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[Sujet de la semaine] Initiation et responsabilité

#1
Salut la troupe,

Cette semaine, une question éthique s'imposant à la plupart des consommateurs tôt ou tard : Quelle part de responsabilité personnelle lorsqu'on fait découvrir une drogue à quelqu'un d'autre ? Et plus largement, quelle responsabilité lorsqu'on partage sa drogue ?
Cette question n'est évidemment pas la même suivant le produit dont on parle : un trip psychédélique a toujours une dimension hasardeuse pouvant amener de grands bénéfices comme des traumatismes, et un produit favorisant la compulsion comme la cocaïne peut faire glisser dans une spirale addictive dont il peut être difficile de se sortir.

Doit-on se sentir responsable du déroulement de l'expérience, ou au contraire considérer que chacun est censé savoir se gérer ? Vous vous permettez de faire tourner vos prods sans trop réfléchir, ou vous avez des critères stricts sur le choix de vos camarades de défonce ?

J'ai commencé à rédiger un pavé pour répondre moi-même à la question, mais en fait jvais vous laisser répondre d'abord Big Grin à vos claviers !
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"Vous étiez l'évidence
Vous n'êtes plus que l'énigme
Vous étiez l'éternité
Vous n'êtes que dépassé"
#2
D'un côté j'adore faire découvrir mon monde et j'avoue que je fantasme souvent sur la possibilité de percher telle ou telle personne (quel que soit le produit) juste pour pouvoir dire : "alors... tu vois !". Même pour les trucs les plus crades genre benzo, je vois un potentiel récréatif et ça me démange de partager la récréation. Je trouve horriblement frustrant de renoncer à percher qqun pour des raisons de RDR.
De l'autre côté, je connais bien les risques et j'ai tendance à inonder mes cobayes de détails sur ce qui pourrait mal tourner. Par principe.

Du coup ça donne quelque-chose comme "tu fais ce que tu veux hein, mais bon c'est grave cool, mais je veux pas te forcer, mais en plus ça fait tel tel et tel effet, mais attention y'a tel risque, bref fais comme tu veux - mais si tu prodais je serais très content".

Je me sentirais super mal si quelqu'un glissait dans une consommation à risque à cause de moi. Je crois à l'auto-détermination mais je me remettrais quand même en question. 

En ce qui concerne les psychés, j'ai déjà perché plusieurs fois des débutants et en tête-à-tête c'est un vrai plaisir de leur ouvrir ce monde ; en groupe c'est un peu plus délicat pour moi. J'ai tendance à me comporter en maman-poule qui vérifie sans cesse que toute la couvée va bien et c'est encore plus exacerbé si j'ai moi-même prodé ; ce qui a tendance à gâcher mon trip, car je passe plus de temps à m'inquiéter pour les autres qu'à me concentrer sur moi.
méditation                                                             
« L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire à la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. »
#3
Question complexe, tout dépend de la personne, ses motivations, nos motivations, le produit, le contexte...
Ca me rappelle un souvenir de lycée, j'avais donné quelques mg de Lexomil a un ami, il était revenu me voir très énervé car le lexomila était descendu et qu'il en voulait plus . J'étais marqué par cette réaction, ça m'avais fait assez peur pour lui et depuis j'évite vraiment de partager des benzos ou des opiacés à des usagers qui n'en consomment pas déjà régulièrement .

Toujours au lycée, des amis avaient fait pression pour moi dans le but que je leur donne une grosse dose de LSA, j'étais contre car ce n'est vraiment pas "friendly" comme trip; j'ai passé la nuit à m'en vouloir et essayer de calmer leur bad monumental . Le lendemain, un des deux n'était clairement pas bien, j'avais peur qu'il reste traumatisé, je m'en suis pas mal voulu .

Depuis lors, je ne partage mes prod et mes plans qu'avec des gens qui ont un minimum d'expérience . Quand j'ai des RC psychédéliques comme du 4 ho met ou du 2CE, mes potes amateurs de champignons sont très content de tenter une xp plus exotique et savant toujours plus ou moins d'eux même gérer le bordel psychédélique .

En résumer, je préfère partager avec des gens qui consomment déjà, on ne sait jamais à quel point Pierre Paul ou Jacques saura gérer telle substance potentiellement addictive ou perturbante psychologiquement .
Sex drugs and rock'n'roll  Papouilles, DXM et Black Metal

Venez on s'entraide entre gens qui s'ennuient, c'est gratuit
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#4
Pour éviter tout souci d'apologie, je ne donne qu'à des consommateurs qui de 1) ont de l'expérience avec des drogues de la même catégorie et de 2) n'ont pas de tendance addictive trop élevée.
Sinon le reste oui ça se fait au feeling, au final tant que ça reste des petites quantités, que je le donne (pas de vente) et que la personne sait ce qu'elle compte en faire et qu'elle me l'explique il y a pas de souci. L'idéal c'est quand-même si je peux moi-même surveiller la conso de l'autre.
Je suppose qu'à partir de ce moment là j'ai fait ma part du taf, et que si il y a abus ou conneries ça relève de la responsabilité de l'autre personne. Faut pas tout prendre sur soi et au bout d'un moment si la personne prend un dosage plus haut que prévu, m'avait caché un facteur pouvant influencer le trip négativement ou qu'il décide volontairement de se détruire avec ce que je lui donne, je pars du principe que c'est sa responsabilité d'assumer ce qu'il a fait et ma responsabilité de ne pas lui en redonner.
Self-made chemist
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
#5
Légalement, la responsabilité est lourde, partager c'est considéré comme de la vente.

En ce qui concerne le côté moral et éthique du partage, c'est vraiment une question de cas par cas. Dans un premier lieu, partager a un non initié ou a un expérimenté sont deux choses totalement différente.

J'aurai bien pondu un pavé, mais je dois faire court.

Personnellement, pour moi le partage d'une première fois a un non initié aux drogues s'accompagne d'une lourde responsabilité, autant dans le déroulement des choses que dans le fait de lui créer un accès a un monde qu'il n'aurait pas forcément connu a ce moment T.
Pour moi, cette initiation si elle a lieu, doit se faire de façon la plus RdR possible, sans négliger d'aspect sous prétexte que chez sois même ça passe, alors ça passera chez l'autre.
#6
En y réfléchissant, heureusement que je me suis fortement éduqué à la question du consentement parce qu’une petite goutte dans la carafe dominicale, c’est parfois très tentant...
méditation                                                             
« L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire à la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. »
#7
Cette histoire de goutte dans la carafe dominicale me rappel un pacte que deux potes ont conclu. Ils ont tout les deux le droit de droguer l'autre au LSD à son insu une fois dans leur vie, si il la 'victime' rien a faire de sa journée et qu' elle est disponible pour tripper. C'est au pote d'agir dans l’intérêt de la 'victime', ils sont potes depuis un bon bout de temps donc le but c'est pas de se faire des coup de pute genre un goutte dans le café avant une journée de taff.

J'aurais tendance à dire qu'on est dans le consentement, mais drôle de consentement tout de même non? En tout cas ça doit faire bizarre de commencer à sentir une montée d'acide sans s'y attendre du tout... Je pense pas que je ferai ce genre de pacte un jour.
"Le coffre de la voiture ressemblait à un labo ambulant de la brigade des stupéfiants : nous avions deux sacoches d'herbe, soixante-quinze pastilles de mescaline, cinq feuilles d'acide-buvard carabiné, une demi-salière de cocaïne, et une galaxie complète et multicolore de remontants, tranquillisants, hurlants, désopilants ... sans oublier un litre de tequila, un litre de rhum, un carton de Budweiser, un demi-litre d'éther pur et deux douzaines d'ampoules de nitrite d'amyle."

                                                                                                                                                                                                          - Hunter S. Thomson,  Las Vegas Parano

Soundcloud: https://soundcloud.com/user-572537051
#8
Au lycée je rêvais d'en donner à mes profs les plus stricts et coincés haha
Mainetant, je rêve d'en donner à mes camarades les plus stricts et coincés !

C'est toute l'histoire de cette chanson

https://www.youtube.com/watch?v=fG3X7HpuXKA

Au moins si la personne connait déjà l'acide ça reste immoral et risqué psychologiquement mais il va comprendre un minimum ce qu'il lui arrive .
J'ose pas imaginer le niveau de terreur qu'un naif peut subir en se prenant une grosse montée psychédélique sans savoir ce que c'est ni d'où ça viens . Un coup à chopper un PTSD !
Sex drugs and rock'n'roll  Papouilles, DXM et Black Metal

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#9
Ça va sembler absurde mais d'une certaine manière je suis extrêmement curieux de ce qu'aurait donné une première prise de psyché sans avertissement. Ce serait un peu l'expérience psychédélique ultime...
(ce n'est pas un appel à me droguer à mon insu - un tel fantasme doit rester de l'ordre du fantasme)
méditation                                                             
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#10
TR de Hoffman à 250 ug qui ne savait pas à quoi s'attendre dans son auto biographie:


Citation :"4/19/43 16:20: 0.5 cc of 1/2 promil aqueous solution of diethylamide tartrate orally=0.25mg tartrate. Taken diluted with about 10 cc water. Tasteless.
17:00: Beginning dizziness, feeling of anxiety, visual distortions, symptoms of paralysis, desire to laugh.
Supplement of 4/21: Home by bicycle. From 18:00 - ca.20:00 most severe crisis. (See special report)"

Citation :"Here the notes in my laboratory journal cease. I was able to write the last words only with great effort. By now it was already clear to me that LSD had been the cause of the remarkable experience of the previous Friday, for the altered perceptions were of the same type as before, only much more intense. I had to struggle to speak intelligibly. I asked my laboratory assistant, who was informed of the self-experiment, to escort me home. We went by bicycle, no automobile available because of wartime restrictions on their use. On the way home, my condition began to assume threatening forms. Everything in my field of vision wavered and was distorted as if seen in a curved mirror. I also had the sensation of being unable to move from the spot. Nevertheless, my assistant later told me that we had travelled very rapidly. Finally, we arrived at home safe and sound, and I was just barely capable of asking my companion to summon our family doctor and request milk from the neighbors.
[...]
The dizziness and sensation of fainting became so strong at times that I could no longer hold myself erect, and had to lie down on a sofa. My surroundings had now transformed themselves in more terrifying ways. Everything in the room spun around, and the familiar objects and pieces of furniture assumed grotesque, threatening forms. They were in continuous motion, animated, as if driven by an inner restlessness. The lady next door, whom I scarcely recognized, brought me milk - in the course of the evening I drank more than two liters. She was no longer Mrs. R., but rather a malevolent, insidious witch with a colored mask.
Even worse than these demonic transformations of the outer world, were the alterations that I perceived in myself, in my inner being. Every exertion of my will, every attempt to put an end to the disintegration of the outer world and the dissolution of my ego, seemed to be a wasted effort. A demon had invaded me, had taken possession of my body, mind, and soul. I jumped up and screamed, trying to free myself from him but then sank down again and lay helpless on the sofa. The substance, with which I wanted to experiment, had vanquished me. It was the demon that scornfully triumphed over my will. I was seized by the dreadful fear of going insane. I was taken to another world, another place, another time. My body seemed to be without sensation, lifeless, strange. Was I dying? Was this the transition? At times I believed myself to be outside my body, and then perceived clearly, as an outside observer, the complete tragedy of my situation. I had not even taken leave of my family (my wife, with our three children had traveled that day to visit her parents, in Lucerne). Would they ever understand that I had not experimented thoughtlessly, irresponsibly, but rather with the utmost caution, and that such a result was in no way foreseeable? My fear and despair intensified, not only because a young family should lose its father, but also because I dreaded leaving my chemical research work, which meant so much to me, unfinished in the midst of fruitful, promising development. Another reflection took shape, an idea full of bitter irony: if I was now forced to leave this world prematurely, it was because of this lysergic acid diethylamide that I myself had brought forth into the world.
By the time the doctor arrived, the climax of my despondent condition had already passed. My laboratory assistant informed him about my self-experiment, as I myself was not yet able to formulate a coherent sentence. He shook his head in perplexity, after my attempts to describe the mortal danger that threatened my body. He could detect no abnormal symptoms other than extremely dilated pupils. Pulse, blood pressure, breathing were all normal. He saw no reason to prescribe any medication. Instead he conveyed me to my bed and stood watch over me. Slowly I came back from a weird, unfamiliar world to reassuring everyday reality. The horror softened and gave way to a feeling of good fortune and gratitude, the more normal perceptions and thoughts returned, and I became more confident that the danger of insanity was conclusively past.
Now, little by little I could begin to enjoy the unprecedented colors and plays of shapes that persisted behind my closed eyes. Kaleidoscopic, fantastic images surged in on me, alternating, variegated, opening and then closing themselves in circles and spirals, exploding in colored fountains, rearranging and hybridizing themselves in constant flux. It was particularly remarkable how every acoustic perception, such as the sound of a door handle or a passing automobile, became transformed into optical perceptions. Every sound generated a vividly changing image, with its own consistent form and color.
Late in the evening my wife returned from Lucerne. Someone had informed her by telephone that I was suffering a mysterious breakdown. She had returned home at once, leaving the children behind with her parents. By now, I had recovered myself sufficiently to tell her what had happened.
Exhausted, I then slept, to awake next morning refreshed, with a clear head, though still somewhat tired physically. A sensation of well-being and renewed life flowed through me. Breakfast tasted delicious and gave me extraordinary pleasure. When I later walked into the garden, in which the sun shone now after a spring rain, everything glistened and sparkled in fresh light. The world was as if newly created. All my senses vibrated in a condition of highest sensitivity, which persisted for the entire day."
(Hofmann, 1983).

je tenterai de vous poster la version française a l'occaz quand je récupère mon livre ^^
#11
Rapide tradution par DeepL Wink

Citation :"Ici, les notes de mon journal de laboratoire cessent. Je n'ai pu écrire les derniers mots qu'au prix de grands efforts. Il était déjà clair pour moi que le LSD avait été la cause de l'expérience remarquable du vendredi précédent, car les perceptions modifiées étaient du même type qu'auparavant, mais beaucoup plus intenses. J'ai dû lutter pour parler de manière intelligible. J'ai demandé à mon assistant de laboratoire, qui a été informé de l'auto-expérience, de me raccompagner chez moi. Nous sommes allés à bicyclette, aucune voiture n'était disponible en raison des restrictions d'utilisation en temps de guerre. Sur le chemin du retour, mon état a commencé à prendre des formes menaçantes. Tout ce qui se trouvait dans mon champ de vision vacillait et se déformait comme si on le voyait dans un miroir courbé. J'avais aussi la sensation de ne pas pouvoir bouger de l'endroit où je me trouvais. Néanmoins, mon assistant m'a dit plus tard que nous avions voyagé très rapidement. Finalement, nous sommes arrivés à la maison sains et saufs, et j'étais à peine capable de demander à mon compagnon de convoquer notre médecin de famille et de demander du lait aux voisins.
[...]
Les étourdissements et la sensation d'évanouissement étaient parfois si forts que je ne pouvais plus me tenir debout et que j'ai dû m'allonger sur un canapé. Mon environnement s'était maintenant transformé de façon plus terrifiante. Tout dans la pièce tournait, et les objets et meubles familiers prenaient des formes grotesques et menaçantes. Ils étaient en mouvement continu, animés, comme poussés par une agitation intérieure. La dame d'à côté, que je reconnaissais à peine, m'a apporté du lait - au cours de la soirée, j'en ai bu plus de deux litres. Elle n'était plus Mme R., mais une sorcière malveillante et insidieuse avec un masque coloré.
Pire encore que ces transformations démoniaques du monde extérieur, il y avait les altérations que je percevais en moi, dans mon être intérieur. Chaque effort de ma volonté, chaque tentative pour mettre fin à la désintégration du monde extérieur et à la dissolution de mon ego, semblait être un effort gaspillé. Un démon m'avait envahi, avait pris possession de mon corps, de mon esprit et de mon âme. J'ai sauté et j'ai crié, essayant de me libérer de lui, mais je me suis de nouveau effondré et je me suis couché sur le canapé, impuissant. La substance, avec laquelle je voulais faire des expériences, m'avait vaincu. C'est le démon qui a triomphé avec mépris de ma volonté. J'étais saisi par l'effroyable peur de devenir fou. J'ai été emmené dans un autre monde, un autre lieu, un autre temps. Mon corps semblait être sans sensation, sans vie, étrange. Etais-je en train de mourir ? Était-ce la transition ? Parfois, je me croyais hors de mon corps, puis je percevais clairement, en tant qu'observateur extérieur, la tragédie complète de ma situation. Je n'avais même pas pris congé de ma famille (ma femme, avec nos trois enfants, avait voyagé ce jour-là pour rendre visite à ses parents, à Lucerne). Comprendraient-ils jamais que je n'avais pas fait d'expériences irréfléchies, irresponsables, mais plutôt avec la plus grande prudence, et qu'un tel résultat n'était en aucun cas prévisible ? Ma peur et mon désespoir s'intensifiaient, non seulement parce qu'une jeune famille devait perdre son père, mais aussi parce que je redoutais de laisser inachevé mon travail de recherche chimique, qui représentait tant pour moi, au milieu d'un développement fructueux et prometteur. Une autre réflexion a pris forme, une idée pleine d'ironie amère : si j'étais maintenant obligé de quitter ce monde prématurément, c'était à cause de ce diéthylamide de l'acide lysergique que j'avais moi-même mis au monde.
Lorsque le médecin est arrivé, le point culminant de mon état de découragement était déjà passé. Mon assistant de laboratoire l'a informé de mon expérience personnelle, car je n'étais pas encore capable de formuler une phrase cohérente. Il secoua la tête en signe de perplexité, après mes tentatives de description du danger mortel qui menaçait mon corps. Il n'a pu détecter aucun symptôme anormal autre que des pupilles extrêmement dilatées. Le pouls, la pression sanguine, la respiration étaient tous normaux. Il ne voyait aucune raison de me prescrire des médicaments. Au lieu de cela, il m'a transporté dans mon lit et a veillé sur moi. Lentement, je suis revenu d'un monde étrange et inconnu à une réalité quotidienne rassurante. L'horreur s'est atténuée et a fait place à un sentiment de bonne fortune et de gratitude, plus les perceptions et les pensées sont revenues à la normale et j'ai acquis la certitude que le danger de la folie était définitivement passé.
Maintenant, peu à peu, je pouvais commencer à apprécier les couleurs et les jeux de formes sans précédent qui persistaient derrière mes yeux fermés. Des images kaléidoscopiques et fantastiques ont déferlé sur moi, alternant, variant, s'ouvrant puis se refermant en cercles et en spirales, explosant dans des fontaines colorées, se réorganisant et s'hybridant en un flux constant. Il était particulièrement remarquable de voir comment chaque perception acoustique, comme le bruit d'une poignée de porte ou d'une voiture qui passe, se transformait en perceptions optiques. Chaque son générait une image changeante et vivante, avec sa propre forme et sa propre couleur.
Tard dans la soirée, ma femme est rentrée de Lucerne. Quelqu'un l'avait informée par téléphone que je faisais une mystérieuse dépression. Elle était immédiatement rentrée chez elle, laissant les enfants chez ses parents.  Je m'étais suffisamment remis pour lui dire ce qui s'était passé.
Épuisé, je me suis alors endormi, pour me réveiller le lendemain matin rafraîchi, la tête claire, bien qu'encore un peu fatigué physiquement. Une sensation de bien-être et de vie renouvelée me traversait. Le petit déjeuner était délicieux et me procurait un plaisir extraordinaire. Lorsque je suis entré plus tard dans le jardin, dans lequel le soleil brillait maintenant après une pluie printanière, tout brillait et scintillait de lumière fraîche. Le monde était comme nouvellement créé. Tous mes sens vibraient dans un état de très grande sensibilité, qui persistait toute la journée".
(Hofmann, 1983).

C'est super intéressant, notamment comment il profite de l'afterglow alors même qu'il a subi une expérience plutôt terrifiante
C'est vraiment une expérience pionnière
méditation                                                             
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#12
J'ai toujours fait découvrir les drogues à mes amis. Est-ce bien ou non ? Je ne sais pas mais ça m'a toujours fait plaisir de partager ça.
Au final, j'ai jamais mis une paille dans le nez ou un carton dans la bouche de qui que ce soit. Chacun est majeur et vacciné, responsable de ses actes.... donc je n'ai pas spécialement mauvaise conscience la dessus.

Sous LSD j'ai pu avoir des moments assez magique à chaque fois que c'était seul avec une autre personne. Là c'est facile de calmer les doutes et peurs de la personne, de le conseiller, de l'aider à appréhender son trip au mieux.
Par contre j'ai fais un énorme bad trip il y a quelques années en voulant faire découvrir ça à 3 personnes et je m'en rappelle encore, c'est pour dire. Soirée en appart, personne n'avait jamais rien pris à part moi, et je crois que ça m'a mis beaucoup trop de pression. Je me disais que je devais gérer tout le monde..... et au final c'est moi qui n'ai pas réussi à me gérer.
J'ai eu beaucoup trop d'infos d'un coup et j'ai vrillé. Grosse remise en question. J'ai cru que tout le monde m'en voulait.

Bref tout dépend de la drogue, mais si tu fais essayer la cocaïne à quelqu'un et qu'il en devient dépendant par la suite, je ne pense pas qu'il faille se blâmer soi-même : cette personne aurait sûrement eu ces comportements addictifs sans toi.
#13
@Loadz Ah ouais chaud le bad au milieu de 3 novices, tu t'en es bien remis ? C'est intéressant parce que tu sembles dire que c'est ton sentiment de responsabilité vis à vis du trip des autres qui t'a fait bader ?

Et tu partages tes prods qu'aux amis que tu connais bien ou t'es pas trop regardant ? Perso je faisais peu attention au début et partageais un peu à tout va, mais j'ai un peu déchanté. Entre ce voisin de festival qui m'assurait trop bien connaitre la md et qui a eu l'impression de surdoser avec un para de 100mg, ou ce pote qui insistait pour que je l'initie à l'acide alors qu'il venait de taper nuit blanche (et que j'ai du babysit pendant 6h tout le temps de son bad trip arf), c'est bon j'ai compris ^^ trop de gens ne savent pas se gérer ou respecter certaines précautions élémentaires, même quand tu leur as répété les même recommandations 20 fois.

Aujourd'hui je fonctionne vraiment au cas par cas. Ca fait longtemps que j'ai pas initié quelqu'un seul à seul, parce que c'est une dynamique qui implique toujours ma responsabilité personnelle que je le veuille ou non, et je n'engage clairement pas cette responsabilité à la légère. En groupe c'est différent, si je sais que l'initié a d'autres gens que moi sur lesquels s'appuyer en cas de pépin j'ai beaucoup moins de scrupules, tant que le S&S semble convenable.

Par contre en étant un peu torché et porté par l'enthousiasme ça m'est arrivé d'être moins réfléchi dans mon attitude et de proposer un peu à tout va, y compris à des personnes vulnérables qui ne savent pas forcément dire non (par conformisme, curiosité...), en me disant "boah c'est qu'une trace de ké, ça peut pas lui faire de mal", mouarf couillon va.
Je sais pas si ça arriverait toujours aujourd'hui. J'ai fini par apprendre que je peux pas protéger les autres d'eux-même, mais je peux au moins les protéger de moi. Même si j'ai un comportement assez contrasté suivant l'affinité que j'éprouve pour autrui, partagé entre la précaution bienveillante même avec de parfaits inconnus ou le battage de couilles complet de l'expérience que vivra untel, fût-il une connaissance ^^
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#14
Pour ma part au début j'étais plutôt comme Tridi en mode j'ai envie de faire découvrir les psychédéliques à tout le monde ! Uniquement les psychédéliques ou la Salvia par contre. Je n'ai jamais partagé d'autres drogues à des non initiés ou non dépendants.

Au début je n'ai jamais fais de faux pas et puis j'ai fini par m’abîmer un peu avec la drogue et passé un stade je faisais un peu moins gaffe à ce que je faisais et deux trips de LSD pour un novice dans la même semaine pour l'une schizophrène et deux fois de suite pour une autre qui est probablement autiste, elles ont mal géré.

La première fois pourtant était super pour toutes les deux. Après elles m'ont bien tanné pour que je leurs en redonne. Mais j'aurais du me dire que c'était trop rapproché.

Aussi à la pire période de ma vie je pense, mon pote a voulu se faire initier au LSD en plein hiver. Au début au soleil dehors c'était bien mais très vite trop froid, donc dans l'appartement de la meuf schizo qu'il détestait et lui est bipolaire, j'sais pas pourquoi mais pourtant je lui ai donné un quart de buvard il a tripé comme si je lui avais donné un buvard entier ! Dehors il voyait des champs de roses et il pouvait en sentir l'odeur... On était dans le centre ville de Strasbourg... Moi j'avais pris deux buvards et du DXM comme un connard, mais à ce moment là je ne réfléchissait plus. Et une fois rentré dans l'appartement il a commencé à bader et moi j'étais trop chéper pour arriver à le rassurer et le fait que je sois autant chéper en faite c'était ce qui le mettait en position d'insécurité, il aurait aimé que je sois beaucoup plus clean et que je l'encadre.

Je m'en veux d'avoir été aussi négligeant. Il s'est tapé une boucle éternelle dans les chiottes de ma pote, qui avait laissé pleins de trucs crades partout... Bref il n'en garde pas un bon souvenir, mais n'est heureusement pas traumatisé pour autant.

Puis j'ai rencontré Mélusine et si le LSD et autres psychés l'ont un peu aidé au début, pareil je me suis laissé avoir par le STP STP STP mais si tkt ça va l'faire... Premier bad au LSD qui l'a un peu refroidie, erreur de ma part ensuite de lui avoir donné un tercian... Bouillie mentale et hallucinations hyper crades et traumatisantes.

Ensuite plusieurs trips aux champignons qui se sont très bien passé pourtant en extérieur avec des facteurs badant comme un chien avec un collier électrique qui vient lui faire un câlin et ses enculés d'humains qui l'on électrocuté. Mélusine a bad un peu mais normal moi aussi j'ai bad.

Mais petites vacances dans un bungalow avec personne, juste 2 autres amies, méga trip en préparation ! J'avais des champignons du LSD et de la DMT, mes deux amies avaient de la fume.

Moi et une amie on a prit LSD + champignons + DMT on voulait trop faire ce combo, mon autre amie a prit des champignons, par dessus on a bedavé comme des porcs, mais ça c'est très bien passé ! On était tous dans le même feeling à peu près ! Au bord de l'eau, à planer gentillement.

Puis Mélusine qui ne sentait pas trop de prendre de champignons car il y avait le propriétaire qui pouvait venir à tout moment. Elle ne supporte déjà pas les imprévus et le proprio la faisait un peu flipper.

Nous on était toutes complètement défoncées et tellement bien qu'on voulait tellement qu'elle nous rejoigne dans notre monde, on pensait tellement qu'avec le cadre, en étant toutes les 4 ça ne pouvait que super bien se passer.

Puis le propriétaire a appelé mon amie pour lui dire qu'il allait passer récupérer son fusil... Mélusine a grave flippée car elle venait de prendre, elle s'est enfermé dans une des chambres du bungalow et elle a commencé à partir en bad trip sévère. En plus après elle a croisé le proprio en culotte avec son fusil et sa bouteille de ricard à la main... Elle a hurlée et est partie se cacher...

Disons que la pression sociale était tellement forte qu'elle a pété un plomb. Plus le fait que ce n'était pas prévu.

Résultat elle est traumatisée des psychédéliques, elle ne veut plus en entendre parler et des drogues en général.

Là j'ai parlé de moi et des fois ou j'ai perché des gens, mais l'inverse aussi existe ! J'ai un pote qui m'a initié à la mdma, je vous ai déjà fait le trip report de cette journée ou j'ai tapé 1g. Il aurait pu me gérer un peu plus je pense... xD Mais bon pour un mal de tête il me donne 20mg de temesta...

J'avais un collègue de formation il y a 3 ans (ça fait que très peu de temps que je supporte la fume de nouveau), il m'incitait tellement et à ce moment je ne prenais que du LSD et du DXM, souvent ensemble d'ailleurs, Mélusine aussi. Et au bout d'un an de formation ce mec a réussi à me faire craquer, car il venait de récolter sa beuh et il voulait que je la goute.

J'me suis dis c'est qu'un petit joint de beuh, mélusine ne fumait plus depuis des années, même pas la clope et moi non plus. Et là c'était repartis pour un tour direct !

Puis ensuite cette amie avec qui nous avons passé ces vacances, elle fume toujours et partage toujours sa fume. Sauf que Mélusine et moi ne supportions plus la fume et nous replongions toujours à chaque fois qu'on la voyait, on dépensait alors pleins de thune jusqu'à ce que l'on arrive à décrocher.

Enfin surtout Mélusine mais à travers moi aussi, enfin elle me met tellement de pression et elle bad tellement contre moi que je fini par bader complet et moi même être très à cran sans la fume, du coup je vais racheter jusqu'à ce que tous les deux on arrive à décrocher en même temps.

Bref la moins pire des drogues sois disant, mais perso avant fallait pas nous faire fumer... Et jusqu'à il y a 2-3 semaines ou là seulement nous avons pu décrocher. Mélusine fume toujours du tabac cependant...

C'était il y a 3 ans !

Le problème et que tout le monde fume, c'est compliqué, donc on a fait que fumer comme des porcs et arrêter de fumer et recommencer à chaque fois que nous allions voir cette amie... Maintenant ce n'en est plus une car elle a pété les plombs contre nous, en plus de m'avoir volé... x)

Donc là on va essayer de plus jamais fumer ! Moi je ne prendrais qu'en infusion un 20e de temps en temps, mais hors de question de fumer à nouveau même des purs ! Mes poumons sont trop HS et ça ne me fait pas l'effet psychédélique d'une infu. C'est pourtant ça que je recherche à la base ?!

Bref voilà pour mon expérience, j'espère que ça fait pas trop pavé.
L'homme pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
#15
@Biquette j'ai pas pris de LSD pendant plus d'un an après. Ca m'a vraiment traumatisé comme expérience. Ca a sûrement été la boucle la plus longue de ma vie. Les personnes avec qui j'étais n'y connaissant rien et étant trop prises dans leur propre trips n'ont pas su me rassurer. Bref, j'étais seul face à l'enfer ce soir là Big Grin
Et oui tout a vraiment commencé à cause de ce sentiment de devoir "gérer" les autres, au début tout se passait à peu près correctement puis un de mes amis commençait à avoir du mal (crise de rire accompagné de crises de larmes.....) et je me disais que tout était de ma faute. Lui a réussi à se calmer et à reprendre le cours de son trip, moi à partir de là j'ai pas su me relever. La parano à commencer à venir et je me suis persuadé qu'ils m'en voulaient tous. Que j'étais mauvais. Et j'ai été m’isolé parce que je ne supportais plus d'être face à eux 3.
C'est toujours assez compliqué à expliquer les ressentis sous lsd je trouve.

Après c'était une période où j'enchainais un peu les excès, c'était cartons tous les week end. Fallait bien une petite baffe pour remettre les pendules à l'heure. Heureusement j'ai pas eu de "séquelles" psychologiques, ça n'empêche que ça m'aura bien calmer. Et c'est pas plus mal.

Concernant le deuxième point, hormis les psychédéliques, je ne me suis jamais vraiment préoccupé des personnes à qui je proposais. Enfin entre guillemet parce que si je propose quelque chose à quelqu'un, c'est en partie que je l'apprécie (même si c'est juste un voisin de teuf, suffit que la discussion soit intéressante.) donc de base c'est de manière bienveillante. 
Je ne prends plus que de la kétamine (c'est un peu mon péché mignon....) et si j'en propose, je ne vais pas sortir un poteau de l'espace à la personne en question. Alors je me pose pas (plus?) vraiment de questions ^^ je sais que je ne vais pas tuer la personne et qu'il y a peu de risques. 
Si vraiment elle a du mal à gérer, je l'accompagne pour se coucher en PLS, pas grand chose à faire d'autre de toute façon ahah

Tu vous tu parles de ton voisin qui n'a pas su gérer les 100mg de MDMA, au final ce n'est pas si dramatique, un vomi et puis c'est reparti. Tu sais que ça lui laissera pas de séquelles! Tu t'en voulais vraiment profondément parce qu'il s'est senti mal ? Cette part de responsabilité tu la ressens avec toutes les drogues que tu proposes ou seulement certaines ?
#16
C'est une vérité que j'ai eu du mal à admettre avec le temps, mais la voilà : je suis un mauvais sitter.
Je choisis les gens qui veulent essayer, parfois je les incite parfois c'est eux, j'insiste sur la RDR, a priori tout va bien...
... mais quand ils font un beau trip, c'est pas grâce à moi.
Je devrais parler au passé, ça fait des années que je ne le fais plus.

J'essayais d'influencer leur trip, de rentrer dans leur tête. Beaucoup trop curieux. J'ai vu un pote prendre un carton d'acide correctement dosé et ne RIEN sentir. Parce qu'il n'était pas dans le mood pour se laisser aller. Parce que j'étais trop directif.

Finalement c'est mieux que j'ai arrêté.

Donc la responsabilité n'est pas seulement de choisir et d'éduquer le public, de maîtriser le set & setting, de préparer la RDR... c'est aussi de laisser les gens vivre leur expérience, qui ne nous appartient pas.
Pas con l'idée de Sludge. Voilà un lien vers la rétrospective de mes TRs : https://www.psychonaut.com/Thread-Sommai...ip-reports

Paix et amour et ainsi de suite.
#17
Perso les gens m'ont donné des très bons retours lors de mes sittages , je les laisse gambader... je leur fais comprendre que je suis dans le coin et que je ne les lâches pas ; parfois on me demande des trucs plus corpsàcorps "reste avec moi tout le trip" , "prend le produit avec moi" ..

Mais sinon pour la question de base, j'ai une réponse assez simple :
je ne propose jamais. J'attends que la personne soit intéressée. Je demande pourquoi etc. SI c'est à peu près légit, après je dis oui ou non. J'évoque les risques (pas le même jour) et j'essaie de dédramatiser pour les psychédéliques. J'ai aussi des "antidotes" mais je leur fait bien comprendre que c'est surtout pour éviter une "mauvaise réaction" comme si c'était somatique alors que c'est plutôt pour le coté psy en vrai. Mais je leur dis pas "ah au fait tu sais certain sous psychédélique ils petent un cables et font des bouffé délirantes" sinon ça fait flipper ... on pourrait presque croire que c'est du hasard.

Alors qu'il n'y a rien de moins hasardeux qu'un bad trip.

De toute façon avec un bon Set&Setting c'est très difficile de bad... au délà d'un certain seuil ça devient impossible par définition... surtout à cause du set


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