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Les rêves qui comptent (en dormant)

Entre TP qui s'excite de tuer des gens et le topic BDSM, je sais pas si je suis si content de voir que le cul est revenu au centre des préoccupations de Psychonaut
 
Boring
 
Tout commence par une tranquille balade, dans un lieu dont je ne me rappelle pas. Soudainement, ellipse d'1 mois. Si je sais qu'1 mois entier est passé, je n'ai cependant aucun souvenir de ce que j'ai pu y faire, comme si j'avais dormi. J'ai pourtant la certitude que ça n'a pas été le cas, qu'autre chose est la cause de cette oublie, et ce même si je me réveille au sein d'une chambre universitaire. En conséquence, l'anxiété commence à grimper

Je finis par partir de cette chambre et aller à un cours dans une très grande salle, entouré de camarades de classes et devant une de mes profs. La salle est vraiment large, on est au moins 50-60 alors qu'on devrait être une salle d'une taille pouvant accueillir une vingtaine de personnes. Le pire dans tout cela, c'est que le processus du réveil dans la chambre jusqu'à la salle de classe se répète plusieurs fois.

Je comprends alors que je suis dans une boucle temporelle dont je vais devoir me dépêtrer, ce qui a pour effet d'augmenter davantage mon anxiété. Je profite du fait d'avoir mes potes de classe à côté de moi pour leur demander la raison de cette boucle, car pour aucune raison je savais qu'ils savaient pourquoi. Cependant, aucun des deux ne daigne m'expliquer explicitement le pourquoi du comment, comme par crainte...tout en me laissant de gros indices que mon ex en était la cause et qu'elle m'avait tendu un piège pour se venger de moi (à l'époque où j'ai fais ce rêve ça faisait à peine quelques mois que j'avais rompu, et y'avait eu bien des engueulades et frustrations durant la relation. Donc j'étais encore bien marqué). Un de mes potes confirme ma déduction d'indices en me disant mot pour mot "Mon gars, une fille comme ça, sûr elle voudra se venger".

Je me dis alors que, merde quoi, elle tente de me piéger, faut que je sorte ses griffes. Heureusement, dans ma quête, j'ai des faisceaux d'indices me permettant de sortir de cette foutue salle de classe. Ce n'était cependant qu'une première étape : me voilà maintenant téléporté (chose très récurrente dans mes songes) dans le hall de mon université, où j'aperçois de nouveaux mes potes de classe. Si le lieu est nouveau, je sais que d'un moment à l'autre je vais revenir à la case départ, certain que la boucle temporelle n'est pas terminée. Je redemande de nouveau à mes potes pourquoi je suis dans cette boucle, sûr qu'ils vont me répondre car je suis plus avancé au sein de cette dernière.. Mais évidemment, ils ne peuvent toujours rien dire.

D'un coup d'un seul je revire complètement ma pensée sur la raison de cette boucle temporelle : en réalité, il y a de grandes chances que je sois dans le coma. Encore plus paniqué, je suis alors persuadé que je vais sûrement mourir, à 19 ans, que je suis probablement actuellement sur un lit d'hôpital et que ma famille attend désespérément mon réveil. Je me demande qu'est-ce qui m'a amené dans cet état, qu'ai-je bien pu faire.

Après cela, ça ne manque pas, retour à la case départ : me voilà de nouveau dans la chambre universitaire, assistant encore au même cours qu'au début du cauchemar, avec les mêmes gens, et plusieurs fois. L'angoisse monte encore. Il faut que je sorte de cette boucle infernal, ça commence à me rendre fou.

Je parviens encore à avancer plus loin dans la boucle, arrivant dans un nouveau lieu : cette fois je suis devant ma maison, dans le jardin, et en face de moi mon père assis et adossé à un des cerisiers. J'essaye également de lui demander la raison de tout ça, persuadé que lui va me répondre. Mais non, il ne peut rien me dire aussi.

Mais ce qui finit de m'achever, c'est la suite de son discours : il m'explique que, de toutes façons, je vais finir par mourir dans cette boucle, qu'il n'y a aucun échappatoire. Pourquoi ? Parce que mes phases dites de "sommeil", celles qui constituent les moments où je me réveille pour revivre le cauchemar depuis le début, m'empoisonnent petit à petit.

Peu après, je ferme les yeux. Entre 5 secondes et 10 secondes de néant...et je me réveil enfin, le cauchemar est terminé. Journée de cours à assume en plus, j'étais bien fatigué et j'ai cogité dessus pendant plusieurs jours.
 
Quand je bute des gens dans une bagarre en rêve je me réveille toujours avec un bpm de fou, j'imagine que c'est bon signe

Putain vous avez de la chance, moi quand j'essaye de rendre les coups dans une bagarre en rêve c'est soit je me loupe soit une force surnaturelle fait que je frappe avec une mollesse pathétique.

T'façons j'ai passé le stade supérieur : je me souviens de 3 rêves où j'allais carrément faire la guerre.
 
Souvent j'ai pareil que toi, au final je sens d'une manière ou d'une autre que je suis endormi et mon corps a zéro force, je peux pas frapper, je cours super lentement...
 
Courir lentement c'est la base, j'ai juste eu quelques exceptions, dont une fois où ça faisait quelques mois que je m'étais remis au sport de manière assez stricte. Comme dans ce rêve je courais plutôt vite avec zéro essoufflement et une sensation de légéreté incomparable, je me rappelle m'être dit : "tiens, c'est quand même super satisfaisant de voir à quel point ça change tout".
 
On finit le boulot avec deux collègues (un réel). Le taf est en sous-sol d'un manège, lui-même situé au coeur d'une foire. Mes deux collègues sont archibourrés. Luc (faux nom du vrai collègue) est hilare. On remonte les escaliers, ils écoutent de la musique pleine de BPM mais joyeuse et mélangée à cette ambiance de parc d'attraction. Ils sautillent. Luc traine sur mes talons, l'autre disparait, et on arrive au coeur du manège. Il se met à chanter à tue-tête New York, I Love You but You're Bringing Me Down - LCD Soundsystem, de manière théâtrale, en s'accrochant aux petits chevaux genre. Je suis dans la foule, je me retourne. Il s'approche en continuant à chanter, il me fixe dans les yeux. Je recule, comme pour vérifier qu'il le fait exprès.
Je ne vois que son visage, le reste devient flou autour.
J'essaie de l'embrasser.
Il m'abandonne un bécot distrait et continue à chanter toujours si fort en me regardant.
Ca m'agace.
J'essaie de l'embrasser de nouveau.
Il rigole.
Je l'attrape par les épaules et le plaque contre un mur. Imperturbable, il continue.

🎶 [...] And, oh! Maybe mother told you true
And there'll always be somebody there for you
And you'll never be alone
But maybe she's wrong and maybe I'm right
[...]🎵

Je lui crie, hyper en colère : "ADHD IS FUCKING STRONG IN THIS ONE!!".
Comme si son incapacité à changer de focus était lié à lui alcoolisé et TDAH...

Réveil en sursaut.
 
20/04/2025 : Je suis en rando en haut d’une colline, regarde la vallée et la colline d’en face, me demandant par où je vais aller. Une promeneuse un peu âgée fait un petit saut et atterrit sur un chemin légèrement en contrebas que je n’avais pas vu, masqué par la pente et la végétation. Sur le coup je me dis que c’était un peu risqué de sa part, puis je réalise que c’est un PNJ alors elle ferait pas ça si c’était pas dans le script, et ce serait pas dans le script si ça risquait de la tuer. Je regarde à nouveau aux alentours et je suis bluffé par le niveau de détail, la vivacité des couleurs, la profondeur des contrastes, la largeur du champ visuel.

J’avise un plateau au loin [genre de quelques km², à environ 1000m d’altitude au-dessus de la plaine], et me dis qu’il y a probablement là-bas quelque chose de plus intéressant que tout ce que je pourrais générer. Je me mets en tailleur et m’élève à un environ un mètre au-dessus du sol, et lévite dans cette direction. Ma vitesse n’est pas extrêmement rapide [d’une dizaine de km/h, ce qui signifie que je vais probablement mettre des heures à arriver à destination en toute logique, mais ça me choque pas]. Arrivé en bas, je commence à chanter OM KALI OM SHAKTI OM dans une forêt avec des cerisiers qui commencent tout juste à fleurir.


Il y a aussi des arbres à navets avec des fruits énormes et bien mûrs, et des arbres à bûches (leur fruit est une bûche fendue en quatre, qui pend de la branche).

Je traverse un milieu périurbain, et une femme blonde [genre Betty Draper] entre dans une laverie automatique. Je la suis et la laverie se transforme en café quand j’entre. Je l’assieds sur le comptoir et commence à lui faire un cunni. Un instant je me demande si c’est crédible qu’elle soit consentante, mais après tout si on met de côté la très compréhensible peur envers un homme inconnu et la honte sociale, il paraît que, statistiquement parlant, c'est pas un fantasme aussi rare qu'on pourrait le croire de prime abord.

Est-ce que je suis capable de la rendre consentante ? Mais si je la rends consentante en usant de ma capacité à modifier le rêve, est-ce que ce n'est pas assimilable à l'usage de moyens non-éthiques pour forcer le consentement, par exemple un sort ou un "philtre d'amour" ? Le goût et l’odeur ne sont pas vraiment là mais la vue et surtout le toucher sont particulièrement réalistes - je rajoute un peu de salive sur le clito pour que ça glisse mieux.

Pour qu'elle puisse vraiment consentir, il faudrait également lui conférer la capacité à ne pas consentir, c'est-à-dire qu'elle ait une intériorité indépendante de la mienne, et c'est probablement au-delà de ce que je peux faire dans un rêve lucide. Et même là, peut-on réellement consentir à faire quelque chose avec quelqu'un qui dispose du pouvoir de modifier les choses à sa guise, quelqu'un qui nous a généré et peut nous modifier à volonté ou nous faire cesser d'être d'un battement de cil ? Et qu’est-ce qui se passe si en fait si j'ai juste réussi à lui donner l’air de consentir sans qu’elle en ait vraiment envie (l'idée me met mal à l'aise) ? Comment est-ce que je peux savoir ?

Sa vulve, ses cuisses dénudées, le contact de la pointe de ma langue contre elle, mon frein de langue qui tire légèrement : plus rien d’autre n’existe, littéralement. Puis cela aussi cesse d’être.

Réveil, j’ai trop chaud à cause de la couette. Dormir avec une couette en cette saison c'est vraiment de l'hérésie, j'aurai beau répéter à ma femme à quel point c'est une grosse concession pour moi je crois pas qu'elle puisse comprendre.
 
Il y a un conflit étrange entre sorcières et autres gens de pouvoirs magiques. Je n'ai pas ces pouvoirs moi-même, mais une connaissance fine de leurs fonctionnements et de leurs limites.
Le conflit m'amène à voyager jusqu'à une ville côtière, ancienne et belle avec ses pierres noires aux abords d'un océan froid. Je finis par y retrouver @Sorence, avec laquelle je partage quelques péripéties à travers bus et souterrains humides. On finit par s'arrêter dans une cave-grotte avec son chien et quelques autres personnes. Sorence consomme quelque chose afin d'affronter des créatures invisibles. Je dois reprendre le bus, qui me fait faire un tour avant de me ramener à la grotte, mais Sorence y dort et ne se réveille plus. Elle est pleine de fièvre et perdue dans une lutte qui se passe ailleurs. Je dois l'aider, je soutiens sa nuque et récite les passages d'un livre dans un ordre rituel, mais elle s'agite de plus en plus et son chien aussi. L'ignoble petit cabot, un pincher vraiment minuscule, entreprend de me bouffer le dos et les bras, impossible de se concentrer.
Je n'arrive pas à le calmer ni à me calmer non plus. Pas le choix, je l'attrape par la nuque et je vais devoir trouver un endroit où l'enfermer.

Je reprends le bus, qui zigzague dans des ruelles toutes étroites faites de grosses pierres taillées. Je sens qu'il y a une maison de sorcière amie pas loin, et coupe à travers les minuscules jardins des propriétés environnantes afin de la trouver, le pincher enragé toujours à bout de bras. Après quelques jeux de saute muret, je tombe nez à nez avec un lampadaire un peu louche. Celui-ci est muni d'un bras métallique terminé par trois doigts joliment ouvragés. Je m'incline poliment et lui demande s'il peut garder le chien pour moi, ce à quoi il répond en me saisissant moi-même par le col, avant de me déposer plus en hauteur d'un geste ample, sur un muret qui borde le jardin. Je remarque un peu mieux la maison qui occupe la cour où je me trouve : dotée d'un toit pointu aux tuiles violettes, ses murs épais sont dotés de volets en bois sombre et d'encourbures métalliques terminées par des flèches et girouettes bizarres. L'une d'elles se balance d'avant en arrière avant de me tapoter l'épaule, puis de se déplier dans une longue articulation téléscopique se terminant par un doigt, qui pointe vers la porte au fond de la cour. J'y file en disant merci, ouvre le battant qui donne sur un caveau poussiéreux. J'y enferme le chien. Est-ce que ça ne va pas déranger la propriétaire des lieux ? Il faut que j'aille lui parler.

En faisant le tour de cette grosse maison de style allemand, je trouve le porche, auquel on accède par un escalier de pierre en colimaçon. Je sonne, ouvre la porte, puis c'est moi qui suis sonné : après l'extérieur gris et pluvieux, je me prends une avalanche de lumières et d'odeurs chaudes qui me laissent désorienté. Le salon est occupé d'une myriade de riches tissus aux motifs symétriques de couleurs vives. Les murs croulent sous les sculptures et poupées Akan qui me fixent de leurs têtes plates et seins pointus.
Au milieu de la pièce se trouve un lit, duquel émerge une figure large et autoritaire, adoucie par un regard aux grands yeux compréhensifs. Elle rabat un peu les couvertures de ses lourds bras sombres et semble me jauger du regard. Je salue la sorcière en joignant mes poings à hauteur de mon visage et lui explique la raison de mon intrusion. D'une voix un peu faible, elle me répond avec impatience qu'elle sait déjà, puisque j'ai déjà salué à l'extérieur. Entre alors une autre femme, pâle et chenue celle-ci, aux cheveux gris clairs sur une robe gris sombre. Le contraste entre les dames est frappant. Je m'adresse à la sorcière à la peau blanche et lui demande si elle peut venir aider Sorence, mais elle décline précipitamment, elle n'est qu'une petite herboriste de rien du tout. Désignant le lit, elle ajoute "mais peut-être que toi tu peux nous aider ?". La lourde sorcière dans le lit me dit être malade, qu'elle a besoin des yeux clairs de quelqu'un d'agile. "Feras-tu l'affaire ?"

On se place face au grand miroir qui occupe tout un mur du salon, au milieu des fumées d'encens. J'observe nos reflets : la sorcière, bien qu'affaiblie, garde la nuque droite et le maintien noble sous l'ample boubou qui élargit sa stature. Elle me distrait d'un mouvement de manche puis frappe des mains. Le miroir se fait plus profond. Nos reflets sont changés, la Dame a le cou fin et long, le visage triangulaire. De mon côté, je suis enveloppé d'une bulle comme faite de métal transparent.
"Regarde !" elle m'ordonne, d'une voix profonde et plaintive. Je la fixe, cherche le mal, vois son corps se couvrir de multiples triangles fragmentés de verre et d'argent.
"Regarde-mieux !" La bulle qui m'entoure perd sa rondeur floue et je suis fait de triangles à mon tour, qui envahissent mon corps dans un tintement cristallin. Mon regard s'aiguise et je vois les reflets rouges et difformes sur les hanches de la sorcière, qui s'étirent en fils tranchants vers le miroir. Je tends la main, mes doigts normaux rencontrent mon reflet triangulaire et les vitraux dévorent mes mains puis mes bras, comme la matière onirique d'un cauchemar cubiste. Ma vision se fragmente à l'infini à la vitesse d'une montée de DMT, puis je bascule de l'autre côté.

Je survole une grande plaine en pente douce, léger et agile comme un félin auquel on aurait offert des ailes. Le monde des esprits ! Je pourchasse des nuages bas qui filent à vive allure au milieu d'oiseaux qui volent à l'envers. Le monde derrière moi s'efface dans le néant au fil de ma course, mais ça ne me paraît pas spécialement bizarre. De longues coulées de lumière suivent comme le vent le relief en contrebas, suivies par des hardes de créatures galopantes aux longues cornes. Tout est cotonneux et déformé, les rivières paraissent minuscules et lointaines alors que les nuages immenses survolent les collines toutes proches. Je chute et virevolte en conscientisant de mieux en mieux le vol, j'apprends à rebondir sur les courants, caresser les feuillages et m'orienter dans cette glissade infinie.
L'euphorie commence à totalement me gagner quand mon réveil se met à sonner. C'est vrai, faut aller bosser.
 
Omg mais mais c'est filmographique tes détails ! C'est plus consistant que le rêve lucide que j'avais fait en septembre 😱
T'as vraiment vraiment vécu tout ça ? La chaaaaance j'adore (mais pow Sorence... avec son chien xD), quel dommage ce fichu réveil...

Invente une suite maintenant allez grrr 😖
 
feu le vilain gros chien
 
Évidemment que la réalité n'est que triangles. C'est ma faute je l'ai cassée avec de la salvia à 13 ans, désolé.
 
Vilain snappy qui a jamais pris le temps de réparer la toile de l'espace-temps
 
Après s'il faut faire confiance aux trips de Salvia fumée, la réalité c'était la récré d'une école primaire de Shadoks et c'est fini depuis début 2013 quand la maîtresse a sifflé.

(j'ai pas ré-essayé le combo NBOMe + Salvia mais rétrospectivement c'était drôle, genre quand je me suis rappelé que j'avais fumé de la Salvia ça a été drôle)
 
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