors, en mouvement, elles se dissolvent. C'est presque mécanique.
Le craving : quand ça gratte, sortir marcher casse le truc. C'est pas magique, l'envie revient parfois, mais le temps de la balade elle est souvent redescendue. Et surtout : c'est dispo tout de suite, gratuit, sans effet secondaire (à part des mollets en béton lol).
Le sommeil : la fatigue physique saine, la vraie, celle qui te fait dormir sans te défoncer. Après des années à chercher le sommeil dans des produits, c'est presque troublant de simplicité.
Par contre, petit bémol maintenant que cette routine est installée depuis des mois : les jours SANS marche. Là, j'ai l'impression d'être devenu accro..... J'ai du mal à m'endormir, et je suis plus à fleur de peau. Comme quoi on remplace jamais vraiment, on déplace. Mais entre être accro à la marche et accro au reste, j'ai vite choisi mon camp ,)
Je précise : je suis pas là pour faire la morale ou dire « arrêtez tout et allez marcher ». Que tu consommes encore ou pas, je pense que la marche (ou n'importe quelle activité physique régulière) peut jouer un rôle de régulateur. C'est de la RdR aussi, à sa manière. Et comme mon histoire de sevrage le montre, elle fait pas tout non plus, il y a des moments où il faut d'autres béquilles, y compris médicales.
Ça fait un moment que je voulais ouvrir ce sujet, alors voilà !
(21 juillet 25 - 19 juillet 26)
(1 janvier - 19 juillet 2026)
Pour me situer : bientôt 4 ans d'abstinence d'alcool de mon côté. Et la marche, c'est pas une nouveauté, j'ai toujours beaucoup marché. Par contre le compteur, lui, est tout jeune : les résultats ne sont enregistrés que depuis que je me suis acheté une montre connectée intelligente. J'avais des données avant, mais je les ai perdues suite à une désinstallation du logiciel sur Android (rageant lol). Donc ce qu'affiche l'appli aujourd'hui : 736 km, 113 sorties, plus de 185 heures de marche. À la louche, une centaine de bornes sur la fin 2025, et dans les 630 km sur 2026. Le vrai total de toutes ces années est bien au-dessus, mais bon, reparti de zéro au compteur !
Petit flashback pour comprendre d'où je pars : l'alcool n'était pas le seul morceau. Il y a eu le Valium aussi, et lui, j'ai dû passer par une hospitalisation pour l'arrêter. Vers la fin, il me faisait effet sur un laps de temps de plus en plus court. Et quand j'avais plus de stock et qu'il restait quelques jours à tenir avant la prochaine ordonnance, j'étais complètement déréglé : impossible de dormir malgré justement la marche, problèmes intestinaux (selles claires et/ou diarrhée), fièvre, jambes sans repos, etc.....
Et le truc qui m'a le plus marqué : 3 mois après l'arrêt total, mes humeurs en dents de scie étaient devenues totalement lisses. En fait, le Valium me calmait sur le moment, mais il générait une anxiété supplémentaire qui venait s'ajouter à mon anxiété « sans médicaments ». L'effet paradoxal, celui qui est écrit noir sur blanc dans le Vidal et la notice comme effet secondaire possible. Je l'ai lu après l'avoir vécu.
Aujourd'hui, côté traitement, pour être complet : Subutex 8 mg, quétiapine 600 mg et Ritaline. Je le précise parce que ça fait partie du tableau. La marche vient en complément de tout ça, pas à la place.
Un truc important dans ma pratique : je ne pars pas toujours pour la même distance. Suivant le moral, la météo, et mes prises des jours précédents, j'adapte. Des fois c'est une petite boucle de 2 bornes tranquille, des fois je pars pour 12 km d'une traite. Pas de pression, pas de performance : l'important c'est de sortir.
Mon astuce anti-flemme : quand je veux me forcer à marcher plus, je pars exprès dans une direction, loin. Comme ça, pas le choix, obligé de faire tout le retour à pied lol. Le demi-tour anticipé, ça n'existe pas !
Niveau ambiance, c'est du 50/50 : la moitié du temps je marche dans le silence complet, à écouter la nature (les oiseaux, le vent, les bruits de la campagne). L'autre moitié, je mets la radio, un podcast ou une vidéo YouTube qui s'écoute sans avoir besoin de regarder l'écran.
Et pour être complètement transparent (on est sur Psychonaut, autant l'être) : environ 10% du temps, je fume un joint ou deux en début de marche, dans le but de faire off dans mon esprit. Les 90% restants, c'est marche à sec. Je le dis parce que ça fait partie de ma réalité, et que ce topic n'est pas un concours de pureté.
Petit aparté tant qu'on parle d'activité physique : j'aime aussi le vélo, et j'en ai même un vraiment super, un Orbea MT29, 29 pouces, 27 vitesses, cadre alu, guidon titane, que j'ai personnalisé en mode VTC (j'ai remplacé les gros boudins à crampons par des pneus hyper fins type vélo de course). Mais j'habite un village où le plat n'existe pas, et je procrastine la reprise depuis un moment..... Si des motivés veulent me secouer là-dessus, c'est le moment lol.
Avec le recul, la marche joue sur plein de plans :
Le mental : une heure de marche et les idées se remettent en place toutes seules. Les ruminations tournent en boucle à la maison, mais dehors, en mouvement, elles se dissolvent. C'est presque mécanique.
Le craving : quand ça gratte, sortir marcher casse le truc. C'est pas magique, l'envie revient parfois, mais le temps de la balade elle est souvent redescendue. Et surtout : c'est dispo tout de suite, gratuit, sans effet secondaire (à part des mollets en béton lol).
Le sommeil : la fatigue physique saine, la vraie, celle qui te fait dormir sans te défoncer. Après des années à chercher le sommeil dans des produits, c'est presque troublant de simplicité.
Par contre, petit bémol maintenant que cette routine est installée depuis des mois : les jours SANS marche. Là, j'ai l'impression d'être devenu accro..... J'ai du mal à m'endormir, et je suis plus à fleur de peau. Comme quoi on remplace jamais vraiment, on déplace. Mais entre être accro à la marche et accro au reste, j'ai vite choisi mon camp ,)
Je précise : je suis pas là pour faire la morale ou dire « arrêtez tout et allez marcher ». Que tu consommes encore ou pas, je pense que la marche (ou n'importe quelle activité physique régulière) peut jouer un rôle de régulateur. C'est de la RdR aussi, à sa manière. Et comme mon histoire de sevrage le montre, elle fait pas tout non plus, il y a des moments où il faut d'autres béquilles, y compris médicales.
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Du coup je suis curieux :
Certains ont un truc similaire ? (marche, course, muscu, vélo, nage.....)
Ceux qui consomment : est-ce que l'activité physique change quelque chose dans votre rapport aux prods ?
Les abstinents : qu'est-ce qui vous aide à tenir la régularité sur la durée ?
Et question bonus : vous êtes plutôt team silence/nature ou team podcast/radio en marchant ?
Au plaisir de vous lire !