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Sujet de la Quinzaine Drogues et cerveau : pour le meilleur ou pour le pire?

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Morning Glory
  • Date de début Date de début
Pareil pour la beuh et l'alcool, maintenant que je fume et bois plus régulièrement, je sens vraiment que si je m'endors après 1 joint ou quelques bières, mon sommeil va être bien moins réparateur. Et je vais être plus enclin a me bouffer un kebab des familles plutôt qu'un bon plat fait maison
L'alcool est neurotoxique ( Source https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41516173/ ) et est reconnue comme la substance avec le plus d'impact négatif sur le consommateur et son entourage ( source https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(10)61462-6/abstract )

Après c’est comme tout, consommer intelligemment et sans abus reduit le risque de complications à
Par exemple, j'ai fait l'expérience que une conso de drogue 'festive' trop régulière et abusive dégrade beaucoup ma capacité de concentration, ma mémoire et mon envie de faire d'accomplir des tâches (en particulier des tâches qui ne me passionnent pas). Mais je pense que c'est au moins à 50% au style de vie que ca entraine: manque de sommeil / sommeil de moins bonne qualité, alimentation irrégulière / de moins bonnne qualité, trop la flemme de faire du sport.
Après c’est comme tout, consommer intelligemment et sans abus (aka la reduction des risques) reduit le risque de complications à court et long terme 🤗
Je pense qu’on a tous au moins 1x dans sa vie abuser pour diverses raisons 🫣🤫

Étant donné que les substances psychoactives modifient le fonctionnement du cerveau (par exemple si tu épuises ton stock de sérotonine il va falloir attendre un certain temps que ton stock se recrée mais en attendant tu aura les effets du manque de sérotonine->grosse déprime pour vulgariser avec tout ce qui peut en découler)

 

Fichiers joints

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Dans le cas du manque de sommeil c'est largement prouvé en effet
J'avais l'impression qu'on avait pas tant que ça de données (hors trucs expérimentaux sur des rats qu'on a vraiment sévèrement torturés) sur le caractère irréversible, et que les effets du manque de sommeil (ou autres formes de mauvaise hygiène de vie) étaient quand même un peu plus réversibles que les dégâts causés par l'abus chronique de substances neurotoxiques.
 
Pour le caractère irréversible effectivement je ne saurais pas trop répondre, c'est quand même turbo compliqué tout ça. Au bout de 10 ans de travail de nuit il y a quand même de sacrées pertes de matière grise et blanche par exemple, et même si on reste fonctionnel on peut s'attendre à des difficultés liées à l'apprentissage. Est-ce que 30 ans de sommeil réparateur suffiront à les combler ? A partir de combien de temps on dit que c'est irréversible du coup ?
 
Bah clairement on manque de données j'ai l'impression. Mais genre pour x années de manque de sommeil chronique / travail de nuit, pourrait y'avoir moyen d'étudier la rémission avec x ou 2x années de sommeil récupérateur (à condition que les sujets y parviennent).
 
J’aurais aimé votre avis expérienciel : notez-vous, depuis que vous consommez, des changements dans vos cognitions ?
Entendez par là :

- Fonctions mnésiques (votre mémoire)
- Fonctions exécutives (vos capacités à faire des choses / mener à bien des tâches, à vous concentrer)
- De raisonnement (vos facilités ou difficultés à produire une réflexion logique)
- ...

Si oui : est-ce plutôt en positif, négatif, ou peut-être un peu des deux ?

Et pour celles et ceux qui souhaiteraient aller plus loin : quelles drogues consommez-vous, et au bout de combien de temps avez vous noté (ou pas) ces différences ? Histoire de remettre un peu de contexte ! 😉

Après mûre réflexion, ma réponse est : je n'ai pas remarqué de différence.

À certains moments, j'ai eu l'impression de remarquer des différences. Évidemment, je me sens davantage en capacité quand je prends des produits simulants, et je me sens davantage en incapacité lors du contrecoup. Dans la période où j'étais dépendante aux benzodiazépines, je remarquais chaque fois que je perdais mes mots, et j'avais peur que ce soit à cause des benzos. Dans les périodes où je prends de la prégabaline, je suis un vrai moulin à paroles incohérent et on pourrait facilement se dire que les drogues m'ont peu tapé le cerveau.

Mais, si je prends un peu de recul, en fait ça n'est pas vraiment attribuable aux drogues.
Est-ce que je perds davantage mes mots, ou est-ce que je le remarque davantage ? En tous cas, personne autour de moi ne l'a relevé.
Quand je suis heureuse, même sans prégabaline, je divague. C'est pas une question de drogue, c'est une question de bonheur.
Et il est probable que je pense un peu moins vite et un peu moins intensément, mais... c'est un effet secondaire d'avoir pris dix ans de vie !

Quand aux effets bénéfiques, ils sont directement liés à mon hygiène de vie. Tout simplement, je pense mieux quand j'ai bien dormi, bien mangé, et que je n'ai pas trop de soucis. Les drogues y aident parfois, et parfois pas.

Concernant mes consommations : j'ai vraiment pas la motivation d'essayer de les résumer en un paragraphe. Mais pour les évoquer, disons que j'ai une consommation régulière de produits fonctionnels à petite dose, et une consommation très occasionnelle de produits récréatifs à dosages respectables.
 
Je dirai que depuis que je prends du méthylphénidate je fonctionne mieux. Plus calme, plus attentif, plus de mémoire, bref un bon citoyen bien fait pour survivre un minimum dans un monde capitaliste. Mais ça reste, en vrai, plutôt subtil. Ça fonctionne bien quand il ne se passe pas grand chose dans ma vie, mais il suffit de décaler un peu les heures de sommeil, boire un peu, chercher à vouloir sociabiliser etc etc, je trouve que ça perturbe plus vite et plus intensément ma valence d'humeur.

De l'autre côté, avec l'antidépresseur, je sens une énorme amélioration de mon humeur générale, plus stable et beaucoup plus simple de gérer les imprévus. Depuis que j'ai commencé le traitement (y'a 5-6 semaines je sais plus exactement) je ne me suis pas énervé une seule fois comme ça pouvait m'arriver plusieurs fois par jour. Les gens qui me connaissent bien, savent comme je peux devenir très vindicatif et "violent" verbalement en partant dans des boucles tout seul dans mon coin, bah ça a complètement disparu. Un des signes c'est le fait que depuis toujours, faire tomber quelque chose a le don de me rendre zinzin, et maintenant c'est pas grave je me baisse je ramasse et je range le truc tranquillement sans qu'aucune pensée intrusive ne vienne me dire de tout défoncer ahah

Sinon plus globalement, je prends quasi quotidiennement de la codéine depuis longtemps pour réguler ma fin de journée où j'ai besoin de me poser, et je déborde toujours d'énergie aux moments où c'est relou, genre devoir aller dormir pour taffer le lendemain. Là récemment ça ne marche plus trop, ça fait une semaine que je ne dors plus trop et que je sais pas comment gérer, pas envie de me remettre aux benzos, pas envie de m'assommer à l'alcool, du coup je dors juste pas :[

Et sinon avec mes drogues préférées, aka les psychédéliques, et bien ça m'a fortement aider à remanier des concepts dans ma tête, à changer de point de vue, à accepter la critique, bref à mettre en place les choses nécessaires pour devenir une meilleure personne au fil du temps, et vu ce qu'on me renvoie depuis récemment et le nombre d'interactions sociales qui grimpe en flèche dans mon nouvel habitat, je dirai que je suis plutôt sur la bonne voie !

Le truc relou avec l'antidep c'est que du coup je me prive de mes drogues préférées et que le psychiatre m'a dit qu'il fallait faire durer le traitement au moins jusqu'à l'automne, ce qui m'enchante moyennement. Mais au vu de l'efficacité du truc, j'ai même plutôt peur d'un jour arrêter et redevenir ce que j'étais avant. Du coup y'a une petite frustration à ce niveau là quand même, surtout quand je sors avec des gens qui me proposent de consommer ensemble. Pendant longtemps j'ai manqué de partenaires de drogues, et maintenant que je baigne dans une foule de drogués, je peux plus trop participer à cet aspect là...
 
Perso le cannabis m'a fait beaucoup de mal, ça m'a rendu paranoïaque. La cognition sociale est très impactée.

Aujourd'hui je tourne à l'alcool, et des stimulants par-ci par-là. Quand je suis sous prods, mes capacités cognitives sont augmentées, mais dès que le produit est descendu je suis fatigué, et mes méninges tournent dans le vide.

Rien à noter sur les stimulants sur une augmentation ou une perte après des consos longue durée, je ne rentre pas vraiment dans cette catégorie.

En revanche, après des binges et des nuits blanches, ma mémoire fout le camp, j'ai oublié plein de trucs, qui sont revenus avec du repos et un peu d'abstinence.

En ce qui concerne ma capacité à faire des tâches, je fais à mon rythme, la drogue ne semble pas impacter cet aspect là.
 
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