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Substance consommée : Ibogaïne (10-méthoxyibogamine)
Qualité : Inconnue. Supposément 6% d'alcaloïdes totaux et 4,8% d'ibogaïne parmi ces 6%.
Documentation :
Article PsychonautWiki "Ibogaine"
Vault Erowid "Tabernanthe iboga"
Expérience :
Date : 16 au 18.05.2026
Age : 30 ans
Poids : 95kg
Heure de consommation : multiples
Quantité : 2750mg totaux dont supposément 139.2mg d'ibogaïne
Redosage : multiples
ROA : Voie orale
Substance cumulative : Aucune
Contexte : Trois jours pour se préparer
***
Conclusion : Je suis quand même relativement satisfait
Beaucoup d'écrits pour pas grand chose. L'expérience n'était pas incroyable ou même très marquante mais j'en suis quand même content. Comme expliqué en introduction, l'ibogaïne est quand même très haut classée dans les drogues qui me font peur. Le bodyload est quand même assez prenant et l'idée de "devoir" prendre 15 fois plus pour obtenir une "flood dose" et jouer à la survie fait que c'est certain que je n'en prendrai jamais. Le produit reste très physique, assez angoissant et nauséeux. Néanmoins, l'afterglow est très marqué même à faible dose et vraiment très agréable. Après bon, le prix est quand même démentiel et à part si on a un demi-SMIC à claquer dans une expérience de mort imminente, on peut passer son chemin.
Qualité : Inconnue. Supposément 6% d'alcaloïdes totaux et 4,8% d'ibogaïne parmi ces 6%.
Documentation :
Article PsychonautWiki "Ibogaine"
Vault Erowid "Tabernanthe iboga"
Expérience :
Date : 16 au 18.05.2026
Age : 30 ans
Poids : 95kg
Heure de consommation : multiples
Quantité : 2750mg totaux dont supposément 139.2mg d'ibogaïne
Redosage : multiples
ROA : Voie orale
Substance cumulative : Aucune
***
Contexte : Trois jours pour se préparer
Après quelques péripéties, je trouve enfin le fameux iboga ou disons plutôt pour être juste que je me décide à en acheter. Ça fait longtemps que je la vois passer mais deux choses me retenaient. Sa légende tout d'abord, connu comme l'un des psychédéliques les plus forts dans ce monde avec un bodyload de l'ordre du monstrueux et aussi son prix qui est tout autant démesuré. Avec quelqu'un de ma corpulence, il faudrait que j'en avale de grandes quantités et on dépasse trèès facilement les sommes à trois chiffres. Après avoir longtemps réfléchi à la question, j'en suis arrivé à un constat simple : jamais de ma vie je ne prendrais probablement d'iboga dans des dosages de "flood dose" car le bodyload seul me terrifierait et que je ne ferai confiance à aucun shaman sur la gestion d'un produit organique au fond d'une forêt. J'aime quand les choses et surtout les dosages sont carrés et que je suis en contrôle.
Et donc naturellement, je me suis dit que j'allais essayer en microdosages. Le truc avec l'iboga, c'est qu'elle est tellement touche-à-tout qu'on peut un peu chercher tout ce qu'on veut. Pour ma part, je vais me lancer dans du microdosage pour y chercher de la stimulation physique et pourquoi pas un état mental de high psychédélique faible.
La substance que j'ai entre les doigts est une poudre végétale couleur ocre qui est une réduction en poudre de l'écorce du petit arbuste centrafricain. Selon le vendeur, la poudre contient 6% d'alcaloïdes totaux et parmi ces 6%, 4,8% seraient de l'ibogaïne. J'ai au total 2.9g soit 2900mg.
Dans cette entreprise, je suis aidé par un autre psychonaute qui m'explique ce que je peux espérer comme ressentis et me donne un petit protocole à suivre. Dans l'idée, je dois consommer en petites doses dans les deux jours précédents la "vraie" expérience dans l'idée que la noribogaïne (le métabolite de l'ibogaïne) s'accumule dans mon corps.
À des fins de compréhension des dosages, je mettrais sous chaque section la quantité d'ibogaïne pure consommée ainsi que la noribogaïne approximative dans le corps. J'indiquerai également en mg/kg pour donner une idée. L'ibogaïne agissant pendant environ 18h, toutes les prises dans une journée seront comptées comme "ibogaïne" tandis que toutes les prises ultérieures seront comptées en "noribogaïne" (celle-ci ayant une demi-vie jusqu'à 50h, on peut se permettre de faire un cumul grossier). Les T+Xh se calculeront uniquement pour la dernière journée.
Jour 1 : Appréhension et premières prises
Ibogaïne : 14.4mg (0.15mg/kg)
Un samedi, je décide d'enfin me lancer non sans anxiété. C'est une chose de parler d'iboga, une autre de l'avoir entre les mains, prête à être avalées. Globalement, je dois consommer 300mg aujourd'hui et décide de le fractionner en trois parties grossières, prises à deux heures d'intervalles. Immédiatement après les prises, mon estomac se tord et me rend un peu nauséeux, renforcé par mon angoisse. Une heure après la dernière prise, une fois l'inconfort passé, je ressens une petite stimulation très très sympathique qui est perceptible pendant environ 4h. Probablement dû à l'appréhension, je sens aussi que mon cœur tape fort
Jour 2 : Poursuite et prise de confiance
Noribogaïne : 14.4mg
Ibogaïne : 14.4mg (0.15mg/kg)
Même chose pour le lendemain : le but est de reprendre 300mg supplémentaires que j'avale cette fois-ci en deux fois uniquement. Je ressens à nouveau ce pic nauséeux dans les quelques minutes qui suivent avant de laisser place à une petite stimulation sympathique. Par contre, je sens encore que ça mon cœur bat vite et je n'aime pas trop ça.
Jour 3 : La grande expérience
Noribogaïne : 28.8mg
Ça y est il est temps de se lancer dans l'expérience finale dont le but va être d'atteindre un "high". Seul problème est que mes deux emballement cardiaques m'ont bien bien refroidi à l'idée d'avaler les 2300mg restants d'un coup. Pourtant, j'ai beau faire et refaire les calculs, les dosages pris auraient dû être de l'ordre du threshold (seuil d'effets) donc la seule explication est mon angoisse. Vu la durée très longue des effets, je m'autorise à fractionner à nouveau pour cette journée. Je me prépare donc tout à manger en avance et prévoie une grande journée canapé.
T+0mn : Première prise
Ibogaine : 14.4mg (0.15mg/kg)
J'encaisse de suite avec 300mg et quelques minutes plus tard, le traditionnel inconfort gastrique se représente.
T+1h : Deuxième prise
Ibogaine : 28.8mg (0.30mg/kg)
Environ une heure après, je prends le double de la dose avec 300mg supplémentaires. A nouveau un léger inconfort gastrique, accompagné cette fois-ci d'un emballement cardiaque. Je décide de me poser sur le canapé, pensant que ce n'est que dû à de l'anxiété et rien de plus
T+3h : Troisième prise
Ibogaine : 43.2mg (0.45mg/kg)
Deux heures après, je vois bien que cette petite tachycardie n'était dû qu'à mon angoisse et je décide de reprendre à nouveau 300mg. Je sens une certaine raideur dans la nuque et un début de pression sur le crâne.
T+5h : Quatrième prise
Ibogaine : 62.4mg (0.65mg/kg)
La pression ne s'est que très peu intensifié davantage, il n'y a pas grand chose à dire de plus. Pas de tachycardie particulière. Je reprends 400mg supplémentaires.
T+7h : La dernière prise
Ibogaine : 110.4mg (1.16mg/kg)
Sans évolution notables, je décide de prendre le dernier gramme d'un coup pour arriver à une consommation totale de 2300mg sur l'après-midi.
T+8h : Maux de tête et minuscules highs
Comme prévu, mon estomac se tord à peine une dizaine de minutes plus tard et pour ne rien cacher, je suis pris d'une bonne diarrhée dans l'heure qui suit. Armé de pas mal d'eau, le mal finit par passer au bout d'une bonne demi-heure. Une heure après la dernière prise, je sens que mon mal de tête monte d'un bon cran pour qu'il soit maintenant désagréable sans être non plus terrible. Mon cœur augmente aussi significativement son rythme sans que je ne sois dans une tachycardie trop grande mais assez pour me forcer à m'allonger et respirer calmement. Mon corps est très nerveux, comme remplie d'une énergie contenue qui ne peut pas s'échapper car je me force à rester au lit.
Ma tête est rempli d'un brouillard mental assez nauséeux, j'ai vraiment l'impression d'avoir une gastro-entérite avec sueurs froides. Dans cette confusion, je médite un peu et essaye de me faire porter par le produit. Malheureusement à cette dose, je n'ai que de toutes petites vaguelettes de highs que j'essaye tant bien que de mal de surfer pendant quelques secondes à peine. Les yeux fermés, je n'ai pas d'hallucinations claires pour lesquelles je suis sûr que ce n'est pas moi qui les ai forcées ou inventées. Après de longs moments à essayer de me faire porter, je décide d'abandonner : la dose est trop faible. Les symptômes physiques perceptibles disparaissent en trois heures environ. Par contre, impossible de m'endormir avant 4h30 du matin.
T+1j : L'afterglow comme lot de consolation
Le lendemain, je me réveille en pleine forme alors que je n'ai pas spécialement beaucoup dormi. Je me sens pourtant frais et surtout plein d'énergie physique et mentale, comme si je m'étais un peu purgé d'une fatigue accumulée. Aussi, je sens que j'ai sensiblement une amélioration très notable de mon humeur et de mon moral, je me sens particulièrement enjoué et m'amuse de tout pour la journée. L'amélioration physique disparait au surlendemain alors que l'amélioration morale continue sur plusieurs jours sans fin claire.
Et donc naturellement, je me suis dit que j'allais essayer en microdosages. Le truc avec l'iboga, c'est qu'elle est tellement touche-à-tout qu'on peut un peu chercher tout ce qu'on veut. Pour ma part, je vais me lancer dans du microdosage pour y chercher de la stimulation physique et pourquoi pas un état mental de high psychédélique faible.
La substance que j'ai entre les doigts est une poudre végétale couleur ocre qui est une réduction en poudre de l'écorce du petit arbuste centrafricain. Selon le vendeur, la poudre contient 6% d'alcaloïdes totaux et parmi ces 6%, 4,8% seraient de l'ibogaïne. J'ai au total 2.9g soit 2900mg.
Dans cette entreprise, je suis aidé par un autre psychonaute qui m'explique ce que je peux espérer comme ressentis et me donne un petit protocole à suivre. Dans l'idée, je dois consommer en petites doses dans les deux jours précédents la "vraie" expérience dans l'idée que la noribogaïne (le métabolite de l'ibogaïne) s'accumule dans mon corps.
À des fins de compréhension des dosages, je mettrais sous chaque section la quantité d'ibogaïne pure consommée ainsi que la noribogaïne approximative dans le corps. J'indiquerai également en mg/kg pour donner une idée. L'ibogaïne agissant pendant environ 18h, toutes les prises dans une journée seront comptées comme "ibogaïne" tandis que toutes les prises ultérieures seront comptées en "noribogaïne" (celle-ci ayant une demi-vie jusqu'à 50h, on peut se permettre de faire un cumul grossier). Les T+Xh se calculeront uniquement pour la dernière journée.
Jour 1 : Appréhension et premières prises
Ibogaïne : 14.4mg (0.15mg/kg)
Un samedi, je décide d'enfin me lancer non sans anxiété. C'est une chose de parler d'iboga, une autre de l'avoir entre les mains, prête à être avalées. Globalement, je dois consommer 300mg aujourd'hui et décide de le fractionner en trois parties grossières, prises à deux heures d'intervalles. Immédiatement après les prises, mon estomac se tord et me rend un peu nauséeux, renforcé par mon angoisse. Une heure après la dernière prise, une fois l'inconfort passé, je ressens une petite stimulation très très sympathique qui est perceptible pendant environ 4h. Probablement dû à l'appréhension, je sens aussi que mon cœur tape fort
Jour 2 : Poursuite et prise de confiance
Noribogaïne : 14.4mg
Ibogaïne : 14.4mg (0.15mg/kg)
Même chose pour le lendemain : le but est de reprendre 300mg supplémentaires que j'avale cette fois-ci en deux fois uniquement. Je ressens à nouveau ce pic nauséeux dans les quelques minutes qui suivent avant de laisser place à une petite stimulation sympathique. Par contre, je sens encore que ça mon cœur bat vite et je n'aime pas trop ça.
Jour 3 : La grande expérience
Noribogaïne : 28.8mg
Ça y est il est temps de se lancer dans l'expérience finale dont le but va être d'atteindre un "high". Seul problème est que mes deux emballement cardiaques m'ont bien bien refroidi à l'idée d'avaler les 2300mg restants d'un coup. Pourtant, j'ai beau faire et refaire les calculs, les dosages pris auraient dû être de l'ordre du threshold (seuil d'effets) donc la seule explication est mon angoisse. Vu la durée très longue des effets, je m'autorise à fractionner à nouveau pour cette journée. Je me prépare donc tout à manger en avance et prévoie une grande journée canapé.
T+0mn : Première prise
Ibogaine : 14.4mg (0.15mg/kg)
J'encaisse de suite avec 300mg et quelques minutes plus tard, le traditionnel inconfort gastrique se représente.
T+1h : Deuxième prise
Ibogaine : 28.8mg (0.30mg/kg)
Environ une heure après, je prends le double de la dose avec 300mg supplémentaires. A nouveau un léger inconfort gastrique, accompagné cette fois-ci d'un emballement cardiaque. Je décide de me poser sur le canapé, pensant que ce n'est que dû à de l'anxiété et rien de plus
T+3h : Troisième prise
Ibogaine : 43.2mg (0.45mg/kg)
Deux heures après, je vois bien que cette petite tachycardie n'était dû qu'à mon angoisse et je décide de reprendre à nouveau 300mg. Je sens une certaine raideur dans la nuque et un début de pression sur le crâne.
T+5h : Quatrième prise
Ibogaine : 62.4mg (0.65mg/kg)
La pression ne s'est que très peu intensifié davantage, il n'y a pas grand chose à dire de plus. Pas de tachycardie particulière. Je reprends 400mg supplémentaires.
T+7h : La dernière prise
Ibogaine : 110.4mg (1.16mg/kg)
Sans évolution notables, je décide de prendre le dernier gramme d'un coup pour arriver à une consommation totale de 2300mg sur l'après-midi.
T+8h : Maux de tête et minuscules highs
Comme prévu, mon estomac se tord à peine une dizaine de minutes plus tard et pour ne rien cacher, je suis pris d'une bonne diarrhée dans l'heure qui suit. Armé de pas mal d'eau, le mal finit par passer au bout d'une bonne demi-heure. Une heure après la dernière prise, je sens que mon mal de tête monte d'un bon cran pour qu'il soit maintenant désagréable sans être non plus terrible. Mon cœur augmente aussi significativement son rythme sans que je ne sois dans une tachycardie trop grande mais assez pour me forcer à m'allonger et respirer calmement. Mon corps est très nerveux, comme remplie d'une énergie contenue qui ne peut pas s'échapper car je me force à rester au lit.
Ma tête est rempli d'un brouillard mental assez nauséeux, j'ai vraiment l'impression d'avoir une gastro-entérite avec sueurs froides. Dans cette confusion, je médite un peu et essaye de me faire porter par le produit. Malheureusement à cette dose, je n'ai que de toutes petites vaguelettes de highs que j'essaye tant bien que de mal de surfer pendant quelques secondes à peine. Les yeux fermés, je n'ai pas d'hallucinations claires pour lesquelles je suis sûr que ce n'est pas moi qui les ai forcées ou inventées. Après de longs moments à essayer de me faire porter, je décide d'abandonner : la dose est trop faible. Les symptômes physiques perceptibles disparaissent en trois heures environ. Par contre, impossible de m'endormir avant 4h30 du matin.
T+1j : L'afterglow comme lot de consolation
Le lendemain, je me réveille en pleine forme alors que je n'ai pas spécialement beaucoup dormi. Je me sens pourtant frais et surtout plein d'énergie physique et mentale, comme si je m'étais un peu purgé d'une fatigue accumulée. Aussi, je sens que j'ai sensiblement une amélioration très notable de mon humeur et de mon moral, je me sens particulièrement enjoué et m'amuse de tout pour la journée. L'amélioration physique disparait au surlendemain alors que l'amélioration morale continue sur plusieurs jours sans fin claire.
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Conclusion : Je suis quand même relativement satisfait
Beaucoup d'écrits pour pas grand chose. L'expérience n'était pas incroyable ou même très marquante mais j'en suis quand même content. Comme expliqué en introduction, l'ibogaïne est quand même très haut classée dans les drogues qui me font peur. Le bodyload est quand même assez prenant et l'idée de "devoir" prendre 15 fois plus pour obtenir une "flood dose" et jouer à la survie fait que c'est certain que je n'en prendrai jamais. Le produit reste très physique, assez angoissant et nauséeux. Néanmoins, l'afterglow est très marqué même à faible dose et vraiment très agréable. Après bon, le prix est quand même démentiel et à part si on a un demi-SMIC à claquer dans une expérience de mort imminente, on peut passer son chemin.