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Bonjour à tous,
Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un trip qui s’est déroulé il y a maintenant un mois et demi. J’avais rédigé le trip report juste après mais il manquait quelques trucs pour qu’il soit complet.
--
Le LSD, quelle belle substance, depuis que je l’ai découvert il y a maintenant 3 ans, à mes 18 ans, j’en suis pour ainsi dire, tomber amoureux. Sur ces 3 ans, j’en ai consommé exactement 7 fois, je n’ai jamais été déçu, c’était ma valeur sûr. Mais mon 8e trip que je vais décrire aujourd’hui a été bien différent des autres.
Pour mettre un peu de contexte, j’ai un ami (que l’on appelera le N) que je vois pas souvent qui est venu me rendre visite dans la ville dans laquelle j’étudie, et pour ceux, on avait prévu un petit trip au LSD comme à notre habitude. Le problème c’est que j’ai tripé à 20 mg de 2CB deux jours avant, en free party. D’après mes infos le 2CB est l’un des seuls psychés qui ne croisent pas (trop) la tolérance, si on prend des champis et du L après. Je comptais justement faire cet enchaînement en festival cet été, donc pourquoi pas le tester avant.
➡️ Infos me concernant
Poids : 92 kg
Âge : 21 ans
Expériences psychédéliques passées : pas mal de LSD, Champi, DMT, AL-LAD, métocine, 2CB, Moxy...
Substances consommées lors du trip et dosage :
- 250 mcg LSD (100 + 50 + 50)
- 21 mg Métocine
- 150 mg de Kétamine (75 + 75)
- Popper au Nitrite d'Amyle
- Vape de Nicotine à 20mg/ml
➡️ Trip report
On est le samedi matin, il est 9h du matin. On se réveille tranquillement. Étant donné que j’ai un gros oral à préparer pour les cours le lundi, on décide de drop bien tôt pour que je puisse dormir dans la nuit de samedi à dimanche et être opérationnel le dimanche pour taffer.
On fait quelques courses, on achète beaucoup de trucs sucrés, et à 10h30, c’est l’heure du drop. On se décide à 150 mcg de LSD chacun (testé et quantifié), une dose qui est l’une des plus grosses que j’ai prise. Je précise qu’on a rien mangé avant.
On est posé dans mon appartement, sur mon lit double, en regardant une peinture très tripante faite par ma tante à ma demande.
11h
On est monté un peu, tranquillement, mais je ne trouve pas ça si puissant, j’ai des visuels, j’entends la musique différemment mais je ne me fais pas emporter comme à mon habitude. L’euphorie est peu présente et mentalement c’est peu intéressant. Bref : j’ai l’impression que ma tolérance au psyché en a pris un coup à cause du 2CB.
11h40
On décide de redrop 50 mcg chacun pour pousser un peu plus. Mon pote, qui n’a pas sa tolérance affectée, est satisfait.
12h00
On redrop 50 mcg chacun. Je pipette à l’aide de la seringue la dose de LSD dans le flacon, en me concentrant le plus possible. Je mets les quelques gouttes (100 mcg) dans un jus de poire et on sépare le verre en deux. C’est alors que je regarde l’heure : 12h !!! Je viens de réaliser qu’on avait déjà redrop 50 mcg il y avait à peine 20 min, dans ma tête c’était il y a une bonne heure. Je me rends compte de la connerie, et je me dis que ça va sûrement monter très fort. Moi qui n’avait jamais pris 150 mcg de L en une fois, là j’étais carrément à 250 mcg.
À chaque fois je me dis que les redrops en pleins trip c’est pas une bonne idée, mais bon l’envie est trop forte, y a un gros craving avec le lsd (je rigole).
12h30
Les effets commencent à bien pousser et j’ai un petit pincement au cœur à l’idée d’en avoir trop pris, la prochaine fois je regarderai bien l’heure !! Je me dis que rien ne peut pas mal se passer, on est dans mon appart, au pire ça sera un peu puissant... ça me rappelle le moment de solitude que j’avais eu la fois où j’ai léché la table parce que j’avais mis une goutte de L dessus, heureusement qu’elles sont dosées à quelques dizaines de mcg, sur certains liquides ça aurait pu bien me secouer.
12h40
Un ami à moi, qu’on appelera le E, qui voulait trip avec nous sans prendre de L, parce qu’il était midi passé et qu’il voulait dormir le soir. Il se ramène et drop deux paquets de truffes du site en Z.
13h30
Le E ne sent pas bcp d’effets avec ses truffes, elles sont sûrement périmées, elles ont quasiment deux mois, je ne donnais pas cher de leur peau mdr. Il les a conservé au congel mais n’a pas bcp d’effets. Il décide donc de drop 21 mg de métocine (4-HO-MET).
14h
On est toujours dans l’appartement. Finalement les effets ne sont pas tant monté pour moi, j’ai évidemment de bonnes hallucinations, mais rien de transcendant non plus, je suis un peu déçu. Le côté mental que j’aime tant n’est pas du tout présent, les musiques ne m’envoient pas très loin. Mais bon c’est le jeu, je saurai pour la prochaine fois qu’il ne vaut mieux pas prendre de 2CB avant.
Avec le N, on se décide d’accompagner le E et on drop chacun 21 mg de métocine.
14h15
Le N décide d’aller au bar acheter des tickets à gratter. Faut dire que lors de notre dernier trip au L, il y a un peu plus d’un mois, la chance lui avait souri : il avait gagné 200 euros de cryptos et 50 euros en achetant un ticket à gratter. Autant dire que le trip avait été très rentable.
Je me dis que je serais incapable d’aller dans un bar pour demander quelque chose, c’est une mission qui me paraît surhumaine. Le N a l’air confiant et je croise les doigts pour pas qu’il ne se perde dans la ville.
Il revient tout content mais malheureusement cette fois ci, la chance n’est pas avec lui. Il a l’air déçu, comme s’il allait gagner à chaque fois.
14h45
On se décide à sortir un peu dehors pour profiter du soleil. Je me rends compte qu’on était confiné dans mon appart depuis le début du trip. Le soleil irradie mon corps et le petit vent me fait un bien fou.
Je déambule dans les rues de ma ville, le sourire aux lèvres, en me concentrant pour ne pas éclater de rire à chaque passant que l’on croise sur le trottoir.
Les rues commencent à s’emmêler dans ma tête, les maisons ondulent tellement, les couleurs changent sans arrêt, j’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo c’est dingue. La métocine a rajouté une dimension visuelle que je n’avais jamais exploré avant. C’est si puissant, les têtes des passants se transforment en animaux, les arbres sont si beaux et si grands, le sol est rempli de milliers de fractales qui bougent tellement. C’est exactement ce que j’ai déjà vu sur des vidéos de trip psyché hardcore.
J’ai l’impression que ma motricité commence à être affectée, il est difficile de marcher "normalement", du moins c’est mon ressenti à ce moment.
J’avais déjà atteint des effets comme ça mais avec de la DMT fumée donc ça ne durait pas très longtemps, et surtout j’étais assis.
15h15
On arrive dans le parc le plus beau de la ville, de grandes fleurs partout, des arbres de plusieurs décennies : c’est magnifique. Tout le paysage semble ondulé au gré du vent.
Les couleurs sont tellement amplifiées, qu’elles en deviennent surnaturelles, voire agressives. J’ai un filtre sur les yeux, qui rend tout tellement beau. Je sens un contact avec la nature qui me rappelle fortement les champignons magiques.
On entend un rugissement dans le ciel et tout le monde semble pointer son regard vers le haut. C’est alors qu’on voit un rafale français qui fait des acrobaties juste au-dessus de nos têtes, nan je vous jure ce n’était pas une hallucination !! C’était le we où il y avait pleins de démonstrations aéronautiques dans ma ville.
Tout le parc le regarde naturellement, et je me sens transporté par cet avion. Je me dis qu’être pilote de rafale, ça doit être dingue, de fendre l’air à cette vitesse en faisant des figures, tu dois te sentir comme le roi du monde. À un moment le rafale fait un looping puis pointe sa direction pile sur moi, j’ai l’impression qu’il se rapproche sur moi, de voir pleins de détails, alors qu’il est surement à 1km. Je me dis même : "J’espère qu’il va changer de cap, j’ai pas envie de mourir écrasé par un rafale".
J’ai alors une très grosse envie de devenir pilote de chasse, mais juste pour ça : )
J’imagine aussi le fait de tripper dans un avion de chasse, en tant que passager bien sûr. Se prendre des accélérations de plusieurs G, sentir tous ces organes dans son corps, et la vue de malade qu’il doit avoir sur la ville.
15h45
On se pose dans le parc, les hallucinations n’ont pas du tout descendu, et je me sens vraiment proche de la nature : plus qu’avec du LSD seul. L’euphorie est très présente aussi, différente du L seul. L’inhibition de la recapture de la sérotonine de la métocine doit avoir sa part de responsabilité.
Je vois parfois mes amis en triple, la vision est bien affectée.
16h
C’est l’heure de se mettre en route pour aller mixer !! Avec le E, on est DJ dans une asso, et on a réservé le studio pour 16h. Je sais pas ce que ça va donner mais dans tous les cas avec le système son ça ne peut être que cool.
Comme on aurait pu s’en douter, c’est catastrophique, on arrive à peine à faire des transitions de bases. On se contente plus d’enchaîner les musiques sur ce système son démentiel. Ici on peut se permettre de mettre fort, tout est insonorisé, et la voisine ne viendra pas nous embêter. LOL
Ma seule crainte c’est de tomber sur quelqu’un de l’asso, qui nous voit avec nos énormes pupilles et notre état "second".
17h30
On se rend ensuite dans mon endroit préféré de la ville : une vieille piscine abandonnée il y a 40 ans. Avec une vue sur la rivière, exposée au soleil, on se pose un petit temps, l’histoire de contempler cet endroit, encore plus beau que d’habitudes.
18h
Un pote arrive, on prend de temps en temps des psychés avec lui mais cette fois ci, il est sobre et il va nous emmener faire un petit tour de voiture. Comme à son habitude il nous fait de belles accélérations, des dérappages, avec la musique à fond on a vraiment l’impression d’être dans un film. Le LSD amplifie toutes les sensations, c’est un véritable manège.
20h
Les effets ont franchement bien descendu, et avec le N on commence à avoir un petit mal de tête. ça m’arrive souvent quand je prends de la méto.
De retour à l’appartement, on est affamé, on mange un chili con carne cuisiné par moi même, un peu éprouvant tout de meme.
On se pose sur le lit et on s’envoie quelques petits trips de poppy, ce qui relance un peu les effets, différemment, surtout la musique et l’euphorie. À un moment, j’ai un peu poussé en en prenant vraiment bcp, j’ai senti un étourdissement et lorsque je me suis regardé dans le miroir, j’étais tout rouge !
Une question s’ouvre à nous, est ce qu’on prend un peu de DMT, comme à notre habitude en fin de L ? on appelle d’ailleurs ce combo, le LS-D-MT. Et si oui en changa ou en vape ? Sachant que je suis pas sûr des interactions IMAOs et LSD, je me dis que vape ça serait plus prudent.
Le problème c’est que les psychés on commence à en avoir ras la casquette.
21h
Une idée me trottait dans la tête depuis quelques semaines : tester un disso NMDA, mais aussi et surtout tester un disso avec un psyché. J’avais testé la salvia il y a plus de deux ans, à dosage plutôt faible, mais c’est pas un disso classique.
Je voulais tester un peu de protoxyde d’azote, mais j’ai pas eu le temps d’en acheter. C’est alors que je me rappelle que j’avais un peu de ké sugar analysée (500mg).
On drop avec le E, 75mg en nasal, et c’est plutôt cool. C’est la première fois que je sniffe quelque chose, et je m’attendais à ce que ce soit douloureux, et bien pas du tout ! Par contre la goutte dans la gorge n’est pas très bonne. Je trouve même que le geste est plutôt satisfaisant.
Les effets montent petit à petit, c’est la première fois que je ressens ces effets : une détente, une clairvoyance, un optimisme, tout en étant incroyablement lent. L'impression d'être alcoolisé sans l'être. La vision pas clair mais en même temps tu vois bien. Bref bcp de contradictions.
Mon corps s'engourdit, l'anesthésie est sur-puissante : lorsque je passe ma langue sur mes joues, j'ai des sensations trop bizarres d'engourdissement. L'équilibre qui devient compliqué à maintenir, on se pose sur mon lit.
Je me sens bien. Assis en tailleur sur mon lit j'ai l'impression d'être dans un champs rempli de côton tout doux (pas les fleurs). J'ai l'impression de nager, je parle très lentement, et la construction du langage me demande encore plus d'efforts que d'habitudes. J'ai l'impression d'être tout mou.
On se met à écouter du polo and pan, un groupe qu'on aime de plus en plus pour triper :
J'ai quelques hallucinations sombres de formes, la musique est différente, elle semble parfaitement s'accorder avec le moment. Les sons chills défilent, l'impression d'être hors du temps, dans une autre dimension.
On parle avec le N, et petit à petit j'ai l'impression que si on redrop, il nous accompagnera.
22h30
On reprend tous une trace de 75mg, le N s'est finalement décidé à en prendre avec nous.
Les effets repartent de plus belles. On combine avec du poppy et un peu de nicotine : cela sublime le moment. On parle de la vie, on philosophe.
0h00
On part marcher dehors dans la forêt, je suis bien, optimiste.
3h00
Je prends une douche et je me couche, j'arrive à trouver le sommeil plutôt facilement.
11h30
Réveil, je suis plutôt en forme, content de ma nuit.
J'arrive très bien à travailler la journée, même si je sens que la mémorisation est plus compliquée que d'habitude.
➡️ Conclusion
Pour conclure la kétamine est devenue pour moi une substance qui vient chatouiller le grand L. Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est pas incroyable en terme d’effets et pourtant qu'est ce que c'était cool. C'est exactement comment j'imaginais la "DROGUE" quand j'étais petit.
Bon après niveau toxicité, je pense que le L n'a rien à envier envers la ké. D'ailleurs c'est le point qui m'embête le plus avec la kétamine. Elle est toxique pour pas mal d'organes, et le cerveau. D'ailleurs j'ai vu un article qui disait que si la kétamine était prise en même temps que le LSD, il y avait moins de neurotoxicité.
Ça n’en reste pas moins un trip dont je me souviendrais, surtout par sa puissance, au moment où on a drop la métocine.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! 😃
PS : Le festival dont je parlais en début de trip s'est bien déroulé, j'ai fait la combinaison inverse 300 mcg de 1P-LSD (2x150mcg à deux heures d'interval) puis le lendemain 20 mg de 2CB. Les effets étaient certes amoindris mais c'était moins dérangeant je trouve. Il y avait l'appréciation de la musique très amplifié, petit côté empatho, quelques visuels faibles et une bonne stimulation. Le fait qu'il n'y est pas de côté mental me dérange moins quand je trip au 2CB par rapport au LSD.
Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’un trip qui s’est déroulé il y a maintenant un mois et demi. J’avais rédigé le trip report juste après mais il manquait quelques trucs pour qu’il soit complet.
--
Le LSD, quelle belle substance, depuis que je l’ai découvert il y a maintenant 3 ans, à mes 18 ans, j’en suis pour ainsi dire, tomber amoureux. Sur ces 3 ans, j’en ai consommé exactement 7 fois, je n’ai jamais été déçu, c’était ma valeur sûr. Mais mon 8e trip que je vais décrire aujourd’hui a été bien différent des autres.
Pour mettre un peu de contexte, j’ai un ami (que l’on appelera le N) que je vois pas souvent qui est venu me rendre visite dans la ville dans laquelle j’étudie, et pour ceux, on avait prévu un petit trip au LSD comme à notre habitude. Le problème c’est que j’ai tripé à 20 mg de 2CB deux jours avant, en free party. D’après mes infos le 2CB est l’un des seuls psychés qui ne croisent pas (trop) la tolérance, si on prend des champis et du L après. Je comptais justement faire cet enchaînement en festival cet été, donc pourquoi pas le tester avant.
➡️ Infos me concernant
Poids : 92 kg
Âge : 21 ans
Expériences psychédéliques passées : pas mal de LSD, Champi, DMT, AL-LAD, métocine, 2CB, Moxy...
Substances consommées lors du trip et dosage :
- 250 mcg LSD (100 + 50 + 50)
- 21 mg Métocine
- 150 mg de Kétamine (75 + 75)
- Popper au Nitrite d'Amyle
- Vape de Nicotine à 20mg/ml
➡️ Trip report
On est le samedi matin, il est 9h du matin. On se réveille tranquillement. Étant donné que j’ai un gros oral à préparer pour les cours le lundi, on décide de drop bien tôt pour que je puisse dormir dans la nuit de samedi à dimanche et être opérationnel le dimanche pour taffer.
On fait quelques courses, on achète beaucoup de trucs sucrés, et à 10h30, c’est l’heure du drop. On se décide à 150 mcg de LSD chacun (testé et quantifié), une dose qui est l’une des plus grosses que j’ai prise. Je précise qu’on a rien mangé avant.
On est posé dans mon appartement, sur mon lit double, en regardant une peinture très tripante faite par ma tante à ma demande.
11h
On est monté un peu, tranquillement, mais je ne trouve pas ça si puissant, j’ai des visuels, j’entends la musique différemment mais je ne me fais pas emporter comme à mon habitude. L’euphorie est peu présente et mentalement c’est peu intéressant. Bref : j’ai l’impression que ma tolérance au psyché en a pris un coup à cause du 2CB.
11h40
On décide de redrop 50 mcg chacun pour pousser un peu plus. Mon pote, qui n’a pas sa tolérance affectée, est satisfait.
12h00
On redrop 50 mcg chacun. Je pipette à l’aide de la seringue la dose de LSD dans le flacon, en me concentrant le plus possible. Je mets les quelques gouttes (100 mcg) dans un jus de poire et on sépare le verre en deux. C’est alors que je regarde l’heure : 12h !!! Je viens de réaliser qu’on avait déjà redrop 50 mcg il y avait à peine 20 min, dans ma tête c’était il y a une bonne heure. Je me rends compte de la connerie, et je me dis que ça va sûrement monter très fort. Moi qui n’avait jamais pris 150 mcg de L en une fois, là j’étais carrément à 250 mcg.
À chaque fois je me dis que les redrops en pleins trip c’est pas une bonne idée, mais bon l’envie est trop forte, y a un gros craving avec le lsd (je rigole).
12h30
Les effets commencent à bien pousser et j’ai un petit pincement au cœur à l’idée d’en avoir trop pris, la prochaine fois je regarderai bien l’heure !! Je me dis que rien ne peut pas mal se passer, on est dans mon appart, au pire ça sera un peu puissant... ça me rappelle le moment de solitude que j’avais eu la fois où j’ai léché la table parce que j’avais mis une goutte de L dessus, heureusement qu’elles sont dosées à quelques dizaines de mcg, sur certains liquides ça aurait pu bien me secouer.
12h40
Un ami à moi, qu’on appelera le E, qui voulait trip avec nous sans prendre de L, parce qu’il était midi passé et qu’il voulait dormir le soir. Il se ramène et drop deux paquets de truffes du site en Z.
13h30
Le E ne sent pas bcp d’effets avec ses truffes, elles sont sûrement périmées, elles ont quasiment deux mois, je ne donnais pas cher de leur peau mdr. Il les a conservé au congel mais n’a pas bcp d’effets. Il décide donc de drop 21 mg de métocine (4-HO-MET).
14h
On est toujours dans l’appartement. Finalement les effets ne sont pas tant monté pour moi, j’ai évidemment de bonnes hallucinations, mais rien de transcendant non plus, je suis un peu déçu. Le côté mental que j’aime tant n’est pas du tout présent, les musiques ne m’envoient pas très loin. Mais bon c’est le jeu, je saurai pour la prochaine fois qu’il ne vaut mieux pas prendre de 2CB avant.
Avec le N, on se décide d’accompagner le E et on drop chacun 21 mg de métocine.
14h15
Le N décide d’aller au bar acheter des tickets à gratter. Faut dire que lors de notre dernier trip au L, il y a un peu plus d’un mois, la chance lui avait souri : il avait gagné 200 euros de cryptos et 50 euros en achetant un ticket à gratter. Autant dire que le trip avait été très rentable.
Je me dis que je serais incapable d’aller dans un bar pour demander quelque chose, c’est une mission qui me paraît surhumaine. Le N a l’air confiant et je croise les doigts pour pas qu’il ne se perde dans la ville.
Il revient tout content mais malheureusement cette fois ci, la chance n’est pas avec lui. Il a l’air déçu, comme s’il allait gagner à chaque fois.
14h45
On se décide à sortir un peu dehors pour profiter du soleil. Je me rends compte qu’on était confiné dans mon appart depuis le début du trip. Le soleil irradie mon corps et le petit vent me fait un bien fou.
Je déambule dans les rues de ma ville, le sourire aux lèvres, en me concentrant pour ne pas éclater de rire à chaque passant que l’on croise sur le trottoir.
Les rues commencent à s’emmêler dans ma tête, les maisons ondulent tellement, les couleurs changent sans arrêt, j’ai l’impression d’être dans un jeu vidéo c’est dingue. La métocine a rajouté une dimension visuelle que je n’avais jamais exploré avant. C’est si puissant, les têtes des passants se transforment en animaux, les arbres sont si beaux et si grands, le sol est rempli de milliers de fractales qui bougent tellement. C’est exactement ce que j’ai déjà vu sur des vidéos de trip psyché hardcore.
J’ai l’impression que ma motricité commence à être affectée, il est difficile de marcher "normalement", du moins c’est mon ressenti à ce moment.
J’avais déjà atteint des effets comme ça mais avec de la DMT fumée donc ça ne durait pas très longtemps, et surtout j’étais assis.
15h15
On arrive dans le parc le plus beau de la ville, de grandes fleurs partout, des arbres de plusieurs décennies : c’est magnifique. Tout le paysage semble ondulé au gré du vent.
Les couleurs sont tellement amplifiées, qu’elles en deviennent surnaturelles, voire agressives. J’ai un filtre sur les yeux, qui rend tout tellement beau. Je sens un contact avec la nature qui me rappelle fortement les champignons magiques.
On entend un rugissement dans le ciel et tout le monde semble pointer son regard vers le haut. C’est alors qu’on voit un rafale français qui fait des acrobaties juste au-dessus de nos têtes, nan je vous jure ce n’était pas une hallucination !! C’était le we où il y avait pleins de démonstrations aéronautiques dans ma ville.
Tout le parc le regarde naturellement, et je me sens transporté par cet avion. Je me dis qu’être pilote de rafale, ça doit être dingue, de fendre l’air à cette vitesse en faisant des figures, tu dois te sentir comme le roi du monde. À un moment le rafale fait un looping puis pointe sa direction pile sur moi, j’ai l’impression qu’il se rapproche sur moi, de voir pleins de détails, alors qu’il est surement à 1km. Je me dis même : "J’espère qu’il va changer de cap, j’ai pas envie de mourir écrasé par un rafale".
J’ai alors une très grosse envie de devenir pilote de chasse, mais juste pour ça : )
J’imagine aussi le fait de tripper dans un avion de chasse, en tant que passager bien sûr. Se prendre des accélérations de plusieurs G, sentir tous ces organes dans son corps, et la vue de malade qu’il doit avoir sur la ville.
15h45
On se pose dans le parc, les hallucinations n’ont pas du tout descendu, et je me sens vraiment proche de la nature : plus qu’avec du LSD seul. L’euphorie est très présente aussi, différente du L seul. L’inhibition de la recapture de la sérotonine de la métocine doit avoir sa part de responsabilité.
Je vois parfois mes amis en triple, la vision est bien affectée.
16h
C’est l’heure de se mettre en route pour aller mixer !! Avec le E, on est DJ dans une asso, et on a réservé le studio pour 16h. Je sais pas ce que ça va donner mais dans tous les cas avec le système son ça ne peut être que cool.
Comme on aurait pu s’en douter, c’est catastrophique, on arrive à peine à faire des transitions de bases. On se contente plus d’enchaîner les musiques sur ce système son démentiel. Ici on peut se permettre de mettre fort, tout est insonorisé, et la voisine ne viendra pas nous embêter. LOL
Ma seule crainte c’est de tomber sur quelqu’un de l’asso, qui nous voit avec nos énormes pupilles et notre état "second".
17h30
On se rend ensuite dans mon endroit préféré de la ville : une vieille piscine abandonnée il y a 40 ans. Avec une vue sur la rivière, exposée au soleil, on se pose un petit temps, l’histoire de contempler cet endroit, encore plus beau que d’habitudes.
18h
Un pote arrive, on prend de temps en temps des psychés avec lui mais cette fois ci, il est sobre et il va nous emmener faire un petit tour de voiture. Comme à son habitude il nous fait de belles accélérations, des dérappages, avec la musique à fond on a vraiment l’impression d’être dans un film. Le LSD amplifie toutes les sensations, c’est un véritable manège.
20h
Les effets ont franchement bien descendu, et avec le N on commence à avoir un petit mal de tête. ça m’arrive souvent quand je prends de la méto.
De retour à l’appartement, on est affamé, on mange un chili con carne cuisiné par moi même, un peu éprouvant tout de meme.
On se pose sur le lit et on s’envoie quelques petits trips de poppy, ce qui relance un peu les effets, différemment, surtout la musique et l’euphorie. À un moment, j’ai un peu poussé en en prenant vraiment bcp, j’ai senti un étourdissement et lorsque je me suis regardé dans le miroir, j’étais tout rouge !
Une question s’ouvre à nous, est ce qu’on prend un peu de DMT, comme à notre habitude en fin de L ? on appelle d’ailleurs ce combo, le LS-D-MT. Et si oui en changa ou en vape ? Sachant que je suis pas sûr des interactions IMAOs et LSD, je me dis que vape ça serait plus prudent.
Le problème c’est que les psychés on commence à en avoir ras la casquette.
21h
Une idée me trottait dans la tête depuis quelques semaines : tester un disso NMDA, mais aussi et surtout tester un disso avec un psyché. J’avais testé la salvia il y a plus de deux ans, à dosage plutôt faible, mais c’est pas un disso classique.
Je voulais tester un peu de protoxyde d’azote, mais j’ai pas eu le temps d’en acheter. C’est alors que je me rappelle que j’avais un peu de ké sugar analysée (500mg).
On drop avec le E, 75mg en nasal, et c’est plutôt cool. C’est la première fois que je sniffe quelque chose, et je m’attendais à ce que ce soit douloureux, et bien pas du tout ! Par contre la goutte dans la gorge n’est pas très bonne. Je trouve même que le geste est plutôt satisfaisant.
Les effets montent petit à petit, c’est la première fois que je ressens ces effets : une détente, une clairvoyance, un optimisme, tout en étant incroyablement lent. L'impression d'être alcoolisé sans l'être. La vision pas clair mais en même temps tu vois bien. Bref bcp de contradictions.
Mon corps s'engourdit, l'anesthésie est sur-puissante : lorsque je passe ma langue sur mes joues, j'ai des sensations trop bizarres d'engourdissement. L'équilibre qui devient compliqué à maintenir, on se pose sur mon lit.
Je me sens bien. Assis en tailleur sur mon lit j'ai l'impression d'être dans un champs rempli de côton tout doux (pas les fleurs). J'ai l'impression de nager, je parle très lentement, et la construction du langage me demande encore plus d'efforts que d'habitudes. J'ai l'impression d'être tout mou.
On se met à écouter du polo and pan, un groupe qu'on aime de plus en plus pour triper :
J'ai quelques hallucinations sombres de formes, la musique est différente, elle semble parfaitement s'accorder avec le moment. Les sons chills défilent, l'impression d'être hors du temps, dans une autre dimension.
On parle avec le N, et petit à petit j'ai l'impression que si on redrop, il nous accompagnera.
22h30
On reprend tous une trace de 75mg, le N s'est finalement décidé à en prendre avec nous.
Les effets repartent de plus belles. On combine avec du poppy et un peu de nicotine : cela sublime le moment. On parle de la vie, on philosophe.
0h00
On part marcher dehors dans la forêt, je suis bien, optimiste.
3h00
Je prends une douche et je me couche, j'arrive à trouver le sommeil plutôt facilement.
11h30
Réveil, je suis plutôt en forme, content de ma nuit.
J'arrive très bien à travailler la journée, même si je sens que la mémorisation est plus compliquée que d'habitude.
📅 J+1 → J+14
J’ai senti un énorme afterglow, cet effet antidépresseur, surtout la première semaine après le trip, c’était dingue. J’étais tout le temps heureux, j’appréciais bcp plus la musique... Je me demande si l’effet antidep du L s'est additionné avec celui de la K. Une chose est sûre, c’est que parmi mes plusieurs afterglows au LSD, c’est le plus puissant que je n’ai jamais eu.➡️ Conclusion
Pour conclure la kétamine est devenue pour moi une substance qui vient chatouiller le grand L. Je ne sais pas comment l’expliquer, c’est pas incroyable en terme d’effets et pourtant qu'est ce que c'était cool. C'est exactement comment j'imaginais la "DROGUE" quand j'étais petit.
Bon après niveau toxicité, je pense que le L n'a rien à envier envers la ké. D'ailleurs c'est le point qui m'embête le plus avec la kétamine. Elle est toxique pour pas mal d'organes, et le cerveau. D'ailleurs j'ai vu un article qui disait que si la kétamine était prise en même temps que le LSD, il y avait moins de neurotoxicité.
Ça n’en reste pas moins un trip dont je me souviendrais, surtout par sa puissance, au moment où on a drop la métocine.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! 😃
PS : Le festival dont je parlais en début de trip s'est bien déroulé, j'ai fait la combinaison inverse 300 mcg de 1P-LSD (2x150mcg à deux heures d'interval) puis le lendemain 20 mg de 2CB. Les effets étaient certes amoindris mais c'était moins dérangeant je trouve. Il y avait l'appréciation de la musique très amplifié, petit côté empatho, quelques visuels faibles et une bonne stimulation. Le fait qu'il n'y est pas de côté mental me dérange moins quand je trip au 2CB par rapport au LSD.