Bonjour, les mecanismes de la toxicite urinaire de la K sont mal connus mais semblent multiples et en partie immunoallergiques. Il est donc peu probable qu'ils soient modifiés significativement par la cuisine ou d'autres modifications des propriétés physiques des cristaux. Amicalement
Ketamine is a common medical anesthetic and analgesic but is becoming more widely used as a recreational drug. Significant side effects on the urinary tract are associated with frequent recreational ketamine use most notably ketamine-induced ...
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2.5. Physiopathologie
La définition originale d’ l’UIK est à la fois clinique et histologique, et a été introduite pour la première fois par Shahani et al. en 2007 : elle combine une faible capacité vésicale, un épaississement de la paroi vésicale, une inflammation et des ulcérations vésicales, le tout lié à un abus de kétamine [4].
Malgré le peu de littérature disponible, de nombreuses études expérimentales, notamment sur des modèles murins, ont tenté d’explorer et de déterminer les mécanismes physiopathologiques de ce syndrome. La voie directe ciblée par la kétamine n’est pas encore identifiée. Cependant, plusieurs systèmes pourraient être impliqués :
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la régulation des cellules musculaires lisses, avec un rôle inhibiteur potentiel de la kétamine sur la transmission calcique, et donc sur la contractilité musculaire [19] ;
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la diminution de l’expression de la E-cadhérine, contribuant potentiellement à la rupture de la barrière urothéliale [20] ;
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l’augmentation du stress oxydatif [21] ;
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la fibrose urothéliale, médiée par la transition des cellules épithéliales vers les cellules mésenchymateuses, et le remodelage de la matrice extracellulaire [22] ;
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la dysrégulation de la neurotransmission purinergique, via une augmentation des récepteurs P2X1 [23].
Bien que ces mécanismes nécessitent d’être confirmés et affinés par des études cliniques à grande échelle, leur diversité met en évidence la complexité de la physiopathologie de l’uropathie induite par la kétamine, avec différentes voies impliquées dans les lésions urothéliales.
Un point essentiel à garder à l’esprit, au vu de ces résultats, est que la kétamine ne cible pas seulement l’urothélium de la vessie, mais l’ensemble de l’urothélium, y compris les voies urinaires supérieures. Le terme « cystite à la kétamine » est donc inapproprié, car il désigne en fait des lésions généralisées pouvant affecter l’ensemble des voies urinaires.
L’appareil urinaire est une cible majeure, car la kétamine et ses sous-produits sont excrétés via l’urine. Le produit est principalement métabolisé dans le foie par les enzymes CYP2B6 et CYP3A4, conduisant à la formation de norkétamine, son métabolite actif. Ce dernier, ainsi que d’autres sous-produits, sont principalement excrétés dans l’urine par les reins via la filtration glomérulaire et la sécrétion tubulaire.
Les lésions histologiques rencontrées présentent certaines similitudes avec la cystite radio-induite et la cystite interstitielle :
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perturbation de la couche de glycosaminoglycanes de la barrière urothéliale [24], [25] ;
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hyperperméabilité urothéliale ;
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inflammation.
Cependant, les lésions liées à la kétamine sont souvent plus graves et présentent certaines spécificités histologiques :
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augmentation de l’apoptose cellulaire [25] ;
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atteinte microvasculaire d’origine dysimmunitaire, avec augmentation de la concentration sérique d’IgE, en particulier dans la phase aiguë [25] ;
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infiltration éosinophilique [4] ;
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fibrose avec infiltration de collagène dans la paroi vésicale.
La compréhension de ces mécanismes a déjà permis la mise en place de certains traitements grâce à l’identification de cibles thérapeutiques. Cependant, des recherches supplémentaires sont encore nécessaires pour clarifier les voies physiopathologiques impliquées.