Davide Fortin
Matrice Périnatale
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Salut la communauté,
Je voulais partager avec vous une nouvelle recherche sur laquelle j’ai travaillé récemment, qui explore un aspect souvent négligé du cannabis : sa dimension horticole.
On parle beaucoup de cannabis en termes de consommation, dépendance ou politique, mais beaucoup moins du fait que le cultiver est avant tout… du jardinage. Et ce point change pas mal la perspective.
Avec des collègues, on a analysé des données de plus de 1300 cultivateurs de cannabis en Italie et au Royaume-Uni. Ce qu’on a trouvé est assez intéressant :
connexion à la nature, routines structurantes, sentiment d’autonomie, activité gratifiante non basée sur la consommation, etc.
On pourrait presque voir le jardinage comme une forme de “harm reduction indirecte”.
Résumé
Contexte :
La dimension horticole de la culture du cannabis est souvent négligée dans la recherche et les politiques publiques. On sait peu si les compétences en jardinage influencent les méthodes de culture, la consommation de substances ou les interactions avec la justice. La trajectoire de cultivation — si le cannabis mène au jardinage ou l’inverse — reste également peu étudiée.
Méthodes :
Nous avons analysé les données de 1302 cultivateurs de cannabis à petite échelle en Italie et au Royaume-Uni, collectées via une enquête en ligne entre 2020 et 2021, en comparant ceux qui cultivent uniquement du cannabis et ceux qui cultivent aussi d’autres plantes.
Résultats :
La majorité des participants cultivait du cannabis et d’autres plantes (82 %). Ces jardiniers généralistes étaient plus âgés, plus éduqués et plus souvent en couple. Ils étaient moins susceptibles d’utiliser des stimulants et de présenter des signes de dépendance au cannabis. Dans la majorité des cas (71 %), ils avaient commencé par cultiver d’autres plantes avant le cannabis.
Conclusion :
Le jardinage général est courant chez les cultivateurs de cannabis et précède souvent sa culture. Le jardinage pourrait être associé à des profils de consommation moins problématiques et représenter un indicateur de pratiques moins risquées.
Personnellement, je trouve fascinant que le fait de cultiver des tomates, des herbes ou des fleurs soit associé à moins d’usage de stimulants. Ça suggère que la relation aux plantes pourrait influencer la relation aux substances.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Je voulais partager avec vous une nouvelle recherche sur laquelle j’ai travaillé récemment, qui explore un aspect souvent négligé du cannabis : sa dimension horticole.
On parle beaucoup de cannabis en termes de consommation, dépendance ou politique, mais beaucoup moins du fait que le cultiver est avant tout… du jardinage. Et ce point change pas mal la perspective.
Avec des collègues, on a analysé des données de plus de 1300 cultivateurs de cannabis en Italie et au Royaume-Uni. Ce qu’on a trouvé est assez intéressant :
- La grande majorité (82 %) des cultivateurs ne cultivent pas seulement du cannabis, mais aussi d’autres plantes (légumes, fruits, fleurs, etc.).
- Ceux qui jardinent d’autres plantes ont moins de probabilité d’utiliser des stimulants (cocaïne, amphétamines, MDMA, etc.).
- En revanche, on n’observe pas de différence significative pour les dépresseurs (opioïdes, benzos, etc.).
- Ils ont aussi moins de probabilité de présenter des signes de dépendance au cannabis.
- Et fait surprenant : dans la majorité des cas, les gens commencent par jardiner d’autres plantes avant de cultiver du cannabis — et non l’inverse.
connexion à la nature, routines structurantes, sentiment d’autonomie, activité gratifiante non basée sur la consommation, etc.
On pourrait presque voir le jardinage comme une forme de “harm reduction indirecte”.
Résumé
Contexte :
La dimension horticole de la culture du cannabis est souvent négligée dans la recherche et les politiques publiques. On sait peu si les compétences en jardinage influencent les méthodes de culture, la consommation de substances ou les interactions avec la justice. La trajectoire de cultivation — si le cannabis mène au jardinage ou l’inverse — reste également peu étudiée.
Méthodes :
Nous avons analysé les données de 1302 cultivateurs de cannabis à petite échelle en Italie et au Royaume-Uni, collectées via une enquête en ligne entre 2020 et 2021, en comparant ceux qui cultivent uniquement du cannabis et ceux qui cultivent aussi d’autres plantes.
Résultats :
La majorité des participants cultivait du cannabis et d’autres plantes (82 %). Ces jardiniers généralistes étaient plus âgés, plus éduqués et plus souvent en couple. Ils étaient moins susceptibles d’utiliser des stimulants et de présenter des signes de dépendance au cannabis. Dans la majorité des cas (71 %), ils avaient commencé par cultiver d’autres plantes avant le cannabis.
Conclusion :
Le jardinage général est courant chez les cultivateurs de cannabis et précède souvent sa culture. Le jardinage pourrait être associé à des profils de consommation moins problématiques et représenter un indicateur de pratiques moins risquées.
Personnellement, je trouve fascinant que le fait de cultiver des tomates, des herbes ou des fleurs soit associé à moins d’usage de stimulants. Ça suggère que la relation aux plantes pourrait influencer la relation aux substances.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
- Est-ce que le jardinage a changé votre relation aux drogues ?
- Est-ce que cultiver vous a rendu plus conscient de ce que vous consommez ?
- Est-ce que ça vous a aidé à réduire ou remplacer certaines consommations ?