Gestion de l’addiction au GBL, urgence vitale

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Clopincotin
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Clopincotin

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Bonjour à tous,

Je suis actuellement en plein parcours de soin pour une addiction au GBL, parcours qui a commencé il y a 5 ans, une épreuve difficile marquée par une consommation constante qui me suit jour et nuit, heure après heure. Si j’ai franchi le pas vers la guérison en entamant différentes cures, je reste hanté par la peur d’une rechute, surtout face aux dommages physiques que cette addiction a infligés à mon corps et à ma vie dévastée.

Cette lutte contre l’addiction n’est pas seulement une bataille contre la dépendance elle-même, mais aussi contre les conséquences physiques directes de l’abus du GBL. Les chutes, les coups contre les murs, brûlures, fractures, et les périodes de coma auto-induites ont laissé des marques tangibles qui vont au-delà de la souffrance psychologique. Ces blessures physiques sont des rappels constants de la période la plus sombre de ma vie, période durant laquelle j’ai cherché à oublier la douleur et l’ennui à travers une substance destructrice.

La violence auto-infligée, écho d’une enfance marquée par la violence d’un père et une identité trouble, a trouvé dans l’addiction au GBL un moyen de s’exprimer de manière encore plus destructrice. Aujourd’hui, alors que je me bats pour me libérer de cette emprise, je me demande comment affronter les stigmates physiques et émotionnels laissés par cette addiction. Comment réparer non seulement mon esprit, mais aussi mon corps ?

Je recherche des témoignages et des conseils de personnes ayant traversé des addictions similaires, ayant dû faire face aux conséquences physiques de leur comportement addictif. Comment avez-vous géré la reconstruction physique et psychologique après une telle épreuve ? Quelles stratégies avez-vous mises en place pour empêcher une rechute et pour vivre avec les séquelles d’une telle addiction ?

Toute expérience partagée, tout conseil ou soutien de votre part sera grandement apprécié. Savoir que d’autres ont traversé des chemins similaires et ont trouvé des moyens de surmonter ces obstacles serait une source immense d’espoir et de motivation pour moi.

Je vous remercie sincèrement pour votre écoute et votre soutien.

Clopin
 
Salut Clopin, je n'ai pas le même parcours que toi mais j'espère que qqun du forum va te répondre. Sinon je te conseil de faire un tour sur Psychoactif, ou il y aura peut être qqun avec la même expérience que toi. Sinon jai trouvé ca comme témoignage sur Erowid: https://www.erowid.org/experiences/exp.php?ID=31841. D'ailleurs tu peux aussi chercher du côté des forums anglais (je saurais moins te conseiller pour le coup) Bonne soirée
 
Salut Clopincontin, sache en tous cas que d'autres personnes ont traversé cette épreuve et ont pu la gérer.
Tu en trouveras un témoignage dans ce podcast : https://www.slate.fr/audio/substance-podcast/saison-4-episode-1-groovie-lune-de-miel

En terme de pharmacologie ce n'est pas très différent d'une addiction à l'alcool, alors il y a pléthore d'exemples de rétablissement !

Tu dis que tu as essayé diverses cures, comment s'organise ton suivi ? As-tu des traitements qui pourraient t'aider à gérer le manque et réduire le risque de rechute ?

je me demande comment affronter les stigmates physiques et émotionnels laissés par cette addiction. Comment réparer non seulement mon esprit, mais aussi mon corps ?
Ça dépend sûrement des stigmates en question, veux-tu nous en dire davantage ?

Bon courage <3
 
Merci pour vos réponses, en effet j’ai confondu avec Psychoactif où je voulais poster initialement ce message.

Le suivi se fàit en ce moment via une post-cure mais je les ai déjà enchainées beaucoup trop à mon goût et souhaite sortir de ce cercle. La particularité à côté de l’alcool réside dans l’incapacité totale de résister à l’endormissement brutal 10 à 20mn après l’absorption, suivi d’un somnambulisme ébriétique dans lequel pour ma part je me cogne contre tous les murs, je tombe et me relève, parfois sors de chez moi jusqu’à l’évanouissement final qui durera jusqu’à quelques heures, rarement plus de deux. S’en suit un réveil douloureux avec des brûlures et coupures sur la peau, nez cassé à plusieurs reprises, idem pour les pieds et chevilles, bleus parsemés sur le corps etc. Ce sont ces blessures de plus en plus graves ajoutées au coma qui font peser le pronostic vital sur la longueur, sans parler d’autres substances qui peuvent être parfois prises en même temps en sniff ou para au mieux…

Merci encore pour vos messages.

Clopin
 
Salut Clopin :)
Veux-tu nous raconter comment se déroule ton suivi post-cure ? As-tu des traitements, comment se déroulent tes rechutes (déclencheurs), etc ? C'est peut-être dans ce genre de détail qu'on peut trouver des pistes pour briser le cercle.
En ce qui concerne les blessures, en plus d'un suivi médical approprié que je te souhaite d'avoir pour gérer les dommages physiques, tu serais peut-être aidé dans la gestion des dommages émotionnels par des thérapies davantage tournées vers la relation entre soi et le corps. Par exemple, plusieurs CAARUD engagent maintenant un·e masseur/masseuse ou un·e psychomotricien·ne.
As-tu des loisirs en dehors du GHB ? Qu'est-ce qui te fait du bien, qu'est-ce qui t'anime ?
 
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