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Black Out vs Overdose

#1
C'est une histoire de black out et d'overdose, comme une enquête policière permettant de comprendre certains phénomènes émotionnels plus fort que la raison...





Fin avril 2011, pour fêter la fin de cette première année de BTS j'invite des potes de ma classe chez moi histoire de se la coller en beauté avant de se retrouver pour la rentrée en septembre.
Personne n'a de cannabis, à cette époque c'était important pour moi, j'avais du mal à concevoir une soirée sans bédave, ça me mettait dans un état de stress inutile, j'achète donc deux bouteilles de mousseux pour être sur de ne pas manquer d'ébriété...cette quantité d'alcool n'est pas énorme pour une personne habituée à se biturer la tête, m'enfin je ne nie pas que ça saoule son homme, mais de là à finir aussi mal que ce soir là, je me suis longtemps questionné sur ce qu'il m'était arrivé...

La soirée se déroule normalement, on boit on écoute de la sik, on fait un barbecue, puis on commence à être bien bourré, surtout moi, j'ai le souvenir d'essayer de grimper un muret de 2m pour aller chercher du bois dans une remise et devoir m'y reprendre à deux fois pour l'escalader, ce qui en tant normal ne m'arrive pas. Ensuite je ramène dix fois plus de bois qu'il n'en faut, l'alcool m'a complètement débridé, je rempli le barbecue en béton avec des palettes entières, c'est du grand n'importe quoi, il y a des flammes de plus d'un mètre de haut et le tas de cendre qui va avec. Je finis mes deux bouteilles, démarre une bataille d'eau dans la cuisine, je chope la cafetière en verre, la remplit d'eau, et en voulant asperger mon pote, la cafetière m'échappe des mains, il se protège la tête de son bras et le verre se brise dessus...ok ça part grave en couille. Au même moment un pote pète une teille dans le jardin, un autre pisse dans le barbecue, l'ambiance vire à l'alcool sale, genre les mecs bourrés qui deviennent irraisonnables, bref les gens décident de partir, moi je ne calcule plus grand chose, j'ai le souvenir d'avoir été sacrément bourré dans mon lit et ensuite plus rien.

Au réveil je suis dans un très très très piteux état, j'ai 7 ou 8 appels en absence de ma sœur M, en la rappelant elle m'explique que je l'ai appelé hier complètement arraché et que d'un coup je lui ai dis "là c'est la fin" et j'ai raccroché. De mon point de vue aucun souvenir de cette conversation, ensuite elle m'a rappelé 7 ou 8 fois parce qu'elle s'inquiétait, j'en ai conclus que j'avais du m'évanouir cash.

Jusque là rien d'anormal, j'étais juste ivre mort, en fait ce qui m'a le plus étonné c'est l'état dans lequel j'étais le lendemain matin en ayant bu "seulement" deux bouteilles de mousseux. J'étais tout simplement incapable de rester debout plus de 15 minutes, et ça pendant tout l'après midi tellement j'étais affaibli et tellement j'avais un mal de crâne hard core, j'ai rarement autant douillé avec une gueule de bois, c'était atroce, et même le lendemain matin, donc 36h après la soirée, j'étais encore pas bien.
Sur le moment je me suis dis qu'il s'était passé quelque chose dans mon esprit et que ça avait décuplé l'effet de l'alcool, c'est vrai que je titubais comme un ouf pendant la soirée, alors que j'ai déjà fais d'autres soirées en buvant autant d'alcool tout en restant lucide et en état de tenir une conversation.



Décembre 2012, je pète de nouveau un câble à une soirée, mais là c'est clairement un abus de prod et d'alcool, j'en ai trop prit et je suis parti en black out, voici la petite histoire plus en détails http://www.psychonaut.com/combos/45909-i...laura.html

J'étais ressorti de ce black out sonné d'une part, mais aussi étonné des phases que j'avais traversé. Pour un premier black out vénère je n'avais que très peu de souvenir, si ce n'est aucun, mais les sensations étaient ancrées en moi, une sensation de perte totale de contrôle mais aussi de rêve éveillé différent d'un trip normal où l'on est conscient, là j'étais inconscient même si j'ai surtout gardé en mémoire la sensation d'étrangeté du voyage.

Disons que je rentrais dans un nouveau style de défonce à base de n'importe quoi même si d'un autre côté je m'étais dis qu'il faudrait que je fasse gaffe à ne pas me refaire avoir de la sorte, c'est quand même pas mal choquant comme perche, ça laisse dans des états de questionnement amenant au doute, la déprime qui suit est porteuse de démotivation, il y a de quoi se laisser embarquer dans une mauvaise pente.

Jusqu'aux vacances d'étés 2013 rien de particulier, je termine plutôt bien mon année scolaire au niveau des notes, mais je reste stressé quand à mon avenir, mon école est une douille généralisée, je n'apprécie pas l'ambiance qui devient de plus en plus hypocrite, chacun en vient à se protéger des mauvais constats quand à l'organisation des cours, il règne un climat qui se prête à l'orage...m'enfin là pour le moment je pars en vacances donc nevermind, je verrais tout ça en aout !

Dernier week end de juillet, on est vendredi soir, comme depuis tous les soirs précédents j'ai bu, j'ai tapé une ou deux traces de 3-MMC et j'ai pris aussi de la MxE. Vers 3 ou 4h du matin un mec me demande de lui payer une trace de MxE, j'accepte mais comme on est sur une plage et qu'il y a du vent, je lui dis de mettre la paille dans le pochon et d'arrêter d'aspirer quand il sent la poudre...je sais c'est complètent con et irresponsable mais on va payer notre connerie. Malgré le fait que je sois déjà bien défoncé, je le suis, ouch la trace me pique bien le nez quand même...direct le mec me propose d'aller faire un bain de minuit, on y va, et au moment où l'on entre dans l'eau il repart, moi je sens une énorme perche monté sans que je ne me rende vraiment compte de rien, c'est typique des drogues dissociatives, ça pousse fort mais la dissociation de l'esprit fait que l'on ne se rend pas compte, en l'occurrence ça va faire mal : je vois le mec partir, je ne bouge pas, une poutre blanche apparait dans mon champ de vision, c'est comme si je me retrouvais dans une boite, je suis spectateur de ma vision pendant encore 10 secondes et puis d'un coup mon esprit décroche, ma conscience n'arrive plus à tenir le high, mon esprit se replie sur lui même pour que l'inconscient prenne la relève, lui seul pour encaisser le merdier à venir.



Black Out.



Je traverse des phases de rêves purs, j'ai l'impression d'avoir déjà vécu ces moments, c'est comme une phase de déjà vu mais sans être conscient, comme si mon inconscient me faisait défiler ma vie au travers de ma mémoire...oui c'est ça je suis dans ma mémoire profonde, ces impressions de déjà vu sont réelles puisque qu'effectivement j'ai déjà vécu ce que je ressens actuellement, je revis des sensations marquantes qui sont stockées dans ma mémoire la plus enfouie en moi. Je vais de souvenirs en souvenirs sans m'en rendre compte puisque je les vis au premier degré, je suis prisonnier de mes propres émotions.
Visuellement tout ce merdier psychologique est représenté par des couleurs qui vont dans tous les sens, les images ne sont que très peu concrètes du peu que je m'en souvienne, c'est exactement comme un rêve mais en mode cauchemar incontrôlable, tout défile trop vite encore pour que mon esprit puisse raccorder ma conscience avec la vitesse de défilement des images provenant de mon inconscient.

D'un coup je vois le sol du camping, je tend le bras pour tenter de m'y agripper, raaah là faut que je saisisse ma chance de revenir à la réalité, je lutte de toutes mes forces pour garder cette vision et ne pas repartir pour un tour infernal dans ma tête, non je n'ai plus envie de voyager, j'en peux plus de l'effet machine à laver, je veux retrouver un état stable. J'y parviens enfin et arrive à m'assoir, en l’espace de 10 minutes j'ai repris conscience de mon être et j'ai réussi à retrouver la réalité, nice !

M et tous les autres sont content que je sois de nouveau parmi eux, on m'explique que M m'a récupéré à moitié conscient et à poil dans l'eau, je divaguais complètement avec le regard qui ne s'accrochait à plus rien de concret, ensuite elle m'a rhabillé et on m'a porté jusqu'au campement où je suis resté phasé pendant deux bonnes heures, et en me réveillant le jour se levait. Je suis sur le cul, je n'en crois pas mes oreilles, je demande ce qu'il est arrivé à l'autre mec qui a tapé avec moi, on me dit qu'il a lui aussi fait un black out mais moins vénère, même si il a quand même fallu le porter à moitié jusqu'à sa tente...sale histoire.
Ensuite on a foutu la merde dans le camping comme des connards pendant encore deux heures avant d'aller se coucher, j'ai quand même réussi à exploser un pot en verre avec mon pied et à me couper, ça m'a bien foutu le seum quand même, c'est comme si ça devait m'arriver, je voyais bien que je chahutais à côté du pot de confiture, je présentais bien qu'à un moment ou un autre j'allais foutre le pied dessus...et c'est arrivé, j'ai vraiment un problème avec les coupures putain.

Après un gros dodo je me réveil vers 16h, je me sens coupable d'avoir fait de la merde comme ça, en plus d'avoir fait flipper M j'ai entrainé quelqu'un dans mon délire et ça lui a fait du mal même si ce con voulait déjà recommencer le soir suivant arf, enfin après avoir mangé un petit repas je me rendort jusqu'à 22h pour aller au bal du samedi soir.
Aller c'est reparti pas le temps de déprimer, on m'attend pour faire la fête, je fais quand même gaffe à ne pas repartir dans un black out de connard, pas question de niquer l'ambiance une seconde fois surtout que je sais très bien qu'au fil des vacances j'ai tendance à de plus en plus pousser le vice jusqu'au bout. Il y a deux ans j'avais terminé un mois d'abus en me tranchant le jambier antérieur en deux en sautant d'un toit, là je fais gaffe à ne pas recommencer les erreurs du passé...même si en fait il s'est avéré que je ne partais pas dimanche mais lundi, et dimanche soir j'ai pris le trip psychédélique le plus fort de toute ma vie, j'ai vraiment flippé sur le coup, autant avec les drogues dissociatives l'esprit est inconscient lorsqu'on en abuse, autant avec les psychédéliques on reste conscient et c'est bien plus effrayant http://www.psychonaut.com/phenethylamine...-trop.html

En revenant de vacances je me sens toujours coupable d'avoir fait de la merde, je ressasse les mêmes pensées en boucle, je tente de comprendre ce qu'il m'est arrivé, comment j'ai pu en arriver là, pourquoi j'ai fais ça, que ça soit le black out du vendredi soir et l'over trip du dimanche soir, je me dis qu'il faut que je fasse gaffe ça devient dangereux pour moi toutes ces pulsions, ok c'était les vacances mais quand même faut pas que j'en vienne à faire des choses que je pourrais regretter...





Le reste du mois se passe tranquillement, je bosse en intérim faute d'avoir trouver un job d'un mois, et vient alors le samedi 25 aout 2013, je vais au festival de Rock en Seine pour voir Vitalic.
Je commence par mettre 30 mg de MxE dans une bouteille de vin que je bois avant de rentrer, une fois dans le festival j'attaque doucement ma deuxième bouteille de vin et je gobe un buvard de 25i-Nbome. Je suis stressé, j'ai du mal à me relâcher, j'attends d'être chep' pour faire nawak et déconner alors que mes potes et M se désinhibent plus vite que moi.
Le premier concert de La Femme se passe, ensuite on assiste à Nine Inch Nails, mes potes sont fans, pas moi, je suis dans un état d'entre deux, je me laisse aller au pogo quand le bouchon de ma bouteille en plastique mal visé saute et mon vin se fait la mal, tant pis.
Puis vient Vitalic, je prends une grosse trace de MxE et lèche mon pochon vide avant de le jeter, je deviens fou dès que j'entends les premières sonorités électroniques, ça va être dantesque !
Je suis à 3000 à l'heure, je danse et fait du pogo comme jamais, même un mec à balle de speed ne me suivrait pas tellement je me défoule, je suis devenu une bête transcendée, je me charge d'adrénaline tout en évacuant un trop plein de drogues, j'ai l'impression que le concert d'une heure se passe en 20 minutes.

Juste après je sors de la fosse, je suis totalement perché dans un autre monde, tout est guimauve et tout semble faux comme lorsqu'on regarde la réalité avec des lunettes thermiques, on a l'impression de voir la matière et non une surface, c'est assez indescriptible, une chose est sur je suis super loin mais je me sens super bien.
Je me dirige vers une nouvelle scène où la musique à l'air super cool, c'est Fritz Kalkbrener qui commence son set. Plus je m'approche de la foule plus je rentre dans une atmosphère magique, je ressens la musique comme jamais, la mélodie est tellement bonne qu'elle en devient palpable, je baigne dans un fluide de bien être, c'est l'état suprême de la drogue, je ne pourrais pas me sentir mieux, je ne calcule plus grand chose à part que je suis dans un super good mood, l'émotion a prit le dessus sur la raison, je n'ai plus qu'à profiter.

Oui mais les Stones chantaient "I can't get no satisfaction", et j'incarne cet état d'esprit.

J'en suis donc a profité de la musique quand deux filles se calent devant moi, je n'y porte pas plus d'attention, de toute façon je suis tellement défoncé que je distingue plus que des formes, j'ai devant moi tout plein de corps surmontés d'une scène où des jeux de lumières captent toute mon attention ou presque. Sans que je m'en rende compte l'une des filles colle ses fesses sur mon pubis, ouaille retour à la réalité, désolé mais là je ne suis pas en état, je décale pour me rapprocher de la scène où je retrouve G et T.
Je demande à G sa MxE quand T me prend par la main...émotion...elle est là à me tenir la main droite alors que dans la main gauche j'ai de la drogue...hum ma bonne conscience fait que je rend le pochon à G, je suis fier de moi d'avoir su résister au vice, cela dure pendant deux minutes puis je redemande le pochon à G, je met la paille dedans et j'aspire, la dose conséquente de poudre me pique le nez direct.



Black Out.



Je reprends conscience allongé sur un matelas, je suis en slip dans une chambre aux murs beiges que je ne reconnais pas. En face de moi sont assis sur un lit T et P, ils me demandent comment je m'appelle. Oula, si on me demande comment je m'appelle c'est que tout ne se déroule pas normalement, faut que je les rassure. J’arrive avec difficultés à prononcer mon prénom suivit de mon nom, ils semblent content de moi, ensuite je leur demande où je suis et pourquoi je suis en slip, ils me répondent que j'ai fais un black out et qu'on m'a porté jusque chez A, puis on a enlevé mes fringues qui étaient trempées par la pluie. J'essaye de prendre vraiment conscience de ce qu'il y a autour de moi, puis je redemande où on est et pourquoi je suis en slip, T et P rigolent et me réexpliquent la situation. Ce petit manège va durer encore 5 ou 6 boucles pendant bien 15 minutes. De nouveau mon esprit doit raccorder ma conscience à mon inconscient, il faut le temps que ma raison puisse interagir correctement avec ma mémoire afin que je puisse tenir une conversation sensée et logique sans me répéter la même question inlassablement.

Après avoir reprit possession de mon esprit M arrive dans la chambre et elle m'explique qu'à la fin du concert j'ai commencé à tituber au point de finir par terre, qu'ensuite on a du me porter de nouveau et qu'on m'a calé dans un lit où j'ai phasé les yeux grands ouverts. J'étais comme mort jusqu'à ce que je me lève et qu'en sortant de la chambre je rentre dans une autre chambre où dormait les parents de A...c'est la mère de A qui est venu le prévenir dans le salon qu'il y avait un zombie en slip dans sa chambre...heureusement qu'ils sont tolérants avec la drogue et qu'ils n'ont pas pété un câble à cause de moi.

A partir de ce moment là je comprends que l'ambiance est quand même tendue chez A, une personne a fait un bad au canna sur le balcon, moi j'ai réveillé les parents, et il ne faut pas faire de bruit, M est vénère à cause de moi et à cause G qui la regarde mal, à vrai dire j'essaye de ne pas porter trop attention à cette ambiance cheloue et je déconne avec P et T dans la chambre avant qu'on rentre chez moi en taxi. Dans le taxi j'essayais de me faire tout petit, j'étais dans une voiture volante qui me ramenait chez moi, gros contraste avec les mondes d'où je revenais.
En arrivant chez moi je me couche direct, je sais que j'ai de nouveau fait de la merde et pas qu'un peu, j'étais tellement défoncé que je n'arrivais plus à savoir qui j'étais, M était folle furieuse que je refasse un troisième black out, j'étais rongé par la culpabilité, je cherchais un raisonnement qui justifierait le pourquoi du comment pour m'extraire de cette émotion négative, mais en vain.
J'avais beau y réfléchir je ne trouvais pas de solution...à vrai dire il n'y avait pas vraiment de question, seulement un mauvais constat : j'avais de nouveau fait de la merde et il fallait laisser le temps s'écouler pour que les esprits concernés passent à autre chose.

Dans mon lit je me suis retrouvé assiégé par toutes les nouvelles sensations provoquées par cette overdose, à ce niveau là ce n'était plus un simple black out, c'est une petite mort en direct live. Je m'empêchais de m'imaginer supporter par mes potes avec M qui m'insultait à côté, et moi qui ne calculait plus rien du tout, mon jean qui tombe sur mes chevilles et le filet de bave qui dégouline de ma bouche...ça me ronge de l'intérieur, ça me fait mal, c'est comme une douleur qui me traverse la poitrine du haut des poumons jusqu'au plexus, je m'en veux, pourquoi pourquoi pourquoi putain !?!

Après cette soirée je passe trois jours à me sentir mal, je me sens tout simplement coupable et ça me ronge de l'intérieur, j'ai une nouvelle fois handicapé plusieurs personnes au cours d'une soirée et je n'aime pas ça, aussi j'ai taché mon image et je n'en suis pas fier non plus.
Je me repose 3 semaines jusqu'au concert de Vitalic au Grand Palais fin septembre, j'ai hâte.




Before sur les quais au vin et à la MxE histoire de ne pas changer les mauvaises habitudes, je gobe mon demi carton de 25i-Nbome en rentrant dans la soirée. Jusque là je suis toujours tendu, j'ai encore une fois du mal à me désinhiber, j'attends juste d'être dans le son pour donner tout ce que j'ai, avant ça je me questionne sur le moment précis où je devrais taper une trace pour coordonner montées, plateau et concerts, disons que j'aime passer le concert favori dans une pleine montée, il me faut donc ne pas arriver trop chargé tout en étant quand même défoncé pour atteindre l'état de relâchement de soi parfait (en sachant que je met du temps à me désinhiber), cet état où l'on est conscient et lucide, mais dénué de tout jugement extérieur, ou alors on sait qu'on en jette tellement qu'on est sur de plaire aux gens tout en se plaisant à soi même...ce n'est pas évident à trouver comme équilibre, surtout que chaque soirée à sa propre ambiance, et là en l'occurrence l'ambiance est à chier.

C'est en mode public parisien présent parce qu'ils ont eu des invitations, les gens sont plutôt là pour "être là" plutôt que pour la musique. En résumé les gens parlent pendant le concert, ils se font chiés et aucune atmosphère plaisante ne se créée, tout le monde fait attention à son image, personne ne se lâche et aucun engrenage d'amusement ne s’enclenche. Le premier concert me fait superr chier, de plus je suis tout seul et je critique à tout va pour m'occuper l'esprit...c'est pas bon pour s'amuser ça.
Je retrouve G, M et T, puis J, S et K, on se chauffe, je demande un para de MxE à G et M me file un cristal de MD...je crois que j'ai oublié que j'ai pris il y a une heure un carton de 25i.

Bon maintenant que je me suis drogué je n'ai pas d'autre choix que de m'amuser, ou alors c'est que je me suis drogué pour rien. Vitalic débarque sur scène, je prends ma dernière grosse trace de MxE, je lèche le pochon vide et c'est parti pour le show. Direct c'est fort, je créé des mondes imaginaires en dansant, j'ai l'impression de véhiculer une ambiance à moi tout seul et comme tout bon drogué, mon égocentrisme de perché me fait penser que tout le monde vit le même délire que moi. J'en viens à voir un mec danser super bien, je lui dis cash "hey mec ça te dit on créé des mondes en dansant ?"
Le mec se barre direct, il a du me prendre pour le fou du village, le doux dingue qui raconte n'importe quoi arf. Je retrouve le groupe, je saute partout, je suis une pile électrique sur chargée et prête à exploser, à vrai dire là c'est Stamina le dernier tube de Vitalic qui passe, et j'ai le souvenir de me rendre compte de moi même, de mon état d’excitation, j'étais comme fou, et ça ne faisait que monter, à peine 20 minutes de concert que je n'étais déjà plus maitre de moi même...



Black Out.



Je reprends conscience dans un délire assez spectaculaire, j'ai devant moi une foule de personne qui attendent je ne sais quoi, cette foule de personne vacille comme pas permit, j'ai l'impression qu'à chaque oscillation je me casse la gueule, j'ai du mal à garder le contrôle, mon esprit saute.
15 secondes après je suis toujours dans cette foule et je m'accroche comme pas permit pour ne pas tomber, c'est super dur de rester dans cette phase. Je vois M devant moi, j'essaye de lui parler pour qu'elle me raisonne, elle à l'air tranquille ça me rassure, je comprends que je suis super méga giga défoncé et que tout ce qui m'arrive est faux, tout est une projection de mon esprit qui fausse la réalité comme pas permit, en fait je suis juste dans la queue du bar à attendre que les autres commandent des verres.

Oua putain je galère comme pas permit à stabiliser mon esprit, mais comme c'est déjà la quatrième fois que je me retrouve dans cet état je comprends de plus en plus le fonctionnement du délire.
En fait mon inconscient est complètement disjoncté par la drogue, il fait défiler tout un tas de souvenir et ma conscience n'arrive plus à raisonner le tout, en quelque sorte je ne pense plus, je ressens uniquement.
Et là je suis dans la phase où je me remet à penser, à raisonner, autant dire que c'est Rock'N'Roll, même si je me tient debout tout ce que je vois devant moi part en live, comme si la pièce entière se tordait en plus de s'incliner à plus de 45°, c'est vraiment un zbeul mental de ouf.
A côté de ça j'entends des énormes bruits genre réacteur d'avion RRRRRRRRrrrrrrrrrhhhhhhrrrRRRRRRR, c'était juste sur impressionnant ! j'étais beaucoup plus lucide que les autres fois donc je me rendais beaucoup plus compte de mon état !

J'essaye de comprendre ce que l’on me dit mais j'ai encore vachement de mal, je reste à côté de M qui parle avec C, je ne le connais pas mais il dégage une forte sympathie que je ressens directement. Je vois bien qu'il veut m'aider, il me parle doucement et a le sourire, mais moi je suis encore trop chep' pour pouvoir fixer une pensée et répondre sans bafouiller trois mots à peine compréhensible. Bon ba je n'ai plus qu'à attendre que la tempête mentale se calme.
Ensuite M m'explique que j'étais complètement taré sur Vitalic, à balle de chez balle et que d'un coup je suis passé en mode méga stone à ne plus rien capter, j'étais un zombie qui ne faisait que répéter "quoi !?" lorsqu'on essayait de lui parler.

Ouf je suis resté debout je ne me suis pas effondré comme les fois précédentes, c'est toujours ça de prit...

Ensuite longue descente dans un autre monde, j'ai le souvenir d'avoir vu un escalier en colimaçon au centre du dancefloor, je me dis que symboliquement je revenais de là, en haut des marches la réalité, en bas l'errance et le mal être, la fuite dans l'inconscience, le rêve transcendantale...brrrr, je ne veux plus y retourner, j'en ai assez vu, je suis calmé là.

Les jours suivants je ne me sens pas bien, toujours ce sentiment de culpabilité d'avoir fait quelque chose de mal, je suis dépersonnalisé et je m'en veux d'avoir encore perdu le contrôle de moi même, là ça devient vraiment nuisible, il faut que je réagisse !

Alors stoppe la réflexion et place à l'action. Je commence par me gaver de vitamine C pendant deux grosses semaines, ensuite je m'investis dans ce que je fais, je ne me laisse pas me démotiver, pas question d'adopter le statut de victime la drogue, j'ai fais de la merde j'assume, suffit de ne pas recommencer et de ne pas me laisser ronger par la culpabilité, surtout si c'est pour recommencer après...les boucles inutiles de la vie je n'en veux plus, je préfère aller de l'avant !

La positive attitude pour bien démarrer l'année scolaire .

Je n'arrête pas pour autant les soirées, je continue de me chep' mais juste à la MxE et à l'alcool, je laisse de côté les combos au 25i, j'ai vu j'ai pas vaincu, stop l'escalade de la défonce. Mais le point important à noter c'est que je faisais en quelque sorte les mêmes black out en soirée, je reprenais conscience vers 4/5h du matin sauf que d'octobre à novembre je me sentais bien, donc je faisais des bons black out. Genre je dansais en amusant la galerie et je me rappelle même danser n'importe comment en chantant "je t'aime je t'aime je t'aime" comme un autiste, et d'ailleurs les lendemains de ces soirées se passaient bien, je n'avais pas de mal à retrouver le rythme de la semaine, à rester social en cours, je me donnais et ça me le rendait bien.

Je n'ai pas eu de vacances en octobre et mon père m'a prévenu que je devrais y aller mollo sinon j'allais faire un burn out à noël, je lui ai dis sur de moi que j'étais chaud patate (ce qui était le cas), mais bon, mon père a toujours raison, et en décembre je suis rentré dans une phase de repli sur moi même, j'étais de plus en plus déprimé et j'avais juste envie de me chep' tout seul dans ma tête et d'être tranquille à dessiner pour me ressourcer.

Effectivement j'ai accumulé sans vraiment trop m'en rendre compte pas mal de stress et de fatigue, et on en vient au nouvel an 2014.





Je me fais inviter par une fille à une soirée psytrance, j'accepte volontiers je suis prêt à découvrir un nouvel univers, ça me motive, je suis du genre à penser à ça tous les jours, enfin j'ai une imagination débordante et je peux m'occuper l'esprit comme ça pendant longtemps. J'évite des fois de trop penser à un événement attendu de peur d'être déçu une fois qu'il arrive, en fait c'est l'espoir qui fait vivre, je suis tout fou les deux semaines précédents la soirée et le jour J c'est comme si je n'en avais plus envie...peu être la peur de me confronter avec la réalité, j'ai tellement fantasmé la soirée, je l'ai tellement imaginé et prévu dans ma tête que si les choses ne se passent pas comme je l'ai espéré ça peut m'attrister.

Bref c'est le soir du nouvel an, j'ai passé la journée replié sur moi même, je me dis que je me forcerai à être expressif ce soir en tisant et qu'une fois la machine lancé je n'aurai plus qu'à kiffer. Sauf que comme pour toutes les soirées précédemment narrées, j'ai cette boule dans le ventre et je n'arrive pas à me désinhiber. J'ai commencé à tiser avec M chez T vers 23h avec une trace de 3-MMC, ensuite on est allé dans un bar rejoindre du monde mais en fait c'était pas le top niveau ambiance. T propose une soirée à deux pas où il y a une vraie ambiance, la masse de gens dans un appart avec de la musique, plein de filles et plein de gays, je me fais draguer comme pas permit (par les mecs) mais je me dis que si je reste à observer dans un coin je ne me lâcherai jamais, donc je bois de la vodka et j’oublie tout jugement. Je me laisse draguer par un mec qui semble bien éduqué et intelligent, ça fait plaisir de discuter avec quelqu'un de raffiné, ça change de la vulgarité et de la superficialité générale que l'on croise le plus souvent, avoir une vrai discussion ça fait plaisir. Ce mec tout vêtu de cuir m'a mis en confiance, après ça je commence à être moi même en dansant et en parlant de plus en plus, allez ça va le faire.

Vers 1h30 on bouge pour prendre le dernier métro qui ne passera pas, on prend donc un taxi pour aller au concert psytrance, je retourne dans ma tête, perdu pour l'aspect social. Devant la salle j'ai bien entamé ma teille de vin en plus de la vodka que j'ai bu à la soirée, j'ai envie d'être chaud en arrivant alors que je suis toujours anxieux...douce utopie de la drogue qui résout les problèmes....et non ce n'est automatique, ça se mérite d'être expressif..

Arrivé dans la salle la fille m’accueille directe avec un grand sourire, elle est mignonne ça fait plaisir même si je me sens gêner, on cale nos affaires et je décide d'aller taper une trace de MxE comme ça je monterai tranquilou pendant qu'on ira au bodypainting.
Comme un con je me fais une trace pas très longue mais assez épaisse, même si au vu de mon état et vu la quantité, ça ne devrait pas être violent comparé à ce que je prends d'habitude. Ensuite on va au donc au body painting où en fait c'est une fille qui te fait des décos au marqueur, je m'attendais à un truc de ouf avec de la vraie peinture et tout mais que dalle, je suis vénère, je fais mon connard en prenant les marqueurs de la fille qui ne veut pas...sans m'en rendre compte je redeviens un enfant qui n'en fait qu'à sa tête, mon égo grossit à vu d’œil, je suis cynique et je clashe, je me charge d'une énergie que je n'évacue pas en dansant mais en affrontant la pauvre fille du bodypainting qui n'a rien demandé...je finis mon verre de mousseux et on se lève pour aller sur le dancefloor.



Black Out.



Je reprends conscience face au mur de la salle dans la rue, je suis en T-shirt et tout part complètement en live, j'ai devant mes yeux une bouillie colorée indescriptible. Comme d'habitude j'essaye de me fixer sur une pensée et donc de stabiliser mon esprit pour retrouver un semblant de lucidité. Je veux rentrer dans la boite mais le videur tend son bras devant moi, je commence à fouiller dans mes poches pour chercher quelque chose mais impossible de sortir quoique ce soit, alors que ma place était dans ma poche arrière facilement accessible. Je galère à parler donc impossible de m'expliquer, d'ailleurs je ne comprends rien, je ne sais absolument pas ce que qu'il s'est passé, je me cale sur le trottoir et je phase.

Je re-reprends conscience quand les gens sortent de la salle, M me rend mon sac et je me rhabille, je comprends que j'ai encore fait un putain de black out. Elle me raconte qu'au moment où on s'est levé pour aller danser en l'espace de 10 minutes j'ai sombré, je me suis transformé en zombie et j'ai passé les deux heures suivantes inconscient à baver, M me mettait des baffes et les gens qui passaient par là prenaient mon pouls.
Après ça je m'excuse encore une fois auprès de M et de T, et de nouveau je m'en veux, dans le métro je suis encore complètement à l'ouest. Elles me laissent dans une station en m'indiquant une direction à suivre pour rentrer...au final je me perds et ne comprends plus rien d'où je suis et où il faut aller, j'ai trop du mal à déchiffrer ce qu'il y a de marqué sur les panneaux, je n'ai pas encore assez de recul pour consciemment choisir une direction, j'y vais à l'instinct, là dessus je me fais confiance, je rentre toujours à bon port.

Arrivé chez moi deux heures après, je me met au lit et matte une connerie en attendant de redescendre, mais je suis encore lancé comme pas permis, je suis assez déchiré pour marquer sur facebook "et merde novel an"...ça résume bien mon état du moment.
Je coule une douille pour mater un film et prend un somnifère vers 11h pour dormir. Je me réveil à 14h encore perché, je ne comprend rien c'est un truc de ouf, comment je peux être dans cet état là, et pourquoi je suis parti en black out de la sorte, je me dis que si je suis autant défoncé c'est que j'ai du prendre plus de 300mg de MxE, c'est pas possible sinon, je ne me souviens que d'avoir pris une trace.
Vers 19h je suis redescendu, je n'ai plus qu'à passer une grosse nuit et à ne pas sombrer dans une vieille déprime après ça...mais vu le bilan je n'y ai pas échappé, au final je n'aurai pas vu la fille qui m'a invité à part quand on s'est fait la bise et j'ai une nouvelle fois fais de la merde avec M, je regrette comme pas permis, j'ai envie de changer le cours des choses mais ce n'est pas possible, je me sens mal.

S'en suit une semaine de grosse déprime.

En retraçant le fil de la soirée je me rends compte que je n'ai en fait tapé qu'une trace de MxE et que l'effet de celle-ci en plus de l'alcool et de la MxE ne sait arrêté que le lendemain après midi...comment est-ce possible, surtout que j'ai quand même une bonne tolérance au produit.

Jusqu'à l'écriture de ce Tr je cherche à comprendre le pourquoi du comment, même M et T n'ont pas compris pourquoi j'ai pété un câble de la sorte, tous les soirs avant de m'endormir je repense à cette soirée, je m'en veux de moins en moins et la culpabilité diminue, mais j'ai besoin de comprendre pourquoi je suis partis autant en couille avec une dose si petite.
Je me dis que partir en couille comme je l'ai fais en été est normal vu les doses que je me m'étais, disons que c'était justifié, c'était tout simplement une overdose, alors que là je suis parti dans un état aussi violent avec deux voir trois fois moins de prod et d'alcool, et surtout l'effet a duré beaucoup plus longtemps, exactement comme avec la biture à l'alcool datant de 2011.

J'en conclue que tout ceci est du au stress. En fait tout correspond, en 2011 j'étais dans un état de stress ultra critique, je m'étais fais virer par la dame qui me logeait un mois et demi avant la méga cuite, cela faisait un an que je fumais quasi quotidiennement et que je prenais de plus en plus de drogues diverses et variées, autant dire que j'étais une bombe de stress qui n'attendait qu'un relâchement pour exploser...et quand ça pète, c'est loin d'être une défonce et une descente normale, c'est un bordel monstre qui dure deux fois plus longtemps que d'habitude.

Là en décembre j'étais sur chargé à bloc aussi, j'étais irritable et provocateur, je critiquais à tout va en m'efforçant de rester cool et au final j'ai refoulé une énorme quantité de stress qui m'a explosé à la gueule au nouvel an, disons que ma timidité à du jouer un gros rôle là dedans, en fin de compte comme à Rock en Seine j'ai choisi de fuir plutôt que de faire face à la réalité, et je l'ai payé cash tout en handicapant M et T une bonne partie de la soirée.

Franchement partir autant en vrille avec une dose forte mais pas non plus astronomique, jamais je n'y aurais cru si je ne l'avais pas vécu, c'est juste démentiel et ça laisse sur le cul, de quoi remettre tout un tas de convictions en cause !





Depuis j'ai refais une bonne cure de vitamine C, mais aussi mon médecin m'a prescris du stresam, j'y crois pas des masses aux plantes, j'étais tellement mal et déprimé que je préfèrerai prendre deux ou trois jours un bon anxiolytique le temps de me remettre dans le bain, mais c'est vrai que depuis je n'ai plus la mâchoire complètement tendue comme avant noël, je suis content au final de n'avoir pas pris de vrais médicaments...c'est pas si mal les plantes, ce n'est pas instantanée comme effet mais ça fait son taffe quand même, là ça fait 3 semaines que j'ai commencé à en prendre, j'ai finis la boite il y a quelques jours et je me sens plus détendu et je dors mieux la nuit, cool.
Par ailleurs j'essaye de ne pas m'enflammer au niveau de mon égo, c'est clair qu'en vivant une expérience de la sorte la tendance est à l'égocentrisme, on devient vite un peu trop sur de soi pour retrouver ses repères et comme on se sent mal on en fait baver son entourage...cas typique de l'être humain qui ne va pas bien en quelque sorte.
A côté je ne change pas le rythme sport, bouffe "saine" et motivation à taffer pour ne pas me laisser aller dans un vague à l'âme improductif, aussi je fais gaffe à ne plus me faire avoir par moi même, j'y vais plus mollo sur l'alcool et la MxE, fini la paille directe dans le pochon, fini les multis combos de psycho, après pour ce qui est du stress emmagasiné inconsciemment, à moi de me défouler pour ne pas me transformer en bombe humaine, je sais que j'ai le détonateur juste à côté du cœur, donc faudrait pas que je me laisse trop aller...je sais comment elle a finit la pauvre Cendrillon...
Le Plus Appelle Le Plus
#2
Nan mais t'es grave toi!!!


Jvois pas quoi dire... à part que c'était plaisant à lire. Pour la première partie avec l'alcool, pour moi, ça ressemble ni plus ni moins qu'à une bonne grosse cuite!!! Il m'est arrivé des trucs tout à fait similaires sans que je me pose plus de questions... l'alcool mec! tu as juste trop bu! ça arrive Tounge

Je compare souvent les perches. Si on se pose pas plus de questions sur la tise et son effet (à bonne dose j'entends), c'est simplement que c'est ancré dans les moeurs ce truc!

Je m'explique : A mon avis un type (dans l'absolu...) qui n'a jamais connu l'alcool mais rétrospectivement les drogues dures, il va comprendre sa perche à l'alcool! C'est violent heiiin
We live for the Music
#3
Hum, je crois que tu ne te rends pas compte du genre de cuite...enfin chez moi quand je me met une très grosse race je suis mal tout le lendemain et le soir ça va je suis "frais", quand je parle de très grosse cuite c'est genre une bouteille entière de vodka ou presque avec plusieurs joints.

Là avec deux bouteilles de mousseux, donc même pas de l'alcool fort, j'étais dans un état comme jamais je n'en avais vécu. La seconde pire cuite que je me suis tapé à durer moins longtemps et pourtant j'avais bu une teille de vodka plus une teille de mousseux avec quelques joints, là c'était justifié contrairement à l'autre soirée où j'ai encore plus douillé alors que j'ai bu moins d'alcool et pas fumé.

Si j'ai compris un truc c'est que les combos avec le stress ça potentialise à donf la défonce et la descente derrière !
Le Plus Appelle Le Plus
#4
Ouai mais dans tous les cas, c'est l'alcool quoi. Il n'y a pas eu, je pense, d'action miraculeuse (ou pas) qui t'aurait fait péter un plomb plus que de raison! et tkt, des sales cuites j'en ai pris!


Enfin bref, sinon pour le reste, ba je trouve ça très con de se foutre aussi mal, et manifestement d'avoir après à en assumer les conséquences tant bien que mal. M'enfin... pas étonnant qu'il t'arrive autant de merdes! ahah


Take care!
We live for the Music
#5
Tkt je connais très bien l'alcool, avant je me la mettais à la Vodka, et maintenant depuis un peu plus d'un an je bois entre 3 et 4 bouteilles de vin par week end (tout en fumant) et ya pas de soucis, donc quand je te dis qu'avec deux bouteilles de mousseux et sans cannabis je me suis retrouvé dans un état anormal puisque très très critique, c'est qu'il s'est passé dans ma tête une "action miraculeuse".

C'est d'ailleurs pourquoi j'ai écrit cette phrase en fin de Tr :

Laura Zerty a écrit :
Franchement partir autant en vrille avec une dose forte mais pas non plus astronomique, jamais je n'y aurais cru si je ne l'avais pas vécu, c'est juste démentiel et ça laisse sur le cul, de quoi remettre tout un tas de convictions en cause !

Le Plus Appelle Le Plus
#6
Woah, quand on te lit, bah on imagine pas ca, enfin, pas cette intensité, et surtout ce besoin de proder bien comme il faut pour se lacher ..
Fais gaffe a toi, Mxe+alcool c'est rarement correct niveau effet, et surtout vu que tu as prit le pli, evite les melanges bien corsés !

Sans le moindre jugement, penses'y au besoin de fonsdé pour etre bien socialement, c'est souvent revelateur d'un gene bien caché ( ou non, mais c'est legerement l'impression que ca donne ) !

Sinon, t'as ecouté du bon son, limite j'suis heureux pour toi !!

Le melange Mxe+N'Bones, tu en dirais quoi ?
#7
Arf N'Bones, ba ça arrache, enfin ça renforce le côté anesthésie où l'on ne se rend compte de rien, en gros tu penses de moins en moins jusqu'à arrivée à l'apogée du trip où si tu n'as pas trop chargé tu es spectateur d'une réalité multicolores typiquement psychédélique mais avec le détachement des dissociatifs en plus, et si tu as trop chargé, c'est le black out, l'esprit passe en mode inconscient pour se protéger, c'est un K-hole ultra bordélique où tu es sur de ne te souvenir de rien, donc c'est pas très intéressant.

En gros avec une dose modérée ça arrête la pensée, t'es lucide mais faut pas t'attendre à refaire le monde...c'est de la défonce pure et dure pour aller se percher devant un mur de son, socialement c'est quand même pas évident de tenir une discussion sensée plus de 5 minutes et tout seul chez soi à part délirer devant des vidéos il n'y a rien de très constructif...

Bon je dis ça mais c'est une généralité imagée, tkt que tu penses toujours, mais disons que t'es très loin et que le genre de réflexions perçues comme "intelligentes" pendant le trip peuvent vite perdre de la valeur une fois sobre.

Sinon j'ai test seul en dessinant, donc dans un contexte totalement différent d'une soirée, idem ça anesthésie l'esprit et prendre du recul devient difficile, il y a beaucoup plus de phase que de réflexion qui amène à une concrétisation des idées sur le papier, donc rien de vraiment productif, au final j'ai pas recommencé le combo après ce test qui était fin octobre.

Pour ce qui est du besoin de proder je l'exprime moins qu'avant sur le forum, ça dérape vite en quenelle RdR, mais tkt que pour ce qui est de la gène et la difficulté à être moins cérébral j'y est grandement réfléchi...un peu trop parfois arf, ça aide pas à vivre la réalité dans l'instantané de tout analyser, mais je me suis habitué à cet état de dépersonnalisation, disons que je suis dedans depuis tout petit donc avec la drogue ça ne fait qu'accentuer le phénomène...mais c'est clair qu'en cherchant à me libérer émotionnellement il y a des fois où je vais un peu trop loin...

...après j'aime bien me percher fort, si tu retraces ma vie depuis 5 ans sur le fofo tu verras que ce n'est pas nouveau, mais bon malgré ce Tr qui fait peur, en règle générale j'ai quand même pas mal calmé sur la défonce, disons que je prends mon temps mais sur le long terme je suis sur la bonne pente depuis deux ans !
Le Plus Appelle Le Plus
#8
Parfois c'est pas question de dose pour l'alcool ... et tu tombes dans ce que j'appelle le ALCO-HOLE : perte de contrôle (tu fais des trucs sans bien savoir pourquoi, voire tu rends compte après) et perte de mémoire ...

Je suspecte - quand ça m'arrive - un truc totalement inconscient, qui t'occupe sans t'en rendre compte et du coup, perturbe ta protection contre - il faut le rappeler - quelque chose qui t'altère la cognition.
#9
Yep c'est ça, et je pense que c'est vraiment dû au stress, on refoule jusqu'à ce qu'on soit plein émotionnellement et boom ça explose...après ya plus qu'à ramasser les morceaux arf.
Le Plus Appelle Le Plus
#10
Le principal, c'est que - comme tu dis- tu sois sur la bonne pente, mais apres, la question : c'est quoi le resultat final? Une perche une fois de temps en temps?
Tqt, j'en suis arrivé a la meme conclusion ( ou du moins, je prevois ta reponse ), cad que la perche de temps en temps, elle te fait juste envie, et apprecier plus la prochaine, mais dans quelle finalité?
Parce qu'au final, meme si tu te fonsdé une fois de temps en temps, ca reste de la fonsdé, et pas par simple interet philosophique ou autre ..

Sinon, quant au N'bones, c'est legerement comme les 2C-X ? Genre, visus psychés, mais bon, niveau mental, c'est creux, donc facilement gerables?

D'ailleurs, j'avais entendu dire que c'etait ni plus ni moins des concentrés de 2C-X ?
#11
De la finalité il n'y en a pas d'un point de vue extérieure, ou alors juste des pulsions auto destructrice, sinon de mon côté j'intellectualise tout pour justifier mes actes en me donnant raison et trouver un quelconque intérêt à la défonce, mais dès que le masque tombe il n'y a plus rien...à part la drogue.

C'est ça d'être dépendant, t'en prends pour en prendre, c'est tout con mais c'est comme ça...faut juste pas trop se laisser dedans quoi !

Sinon les Nbome sont vraiment différents des 2c-X, ils sont plus puissants donc envoient plus loin, après je n'ai pas testé un large éventail de ces drogues mais les 2c-X sont bien plus visuels que les Nbome à puissance de trip égale je trouve.
Pour ce qui est du côté creux, les Nbome étant plus puissant, c'est plus "dur" d'arriver à penser correctement donc le trip peut paraitre creux, genre on est à pas trop sur parce que ça pousse et on devient spectateur encore une fois de son propre trip. Bon après ça reste un psyché, donc tout dépend du contexte, quand on est en confiance on pense bien, quand on est déstabilisé la pensée s'embrouille...après de là à dire que les Nbome sont des produits qui déstabilisent chepa, à vrai dire je n'en ai pas pris des masses pour avoir une vue d'ensemble, et en majorité je n'en ai pas consommé au point d'avoir un vrai trip comme on peut en avoir avoir facilement avec les autres psychés.

En fait il n'y a qu'en forçant sur la dose que j'ai eu de vrais trip, donc c'est sur que ce n'est pas évident de penser correctement lorsque l'on est dans un état d'entre deux, genre tu ne sais pas si tu es trippé ou pas, pour se relâcher ça n'est pas tip top dans ces conditions, et sans relâchement pas de réelle fluidité d'esprit.

Mais bon il y a encore un facteur à prendre en compte : c'est la qualité du produit, et en l'occurrence je juge mon produit de mauvaise qualité, ou alors si c'est ça un Nbome ce n'est pas évident à doser pour se sentir bien.
Le Plus Appelle Le Plus
#12
A te lire, tu sembles vraiment avoir pris cher, de manière aussi intense que tes trips ont été, ils paraissent dégueulasses.
Mais tu sembles avoir tiré une certaine expérience de ça. Avoir appris des trucs, genre "Un mauvais voyage est un voyage, il apprend des choses".
Content aussi, que ça n' est pas plus mal fini pour toi. Vraiment.
No god, no devil, no glory. Just me and that.
#13
Woww T'y vas fort Laura.

Tu y trouves de l'amusement à ça ? Je veux dire, même si tu sais pas au départ que tu vas faire un Black out, tu mets quand même pas du toutes les chances de ton coté pour passer une bonne soirée...

Après peut-être que ça t'arrive pas souvent et que la plupart du temps tu t'éclates hein je te connais pas.

Enfin si c'était un nouveau qui racontait ça, tous les membres du forum l'auraient descendu bien comme il faut ! (Et c'est normal).

Perso je suis pas sûr qu'il faille chercher une explication (quand tu dis que t'en a pas pris beaucoup et que tu es beaucoup plus résistant normalement). Peut-être que ton corps te dit juste qu'il faut se calmer un peu.
Montagnes derrière, montagnes devant
Batailles rangées d'ombres, de lumières,
L'univers est là qui enfle le dos,
Et nous, si chétifs entre nos paupières,
Et nos coeurs toujours en sang sous la peau.

Supervielle
#14
Je vis dans le pourquoi du comment, j'aime comprendre....pour moi tout a un sens !

Sinon oui je passe la majorité du temps des bonnes soirées arf, là j'ai raconté 5 soirées, vu que je sors tous les week end c'est pas grand chose, 1% peu être...mais 1% qui compte beaucoup huhu.

Je n'attends pas à être félicité pour mes conneries, j'ai eu envie de les partager voila, comme la dis Tissu, tant mieux pour ceux que ça intéressent, tant pis pour les autres.

Citation :Je veux dire, même si tu sais pas au départ que tu vas faire un Black out, tu mets quand même pas du toutes les chances de ton coté pour passer une bonne soirée...

Disons que j'aime bien quand la drogue me libère complètement de moi même, et pour ça faut quand même que je tape haut dans les dosages...mais bon effectivement au début quand tu découvres le plus grand dépassement de soi tu kiffes, tu passes une super soirée, et donc c'est "logique" de refaire la même à la soirée suivante, mais ça peut vite partir dans l'excès.

En gros à chaque black out que j'ai tapé c'était le moment où je poussais trop le délire, après un black out je calme les dosages, puis je réaugmente au fur et à mesure "en souvenir du bon vieux temps" jusqu'à ce que je refasse de la merde, ça fonctionne par vague ou par boucle comme tu veux.

Maintenant que je suis conscient de ça, à moi de ne pas me refaire avoir de la même façon, et si les personnes ayant ce même genre de problème avec la drogue se reconnaissent, que ça soit à un degré de déchéance plus ou moins élevé, ba j'espère que ce texte les fera réfléchir sur leur propre consommation.
Le Plus Appelle Le Plus
#15
Ouaip rien de bien constructif, si ce n'est un beau déroulage de quéquette pour prouver au monde sa solidité. Triste, un peu.

Prend soin de toi Laura.
"Comment puis-je perdre foi en la justice de la vie, quand les rêves de ceux qui dorment sur du duvet ne sont pas plus beaux que les rêves de ceux qui dorment à même le sol ?"


https://soundcloud.com/psilosophia
#16
Boarf, entre payer un psy pour lui déballer ma triste life et le faire sur internet, c'est vite choisi...
Le Plus Appelle Le Plus
#17
Psilosophia a écrit :
Ouaip rien de bien constructif, si ce n'est un beau déroulage de quéquette pour prouver au monde sa solidité. Triste, un peu.

Prend soin de toi Laura.


Ouais bien sur, c'est montrer ses faiblesses, mais je trouve que c'est courageux de sa part, il sait que les vieux relous vont lui casser les burnes, et qu'il aura 1001 conseils RDR que la plupart ici se permettent de donner, sans les appliquer pour eux-memes ( je cite personne, a part ma propre personne pe ..)

Laura Zerty a écrit :
Boarf, entre payer un psy pour lui déballer ma triste life et le faire sur internet, c'est vite choisi...


Ouais voila, apres Laura, le psy, c'est con a dire, mais c'est concret, les psychonauts, ca a beau etre une communauté, ca l'est toujours moins ..
Puis, imagine que ton psy soit une psy, genre MILF Happywide


Non plus serieusement, j'espere que tu as sus en tirer des lecons, et que c'etait une sorte de confession, que maintenant tu sais deja plus ou tu vas, parce qu'avec un age ne permettant pas une exp de vie faramineuse c'est pas facile, mais les prods n'aident pas ..
#18
Ba j'évite quand même de me mettre vraiment mal et en règle générale je le fais beaucoup moins, là c'est "que" 5 soirées, ça n'a pas détruit ma vie non plus, c'est pas comme si je me mangeais un black out par week end...bref effectivement quand je poste ce genre de Tr c'est une forme de confession, ça libère pas mal quand même.

Citation :imagine que ton psy soit une psy, genre MILF :grin:

Ahahah c'est le genre d'histoire qui finit mal ça !!
Le Plus Appelle Le Plus
#19
Franchement, un intéressé vient raconter son trip, avec son état d' esprit, son contexte, il le raconte franchement, et il se fait pourrir?
Ce genre de voyage est complètement à l' encontre des miens, ce n' est pas une raison pour moi de le considérer comme une m..
Quand vous allez au resto, si vous n' aimez pas le plat, vous pouvez choisir entre agresser un responsable, ou vous dire "J' aime pas, je sors"
Il y a une méthode plus civilisée que l' autre, non? [Image: shock3.gif]

(Heu.. Moi je dis ça, je dis rien hein? Je veux pas être banni non plus hein? Pour les autres, y méritaient p'têtre hein? J' sais pas et j'veux pas d' embrouilles moi![Image: tomato.gif])
No god, no devil, no glory. Just me and that.
#20
Tissu a écrit :
C'est pas ça, y'a même pas de trip même pas de morale à la fin de son histoire...c'est pas ce que j'appelle un discours constructif.


Je suis d' accord avec toi Tissu, tu as raison et c' est peut-être même lui qui d' ailleurs a été le plus agressif, et qui a même ouvert la joute. (J' ai pas tout relu.. j' avoue)
C' est simplement dommage que le ton sur le forum (Je ne vise personne, y a rien à creuser) devienne si agressif justement, en si peu de temps. Je sais que ça ne dépend pas de chaque protagoniste, surtout que c' est le bordel pour les modos derrière, je n' aimerais pas cette fonction perso.
C' est vrai que le forum est large, et soumis à discussion (j' imagine). Je crois que c' est le moment de simplement "ralentir un peu", car même si on lit les règles, qu' on essaie de s' y tenir, d' ici peu on aura peur de parler, et de se faire censurer ou bannir.
Je pense juste qu' il serait dommage d' en venir au point de perdre l' échange. Et je pense qu' il vaut mieux être stone que high en général, mais les gens décideront aussi d' eux même. (Sorry, j' avais oublié ça)
No god, no devil, no glory. Just me and that.
#21
J'ai trouvé ton post très intéressant Laura. Je n'y ai vu aucun étalage de quéquette, plutôt une fenêtre sur un esprit auto-destructeur, ou plutôt torturé, d'une certaine façon. Ça m'a permis de mieux comprendre les gens qui se mettent dans ce genre d'état, de mieux te comprendre, et de mieux comprendre certaines choses relatives à ma consommation.

Comme je sais pas si on aura encore l'occase de se croiser, il est temps que je te dise que tu es un point de repère pour moi sur ce forum : tu es le gars avec qui je ne suis jamais d'accord. On pense toujours de façon diamétralement opposée. Mais c'en est très intéressant. Et ce thread me permet de mieux te cerner, et je suis sûr que si on se croisait on s'entendrait bien (enfin si t'es de bonne humeur à ce moment là Wink ).

Merci pour le partage, au plaisir de te lire ici ou ailleurs.
Tout est vrai.
« Il arrive que la folie soit partagée par tous, on l'appelle alors la normalité. »
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Anna
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