TDA/H
#1
On résume souvent le TDA/H (trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité) à ce dernier mot, "hyperactivité". Pourtant il ne s'agit pas uniquement de cela. Le trouble déficitaire de l'attention est, comme son nom l'indique, une affection mentale entraînant de grandes difficultés de concentration. Par "concentration", on entend capacité à rester volontairement focalisé sur un sujet donné. Le sujet TDA a donc des difficultés majeures à finir un projet, à respecter des échéances, à organiser sa vie quotidienne voire même à suivre une conversation. Il s'agit d'un handicap, il est très médiatisé à propos de l'enfance mais persiste à l'âge adulte, bien qu'en France malheureusement de nombreux psychiatres ignorent tout simplement cette possibilité.

Dans sa version hyperactive, le TDA/H s'accompagne d'un besoin permanent de bouger, de parler, bref c'est - encore une fois comme son nom l'indique - de l'hyper-activité. Cette composante est plus ou moins présente chez le sujet TDA, ce n'est pas une affection séparée mais un élément du spectre TDA sur lequel vient aussi se greffer l'impulsivité. Parmi les autres symptômes courants, il y a l'insomnie, le syndrome de jambes sans repos, les comportements ordaliques, la tendance à l'opposition... La personne TDA a sans cesse besoin de stimulations nouvelles, tout en souffrant de ses difficultés d'organisation. Cela va être une personne éparpillée, distraite, fantasque. Elle peut manifester beaucoup d'instabilité, être incapable de trouver de la satisfaction, et la prévalence de toxicomanie, dépression, trouble bipolaire, est plus forte dans cette part de la population. Il y a aussi une certaine stigmatisation sociale car notre société valorise beaucoup l'assiduité et la ponctualité, deux choses dans lesquelles l'individu TDA se montre en général très mauvais. Il a aussi des difficultés à suivre les exigences administratives, se décourage facilement, et peut finir par se laisser complètement aller. Ajoutons les obstacles rencontrés à l'école, notre système scolaire étant très normé et ennuyeux, valorisant la continuité, le respect et l'organisation. En raison de son impulsivité et de son inattention, l'individu TDA est perçu comme insolent, paresseux, désinvolte. Il est alors souvent méprisé par les instances supérieures (notamment les professeurs) qui peuvent sérieusement entamer son estime de lui-même, aggravant les risques dépressifs et rejetant les conséquences d'une affection mentale dans le domaine de la (mauvaise) volonté, ce qui interfère négativement avec une prise en charge adaptée. Ce sont l'ensemble des raisons pour lesquelles le TDA est considéré comme un handicap : trouver du travail, garder un logement, s'avèrent dans certains cas de véritables défis.

Le diagnostic est souvent tardif, notamment chez les adultes, et il est à noter que la prévalence de l’hyperactivité étant moins grande chez les filles, et le TDA/H étant encore trop ramené à sa composante hyperactive, ces dernières passent souvent à côté du diagnostic et simplement qualifiées de "distraite", "timide", "dans la Lune".


On peut néanmoins souligner certains aspects positifs du TDA/H : les personnes concernées ont tendance à se montrer ouvertes d'esprit, curieuses, enthousiastes et peuvent apporter énormément d'énergie à un projet tant qu'il n'est pas monotone. Leur impulsivité en fait souvent des personnes honnêtes et drôles. À condition de reconnaître ces qualités, de les valoriser et d'accepter les défauts qui les accompagnent, on peut rendre plus simple l'existence des personnes TDA et leur permettre de s'épanouir dans les domaines qui leur sont propres.

Les causes sont mal connues, on les relie souvent à un déficit de dopamine mais rien n'est fixé à ce sujet.

Suite à cette longue introduction, je voudrais proposer dans ce topic de partager des conseils, expériences, solutions, vécus entre personnes ayant des troubles de l'attention. Pas besoin d'être officiellement diagnostiqué pour participer, il suffit de se reconnaître dans ce que je décris plus haut ou juste d'avoir quelque-chose à apporter. Tout avis est bon à prendre !
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#2
C'est cool d'apporter un nouveau souffle aux discussions sur le sujet, à mon avis trop peu nombreuses au regard des personnes exposées !

En attendant que ce topic se remplisse, voici un lien vers un (ancien) topic qui a pris un peu la poussière mais dans laquelle on trouve de très beaux messages et des références utiles : Psychonaut - Les traitements du TDAH
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#3
Le TDAH a-t-il des répercussions sur les consommations de produit des individus.?
Des ressentis ou comportements de consommation particuliers sont-ils associés au TDAH dans l’expérience personnelle de ceux ici qui en sont atteint ?
Tout fumeur rêve de disparaître dans ses nuages . -Tesson

Venez on s'entraide entre gens qui s'ennuient, c'est gratuit Smile 
https://www.stopennui.net

Mes Trips les plus marquants :

Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31341.html
DXM : http://www.psychonaut.fr/thread-31394.html
LSA : http://www.psychonaut.fr/thread-31804.html
Champis + Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31947.html
LSD + Kétamine : https://www.psychonaut.fr/thread-32051.html

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#4
Encore un trouble qu'on comprend mal et qu'on juge dans notre société.. comme les HPI etc...

Je vais donner mon avis, j'ai loin d'avoir toutes les clés.

Pour moi ce sont des profils de personnes avec beaucoup d'energie (pas pour rien qu'ils ont la bougeotte) et on les a "castré" étant enfant (par la société, par les parents), car ils s'exprimaient trop, ils exprimaient trop la vie en eux... (c'est triste, je vois tous les jours des parents qu'ils font ça...)

Ensuite en grandissant, ils ont appris à se controler pour survivre (étant enfant, c'est une question de survie de se faire accepter/aimer par ses parents). D'ou un conflit interne qui nait en eux entre le grand besoin de s'exprimer (emotionellement, physiquement etc...) et le grand controle "conditionné" par la peur d'abandon, du rejet.
Il y a une grande composante émotionelle.
Plus l'esprit est perturbé emotionellement (donc tension) moins il a de possibilité à se concentrer. Logique.

Par la suite, ils consomment pour pas ressentir cette tension interne qui est désagreable.

La solution ? Trouver des terrains d'expression : emotionelle et physique. Souvent l'art et le sport.
Se comprendre intérieurement : voir qu'on est conditionné par la société mais on est différent à l'intérieur et assumer ça. Trouver un entourage qui va accepter cette différence.

Pas facile, mais un TDA qui reste dans les "normes" de cette société, ça finira jamais bien pour lui.

Les TDA (et autres profils) sont comme des belles grandes tulipes qu'on laisse pas pousser car les paquerettes d'à côté sont plus petites mais majoritaires. Et on s'etonne que ces tulipes fannent ou sont recroquivellées.
A un moment donné, faut voir que c'est une société de paquerettes et oser d'être la tulipe (pas facile, loin de là). Ca permettra à d'autres tulipes de devenir des tulipes par la suite.

Pour le déficit en dopamine, ça parrait logique. C'est la 'moléculé du plaisir' pour faire simple: un TDA a peur de répondre à ses vrais envies (c'est souvent inconscient).
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#5
En fait, de ce que j'ai compris ce n'est pas tant un déficit qu'une inconsistance : ça vient trop ou pas assez. Il y a un problème de régulation plutôt que de quantité. Mais je ne me suis pas vraiment penché sur le sujet donc si qqun a des sources (fiables) je prends.
Je ne suis pas fan des interprétations de type psychanalytique, même si elles peuvent être pertinentes pour comprendre un parcours de vie. Mais attention, ton analyse prend pour commencement l'hyperactivité des personnes TDA/H, alors que j'ai bien précisé que c'était facultatif ! Une personne ayant ce handicap peut aussi se trouver du côté "hypoactif" du spectre et passer pour un/e gros/se paresseux/se ... ou juste naviguer constamment de l'un à l'autre.
J'aime pas trop aussi l'interprétation par jugement de valeur : même si c'est positif pour des personnes plutôt marginalisées d'habitude, reste que les gens "normaux" (les pâquerettes dans ton exemple) ne valent pas moins, iels n'ont pas besoin de devenir des tulipes, ce qu'il faut c'est juste que chacun trouve la place qui lui convient (ce qui n'est pas gagné car comme tu dis il y a bcp de conditionnement) ^^ heureusement qu'il y a des gens pour suivre les règles et s'organiser.... par exemple, je compte beaucoup sur mes quelques amis non-TDA, qui ont la gentillesse de m'aider quand je perds pieds : je n'ai aucune envie qu'iels deviennent comme moi, qui nous aiderait, alors ?

@Indica : je pense qu'il faudrait faire une mega étude pour savoir ça (si ce n'est pas déjà fait) car comment faire la différence entre une expérience personnelle et une expérience TDA ? On peut quand même assurer que le besoin de nouveauté, de stimulations constantes, l'ennui, poussent aux états modifiés de conscience comme aux comportements ordaliques (prise de risque) d'où la prévalence élevée de toxicomanie. Mais en fait, vu la proportion élevée de paresseux/inattentifs/insatisfaits chroniques chez les drogués (en écartant le fait que la drogue peut aussi entraîner cela) ça ne m'étonnerait pas que les TDA diagnostiqués ou non soient majoritaires et que l'expérience TDA soit la norme sans qu'on le sache Tongue
méditation                                                             
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#6
(29/04/2019 11:35)Tridimensionnel a écrit : En fait, de ce que j'ai compris ce n'est pas tant un déficit qu'une inconsistance : ça vient trop ou pas assez. Il y a un problème de régulation plutôt que de quantité. Mais je ne me suis pas vraiment penché sur le sujet donc si qqun a des sources (fiables) je prends.
Je ne suis pas fan des interprétations de type psychanalytique, même si elles peuvent être pertinentes pour comprendre un parcours de vie. Mais attention, ton analyse prend pour commencement l'hyperactivité des personnes TDA/H, alors que j'ai bien précisé que c'était facultatif ! Une personne ayant ce handicap peut aussi se trouver du côté "hypoactif" du spectre et passer pour un/e gros/se paresseux/se ... ou juste naviguer constamment de l'un à l'autre.
J'aime pas trop aussi l'interprétation par jugement de valeur : même si c'est positif pour des personnes plutôt marginalisées d'habitude, reste que les gens "normaux" (les pâquerettes dans ton exemple) ne valent pas moins, iels n'ont pas besoin de devenir des tulipes, ce qu'il faut c'est juste que chacun trouve la place qui lui convient (ce qui n'est pas gagné car comme tu dis il y a bcp de conditionnement) ^^ heureusement qu'il y a des gens pour suivre les règles et s'organiser.... par exemple, je compte beaucoup sur mes quelques amis non-TDA, qui ont la gentillesse de m'aider quand je perds pieds : je n'ai aucune envie qu'iels deviennent comme moi, qui nous aiderait, alors ?

@Indica : je pense qu'il faudrait faire une mega étude pour savoir ça (si ce n'est pas déjà fait) car comment faire la différence entre une expérience personnelle et une expérience TDA ? On peut quand même assurer que le besoin de nouveauté, de stimulations constantes, l'ennui, poussent aux états modifiés de conscience comme aux comportements ordaliques (prise de risque) d'où la prévalence élevée de toxicomanie. Mais en fait, vu la proportion élevée de paresseux/inattentifs/insatisfaits chroniques chez les drogués (en écartant le fait que la drogue peut aussi entraîner cela) ça ne m'étonnerait pas que les TDA diagnostiqués ou non soient majoritaires et que l'expérience TDA soit la norme sans qu'on le sache Tongue


Alors pour moi hyperactivité et hypoactivité c'est les faces de la même pièce: les deux vont souvent ensemble j'ai remarqué.

Pour les paquerettes, c'était plus pour montrer aux TDA qu'ils peuvent assumer leur différence. En réalité ma pensée est plus poussée: les paquerettes sont aussi des tulipes en fait mais à la différence qu'elles, elles veulent même pas le savoir! Alors qu'un TDA c'est soit une tulipe recroquevillée soit une tulipe qui pousse, il sait pas être paquerette.

Pour les amis, oui, pas besoin qu'ils soient comme toi, l'importance c'est qu'ils t'aiment et te comprennent comme tu es Smile
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#7
Étant en période bien reloue de partiels / révisions / projets et tutti quanti, ça fait plusieurs mois que je n'ai pas eu l'esprit tranquille et que je suis plus ou moins persuadé que je ne serai jamais prêt à temps, etc. (sûrement la force de l'habitude). Mais je viens d'avoir des nouvelles de mes camarades et il semblerait que je sois plutôt à l'heure, voire en avance, par rapport à eux. Bon, si on est tous en retard ce n'est pas une bonne nouvelle. Mais ça me fait penser qu'à force de mourir d'angoisse à propos de l'organisation, peut-être bien que je finis par m'organiser en effet.

(ça ne fonctionne pas pour tout malheureusement - je ne trouve plus mes clefs alors qu'elles n'ont qu'une semaine, je songe à prendre un abonnement chez le serrurier...).

Je suis passé - surtout au début de l'année - par plusieurs phases où j'étais tellement angoissé par mes impératifs qu'au lieu de tout laisser couler, comme d'hab, j'ai été pris d'une frénésie de prévoyance, organisation, jusqu'à ressasser en permanence et miner mon moral et mes nuits. J'en ai plus ou moins tiré la leçon qu'il ne faut pas forcer la nature, car je n'ai pas été plus productif pour autant (j'ai juste insupporté mon entourage et passé des semaines très désagréables).
Il y a comme ça quelques membres de ma famille proche que je soupçonne d'avoir le même handicap que moi et qui, pourtant, ont une image de gens rigides, maniaques, tyranniques et bornés. Si j'ai ces soupçons, c'est parce que dans les faits ces personne galèrent énormément et sur des trucs bien typiques comme les impayés, les clefs, les horaires.. On dirait qu'elles ont, à un moment donné, tellement intériorisé leur problème qu'il est maintenant quasi compensé par des névroses de contrôle permanent (qui les font souffrir et leur entourage aussi). En passant par ces phases obsessionnelles, j'ai soudain eu l'impression de mieux les comprendre.

Le fait est qu'on doit évoluer dans un monde qui n'est pas du tout fait pour nous et que, par conséquent, on doit se tordre un peu, s'adapter quitte à se faire mal. Mais verser dans l'injonction permanente, avec la dose de culpabilité lorsqu'on n'y parvient pas (et l'on n'y parviendra jamais parfaitement), en oubliant qui l'on est, ça n'est pas bon non plus. Ne le prenez pas comme une excuse pour "baisser les bras" ou quoi, mais simplement : on a des faiblesses, et on ne les compensera pas en y allant comme des bourrins. C'est par des voies de traverse, des petites tactiques, qu'on peut contourner les pièges que nous tend notre condition.

On me fait remarquer que j'aurais maigri, que je râle tout le temps, que je suis triste... J'ai quand même l'impression d'être en meilleur état qu'à l'automne donc il faut croire que j'ai trouvé des méthodes qui me conviennent mieux ?
méditation                                                             
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#8
Mes aides actuelles pour m'organiser/me motiver. Je précise "actuelles" parce qu'aucune ne me tient plus de quelques mois.

- Trello : découverte la + récente, grâce à d'autres membres de PN Tongue c'est tout con, ça me sert surtout lorsque je dois rédiger/construire quelque-chose. J'utilise le système de couleurs pour visualiser mon avancée (rouge = pas commencé, orange = commencé, jaune = à finaliser, vert = terminé), ça me permet de ressentir qqch de positif en voyant l'ensemble du tableau verdir petit à petit. Je le couple avec un système de récompense parce que ce n'est pas suffisant en soi pour me motiver.

- Habitica : un site / une application pour faire de son quotidien un RPG. On se fixe soi-même les tâches (leur difficulté, nature, intitulé...) et les réaliser apporte des points d'expérience et de l'argent virtuel. Le concept est assez poussé, on peut combattre des monstres à plusieurs ou participer à des défis. J'utilise le versant "collectionneur" du jeu pour me motiver, en me récompensant avec des achats d'animaux rares, ce genre de truc (je suis complètement vulnérable à ce marketing haha).

- Rétro-calendrier : fait à la main (je me sens plus motivé à noter des choses dans un truc personnalisé que dans un agenda tout neutre). Je pars de la date butoir et je me fixe à reculons les dates intermédiaires. Par exemple : "le 20 je dois rendre tel devoir. Donc le 19 c'est fin prêt. Donc le 17 c'est rédigé et je n'ai qu'à corriger. Donc le 13 j'ai tous les éléments nécessaires à la rédaction. Donc le 10 j'ai fini le plan. Donc je m'y mets maintenant !". Je trouve ça plus positif qu'un planning normal où l'on va plutôt se dire "je prends trois jours à faire le plan, puis cinq à rédiger, ..." et finalement le temps semble toujours trop court et on a l'impression qu'on n'y arrivera jamais.

Donc actuellement je combine : planification du temps avec le rétro-calendrier + trello pour planifier l'espace et visualiser la progression + système de récompense avec Habitica.
Mais en fait, comme tout bon TDA/H je me lasse très facilement et aucune de mes solutions ne dure sur le long terme. Donc je change fréquemment de support pour le calendrier, par exemple. Habitica il n'y en a qu'un seul, alors il m'arrive de l'oublier un mois avant de m'y remettre à fond. L'important, c'est de parvenir à garder un intérêt pour l'organisation, que ce ne soit pas seulement un truc rébarbatif qu'on est obligé de faire. Sans verser dans l'excès inverse, et passer sa journée à planifier tout plein de truc parce que c'est trop kiffant de voir ces belles cases blanches se remplir d'une belle écriture toute propre Tongue
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#9
Rah, on m'a accordé un délai et ça y est je deviens incapable d'avancer quoi que ce soit. La procrastination par essence. En plus je passe à oublier dans la minute ce que je viens de faire, chercher partout sans même savoir ce que je cherche... Ce matin j'ai été en retard parce que je cherchais un truc qui était en fait sous mon pied x)
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#10
Cool ton topic, je trouve que c'est important de parler de ces particularités, surtout qu'on en dit souvent n'importe quoi... Je voudrais juste rajouter que ce n'est pas une affection mentale, juste un fonctionnement neurologique différent, comme pour l'autisme dont il est fréquemment associé, on ne guérit pas du TDA-H, de l'autisme, ou tout autre neuroatypie.

On peut apprendre à vivre avec et trouver des solutions comme essaie de le faire Tridimensionnel, ou se droguer, avec des drogues légales ou non et non sans conséquences, dans certains cas il faut voir la balance bénéfice/risque, je ne pense pas cependant qu'il faut généraliser ce genre de pratiques (légalement ou non).

Sinon oui, c'est plus complexe qu'un défaut de dopamine, c'est en partie due à un défaut du fonctionnement du système dopaminergique (lui même peut être causé par autre chose) et provoquant en général une diminution de la production en dopamine et en noradrénaline, bien que l'on ne sache toujours pas vraiment ce qu'il se passe.

Il semblerait quand même que plusieurs zones du cerveau présentes des atypies, une chose est sûr, il y a une 'chance' de comorbidité associée de 80% et que le diagnostique est souvent confondu avec celui de borderline, en raison de la prise de risque souvent associée et des conduites addictives.

Tout ce qui peut répondre au manque de stimulation, pas pour se mettre en danger ou appeler à l'aide, mais juste combler un manque de stimuli, conduire dangereusement, avoir des rapports sexuels à risques, se droguer, être accroc aux jeux-video, les problèmes alimentaires, etc... On peut aussi avoir des comportements répétitifs, tocs, etc... Qui ne sont pas l'objet de névroses mais juste une réponse à un manque. Il y a aussi le perfectionnisme, la recherche de contrôle excessive, l'intolérance à la frustration, la procrastination, commencer 3628 choses sans les finir, les leprechauns qui égarent tous vos objets, les crises de colères et autre joyeux pétages de plombs.

Et la psychanalyse n'a effectivement rien avoir là dedans, tout comme pour l'autisme.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#11
Merci pour ta réaction Aiskhynê, les leprechauns ça m'a fait rire, je parle souvent d'un lutin qui me suit partout pour cacher mes affaires et faire des bêtises (mais comme il est invisible, c'est moi qu'on accuse Tongue ).

Je continue sur les petits tips pour essayer de garder la motivation. J'ai remarqué que plus un objectif est vague, moins j'ai de chance de le réaliser. Par exemple, si le matin je me fais une to-do list "ranger ma chambre et préparer mon oral" il est probable que je passe la journée à boire du jus de fruit en regardant des séries, avec un vague sentiment de culpabilité qui se résout en sursaut de productivité vers 23h. Par contre, si j'écris "débarrasser le bureau, trier les papiers de la pochette jaune et faire le lit ; créer un document, rassembler les photos, brouillon partie 1, partie 2, partie 3" j'aurai plus de motivation à accomplir chaque petite tâche et, si à la fin de la journée je n'ai pas tout fait (faut pas rêver non plus) j'aurai peut-être atteint les 3/4 de mes objectifs...

Mais chacune de ces béquilles n'a qu'une efficacité limitée, il suffit d'un rien pour que tout s'écroule : une émotion, de la fatigue, ou un peu de découragement. Le travail de gestion de soi est très chronophage... je me demande parfois si je ne ferais pas mieux de tout lâcher, me laisser porter et voir où ça me mène (très mauvaise idée, je n'irais pas loin de toute façon). Ou tester la médication ? Je préférerais faire sans mais... ma vie quotidienne est déjà difficile à tenir alors même que je n'ai pas toute mon indépendance. Comment est-ce que ce sera plus tard ?
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#12
(28/04/2019 20:09)Indica a écrit : Le TDAH a-t-il des répercussions sur les consommations de produit des individus.?
Des ressentis ou comportements de consommation particuliers sont-ils associés au TDAH dans l’expérience personnelle de ceux ici qui en sont atteint ?

Une consommation de stimulants à des dosages qui ne seraient pas exagéré calme en général les personnes atteintes de TDA/H. Perso les stimulants me posent (j’ai été diagnostiquée TDAH mixte par une psychiatre spécialisée dans La passation de tests et donc dans le diagnostique différentiel du TDA/H). 

C’est sans stims que j’ai du mal à rester assise et à me concentrer sur une discussion ou bien regarder un film en entier d’une traite. Ce sont des exemples parmi tant d’autres.
Ah et pour info je suis sous Concerta 54mg/jour. 

Voilà, c’était un petit partage de  ma petite expérience personnelle  Wink
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#13
@Tridi je ne sais pas comment ça sera plus tard, mais en tout cas tes astuces sont pas mal, même si ça ne règle pas tout.
Après se laisser porter ça n'aboutit généralement à rien selon ma propre expérience...
Je pense que tu es en bonne voie, tu finiras bien par trouver une méthode efficace pour toi même !

@Ana pareil, je comprenais pas et réciproquement comment les gens étaient aussi excité par les amphétamines...
Et moi si calme...xD
Au lieu d'avoir une pensée qui part dans tous les sens, j'ai une pensée linéaire sous amphet.
Mais bon faut vraiment un bon produit, plus dextro que levo, sinon après je me tape toujours une redescente de merde ou ou je commence à être paranoïaque et à psychoter sur pleins de trucs de merde comme avec le cannabis quand je fume trop et couplé à un gros craving de merde, comme avec le cannabis dont je suis hyper, hyper compulsif...
Ce qui me pousse à consommer encore et encore et avoir une redescente toujours plus merdique...
Comme avec le cannabis d'ailleurs, maintenant j'ai même une redescente pendant deux jours avec l'herbe, même si je n'en fume que tous les j'sais pas combien de mois... Mais j'abuse quand je fume, je crame 40 balles en une soirée.
J'ai pas du tout aimé la ritaline perso, je n'ai pas le 10eme des effets bénéfiques des amphets et je me tape 10x plus d'effets secondaires.
Après j'ai beaucoup prit d'amphet mélangé à de la Kétamine, ça m'enlève les effets secondaires, mais bon tout ça c'est pas super pour le corps et au final c'est tellement addictif...
Maintenant je prend plutôt une petite dose de LSD quand je veux me motiver à faire des trucs, je trouve ça tout aussi efficace et sans le côté hyperaddictif du mélange amphet/keta qui me dissocie grave sur le long terme, même si je ne m'en rend pas compte et pareil pour les amphets seules d'ailleurs...
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#14
J'ai aussi entendu parler - assez vaguement - de "remédiation cognitive" (des exercices sur deux ans) ou, de façon plus ciblées, de TCC. Le gars m'avait dit que c'est incompatible avec le traitement (si tu t'entraînes alors que t'es déjà dopé ça va pas changer grand'chose) et qu'il faut choisir l'un ou l'autre.
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#15
Ça a l'air d'être une bonne alternative à la dope !

Moi perso j'ai réussi à bosser dans un domaine qui colle parfaitement avec un de mes centres d'intérêt donc ça me motive, même si j'ai grave du mal à me motiver malgré tout...

Mais c'est déjà mieux qu'un job que j'aimerais pas !
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#16
Hello, un petit lien menant à un article du Monde sur le TDA/H.
- remet les pendules à l'heure sur ce qu'est réellement ce trouble en ce qui concerne les enfants.
- s'intéresse - et c'est rare ! - au cas des adultes avec un accent spécial sur les comorbidités.
- met en avant le rôle des associations, parce que dans ces troubles mal reconnus chez l'adulte c'est encore l'auto-support qui apporte le plus d'informations ; en cela la drogue et le handicap c'est parfois le même combat Wink

Notons au passage que le méthylphénidate n'a pas d'AMM pour les personnes de + de 18 ans, donc en gros si ton médecin est sympa et t'en prescris bah tu payes plein pot.
méditation                                                             
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#17
(13/06/2019 17:32)Tridimensionnel a écrit : Merci pour ta réaction Aiskhynê, les leprechauns ça m'a fait rire, je parle souvent d'un lutin qui me suit partout pour cacher mes affaires et faire des bêtises (mais comme il est invisible, c'est moi qu'on accuse Tongue ).

Je continue sur les petits tips pour essayer de garder la motivation. J'ai remarqué que plus un objectif est vague, moins j'ai de chance de le réaliser. Par exemple, si le matin je me fais une to-do list "ranger ma chambre et préparer mon oral" il est probable que je passe la journée à boire du jus de fruit en regardant des séries, avec un vague sentiment de culpabilité qui se résout en sursaut de productivité vers 23h. Par contre, si j'écris "débarrasser le bureau, trier les papiers de la pochette jaune et faire le lit ; créer un document, rassembler les photos, brouillon partie 1, partie 2, partie 3" j'aurai plus de motivation à accomplir chaque petite tâche et, si à la fin de la journée je n'ai pas tout fait (faut pas rêver non plus) j'aurai peut-être atteint les 3/4 de mes objectifs...

Mais chacune de ces béquilles n'a qu'une efficacité limitée, il suffit d'un rien pour que tout s'écroule : une émotion, de la fatigue, ou un peu de découragement. Le travail de gestion de soi est très chronophage... je me demande parfois si je ne ferais pas mieux de tout lâcher, me laisser porter et voir où ça me mène (très mauvaise idée, je n'irais pas loin de toute façon). Ou tester la médication ? Je préférerais faire sans mais... ma vie quotidienne est déjà difficile à tenir alors même que je n'ai pas toute mon indépendance. Comment est-ce que ce sera plus tard ?



Merci pour ton post très intéressant. J'ai surtout aimé tes petits tips, je ne me qualifie pas atteinte de TDA/H mais je pense que n'importe quelle personne à besoin de tips pour s'organiser. Mon problème principal : je procrastine BEAUCOUP. Je suis toujours à remettre à plus tard les choses qui n'ont pas vraiment de date butoir du genre "laver ma voiture", "faire des papiers administratifs", "réviser". Mon envie de me mettre devant une bonne série prend souvent le dessus. Cependant dès que j'ai une date butoir "rendre un compte rendus" et que cette date n'ait pas dans 6 mois, je vais m'y mettre à fond. Pour ma part, je fonctionne aussi avec Trello ou une petite liste des choses à faire dans la journée écrite simplement sur un papier. La méditation peut être une chose à essayer, ça permet de se recentrer sur soi-même et de réfléchir à ce qui est vraiment important. Je n'ai jamais essayé mais j'en ai entendu beaucoup de bien !

Pour finir, je vous laisse lire cet article qui présente les préjugés sur les enfants atteint de TDA/H https://www.pharmacity.info/7-idees-recu...attention/ , il résume assez bien toutes nos idées reçues sur ce trouble.
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#18
Non mais pour les adultes il y a la Dexedrine (dextroamphetamine) que les psychiatres peuvent prescrire si un diagnostic a été posé par un neurologue.
Ce médicament n'est pas "non prescrit en France", ils prescrivent le methylphenidate aux enfants et la dextroamphetamine aux adultes, je suis presque sur de ça.
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#19
Avant c'était en libre service comme le dxm Sad
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#20
Etre clean et hyperactif ? réalisable ? la grande question...
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#21
Cette année (scolaire) va être un peu étrange car j'ai fait le choix de ne pas entrer dans un cadre scolaire ou professionnelle. Je n'aurai donc pas d'horaire imposé, pas de prof ou de patron, pas d'inquiétude matérielle car j'ai la chance d'être financièrement soutenu par ma famille. Je travaillerai en free-lance et j'étudierai dans mon coin. Aucune autre discipline que celle que je m'imposerai.
Je situe cette expérience quelque-part entre le défi et la leçon de vie. Soit je me délite dans la procrastination et je perds un an de ma vie. Soit je m'éparpille dans 42 directions, et c'est un an pour rien. Soit je parviens à prendre la barre sur moi-même et je me prouve que je peux avancer sans Dieu ni maître.

C'est très important pour moi car je ne suis pas assez sociable pour supporter une hiérarchie ou même des collègues (voilà pour la partie professionnelle) et mon rythme de vie ne colle pas du tout à celui de la société. J'ai toujours été dans un paradigme où j'accumule les insomnies, les retards matinaux, la fatigue et l'ennui. La fac m'allait pck tout le monde s'en fout (avec 15h de cours j'arrivais encore à pioncer pendant les cours que je ne séchais pas), mais mes trois dernières années d'école ont été physiquement et psychologiquement une souffrance. Je sais maintenant que je ne pourrai jamais m'épanouir dans une vie au rythme imposé. Pourtant jusqu'ici je n'ai pas su non plus m'épanouir dans la liberté. Mais si je comprends comment faire, mon avenir s'éclairera.

Dans quelques jours j'ai un RDV de restitution du test diagnostique du TDA/H. Je suis assez inquiet, s'ils me disent "ah en fait on s'est trompé vous êtes normal voilà bisous" je me retrouverai avec les mêmes problèmes et moins de solutions. Mais je leur fais aussi confiance, je les connais même s'ils sont un peu distraits ils me proposeront des pistes, ne me lâcheront pas dans la nature sans rien.
méditation                                                             
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#22
C'est pas parce que le diagnostic ne correspond pas que les solutions adaptée à la pathologie de base ne peuvent pas marcher (sauf si on  parle de piste médicamenteuse la c'est plus tricky)
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#23
Pour ce que je planifie, si il va me manquer des trucs mais bon inutile que j'y réfléchisse maintenant ça va juste me stresser pour rien.
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#24
T'inquiète pas, c'est juste un diagnostic, des solutions adapté tu en trouvera Smile Je sais que c'est rassurant de se voir attribué une case et surtout de savoir "ce qu'on a". Mais dans le fond, il existe souvent plusieurs solutions différentes possibles
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#25
J'ai officiellement reçu mon diagnostic, voilà un poids en moins pour moi. Je me sens à la fois soulagé, fier d'avoir persévéré dans cette démarche, et un peu triste que cela vienne si tard.
Je n'ai pas encore reçu les papiers, je vous donnerai + de détails plus tard car il y a des points intéressants pouvant servir à d'autres.

Un point que je n'avais pas abordé jusque-là est la gestion des émotions. En raison de la difficulté de concentration et de l’intolérance à l'effort, il est très difficie pour une personne TDA de prendre du recul par rapport à ses émotions. Dernièrement j'ai subi beaucoup d'émotions négatives en lien avec des événements IRL et je me sens littéralement piégé dans un cloaque émotionnel malsain dont je ne sais pas comment sortir. Je fais de la méditation, je compte les moutons, je me distrais autant que je peux, je m'essaye à la rationalisation... mais je suis à fleur de peau et il suffit d'un stimuli quelconque pour me faire replonger dans la spirale négative.
Quand on a un TDA, le cerveau ne sait pas prioriser les tâches y compris émotionnelles. La recherche de stimulation est plus importante que la concentration. Les émotions fortes sont des stimulis qui peuvent complètement couper du monde réel, rendre impossible une vision claire des choses.
Cette condition me pousse à des comportement à risques, comme la consommation trop fréquente de dépresseurs pour réduire le flux de pensées, ou l'automutilation qui me permet de joindre la recherche de sensations et le contrôle des émotions.
Bref c'est pas glop mais je trouve important d'en parler.
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  • Aiskhynê
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#26
(10/09/2019 23:26)Tridimensionnel a écrit : J'ai officiellement reçu mon diagnostic, voilà un poids en moins pour moi. Je me sens à la fois soulagé, fier d'avoir persévéré dans cette démarche, et un peu triste que cela vienne si tard.
Je n'ai pas encore reçu les papiers, je vous donnerai + de détails plus tard car il y a des points intéressants pouvant servir à d'autres.

Un point que je n'avais pas abordé jusque-là est la gestion des émotions. En raison de la difficulté de concentration et de l’intolérance à l'effort, il est très difficie pour une personne TDA de prendre du recul par rapport à ses émotions. Dernièrement j'ai subi beaucoup d'émotions négatives en lien avec des événements IRL et je me sens littéralement piégé dans un cloaque émotionnel malsain dont je ne sais pas comment sortir. Je fais de la méditation, je compte les moutons, je me distrais autant que je peux, je m'essaye à la rationalisation... mais je suis à fleur de peau et il suffit d'un stimuli quelconque pour me faire replonger dans la spirale négative.
Quand on a un TDA, le cerveau ne sait pas prioriser les tâches y compris émotionnelles. La recherche de stimulation est plus importante que la concentration. Les émotions fortes sont des stimulis qui peuvent complètement couper du monde réel, rendre impossible une vision claire des choses.
Cette condition me pousse à des comportement à risques, comme la consommation trop fréquente de dépresseurs pour réduire le flux de pensées, ou l'automutilation qui me permet de joindre la recherche de sensations et le contrôle des émotions.
Bref c'est pas glop mais je trouve important d'en parler.


Si je peux me permettre d'émettre mon avis. J'en sais rien si je suis TDA ou pas (pour moi ce sont de toute façon des étiquettes, la limite TDA/pas TDA est plus fine qu'un diagnostic noir/blanc) mais j'ai remarqué que ma concentration et cette cloaque émotionnel dont tu parles sont intiment liés. Ce que j'ai remarqué dans mon cas perso, c'est que cette cloaque émotionnel est de toute façon logé dans le corps, on le remarque en méditation. Et donc c'est comme si la conscience cherche à contacter et se débarasser de cette cloaque émotionnel pour être plus en paix donc impossible de vraiment se concentrer parce que notre conscience se dirige directement sur cette cloaque.
En fait, c'est même une bonne chose, enfin je veux dire par là, une chose normale. La nature cherche naturellement à équilibrer les choses, donc en nous il se passe la meme chose. Nos évènements IRL cherchent juste à contacter nos cloaques émotionnelles pour les libérer, les faire émerger, libérer leur énergie et de la même façon aussi changer nos schémas par rapports à certaines situations. Ex: si on a une cloaque "jalousie" en nous, comment changer cette émotion, la dissiper, si on a pas un évènement IRL qui nous ramène à cette jalousie pour nous faire changer de perspective ?
Etant aussi dans une période où mon émotionnel est ce qui surgit toujours, déjà pour être plus en paix, j'ai changé doucement ma façon de voir les choses, càd au lieu de blamer l'entourage et les évènements IRL comme cause pour nos émotions, si on les voit juste comme ce qui fait écho à nos émotions stagnantes en nous, on devient responsable de nos émotions, on les accepte. Et par la suite, on peut même plonger complètement dans des émotions dites négatives et pas forcémment mal les vivre. Petit à petit, j'ai plus de facilité et je vais dire meme de plaisir à ressentir de la colère et la tristesse en moi, au lieu de les bloquer.
Et c'est pas une croyance, enfin dans mon cas; suffit de pratiquer de la méditation que ce que j'ai écrit est vrai. Par ex, faire de la respiration ventrale (nos émotions sont dans le ventre), tu vas peut-être ressentir des émotions fortes qui peuvent meme faire peur (c'est mon cas, je contacte des émotions dont je me sens pas prêt à supporter / impression que je vais perdre le total controle) et ça me prouve que nos émotions sont logés déjà en nous.

Et donc pour donner peut-être un conseil (je parle toujours par rapport à mon expérience perso), en acceptant tout doucement tes émotions, en plongeant dedans, ca va peut-être aller mieux. La rationnalisation ne sert pas pleinement, en tout cas ça va complètement la dissiper: si on est triste même si on voit le pq du comment et que parfois c'est 'débile' d'etre triste dans cette situation, ca résout pas le pb, il faut ressentir cette tristesse. Et au final, en ressentant pleinement nos émotions, on se sent vivant, pas besoin de rechercher des sensations extrêmes je trouve.
Perso, ça m'a tellement soulagé les premières fois où j'me suis dit "Et merde, si je dois ressentir cette tristesse 1 jour, 2 jours voire 1 semaine, je m'en tape, je lutte plus". Parce que parfois on refuse de ressentir nos émotions pas parce que c'est dur à vivre mais par pression sociale. Ou parce qu'on aimerait que ca soit différent!

Bon courage Wink On est tous dans le même bateau avec ces problèmes émotionnelles, ca fait partie du jeu de la vie.
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#27
J'ai deux documents à réaliser de 120 pages et je suis en télétravail...

J'ai des flashback de l'épisode de Malcolm ou leur grand frère à l'école militaire est censé se mettre au travail et au final il joue avec un insecte et trouve tout un tas d'autres trucs à faire à part son devoir...

C'est mon putain de cas et à mesure que l'échéance approche, ça me stresse et m'empêche encore plus de m'y mettre... :'(

J'ai même de méchants craving de stims en ce moment, car en plus j'me dis que ça m'aiderait à faire mes documents...

Du coup à la place car pendant deux semaines j'ai cherché et grosse pénurie de prods pas trop dégueux ou alors on veut me vendre qu'en gros... J'ai passé deux semaines à bedave en me maudissant d'avoir recommencé à fumer alors que j'ai ce truc à rendre !!!

Ceci-dit la je bedave plus et j'ai juste passé la journée sur psychonaut à poster des messages à la place de rédiger les docs... Big Grin

J'espère qu'en écrivant ça, je me désangoisse de cette épreuve et que j'arrive à m'y mettre enfin !!!

(Ah l'espoir...)
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#28
Et d'ailleurs j'ai toujours rien branlé et en plus j'fais de l'insomnie avec l'arrêt du cannabis... *Se pend* Sad

Mais ceci-dit j'ai fais pleins d'autres choses à la place... Big Grin

Ça me stresse et plus je stresse et moins j'arrive à m'y mettre... Big Grin

Malédiction !
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#29
Je me disais bien que tu traines bcp chez nous ces temps-ci Big Grin
Se pendre ? Ah non ! Essaye ça, plutôt : https://cuckoo.team/

Tu me diras qu’un minuteur fait parfaitement l’affaire et tu auras raison. Mais j’adore les gadgets, surtout quand ils augmentent ma productivité .
méditation                                                             
TDA/H                                                                         
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#30
Ah ouais *-* mais perso j'sais pas comment je peux m'en servir, si je mets ça je me connais j'vais juste regarder les secondes défiler...

En plus j'me lève bientôt la tête dans le cul, je sens que demain va être super productif... Big Grin

Au pire j'ai pas besoin de ce diplôme... Sad (euh si...)
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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