Douleurs et sevrage. Je crois bien que j'ai envie de parler
#1
Bonjour,

Je viens ici régulièrement consulter et je dois dire que ce site m'a parfois été d'un grand secours, mais c'est bien la première fois que je viens m'y exprimer. 
J'ai 25 ans et je suis en galère. Je suis atteint d'un mal bien étrange qui a commencé précisément le 24 décembre 2014. La date est facile à retenir et ce jour là, en plein milieu d'une mauvaise grippe, j'ai eu des fasciculations de la main. Elles ont duré une journée pendant laquelle j'ai paniqué, puis elles sont parties. Je n'ai ensuite plus eu d'autres symptômes que cette fichue grippe pendant deux semaines. A la fin de cette période, je me remettais à peine de la grippe quand une nouvelle série de fasciculations est apparue sur la même main mais à un tout autre endroit. Et pendant pratiquement six mois, d'autres sont apparues pour repartir aussitôt, et j'ai commencé à ressentir également des sensations étranges, des paresthésies. Cela a commencé par des vibrations et des picotements, des choses désagréables mais absolument pas douloureuses. 

Cette situation a duré jusqu'au mois de juin 2015. J'étais dans une période compliquée de mes études, écriture de mémoire, passage d'examens, stage, travail le weekend... J'ai dû me fatiguer et me stresser. Je ne me sentais absolument pas dans cet état à l'époque, mais avec le recul je pense que je l'étais. C'est à ce moment là que quelque chose s'est endommagé parce que les fasciculations ont explosé et je suis rentré dans la pire phase de ma vie, avec des contractions musculaires en permanence, des crampes, des spasmes involontaires la nuit, des tremblements, une sensation permanente de faiblesse des jambes... comme si j'étais en continu en surdosage de caféine. J'avais l'impression de devenir cinglé. J'en ai parlé à des proches qui m'ont été d'une remarquable inutilité. Ils ne comprenaient pas le problème, et j'étais bien incapable de les aider à comprendre. 

Les paresthésies se sont transformées en douleurs. Je peinais à les décrire. Parfois de petites zones de mon corps devenaient tellement sensibles que le frôlement d'un vêtement m'était douloureux. Parfois il s'agissait d'une douleur constrictive dans les membres inférieurs, comme si un serpent venait s'enrouler autour de mon mollet pour l'écraser. Ça pouvait durer des heures. Et le pire, c'était les coups de poignard. Toujours soit dans les jambes, soit au niveau du bras gauche (allez comprendre), soit au niveau du crane. Elles frappaient sans prévenir comme la foudre qui vous tombe dessus, une fraction de seconde et le temps que je réalise ce qui m'arrive, elles étaient déjà parties. Et elles se répétaient... parfois en petites séries isolées et parfois pendant plusieurs minutes. J'en avais peur. Autant le reste était supportable, autant je redoutais la prochaine série. J'ai fini par trouver un nom à mettre dessus, quand ça touche la tête les anglais appellent ça "ice pick headaches" parce que ça vous fait comme un coup de pic à glace dans le crâne. J'ai commencé à grincer des dents la nuit, et quand je m'endormais... Vous savez cette sensation de chute ? J'avais ça quatre ou cinq fois avant de trouver le sommeil. C'est là que j'ai franchement eu peur. Dans ma tête, soit je devenais fou, soit j'avais effectivement une maladie neurologique. Je bossais en neurologie, j'en voyais à longueur de journée. Une SEP ? Pas cohérent. Une fibromyalgie ? Pas vraiment cohérent non plus. Une SLA ? Si jeune ? Ça collait presque... 

Je divague mais vous le dis, se diagnostiquer une maladie soi-même demande une capacité à garder son calme légendaire. Si l'anxiété s'en mêle, vous ignorerez tous les échelons pour vous persuader d'avoir le dernier en terme de gravité. La SLA est l'une des pires maladies qui soit et en deux semaines, j'avais réussi à me convaincre que j'en avais une. Certes, certains des symptômes collaient, mais pas la présence de douleurs, pas l'âge, pas l'ordre d'apparition des fasciculations...  N'importe quel neurologue compétent aurait en deux secondes éliminé cette hypothèse. 

Puisqu'on avait déjà un tableau lamentable, que rajouter de plus pour aggraver les choses ? Des idées suicidaires bien sûr. Alors j'ai jamais voulu mourir, je ne dirais pas que j'ai peur de la mort mais sans doute juste ce qu'il faut pour ne pas en arriver là. Mais à l'époque, je me voyais tomber malade, j'avais mal, j'étais fatigué, et j'avoue qu'à plusieurs reprises je me suis dit que si ça durait je finirai par faire ce qu'il faut pour que ça s'arrête. Je ne sais plus trop pour quelle raison j'ai décidé d'aller voir le médecin. Je suppose que vous vous demandez même comment j'ai pu attendre si longtemps avant de le faire, mais j'avais peur du diagnostic, et à l'époque l'ignorance me semblait presque plus vivable qu'une annonce de mort imminente. Je n'ai même pas pris de rendez-vous, j'y suis allé un matin en consultation comme pour me donner la possibilité de changer d'avis en salle d'attente. J'ai tout expliqué au médecin. Je le connaissais depuis longtemps, et il m'a écouté. C'était la première fois que quelqu'un m'écoutait vraiment en parler, ce qui d'un côté me rassurait. L'autre côté, c'est que j'ai vu son visage changer, comme s'il se décomposait à l'idée de diagnostiquer une maladie catastrophique. 
Après un examen clinique ayant mis en évidence une exagération des réflexes ostéo-tendineux et d'autres symptômes absolument pas spécifiques, je suis reparti avec une ordonnance pour une IRM cérébrale, un bilan sanguin long comme mon bras, ainsi que des prescriptions de magnésium, de calcium et d'homéopathie. Le médecin voulait me donner des ISRS à la base, mais j'ai refusé. J'avais trop peur de rajouter un sevrage à mes symptômes, donc il m'a donné de l'homéopathie. Je vais pas polémiquer... déjà à l'époque je n'y croyais pas du tout. J'ai fait l'effort de la prendre parce que même un petit effet placebo m'aurait convenu, mais sans grande conviction. J'ai fait les prises de sang, tout est revenu négatif, l'IRM également, je n'avais rien au bilan. Puis je n'ai pas revu mon médecin pendant un an. 

Bon je sens que j'en ai déjà perdu les trois quarts et ceux qui restent se disent "Ok, t'es gentil, mais on est sur Psychonaut pas sur Doctissimo. Tu veux en venir où là ?" Et ben j'y viens justement. Vous ne vous demandez pas comment j'ai fait pour passer de cet état de déraillement complet à "ne plus voir le médecin pendant un an" ? 
Rassuré par le bilan négatif et l'IRM normale, mes symptômes ont commencé à diminuer. Et heureusement que ça s'est passé en été pendant les vacances... Mon père avait un quad que je me suis mis à le prendre quotidiennement pour me balader. A 90 kilomètres par heure sur un chemin de terre, je vous mets au défi de sentir une vibration dans votre jambe. Ça me permettait de ne plus y penser et de me détendre. Il y a trois choses qui m'ont sauvé la vie cette année là, mon médecin traitant, le quad, et un autre acteur qui arrive après. J'avais trouvé un moyen de décompresser, de ne plus sentir les vibrations ni les fasciculations, les spasmes la nuit avaient naturellement diminué. Il ne me restait que les douleurs. Le troisième acteur, c'est la codéine. 
J'ai commencé à prendre du Codoliprane. Ma consommation était alors de six comprimés par jour. J'ai augmenté jusqu'à atteindre les dix comprimés par jour. Je ne voulais surtout pas dépasser les quatre grammes de paracétamol quotidiennement, mais ce n'était pas toujours assez efficace. Alors j'ai commencé à faire des CWE en août. Merci Psychonaut. Sans vous, je serai mort d'une hépatite cet été là.

A partir de là j'arrête de compter en comprimés, car ça n'a pas d'intérêt. A la fin du mois d'août, je prenais 400 mg de codéine par jour. Je faisais une préparation à l'avance pour la journée que je prenais en trois fois, matin, midi et soir. J'ai continué ce rythme infernal tout en réussissant progressivement à diminuer les doses. Les douleurs se faisaient plus rares, et pendant l'automne, j'ai réussi à redescendre à 200 mg par jour. A partir de là, j'ai arrêté les CWE pour reprendre les comprimés, tout en passant au Klipal pour diminuer la quantité de paracétamol que je prenais. Ma vie est redevenue tout à fait ordinaire progressivement. Les fasciculations, les paresthésies n'ont jamais disparu mais ont diminué à un point où elles devenaient supportables. J'ai appris à vivre avec. Quand je pense qu'au début une seule me faisait paniquer. Pendant cette période d'enfer au début, j'en avais des milliers par jour jusqu'à ce que ça en devienne douloureux. J'étais désormais revenu à quelques centaines les meilleurs jours. Je gérais les douleurs avec deux boites de Klipal par semaine. J'ai continué ce petit jeu pendant plusieurs mois, c'était devenu pour moi complètement habituel. Je savais très bien que je ne pourrais pas arrêter comme ça, parce que j'en avais besoin, mais aussi parce qu'au fil des jours je sentais la dépendance s'installer. Je n'ai jamais ressenti le danger. A tout moment je pouvais aller dans n'importe quelle pharmacie et avoir mon traitement en vente libre.

Et qu'est ce qui m'a tué ? Comme nous tous, Madame Buzyn, en juillet 2017. A cause d'une gamine suicidaire. 
Je suis navré si je parais brutal, sans doute qu'elle avait tout autant ses raisons de prendre la codéine que moi, mais j'ai maudit cette fille. Quand j'ai appris l'interdiction, j'ai passé deux après-midi à faire le tour des pharmacies. J'avais récupéré une trentaine de boites. Je ne sais même plus en combien de temps je les ai consommées, mais quand je me suis retrouvé en rupture, j'ai dû me rabattre sur d'autres choses. Essentiellement sur du tramadol. J'avais une petite réserve que j'avais constitué au fil des années en prévision d'un tel événement, mais j'avais l'impression qu'il ne faisait pas grand chose. Tout juste il soulageait le manque pendant le sevrage de codéine. J'ai réussi à tenir sur mes réserves, en glanant à droite à gauche chez des amis qui avaient quelques cachetons. Je vous explique même pas à quel point je me sentais toxico quand je faisais ça. Le meilleur moment de cette période, c'est quand j'ai réussi à me procurer une boite de Dicodin LP. J'en prenais un le matin et un le soir une heure avant de dormir, c'était ce que j'ai trouvé de mieux. Mais on ne va pas loin avec une boîte.

Et puis j'ai changé de poste et je me suis fait embaucher à un endroit où la pharmacie était dotée en Dafalgan Codéine. Je n'ai pas résisté longtemps avant de troquer mon tramadol contre quatre comprimés effervescents par jour. Je ne sais même pas par quel miracle personne n'est venu me demander pourquoi j'en prenais autant. J'ai eu un automne assez tranquille, puis en Décembre, comme pour l'anniversaire, mes fasciculations se sont à nouveau énervées et les douleurs sont revenues plus fortes. J'ai fait la grippe en décembre et ce malgré la vaccination en octobre. Je suis presque certain que c'est ça qui a réactivé le problème comme je suis presque certain que c'est ce qui a démarré la machine en 2014. 
Et puis mon contrat s'est arrêté. Un simple souci budgétaire sans rapport avec ma condition, je vous l'assure, mais ça a eu l'effet de me priver à nouveau de codéine. Et je me suis re-rabattu sur le tramadol... 

Nous voilà en Février 2018. Comme on se rapproche, je vais arrêter de parler au passé. Je tourne à 150 mg de tramadol par jour. J'ai fini par venir à bout de ma réserve de Topalgic 50 à libération immédiate, alors j'ai commencé à écraser des comprimés LP 100 que je coupe en deux. J'ai mis quelques semaines à comprendre l'étendue de ma connerie et l'intérêt d'une libération prolongée. Mais finalement, j'ai besoin parfois d'une libération rapide alors j'alterne entre des comprimés entiers et de la poudre de fraction de comprimé. Récemment, j'ai du mal à le prendre. Parfois ça va et parfois une dose standard me donne des nausées. J'ai du me résoudre à prendre du Motilium en même temps.

Mais je commence à manquer de tout. J'ai voulu diminuer pour allonger la durée de vie de mon stock. Pendant la nuit de lundi dernier, mon pote le serpent est revenu dire bonjour à mon mollet gauche. Je n'ai pas dormi de minuit à quatre heures du matin. J'avais envie de cogner dans le mur pour penser à autre chose, et j'écrasais mon mollet de toutes mes forces avec ma main parce que bizarrement, ça soulage. Alors j'ai fait ce que je m'étais pourtant promis de ne pas faire. Je suis allé chercher dans la réserve interdite qu'un pote m'avait donné, des comprimés si vieux qu'ils sont bientôt périmés, que j'ai eu pendant des années sans vouloir y toucher parce qu'ils me terrifient... et j'ai sorti l'oxycodone. J'ai pris un Oxynormoro 10, et j'ai dormi. Le lendemain j'ai repris le tramadol et les douleurs étaient moins fortes, mais j'avais en tête ce que j'avais fait la veille. Finalement j'ai fini par en reprendre. Et j'ai trop peur de ma situation actuelle. Trop peur d'en prendre trop et de me tuer avec. Trop peur de me faire arrêter avec ça sur moi sans ordonnance. Trop peur de tomber en rupture de stock et de souffrir. 

Ce matin je suis allé chez le médecin. Je lui ai demandé un autre examen neurologique qui n'a rien montré de nouveau. On a discuté, j'ai fini par simplement lui parler de la codéine et il a tout de suite dérivé sur les dangers d'une consommation de longue durée. Sur le nombre de personnes qui en deviennent dépendants. Je n'ai pas osé insister, je sais reconnaître quand un débat n'ira nulle part. Je suis reparti avec une nouvelle ordonnance pour un bilan sanguin qui sera sans doute normal, et une prescription d'Izalgi. Mon docteur est très bon, mais il ne sait pas tout ce que j'ai essayé. L'Izalgi comme la Lamaline ne fait pas plus d'effet que le Doliprane seul. 

Je suis revenu ce midi, j'étais énervé et j'avais mal aux jambes. Je me suis assis devant un bureau vide comme pour réfléchir. C'était supportable mais presque par pulsion destructrice, j'ai ouvert un autre Oxynormoro. Cette fois un 20 mg que j'ai coupé en quatre. A l'heure où je vous parle, il en reste la moitié. J'en ai marre. Je ne veux pas continuer l'oxycodone. Je ne saurais même pas où m'en procurer plus que les quelques comprimés qui me restent, et chaque jour qui passe, je prends un peu plus le risque de rester accro à ce truc. Je suis passé en quelques jours de "jamais j'y touche" à "seulement ce soir pour l'urgence" jusqu'à "allez on coupe en quatre et on prend sur la journée". Vous avez dit gateway theory ? Tout ce que je voudrais c'est retrouver mes Klipal, comme l'année dernière. 

Voilà, désolé, j'ai été super long. Je suppose que c'était nécessaire et j'en avais envie. Mais je ne sais pas comment je vais continuer. Je me vois mal arriver chez le médecin et lui dire "ah au fait, va falloir trouver mieux que Izalgi parce que j'en suis au palier 3 là". Au fond il y a ici tout ce que je voudrais pouvoir lui dire, mais je n'en ai pas le courage. Qu'est-ce que je vais faire ?

Merci à ceux qui m'ont lu.
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#2
Jamais en contact avec des tiques ? Lyme est une piste.
Ceci est un diagnostic digne d'un doctissimow, de rien.

Sinon, peux pas t'aider sur tes conso.
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#3
Pour la maladie de Lyme voici deux fiches d'un médecin français assez progressiste (dr. Raymond). Il est un des médecins (avec le Prof. Montagnier, cible de lobby mûs par les intérêts) à comprendre que une grande part des affections depuis le Moyen-âge, dans les chroniques, juskà nous aujourd'hui sont dues à la maladie de Lyme. Cette maladie est phénoménale et sa reconnaissance résout nombre d'énigmes.

Les fiches datent de deux ou trois ans. On était en pleine polémique comme avec toutes les nouveautés, les découvertes... C’est encore le cas et pourtant en Allemagne, en avance sur les autres pays européens par exemple, la Maladie de Lyme est mieux envisagée pour nombre de problèmes. On va parfois en Allemagne pour les soins... A étudier.

préface

fiche
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#4
J'ai fait la sérologie de Lyme d'autant plus que la région et mes habitudes de vie font que je suis particulièrement exposé aux tiques.

Malheureusement c'était négatif bien sûr. Enfin il y a un autre test, j'ai fait le Elisa pas le Western Blot.

Si vous voulez vraiment parler diagnostic même si je voulais éviter de rentrer dans des suppositions ce serait soit une neuromyotonie forme cool ou un syndrome de fasciculations bénignes forme agressive. Ce qui serait en fait deux facettes d'une même maladie auto-immune sans cause bien identifiée

Cette page est une merveille d'explications surtout qu'elle décrit bien le fait qu'il y a une continuité entre les deux maladies ainsi que le diagnostic différentiel avec la SLA
https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-384/M...-en-charge
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#5
Salut, et une avf ?
Algie vasculaire de la face ou son petit cousin le stun je sais plus comment ca s'appelle ?
Qui provoque comme une algie mais bien plus répétée mais moins fort.
En gros ?
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#6
Non je pense qu'une AVF c'est plus douloureux. En plus de pas coller avec tout le reste. Par contre ça répond bien aux triptans.

J'ai essayé la prégabaline et la carbamazépine "sous le manteau" avec un certain succès sur les fasciculations mais qu'est ce que ça me rendait débile.
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#7
Alors oui mais justement y'a une deuxieme maladie comme l'avf mais en beaucoup moins fort mais de facon bien plus répétée et tu peux avoir plusieurs centaines de crises par jours algie like.
Je me rappelle plus du nom exacte du truc mais ouais ca réagit bien aux triptans :p
Et aux stimulis electriques.
Préfaire pendre un trip que de me faire gréfer un bordel electrique.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#8
Ah non moi je suis très branché transhumanisme, le truc électrique j'en veux bien. Smile Le souci serait de pouvoir prédire l'emplacement de la prochaine douleur. A moins de me faire greffer une pile par membre !
Tiens là à l'instant je viens d'avoir un bon coup dans le bras droit.
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#9
(27/03/2018 20:37)backfromhell a écrit : J'ai fait la sérologie de Lyme d'autant plus que la région et mes habitudes de vie font que je suis particulièrement exposé aux tiques.

Malheureusement c'était négatif bien sûr. Enfin il y a un autre test, j'ai fait le Elisa pas le Western Blot.

Si vous voulez vraiment parler diagnostic même si je voulais éviter de rentrer dans des suppositions ce serait soit une neuromyotonie forme cool ou un syndrome de fasciculations bénignes forme agressive. Ce qui serait en fait deux facettes d'une même maladie auto-immune sans cause bien identifiée

Cette page est une merveille d'explications surtout qu'elle décrit bien le fait qu'il y a une continuité entre les deux maladies ainsi que le diagnostic différentiel avec la SLA
https://www.revmed.ch/RMS/2013/RMS-384/M...-en-charge


les labos ont des mentors et ils ne voient que ce qu'ils sont obligés de voir avec leurs microscopes... sauf si ce sont des microscopes à fond noir seuls aptes à faire la distinction de certaines bactéries caractéristiques de la borréliose et qui sont "légères" et se déplacent à la vitesse de l'éclair... On ne voit pas cela avec des microscopes normaux. Je ne suis pas médecin mais c'est un médecin de labo qui m'a expliqué cela entre quatre yeux. C'est flippant quand même le pendant concurrentiel en médecine. Cela ne va pas dans l'intérêt des patientèles.

dans quelle mesure sont fiables les tests sérums vis à vis de Lyme?

pck ce qui est singulier c'est que quasi tous tes symptômes sont stipulés sur la fiche du dr. Raymond... c'est clair.
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#10
Effectivement, c'est pour ça que j'avais insisté pour une sérologie de lyme. Et encore si je prends la fiche, il y a des choses que je n'ai pas dit. Les sensations de jambes lourdes et mouvements automatiques sont quotidiens, les palpitations également, le fait que je démarre au quart de tour aussi au moindre bruit. Avant j'avais un sommeil... Lourdissime. Maintenant un camion qui klaxonne le matin me fait sauter du lit avec le cœur à 150. C'est marrant parce que le besoin d'inspirer, je l'ai ressenti et il est revenu en début de mois, je ne l'avais jamais mis en lien avec la maladie mais plutôt avec du stress et c'est la première fois que je le vois décrit.

Mais comment faire pour avoir un test de Lyme correct dans ce cas ? À moins de faire comme j'ai toujours fait... Me procurer le traitement par les voies non classiques et essayer...

Pour le reste, et bah je douille. Aujourd'hui j'ai fait une grosse erreur. Sauf un topalgic 50 à 6h, j'ai rien pris à part mon demi oxynorm qui a fait effet tout de suite mais pas longtemps. Et là je suis pas chez moi, plus rien ne fait effet, j'ai que dalle, mes jambes et mon dos me tuent. Dans ces moments là j'ai parfois du mal à identifier ce qui provient d'un sevrage et ce qui ne l'est pas, alors au feeling, je dirais que les brûlures dans les jambes et sur les pieds sont la maladie, mais que pour le mal de dos et de cervicales que j'ai actuellement, n'importe quel opiacé serait efficace...
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#11
- "Mais comment faire pour avoir un test de Lyme correct dans ce cas ?"

ça c'est en Allemagne

du moins c'est ce qui était connu il y a deux ans. (C'est à ce moment là que j'ai copié le site du dr. Raymond pour en faire les deux tableaux). Tout ce que je dis/sais date d'il y a deux ans mais en Allemagne on inclut déjà beaucoup mieux Lyme dans le médico-social par exemple... Je sais que des patients français allaient en Allemagne.
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#12
Hello, mon conseil : si tu as la sécu, tes consultations sont relativement remboursées... Prépare-toi un argumentaire avec tout ce que tu nous dis là en un poil plus ramassé, et go faire le tour de tous les généralistes de ta région, jusqu'à en trouver un pas trop con.
Je ne sais pas ce qui t'a retenu de faire cela jusqu'ici, mais à moins que tu vives dans un désert médical ça me semble évident. Seul un médecin pourra te prescrire de la codéine. À moins de glisser dans des consommations plus dangereuses, tu n'as pas d'autre option.
À titre personnel, je suis désolée que tu aies à vivre cela.
  Répondre
#13
C'est un sacré témoignage.
Je pense la même chose que @Tridimensionnel, tente le tour des généralistes, y'en a bien un qui comprendra j'espère.
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#14
Bien sûr, si tu abordes le sujet de la codé en laissant croire que tu es naïf, ils te mettront en garde, et j'ai envie de dire qu'ils n'ont pas tort, ils sont dans leur rôle.
Par contre, si tu leur dis la vérité, à savoir que ça t'a sauvé du suicide, que l'angoisse de la pénurie est en train de te rendre à moitié fou, et que s'ils ne t'aident pas tu finiras par aller taper dans la rue, y'a moyen que ça les secoue un peu plus.
Et tant qu'on y est, tu seras probablement orienté vers une vraie prise en charge.
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#15
Totalement d'accord. Ton premier post fait mal au coeur. C'est pas évident pour tout le monde mais si tu veux faire avancer les choses pour toi faut que tu déballe tout à ton doc, quitte à gueuler un coup. S'il refuse de t'écouter change de médecin. T'as rien à perdre.
End
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#16
Merci bien pour vos réponses, ça me fait autant plus plaisir que je ne pensais pas que vous auriez le courage de lire jusqu'au bout. Navré d'en avoir douté.
Je pense que vous avez raison. Mais je ne pense pas que je réussirai à en parler à mon médecin. Je crois que je le connais simplement depuis trop longtemps pour ça. C'est bizarre hein ?
Je vais devoir aller en voir un autre.

J'avais pensé en parcourant le forum aller voir en CSAPA mais je ne crois pas que ce soit le bon endroit pour moi et j'ai peur d'y être un peu mal accueilli. Et la dernière chose dont j'ai besoin c'est d'être mis sous méthadone.

Et puis je voudrais bien refaire un test de Lyme plus sensible celui là, déjà commencer par un Western Blot au lieu du Elisa qui marche jamais... Mais pour la miscroscopie en champ sombre j'ai bien peur de ne pas parler un seul mot d'allemand.

Cette nuit a été plus facile que la précédente, j'ai repris un quart d'oxynorm donc 5mg tout de suite en arrivant chez moi au matin et j'ai repris 25mg de tramadol à 14h puis 75mg à 22h. J'essaye de diminuer les doses quand même. Mais le tramadol est une belle saloperie. En plus de me donner des nausées si j'en prends trop, si je m'arrête complètement d'en prendre j'ai l'impression d'avoir du bois à la place des os. Même à l'époque de la codéine à 400mg je ressentais pas ça comme ça.
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#17
Ce que tu décris fait quand même beaucoup penser à une maladie auto-immune et ça colle avec ton âge. Ces syndromes sont difficiles à diagnostiquer et totalement multiformes. Polyarthrite, et autres inflammations. Accroche toi, va voir les médecins et explique leur ta détresse tant au niveau des synptomes que des problèmes de médication. Bon courage
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#18
Accroche-toi mon gars ! Et comme les autres te l'ont dit, il faut que tu ailles voir plus de médecins.

J'me reconnais un peu dans ton histoire, et je suis sincère en te disant que je suis vraiment désolée pour toi, et que j'espère vraiment que ça va s'arranger.
Moi y'a plus d'un an j'ai eu mal au pied, comme ça, sans raison. Là je commence tout juste à avoir un diagnostic. Je prends plus d'un demi-gramme de tramadol par jour, et j'comprends (oh oui !) que tu aies envie d'arrêter. La phase suicide j'suis passée par là aussi ; mais courage, donne-toi les moyens de trouver des généralistes compétents qui sauront éventuellement te diriger vers des spécialistes.
Essaye tout ce que tu peux, pourquoi pas même les médecines "alternatives".
N'aie pas peur d'être sincère sur ta conso : ouais y'a plein de gros cons dans le milieu médical, mais tu consommes parce que tu as mal, et leur boulot c'est de trouver l'origine de ce mal — pas de te faire la morale.

Garde espoir, tant que tu n'as pas tout essayé il y en a. Ne te torture pas trop avec ta conso : elle n'est pas récréative et tu en as besoin pour le moment.
Tiens-nous au courant, et, encore une fois : courage.
  Répondre
#19
un conseil de sorcier: pour essayer de savoir si il s'agit de bactéries essaies de les bouger !! Tu trouves par exemple un produit hautement antiseptique qui gêne les bactéries et influe leur comportement, les fait migrer à un autre endroit du corps... le mal se déplace !

En Belgique j'ai trouvé une huile à 50% de propolis. C'est très fort. Il ne s'agit pas d'une huile essentielle hautement raffinée comme les trucs habituels contre les rhumes. Cette huile-ci est lourde, noire, elle poisse (tache irrémédiablement draps et vêtements).

Trouves cela ou un équivalent si cela existe en France. Je dis cela pck le produit était encore en instance d'agréation quand je l'ai essayé contre une grippe (probant !). Comme on n'a pas le soleil dans le Nord on peut parfois avoir des compensations sur d'autres plans  Big Grin  La parapharmacie est développée par exemple... Aux Pays-Bas encore plus  puisque c'est encore plus au Nord Big Grin

Quand tu as une crise de douleur tu t'enfiles  carrément dix ou même 15 gouttes avec un peu d'eau tiède... ensuite tu fais pénétrer la même huile sur la peau là ou tu as mal. (par exemple le mollet comme tu as raconté). Si tes maux sont d'origine bactérienne alors tu pourras constater que les parasites se font ambulants... bref que ce n'est pas comme d'habitude...

C'est une méthode empirique pour klkun las de ne pas progresser autrement. Mais il ne faut pas faire ça souvent au risque de muter les bactéries plus résistantes (si il y en a) ... ou de les envoyer dans la matière cervicale ou la moëlle épinière... Si tu le fais une x c'est ok tant que tu boives bien la solution pour te blinder et empêcher les bactéries d'aller se fixer ailleurs... Comme on peut imagine ça les bactéries feront alors la course en se courant après, un peu comme un chien qui essaie d'attraper sa queue (sa queue arrière hein)...

Même si tu DOIS aller chez le médecin, de toutes façons, mais ce sera avec une notion supplémentaire pour susciter le diagnostic et aussi trouver un élément de certitude.

Bon ce ne sont pas des conseils d'ordre académique mais ils ne sont pas exclusifs que à la publicité du plan empirique. Va chez le médecin comme disent les autres.


[Image: propolis.jpg]

en attendant le Western Blot c'est pour le test "Cowboy-Marlboro"
le test de l'aventurier débrouillard.
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#20
Salut, juste pour dire que je compati, c est tres dure d avoir une maladie difficillement diagnostiquable, tu peux galerer des annees et tu te pense sans aide.... c est tres dur, bon courage.
Je ne sais pas ou tu en est niveau etude ? Quoi qu il se passe en attendant un jour ou ca ira mieux il faut tout faire pour ne pas perdre en "rang social", ce ne sera que plus facile apres. Si tu nest plus tres loin de la fin et que les opiaces ne t empeche pas d etudier, desintoxique toi apres la fin de tes etudes peut etre.
"The final delusion is the belief that one has lost all delusion."
-- Maurice Chapelain
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