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Drogue(s) et mémoire

Aiskhynê

Chatterrante acidulée
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25 Déc 2011
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Bonjour tout le monde !
Je vous propose de parler de l'impact de la consommation de drogue(s) sur votre mémoire.
Sujet qui je le constate, fait écho à pas mal de personnes :o

J'ai moi même l'impression d'être là forme dégénérée de Dory :heart: Tout a commencé pour moi vers 23 ans et tout s'est accéléré par la suite.
Je pense que la consommation excessive d'alcool et de solvants + le cannabis sont déjà un bon combo pour se niquer la mémoire...

Mais ensuite j'ai l'impression que dès que j'ai touché aux dissociatifs de façon addictive, tout a merdé à ce niveau et niveau cognition. Le protoxyde d'azote aussi n'a rien arrangé à tout ça of course :-D

Et vous, vous en êtes où avec votre mémoire ?
Est-ce que vous l'attribuez à des facteurs extérieurs tel le smartphone ou autres facteurs plus environnementaux ?
Est-ce que ça a commencé avant ou après la consommation d'une ou de drogues ?

Il faut déjà pouvoir s'en rappeler ! :aangel:
 

LysergiK-Juanito

Neurotransmetteur
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27 Jan 2023
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Salut à toi Aiskhynê!

Sujet très intéressant je trouve. 

Pour ma part, j'ai constaté que les problèmes de mémoire sont liés en majorité à la consommation excessive d'alcool. 
Je veux dire par là que pour moi, la consommation d'alcool est très problématique en terme de mémoire... Surtout en combo avec Mdma, Ketamine, THC, et le pire: les Benzodiazepines.

Depuis que j'ai totalement arrêté l'alcool suite à un événement très dramatique, je peux consommer de tout (En quantité plutôt "raisonnable") sans avoir de troubles de la mémoire.

Dorénavant je me rappelle de toutes mes "perches" si je puis dire. Et ces vraiment beaucoup plus plaisant  :-D

Bises bises !

LysergiK-Juanito.
 

Aiskhynê

Chatterrante acidulée
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25 Déc 2011
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J'avais oublié les benzodiazépines dans l'équation, en plus c'est assez radical aussi je trouve... :x

Donc tu en déduis que c'était passagé et suite essentiellement à des consommations abusives d'alcool et de benzo essentiellement ?

Perso je n'avais jamais trop réfléchi aux dissociatifs et je me rend compte que ça a beaucoup joué aussi.
 

LysergiK-Juanito

Neurotransmetteur
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27 Jan 2023
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Oui pour moi le combo Alcool + Benzos = Méga trou noir assuré...

Puis les dissociatifs, c'est sûr que si tu te tape un K-hole à chaque prise, ça aide pas non plus... Lol.

Mais perso l'alcool est vraiment une vraie merde que ce soit pour la mémoire, la santé en général, les actes qu'on peut commettre sous emprise et les répercussions sur la vie de tous les jours et sur nos proches... 
Mais ça c'est un autre sujet.  :-D

LysergiK-Juanito.
 

PSYCHOCRACK

le gros con avec une chaussure noire
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10 Jan 2007
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alors mes problème de mémoire ça à toujours été, légèrement puis depuis que j'ai viellis c'est de pire en pire.

pour infos j'ais conssomer et abuser de tabac (à roulé sans filtres) cannabis, surtout le shit coupé; mxe; mdpv; dmxe;

on ma mis sous prozac de 2006 à 2013, puis de 2013 à maintenant sous abilify qui doit entre autres effet secondaire faire perdre la memoire???

car depuis que je le prend ma memoire fais que baisser, joublie surtout les souvenire.

ps: j'ai jamais abuser de serestat mème si j'ai l'impretion que sa joue donc j'ai ellever de la liste.
 

Aiskhynê

Chatterrante acidulée
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25 Déc 2011
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Plus j'avance aussi et plus le ressens les effets secondaires des drogues (surtout l'alcool) / médicaments que je n'aurais pas ressenti avant et la mémoire ça devient violent ! :3

Il est vrai que les médicaments (souvent psychoactifs) peuvent aussi provoquer des problèmes de mémoire à court et long terme :/
 

LysergiK-Juanito

Neurotransmetteur
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27 Jan 2023
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Ah bah c'est certain que les médocs (neuroleptiques, benzos, antidépresseurs, et tout ce qui joue sur les problématiques psy...), la mémoire aime vraiment pas du tout.

Sans parler du THC.... Si c'est consommé sans modération, oubliez vos souvenirs, vos rêves, votre énergie... Etc... 

En vrai il y a beaucoup de facteurs qui peuvent rentrer en compte. 

Mais voilà pour ce que j'ai pu constater dans mes conso... 

LysergiK-Juanito.
 

DissoHead

Banni
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3 Nov 2022
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Pas de soucis de ce côté pour moi. A part quand je bédavais, ou si je black out à l'alcool.
 
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10 Sept 2011
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Ma mémoire déconne un peu, mais pas plus qu'avant de consommer je crois, en tout cas pas moins qu'avant d'arrêter. Je pense que c'est plutôt lié à un probable TDA.

Après, j'ai jamais eu des consos problématiques.
 

amicale_du_pc

Holofractale de l'hypervérité
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3 Fev 2015
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Lors des seventies j'ai pris un Monstre Vert au Vondel Park et depuis je suis un peu ravagé côté mémoire. L'effort de mémoire (chiffres, mots, noms...) se bute à une séquelle comme un électrochoc qui m'envoie ailleurs...

Heureusement que je ne dois pas étudier / travailler car toute la qualité d'un bon élément réside en sa mémoire... Non, à la place je perçois une pension... de compensation et depuis toujours !!! Serait-ce en compensation de cet attentat au LSD lors de mon adolescence?? Je ne savais pas que le trip que j'ai pris était dosé  à + de 1000 µg... J'aurais dû avoir un trip normal à 80 ou maxi 120 µg normalement.

La drogue est parfois un outil de préméditation malhonnête en divers domaines mais en intersections avec le social. Il faut faire attention si le carton reçu n'est pas un "cadeau" d'un concurrent, un jaloux ou un ennemi, ou même d'extrémistes ayant trouvé le moyen de blesser, porter atteinte, comme tirer dans le tas ou sur klk'un... pck un trip à 1200 µg cela part d'une mauvaise intention... avec certitude. Un cacheton dosé comme ça, ce n'est plus fait pour triper.

EDIT: par contre j'ai une mémoire étonnante pour le long terme. Je me rappelle de détails précis et d'indices situés loin en amont dans le temps. On appelle cela la "mémoire longue"
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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11 Oct 2022
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C’est difficile à dire parce que j’ai toujours été atrocement distrait. Je confonds les visages, j’oublie les prénoms, je rate les rendez-vous, etc., et ce depuis que j’ai une tête pour penser.
Et dans le même temps, j’ai une excellente mémoire pour tout ce qui me stimule intellectuellement. Alors peut-être que c’est là que je peux trouver un critère.
Ça fait maintenant 3 ans et des poussières que je prends tous les jours une petite dose de GABAergique. Avant ça, j’en prenais régulièrement. J’ai donc une longue histoire avec ces produits.
Il ne me semble pas avoir perdu, de façon générale, en mémoire. Sinon que je suis moins agile qu’avant mais c’est normal, j’ai plus d’années au compteur, donc j’ai plus de choses à retenir. Et dans le même temps je m’habitue au monde, les impressions sont moins vives, accrochent moins facilement.

Mais je me suis quand même fait peur par deux fois :
- une période où je prenais tous les soirs du zolpidem, j’ai dit que ça « flinguait ma cognition ». Je ne sais plus exactement ce qui m’a fait dire ça, c’était probablement une impression globale de moins bien réfléchir à propos justement des choses qui m’intéressent. Quand j’y repense, je ressens une sorte de brouillard, un instant présent trop présent, et rien autour. Cette impression est partie quand j’ai arrêté le zolpidem.
- Cet été et cet automne, j’ai eu l’impression de perdre mes mots (alors que j’ai un très haut QI verbal). De bredouiller, remplacer un mot par un autre, ne plus savoir faire de phrases, me perdre dans mes raisonnements. Le lien avec la mémoire, c’est que c’était vraiment à l’oral, donc un exercice qui fait bcp appel à la mémoire vive (se rappeler du début de la phrase, aller rapidement chercher un mot dans son vocabulaire…). J’ai eu peur que ce soit imputable aux benzodiazepines : ça aurait été alarmant puisque je ne compte pas diminuer ma conso. Après réflexion, ça correspondait aussi à une réorganisation de ma vie où, après deux ans à passer pas mal de temps au téléphone chaque jour avec un ex, et à vivre en coloc, je me suis retrouvé seul, à parler beaucoup moins souvent à haute voix. L’un n’allant pas sans l’autre, je me défonçais pas mal pour effacer ce vide soudain. Bref, j’ai fait des efforts pour voir plus de gens, parler plus souvent (par message vocaux aussi), et cette impression est partie.
 

Sandman

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Il / lui
Jamais eu de problèmes de mémoire à part avec les Benzos. Mais à mon avis c'est plus du au fait que je faisais plus attention à rien.

Ni l'alcool ni le cannabis ni les psychés n'ont atteint mon disque dur non plus.

C'est pas non plus une énorme obsession ou anxiété (comme pour beaucoup de psychos quoi) pour moi étant donné que je compte pas spécifiquement sur ma mémoire à part pour la musique.
 

Aiskhynê

Chatterrante acidulée
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25 Déc 2011
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Ouais c'est vrai qu'il y a pleins d'autres facteurs que la drogue qui peuvent être imputé à des problèmes de mémoire, l'environnement joue beaucoup aussi je pense et l'attention qu'on porte à ce que l'on vie aussi.

En tout cas tous vos témoignages sont très intéressants et j'ai l'impression que la drogue n'est qu'un facteur de plus qui peut aggraver un problème déjà présent.

Malgré tout j'ai l'impression que certaines drogues sont plus susceptibles d'engendrer des problèmes de mémoire que d'autres. Genre les GABAergiques, les antagonistes NMDA du glutamate, ceux qui font les deux comme l'alcool et les solvants. Surtout en consommation chronique.

Toi amicale tu penses que tu t'es grillé en un trip de LSD ?

Tu ne penses pas qu'avec la peur peut être de rester perché qui devait être très présente à l'époque, vu qu'elle continue de faire bader encore aujourd'hui... Ayant vécu une expérience je l'imagine au combien saisissante à de tels dosages, que tu as commencé à faire une fixation sur ton manque de performances cognitives et à les imputer à ce trip en majorité vu qu'il t'a marqué ?

Tu ne penses pas que ça puisse venir d'un tout ou d'autres facteurs ? Ou bien tu as vraiment l'impression de ne pas être totalement "redescendu" de cette expérience, vraiment à ce moment précis ?
 

Canin

le Hutin (EEEEEHeh)
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La drogue m'aide beaucoup à déglinguer ma mémoire. En vrai ça fait un peu peur. Je prendrais donc ce topic comme moyen de faire un point nécessaire depuis un certain temps.

Avant j'avais une bonne mémoire, même si je fumais déjà régulièrement au lycée, genre une fois par semaine au moins. Après jai commencé à fumer tous les jours, mais c'est pas parti en live tout de suite pour autant.
Je me rappelle même réviser des colles de maths fonsdé parcequ'au moins comme ça j'y prenais plaisir. Mais c'était une beuh vraiment pas forte que je fumais à l'époque. Beaucoup de CBD dedans. Bref jusque là ça allait, littéralement je pouvais retenir une démonstration mathématique complexe par cœur. 

En même temps à ce moment là je consommais du LSD une fois par an et j'avais seulement essayé le speed une ou deux fois, donc pas de conso problématique si on veut.
C'est plus tard, avec une conso vener de stimulants que ça s'est dégradé. Quand j'ai commencé à aller en soirées techno et rater des cours concrètement. Ça a pris de plus en plus de place, en s'étalant sur quelques années.
En fait, je me rappelle sentir ma mémoire qui flanche dans le métro les jours suivant un after ou une grosse soirée. Je me rappelle me sentir un peu con, genre pas réussir à réfléchir pour la première fois. Je crois que c'est ce que ça fait d'être bête. Mais comme ça me semblait anecdotique et temporaire ça posait pas de problème.

À la fin de cette période je sortais toutes les semaines, je crois que mon cerveau a vraiment pris un coup. Genre le lundi matin je me tapais des remontées d'amphet dans l'ascenseur en allant au taf et je trouvais ça normal. Premiers salaires et tout n'aidant pas. L'impression d'avoir une vie stable et d'être enfin autonome n'aide pas à la modération. 

Puis je me suis pas arrêté, et j'ai recommencé à avoir une activité intellectuelle plus accrue l'année suivante j'ai aussi commencé à varier mes consos. Concrètement j'ai repris les études en cours et le mode de vie qui va avec. Je suis passé par une phase un peu problématique avec la ketamine même si toujours en doses sub hole. J'ai aussi commencé à prendre plus de RC avec toujours une préférence pour les stimulants et les dissos. Et fumer de plus en plus pour développer une addiction toujours plus importante au THC. Sans parler de l'alcool.

Finalement après ça j'ai un peu décroché de la vie j'ai l'impression, j'ai fait des choix cons comme arrêter une partie de mes études. Puis je suis parti en Erasmus en Pologne pour y trouver une conso encore plus problématique qui m'a suivi un petit bout de temps. 
En rentrant j'avais littéralement besoin de me défoncer, avec n'importent quoi ça va sans dire. Déjà là ma mémoire commençait sérieusement à flancher. 

La parenthèse passée sur ma carrière de consommateur de drogues, je vais parler plus de ma mémoire. 
Je la sens de pire en pire. Le premier facteur est je pense le cannabis (évidemment). Le deuxième je pense que c'est les stims. Je reste un stimhead (ouais ouais le dernier de PN mdr) mais force est de reconnaître que ça me détruit. 
J'ai souvent l'impression d'avoir développé un léger TDA à cause de ça. Clairement mes capacités de concentration et la charge de travail que je peux abattre ont grandement diminuées ces dernières années. Je supporte plus de faire un truc qui me plaît pas directement. J'ai besoin d'une pause toutes les demies heures. C'était pas le cas avant je le sais.

Aujourd'hui j'essaye de consommer moins régulièrement, d'appliquer la RdR, chose que jai pas toujours fait. Je pense que ça aurait pu éviter beaucoup de dégâts. Genre la pause de 6 semaines entre deux prises de produit serotoninergique que j'ai absolument toujours bafouée et maintenant je m'en veux.

Finalement j'ai l'impression d'avoir beaucoup perdu aujourd'hui. Je raconte plusieurs fois la même chose aux mêmes potes à seulement quelques jours d'intervalle. Je me rappelle pas de ce dont on m'a parlé la semaine dernière. Je met beaucoup plus longtemps qu'avant à produire des raisonnements complexes. En fait j'ai l'impression d'avoir perdu dans absolument tous les domaines cognitifs. Et bien sûr c'est la mémoire qui prend le plus cher.

Je relativise un peu en me disant que c'est pas pour la vie, enfin des fois. Je vais pas me voiler la face, même mes potes s'en rendent compte. J'arrive plus à suivre, ma mémoire part en couille, je dis de la merde à tout bout de champ car c'est plus facile. C'est déprimant, des fois je me dis que je vais juste continuer d'apprendre mon métier et finir par m'en satisfaire sans rien savoir d'autre, comme les adultes qui me dépriment le plus en fait. Sinon j'aurais peut-être du être critique d'art car tout ce qui compterait alors c'est mon avis et en plus je sais encore analyser une œuvre, mais pour combien de temps ? 

Triste constat mais il était temps de le faire. Aujourd'hui j'ai simplement peur de devenir bête alors qu'adolescent je majorais en maths. Parce que pour la mémoire c'est mort je crois.
 

amicale_du_pc

Holofractale de l'hypervérité
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Aiskhynê a dit:
Toi amicale tu penses que tu t'es grillé en un trip de LSD ?

Tu ne penses pas qu'avec la peur peut être de rester perché XXX XXXX

je sais pas mais je ne peux que témoigner des faits en ce cas ci.

quand la dose sature à 1200 µg on reste pétrifié sur les 8 heures de trip. Peut-être connais tu l'impression d'une électrocution (pas 100000 V mais disons 220). T'es figé et les fines impulsions électro-chimiques habituelles de ta volonté parcourant le système nerveux, les muscles et censées générer un réflexe de recul est annihilée par le gros courant électrique qui sature (pouah !!)... On est paralysé... Il faut un effort  pour réagir.. La peur sur le moment même c'est elle qui m'a donné le regain de volonté de prendre conscience de la situation. Le monstre vert des seventies c'est cela.

Les visions se résument en des grandes zones vertes comme un niveau virtuel en 8 bit (début de l'informatique) ou comme sur un GPS quand on roule sur une route pas encore màj dans l'appareil... Ce sont des espaces primaires et on est là klke part...

Après on reste sur une voie qui ne sera pas tracée pour longtemps.

travelling man ah ah !
 

Biquette

Modo vache qui rend chèvre
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Ne pas oublier qu'un sommeil irrégulier et insuffisant est une cause violente de déclin cognitif ! Et ça va souvent de paire avec la conso de drogues.

Le cannabis et les psychés, mais surtout 10 ans de cannabis, m'ont pas mal flingué ma mémoire de travail (=à court terme). Depuis que j'ai drastiquement diminué, ça s'améliore gentiment, mais j'ai toujours des raisonnements confus. Genre quand il faut garder une info en tête pour décider d'un autre truc, je me plante 50% du temps (j'ai vite déchanté quand j'ai voulu apprendre les échecs mouarf).
Autre conséquence, j'intervertis bien plus facilement qu'avant des mots dans mes phrases, parce que j'ai pensé à autre chose, et du coup la nouvelle pensée prend toute la place en mémoire de travail. Ex : je veux dire "je vais manger un biscuit pour le dessert", sauf qu'en même temps je me demande si je devrais pas le garder pour le ptit dej, alors je dis "je vais manger un biscuit pour le ptit dej". C'est le genre de trucs que tout le monde fait, mais plus je fume plus ça arrive facilement.

Ma mémoire épisodique (souvenirs de moments vécus) est complétement flinguée. C'est une sensation bizarre de se faire raconter des passages de vie par des potes et de le ressentir comme l'existence de quelqu'un d'autre.
Les étés en particulier, périodes souvent heureuses, où j'ai l'habitude de fumer non-stop (ptet la beuh qui rend heureux) parce que festival toussa, bah c'est con c'est là que j'ai le plus de trous.
Depuis que j'ai repris le contrôle sur ma conso, ça revient un peu, ce qui me fait me dire que les souvenirs sont quand même un peu encodés, c'est surtout de les faire remonter qui est chaud.

Pour approfondir des relations c'est très chiant aussi. Dur de construire la confiance quand je peine à me souvenir des promesses, des moments partagés, et plus généralement des petits éléments qui constituent la vie et la personnalité d'autrui.

Ma mémoire "académique" (sémantique ? Càd celle qui s'occupe des connaissances, informations, y a un terme précis mais je l'ai oublié :D) a diminué, mais ça je suis incapable de dire si c'est à cause de la drogue ou parce que je suis un branleur.

Pas de doutes, à défaut de m'avoir rendu fou, la drogue a tout rendu flou.
En tout cas je suis content de voir que tout ça n'est pas définitif ! Chaque fois que j'ai le sentiment de retrouver mes capacités, c'est une petite fierté.
 

Canin

le Hutin (EEEEEHeh)
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Biquette a dit:
Pour approfondir des relations c'est très chiant aussi. Dur de construire la confiance quand je peine à me souvenir des promesses, des moments partagés, et plus généralement des petits éléments qui constituent la vie et la personnalité d'autrui.

Ptn ouais. Le nombre fois où on m'a rappelé que j'avais promis quelque chose, super sérieusement en plus. Ça met pas en confiance. Alors qu'une fois qu'on me le rappelle je m'en rappelle et j'ai envie de re promettre la même chose, mais ça passe plus. 
Terrible y a de quoi flinguer un embryon de relation. 

Mais inchallah ça revient quand on arrête. Encore faut il s'arrêter.
 

Acacia

𝓥𝓪𝓹𝓸𝓾𝓻𝓸𝓾𝓼 𝓢𝓱𝓪𝓭𝓮𝓼蒸気の色合い
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Je suis un consommateur chronique de Cannabis sous toutes ses formes et de Benzodiazépines depuis des années, j'ai consommé pas mal de dissociatifs et de psychédéliques également.
J'ai aussi apparemment des troubles psy qui, en eux-mêmes sont sensés avoir des répercussions sur ma cognition en général.

Et je dois dire que je n'ai que 20 ans et quelques, mais le résultat fait déjà peur , mais au moins, je peux explorer lesquels flinguent le + la mémoire ^^

Le Cannabis est un désastre absolu, je dirais même que subjectivement, avec la tolérance que j'ai aux Benzodiazépines, ça empire encore plus les choses, les cannabinoides cassent littéralement mon fil de pensée et me fais switcher vers un autre . Chose qui a lieu à répétition quand je suis sous effet, avec du recul, j'ai black out la majorité de mes trip au cannabis en oral ?

Les benzo, j'ai l'impression que passé une certaine tolérance, sur le moment, si on ne prend que la dose dont on a besoin, je ne ressens subjectivement aucune altération de mes capacités cognitives et de mémoire ... mais ces drogues sont célèbres pour leur effet d'illusion de sobriété...

A long terme par contre, c'est chaud . Oublier des mois et des mois entiers de ma vie lors de mes pires périodes d'abus, j'avais d'ailleurs raté mon Semestre de FAC pendant la période où je me la mettais le plus aux gabbaergiques et aux dissos .

Je ne comprend pas pourquoi, je crois que c'est parce que j'ai toujours une forte tension dans les mains (j'espère que c'est juste ça), je ne sais plus tapper correctement au clavier ! je me sens débile à chaque message .

Malgré une *intense* consommation, sur les psychédéliques séroto, je n'ai senti aucun effets sur ma mémoire ou cognition, une tendance à la paranoia peut etre ?
Les dissos c'est autre chose ... je me rappelle en avoir consommé beaucoup à une période, je me rappelle que j'allais très mal, mais je me rappelle de rien d'autre ... je prenais des gabbaergiques et du cannabis avec .

Mais quand même, ça commence à m'arriver que des gens à la FAC m'interpellent par mon prénom et me demandent la prochaine fois qu'on se voit ... alors que leur visage me dit à peine vaguement quelque chose et que mettre un nom dessus est absolument impossible, ni de me souvenir d'où on se connait .
Ça , ça deviens gênant

Bref, un massacre, j'avais fait des test de QI très jeune, ça serait drôle (ou triste?) de comparer x)
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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Genre les GABAergiques, les antagonistes NMDA du glutamate, ceux qui font les deux comme l'alcool et les solvants. Surtout en consommation chronique.

Surtout sachant que la consommation chronique d’alcool envoie des radicaux libres dans les neurones (-> mort cellulaire / cancer) :|

Souvent je me sens con à respecter un minimum la RDR, genre rabat-joie (« non, on l’a déjà fait la semaine dernière ») mais à terme je sais que je m’en remercierai, parce que ok : corps de lâche et belle gueule éphémère, mais mon cerveau j’y tiens !

@Acacia à une période ça devenait un peu plus compliqué de te lire (je ne sais pas si ça vient de ta tension dans les mains mais tu semblais avoir du mal à organiser tes messages) mais ça a l’air d’aller beaucoup mieux !
Je te rejoins sur l’impression qu’une conso modérée de benzo ne semble pas trop toxique pour la mémoire, c’est plutôt dans les binge/abus que ça devient le bordel.
En tous cas j’ai l’impression de sentir en moi où est cette limite et quand est-ce que ça souffre.

La dégradation de l’écriture est un signe assez effrayant de quand une personne commence à galérer avec sa conso :/
 

Biquette

Modo vache qui rend chèvre
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5 Fev 2013
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C'est clair je trouve aussi que tu as bcp récup en clarté et organisation dans tes msgs Acacia
 
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