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Signer pour une dépénalisation de l’usage en France et une HSA à Marseille !

Sorence

zolpinaute de la sapience
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11 Oct 2022
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Coucou ! Nous relayons avec plaisir deux pétitions relatives à la politique des drogues.

La première, au niveau local, concerne l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque (dite : HSA) à Marseille, une ville qui en a cruellement besoin et n’y a toujours pas droit malgré les promesses électorales. Seulement deux HSA sont implantées en France, avec des résultats hyper encourageants : ouvrons la troisième à Marseille !

L’argumentaire complet et le lien pour la signature sont ici :
https://www.change.org/p/tribune-une-salle-de-consommation-à-moindre-risque-doit-ouvrir-à-marseille

Pourquoi ne pas envisager une nouvelle solution éprouvée pour accueillir les personnes usagères de drogues ? Les rues, les parkings et les parcs publics sont-ils ce que nous avons de mieux à proposer pour les accueillir ?
Il y a de plus en plus de scènes de consommation à ciel ouvert dans certaines zones du centre-ville de Marseille, où des seringues usagées jonchent le sol. Les responsables politiques peuvent-ils continuer d’exposer les populations environnantes aux nuisances et aux risques infectieux ?.

[…]

Il est temps de rompre avec le système punitif pour lutter contre l’usage de drogues et de mettre en place des solutions efficaces pour aider les personnes vulnérables. Nous, acteurs de la société civile, de la lutte contre le sida, les hépatites et de la Réduction des Risques et des Dommages (RdRD) réclamons la mise en place d’un tel dispositif dont l’implantation a déjà trop tardé pour Marseille et sa population.




La seconde, déposée sur le site de l’assemblée nationale, demande plus largement qu’on cesse de sanctionner pénalement la simple consommation de drogues.
Ça émane du « Collectif national pour une nouvelle politique des drogues », et s’insère dans la campagne annuelle « Support, don’t punish ».
Leur objectif est de 100 000 signatures, j’espère qu’y figurera la vôtre :)

L’argumentaire et la pétition sont ici :
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-1625

Si la consommation de drogues comporte effectivement des risques, la répression du simple usage de drogues, délit sans victime, constitue un non-sens :
• elle est inefficace pour réduire la consommation : 45 % des Français ont déjà expérimenté le cannabis (chiffre le plus élevé en Europe), 22 % en ont consommé récemment (2e chiffre le plus élevé d’Europe), la consommation de cocaïne concerne 600 000 personnes en France et est en hausse constante depuis vingt ans, la consommation de cocaïne et d’ecstasy/MDMA y est supérieure à la moyenne européenne…
• elle est extrêmement coûteuse : 1,72 milliards d’euros sont dédiés à la répression en 2023, soit 83,8% du budget total de l’État consacré à la « Politique de lutte contre les drogues et les conduites addictives » ;
• contrairement aux objectifs affichés par le gouvernement, elle n’a pas d’incidence sur la lutte contre les trafics : dans les faits, 80 % des interpellations de la police pour infraction à la législation sur les stupéfiants ne concernent que l’usage simple ;
• elle éloigne les consommateurs du soin : renvoyer les usages de drogues aux marges de la loi, c’est rendre plus complexe pour les personnes en difficulté (notamment en raison de leur addiction ou désocialisation) l’accès à des professionnels de santé. En cas de problème grave, tel que l’overdose, les personnes sont réticentes à appeler les secours par peur de la sanction.

Nous demandons donc à ce que le code de la santé publique soit réformé et proposons un texte de loi qui met fin aux sanctions pénales pour simple consommation de drogues. Cette réforme permettra :
• aux consommateurs de chercher sans crainte un accompagnement par les associations et professionnels de la réduction des risques et du soin ;
• de développer les actions d’information, de prévention et de réduction des risques qui ne seraient alors plus en contradiction avec la loi : il s’agit de protéger la santé des personnes et réduire le coût sanitaire et social des drogues qui pèse sur la collectivité ;
• de réinvestir l’argent public ainsi économisé par exemple dans des actions de prévention, de réduction des risques et des dommages et de soin ;
• de libérer des moyens et du temps pour les services de police et de justice afin de recentrer leur mission sur la protection des personnes, notamment les plus vulnérables socialement.

Supprimer les sanctions pour le simple usage de drogues ne revient en aucun cas à en faire la promotion ou à en faciliter la consommation. Ce n’est pas une « légalisation » des stupéfiants, pas plus qu’une permissivité accordée aux comportements mettant en danger les personnes sous emprise de produits et des tiers (conduite routière, manœuvre d’engins, etc.) qui demeurent répréhensibles au même titre que pour l’alcool.

Hop !
 

amicale_du_pc

Holofractale de l'hypervérité
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dépénaliser la drogue c'est une utopie fort dans le ton d'un certain mode de vie... Non plutôt ce que la société a perdu c'est la notion de tolérance civique (pourtant ça existe klke part ailleurs que dans le cul !!) car nous sommes influencés par un certain héritage du fascisme pour des raisons d'affirmation idéologique à l'issue de la Guerre Froide. Ce n'est pas dépénaliser la drogue qui fera une meilleure société mais la mise au placard de la tolérance zéro.

On ne devrait pas appliquer la loi sans sommation mais en user uniquement le moment venu... La loi est un instrument à maîtriser.
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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Les nouvelles de l'ouverture de la salle de conso à Marseille sont plutôt mauvaises : son installation boulevard de la Libération (à côté de la gare) a été annulée, la mairie ayant cédé à la contestation d'une partie des riverains. La toxicophobie a encore gagné un round.
J'imagine le seum immense des associations impliquées, et en particulier je pense à nos partenaires du Bus 31/32. Force à elleux
 

Mighty Yo

Conscious TeKno Shaman
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Les nouvelles de l'ouverture de la salle de conso à Marseille sont plutôt mauvaises : son installation boulevard de la Libération (à côté de la gare) a été annulée, la mairie ayant cédé à la contestation d'une partie des riverains. La toxicophobie a encore gagné un round.
J'imagine le seum immense des associations impliquées, et en particulier je pense à nos partenaires du Bus 31/32. Force à elleux
Le problème c est que les riverains mélange tout , trafique de drogue, violence des crack head & faune malsaine, immigration incontrolée et addiction/problème de santé publique.

Ayant grandis a coté de Geneve et fréquenter les salles de shoot , je sais que ces salles résolves bcp de problèmes , que cela soit pour la sécu des rivierains , le controle du trafique et le coté sanitaire/sociale en meme temps!!!
 

mantra

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Le problème c est que les riverains mélange tout , trafique de drogue, violence des crack head & faune malsaine, immigration incontrolée et addiction/problème de santé publique.

Ayant grandis a coté de Geneve et fréquenter les salles de shoot , je sais que ces salles résolves bcp de problèmes , que cela soit pour la sécu des rivierains , le controle du trafique et le coté sanitaire/sociale en meme temps!!!
Tu peux aussi comprendre leurs peurs..... une question: Est ce que tu a vu des dealers trainer vers les "salles de shoot"?
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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I
Tu peux aussi comprendre leurs peurs
Je peux comprendre qu'ils aient le cerveau farci de la toxicophobie que le discours médiatique et politique leur assène depuis des décennies. C'est pas une raison pour acquiecer à ces décisions contre-productives et deshumanisantes.
Bien sûr que des dealers traînent à côté des salles de conso, puisque les salles de conso s'implantent dans des quartiers où les gens consomment déjà et où logiquement des dealers traînent déjà.
Les dealers n'ont pas besoin des salles de conso pour trouver les consommateurs tkt pas, les scènes ouvertes font ce taff, justement ce contre quoi (entre autres) doivent lutter les salles de conso.
Avant d'en dire davantage, je t'invite à consulter cette évaluation par l'INSERM de l'impact des salles de consommation.
 

Mighty Yo

Conscious TeKno Shaman
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I

Je peux comprendre qu'ils aient le cerveau farci de la toxicophobie que le discours médiatique et politique leur assène depuis des décennies. C'est pas une raison pour acquiecer à ces décisions contre-productives et deshumanisantes.
Bien sûr que des dealers traînent à côté des salles de conso, puisque les salles de conso s'implantent dans des quartiers où les gens consomment déjà et où logiquement des dealers traînent déjà.
Les dealers n'ont pas besoin des salles de conso pour trouver les consommateurs tkt pas, les scènes ouvertes font ce taff, justement ce contre quoi (entre autres) doivent lutter les salles de conso.
Avant d'en dire davantage, je t'invite à consulter cette évaluation par l'INSERM de l'impact des salles de consommation.


Je voulais lui répondre mais ta tellement fais ça mieux que j aurais pu le faire que je passe mon tour :)
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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Je t'en prie, c'est encore mieux si on est plusieurs à expliquer, d'autant qu'ayant vécu à côté (ce qui n'est pas mon cas) tu as une légitimité différente
 

Mighty Yo

Conscious TeKno Shaman
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Sorence

zolpinaute de la sapience
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La lettre ouverte des assos porteuses du projet au maire de Marseille .


Le 17 janvier 2024, un rendez-vous capital avec l'histoire de la politique de Réduction des risques a été manqué, avec l’invalidation de l'implantation de la 3e Halte Soins Addictions (HSA) de France, à Marseille au 110 boulevard de la Libération. Le lieu avait pourtant été proposé par votre cabinet et validé lors du comité de pilotage du 3 octobre 2023. Ce récent avis défavorable est en totale contradiction avec les déclarations précédentes des représentants de l'État et de la Ville. Déclarations faites au cours des réunions publiques successives avec des représentants des CIQ, des parents d’élèves, des habitants et des commerçants, en présence de l'ensemble des structures porteuses du projet. Ce revirement, alors que le projet était avalisé par le comité de pilotage national et en attente de signature ministérielle, marque le coup d’arrêt pour l’implantation d’une HSA à Marseille.


Ce revirement local n’est pas respectueux envers celles et ceux qui, avec beaucoup de ferveur et d’honnêteté, se battent pour améliorer les conditions de vie des personnes consommatrices de produits psychoactifs. Il porte un coup dur aux acteurs de terrain qui se sont engagés et se tenaient prêts à l’ouverture de la HSA dans les prochains mois. En 2023, plusieurs structures mobilisées autour d’ASUD Mars Say Yeah : Addiction Méditerranée, Aides, l’AP-HM, le Bus 31/32, le Groupe SOS Solidarités, Médecins du Monde, Nouvelle Aube, Vers Marseille Sans Sida et Sans Hépatites et l’UMR SESSTIM de l’Université Aix-Marseille se sont organisées dans un Groupe de Pilotage Stratégique. Une vingtaine de personnes se sont ainsi réunies chaque semaine au cours de l’année 2023 pour copiloter, en consortium, la mission de préfiguration pour la mise en place de la HSA : la communication et la médiation était lancée, le recrutement des équipes en cours, le projet architectural finalisé et les travaux prêts à démarrer.


Monsieur le Maire, cette décision aura des conséquences non seulement sur la santé des consommateurs de rue, qui n’auront d’autre choix que de continuer à consommer dans l’espace public, avec tous les risques que cela suppose, mais également pour la tranquillité des riverains.


L’impact humain et sanitaire est dramatique. Ce n’est pas qu’un projet qu’on abandonne : on abandonne à leur sort plus d’un millier de personnes usagères de drogues, tentant de survivre comme elles le peuvent dans les rues du centre-ville de Marseille. Des personnes exclues de l’accès aux soins et privées pour la plupart de leurs droits les plus élémentaires. Elles se retrouvent acculées une nouvelle fois au pire et contraintes de continuer à s’injecter dans des conditions indignes, errant de toilettes publiques en terrains vagues, de halls d’immeubles en parkings souterrains. Des personnes qui pour beaucoup voyaient dans cette HSA un début de reconnaissance sociale, une main enfin tendue, un fébrile espoir de, peut-être, sortir de la lessiveuse qui les emporte au quotidien. Certains depuis des mois, d’autres depuis des années. Des personnes dont la rue et la grande précarité resteront le seul horizon, qui auront eu en prime, l’immense privilège d’encaisser la logorrhée, violente, stigmatisante, infâmante, qu’on aura laissé se déverser sur eux sans réagir durant des semaines de débats aussi iniques que vains.


Ces personnes usagères de drogues auront tout vu, tout entendu à leur sujet ces dernières semaines. Elles auront vu d’autres citoyens manifester, toute honte bue, vêtus de t-shirts arborant des seringues ensanglantées plantées dans des écoles. Elles auront entendu que leur simple présence dans le quartier revenait à « sacrifier 5000 enfants » (rien que ça). Elles vous auront entendu, vous-même, les qualifier de « personnes très dangereuses, pour elles et pour les autres » et que pour cette raison, vous n'acceptez pas de les laisser « trainer dans les rues », tout en accusant l’opposition de « jouer sur les peurs », plantant au passage le dernier clou sur le cercueil du projet. Ces personnes dont on parle, sans la moindre nuance, avec des mots si durs, si déconnectés de la réalité, seront peut-être un jour nos frères, nos sœurs, nos enfants.


Alors, il aurait été préférable, de l’avis quasi unanime, sauf de la maire de secteur et de son équipe municipale, d’implanter la HSA dans le premier arrondissement tout comme le recommandent aujourd’hui la préfecture de police et les instances judiciaires. Mais, vous n’avez pas osé ou voulu aller à l'encontre de l'opposition opiniâtre de la maire de secteur, qui, par ailleurs, n’a jamais souhaité rencontrer les porteurs du projet.


Le 110 boulevard de la Libération, choisi ainsi par défaut par votre cabinet, présentait de multiples avantages qui ont largement été décrits et précisés dans le projet déposé auprès de l’État. Seulement, cet emplacement a pâti du phénomène bien connu du « pas dans mon arrière-cour », au prétexte essentiel qu’il n’y avait jamais eu de consommation de drogue dans ce secteur. Tout a été dit et redit : la drogue n’existerait pas autour du 110 boulevard Libération. Il n’y aurait ni injecteurs, ni consommateurs de crack, encore moins à ciel ouvert. Que nenni. La réalité est que le Sleep’in (13 mn à pied du 110 boulevard Libération), le Spot Longchamp (6 mn à pied) et d’autres structures d’aide aux usagers distribuent chaque mois plusieurs milliers de kits d’injection ou d’inhalation aux usagers de rue. Chaque semaine, les associations de terrain et les services de la ville ramassent plusieurs dizaines de seringues et de matériels usagés sur les « hotspots » de consommation, bien connus des travailleurs de rue. On parle ici du Boulevard National (7 mn à pied), du début du boulevard Longchamp (6 mn à pied), ou de la place Labadié (11 minutes à pied). Une malheureuse coïncidence, voilà tout.


Selon les opposants, cette implantation était trop à proximité des écoles, mais nous avons démontré chiffres et cartographie à l’appui, que cette proximité n’était, ni plus, ni moins, importante que partout ailleurs dans le centre-ville.

Depuis plusieurs mois, les forces vives de la Réduction des risques et de la lutte contre le VIH sida et les hépatites dans leur totalité et ensemble, ont travaillé d’arrachepied à constituer un dossier solide, ne ménageant pas leurs efforts et leur temps. En témoigne la qualité reconnue par le comité de pilotage national et toutes les initiatives prises pour construire le projet et pour l’expliquer aux riverains. Toujours et résolument en lien avec l’État, l’Agence Régionale de Santé, votre cabinet, vos services et, bien sûr, la première adjointe de votre municipalité.


Vous devez maintenant marquer l'histoire de la politique de Réduction des risques en suivant l'engagement sans faille de Michèle Rubirola, votre prédécesseuse et votre première adjointe en charge de la santé et en honorant la promesse de campagne du printemps marseillais.


Savez-vous que depuis plus de 10 ans l'implantation d'une salle de consommation à moindre risque est envisagée dans la ville de Marseille et que, à chaque fois, elle ne voit pas le jour de par le refus catégorique de son premier magistrat et de sa municipalité ?


Dans le fond, rien n’a changé, les municipalités passent et les projets de HSA trépassent.


Vous avez malheureusement cédé face à l’animosité d'une poignée d'habitants manipulée par votre opposition municipale. Vous n’avez pas voulu rencontrer les forces vives porteuses du projet qui aurait pu vous dresser un tableau différent de la question de l’usage des drogues sur notre ville et peut-être changer quelque peu vos représentations dépassées.


Néanmoins nous prenons acte que, dans vos déclarations publiques, vous vous engagez à ce que la ville de Marseille puisse disposer d'un tel dispositif.


Nous vous disons : « chiche ! ». Et nous vous donnons jusqu’au 16 février 2024 pour nous rencontrer et trouver un nouveau lieu d’implantation, en respectant, cela tombe sous le sens, les critères que nous avions définis avec les services de l’État.


Nous vous prenons donc au mot car nous accordons un poids aux mots et aux promesses. Nous vous donnons une chance de vous rattraper et de marquer la politique de Réduction des risques à Marseille qui a débutée, nous vous le rappelons, en 1996, par l'installation de distributeurs échangeurs de seringue dans chaque secteur par une des municipalités précédentes. Pour rappel également, les municipalités qui vous ont précédé ont largement contribué avec l'État, à développer une politique de Réduction des risques exemplaire, avec les résultats positifs que nous connaissons.


Cette politique est portée par un milieu associatif et humanitaire professionnel et militant, avec les usagers de drogues dont la mémoire et le combat doivent être salués ici. Parmi eux, celles et ceux qui ont créé et développé l’association d’auto-support des usagers de drogues, Asud Mars Say Yeah qui, maintenant, porte le projet de HSA avec notre soutien indéfectible. Le projet est toujours de changer l’image des usagers de drogues dans la société et à leurs propres yeux et de transformer les « toxicos » en citoyens comme les autres, bénéficiaires de droits et de devoirs.

L’exemplarité marseillaise risque de se dissoudre si vous ne mettez pas tout votre poids dans la bataille aux côtés de votre première adjointe pour trouver cette nouvelle implantation telle que vous l'avez promise.


Nous le disons ici sans grandiloquence et en pesant chaque mot : chaque overdose, chaque arrêt cardiaque, chaque pathologie mentale développée faute de prise en charge, chaque contamination au VIH et à l’hépatite C que ce lieu aurait permis d’éviter, seront à imputer au bilan comptable de celles et ceux qui, aux responsabilités et en pleine conscience, se sont appliqués à saboter ce projet, à le regarder mourir, plutôt que d’investir leur énergie et leur légitimité démocratique pour le faire réussir.


Nous pensions que le sens de l’engagement public et du bien commun, gravé en lettres capitales jusque sur le fronton de nos mairies, était aussi de changer le destin de femmes et d’hommes oubliés de tous.

A vous de jouer, Monsieur le Maire. Les citoyens usagers de drogues de votre ville méritent un lieu digne et de qualité qui réponde à leurs besoins et leurs nécessités. Comme l’a répété à l’envie dans sa vie Béatrice Stambul, une Halte Soins Addictions, comme tout dispositif de Réduction des risques, n’est pas un problème, c’est une solution pour la Ville de Marseille.
 

Mighty Yo

Conscious TeKno Shaman
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Tu peux aussi comprendre leurs peurs..... une question: Est ce que tu a vu des dealers trainer vers les "salles de shoot"?
Alors qu as tu as repondre ?
 

mantra

Neurotransmetteur
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Je n'ai pas à "répondre" à ma propre question ;-) et je ne vois pas cette discussion comme un combat
J'ai parcouru le document de l'INSERM (349 pages!!)
Je comprends la frustration de certains dans cette lutte mais je comprends aussi la peur du riverain qui a peur de croiser un junkie défoncé alors qu'il se promène avec son enfant car que vous le vouliez ou non c'est pas très beau à voir hein?!....Bien sur il faut aller vers une certaine acceptation de cette réalité mais ne pas s'attendre, je pense, à ce que l'UD soit totalement intégré dans la société comme vous avez il me semble envie.....
 

PSYCHOCRACK

le gros con avec une chaussure noire
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Je comprends la frustration de certains dans cette lutte mais je comprends aussi la peur du riverain qui a peur de croiser un junkie défoncé alors qu'il se promène avec son enfant car que vous le vouliez ou non c'est pas très beau à voir hein?!....
pas beaux à voir??? et la collection de fraise des bois dans les bar tu trouve ça beau???

franchement fais comme moi essaye d’arrêter la drogue!
 

Beya

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Je comprends la frustration de certains dans cette lutte mais je comprends aussi la peur du riverain qui a peur de croiser un junkie défoncé alors qu'il se promène avec son enfant car que vous le vouliez ou non c'est pas très beau à voir hein?!....Bien sur il faut aller vers une certaine acceptation de cette réalité mais ne pas s'attendre, je pense, à ce que l'UD soit totalement intégré dans la société comme vous avez il me semble envie.....
:sick::sick::sick::sick::sick::sick::sick::sick::sick::sick:
 

Sorence

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Je comprends la frustration de certains dans cette lutte mais je comprends aussi la peur du riverain qui a peur de croiser un junkie défoncé alors qu'il se promène avec son enfant car que vous le vouliez ou non c'est pas très beau à voir hein?!....Bien sur il faut aller vers une certaine acceptation de cette réalité mais ne pas s'attendre, je pense, à ce que l'UD soit totalement intégré dans la société comme vous avez il me semble envie.....
Mais bordel t'es pas censé être travailleur social ? Ça fait partie de ton taff, de déshumaniser ton public ?
Je supporte plein de choses pas belles à voir dans ma vie de tous les jours, ça n'a jamais été un argument valable pour laisser des gens crever dans la rue !
 

xyzt_

Mlle je-fais-tout
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Mon grain de sel : sans même parler de l'aspect déshumanisant et essentialiste du propos, et en ne retenant de la situation que l'aspect "sécurité des gens autour des PUD" et pas "sécurité des PUD elles-mêmes", cette pensée est défectueuse.

Même en acceptant le présupposé "plus de junkies au m² = plus de danger", le logiciel "une salle dans mon quartier expose mes enfants à des risques donc je n'en veux pas" est éclaté : les junkies ne vont pas disparaître par magie dans un espace liminal. Donc au final, c'est juste d'autres gens qui vont se retrouver exposés, plus loin, ailleurs, pas chez toi. Aka du nimby pur.

angry react
 

Sorence

zolpinaute de la sapience
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Encore plus défectueux de refuser une salle de conso pour ne pas voir de "junkie" dans la rue, puisque les salles de conso sont justement pensées pour permettre aux "junkies" de traîner ailleurs que dans la rue.
 

dowdidik

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Je n'ai pas à "répondre" à ma propre question ;-) et je ne vois pas cette discussion comme un combat
J'ai parcouru le document de l'INSERM (349 pages!!)
Je comprends la frustration de certains dans cette lutte mais je comprends aussi la peur du riverain qui a peur de croiser un junkie défoncé alors qu'il se promène avec son enfant car que vous le vouliez ou non c'est pas très beau à voir hein?!....Bien sur il faut aller vers une certaine acceptation de cette réalité mais ne pas s'attendre, je pense, à ce que l'UD soit totalement intégré dans la société comme vous avez il me semble envie.....
Mon attente est bel et bien le fait que les consommateurs et consommatrices soient totalement intégrés dans la société, et pour ce faire ils doivent avoir le droit d'accéder aux soins et d'être perçus pour ce qu'ils sont : des êtres humains. Et en fait quand je dis ils je devrais dire nous, qu'est-ce que tu fais sur ce forum ? Si tu apprécies être stigmatisé et pointé du doigt, tant mieux pour toi, mais réfléchis un peu à ce que tu racontes.
La seule chose à comprendre dans cette histoire de HSA, c'est qu'il y a des gens en pleine panique morale, complètement matrixés par une propagande même pas bien ficelée sur le plan de la rhétorique (et y'a zéro fondement logique en plus, c'est pitoyable l'argumentaire qu'ils nous infligent). A-t-on vraiment envie que des gens qui ne comprennent rien à des sujets basiques de santé publique, sur lesquels on a des données solides comme celles présentées par @Sorence avec le rapport de l'INSERM, aient leur mot à dire ?
Pour rappel, la démocratie c'est pas céder devant 50 personnes qui gueulent fort pour éviter de brusquer son électorat de droite. C'est plutôt le devoir, pour les dirigeants, de prendre des décisions qui vont dans le sens du bien commun.
Je propose une solution pour être vraiment très gentil avec ces voisins méprisants qui nous chient à la gueule, on leur paie le déménagement et on en parle plus, on le fait bien quand on creuses des voies ferrées sur des terrains qui appartiennent à des particuliers.
 
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