Cannabis au vapo

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BJK42

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Bonjour à tous.

J'aimerai vous faire part de diverses expériences que j'ai eu avec le cannabis. Ce ne se pas l'objet d'un unique voyage mais plutôt de plusieurs moments qui m’ont marqué et que j’ai regroupé.

Pour contexte j'ai actuellement la vingtaine et j'ai fumé mon premier joint à 16 ans avec des amis. Puis j'ai continué occasionnellement jusqu’à commencer à en consommer seul chez moi, toujours sous forme de joint. Cependant, Je ne suis pas tombé dans l’addiction pour autant, cela restait occasionnel et il m’arrivait parfois de faire des pauses de plusieurs semaines/ mois sans soucis. C’est peut-être en partit pour cela que je n’ai pas non plus une grande tolérance au THC et peut-être aussi parce que je suis de nature très réceptif.
J’ai acquis il y a de cela un an ou deux un vaporisateur pour cesser les joints mais surtout par les témoignages que j’ai vu passer sur les effets psychoactifs plus développé que j’ai pu lire. Cela n’a pas manqué, la plupart de mes trip marquant ce sont fait avec de la Silver Hase (selon le mec du telegram) chauffé à 190 °C et une quantité d’environ 1/10 ou 2/10 de gramme.

La plupart du temps, je me pose sur mon bureau de ma chambre étudiante, je grind ma beuh et la met dans le vapo. Le temps que cela chauffe je choisi des musiques qui me plaisent à l’instant T et quand j’entends le BIP, j’inhale au possible toute la vapeur qui en sort, posé à ma fenêtre. Au bout de 5 min, l’euphorie commence, je sens un peu plus de lourdeur et sens que mes sens sont de plus en plus altérés. Je continue toujours à aspirer cette fumée tout en profitant de la musique. Cette même musique qui me semble de plus en plus inconnu, j’ai l’impression de la redécouvrir, de limite n’avoir jamais cerné réellement à quel point la musique en question était bien faite, que chaque son dedans était millimétré pour donner une mélodie et un rendu qui me semble à ce moment sublime. Je suis en admiration totale pour les artistes qui jongle ainsi avec les instruments pour rendre tout cela harmonieux.
Et ces réflexions reviennent pour chaque musique de ma playlist. Il m’est arrivé plusieurs fois d’écouter des artistes qui ne m’attirait pas plus que ça sobre mais avec lesquels je pouvais passer plusieurs dizaines de minutes (ce qui me semble sur le coup durée des heures) à l’écouté pendant un trip. A m’extasier sur les basses de son techno, j’en viens à danser aléatoirement et certain me procure même une aventure. Je pense surtout à “ Disco mushroom Reborn” du duo Infected Mushroom, puisque le titre dure un peu moins de 10 minutes et varie énormément dans les mélodies. Dans ma tête je me bat contre les “ondes” des basses et je dois affronter les voies synthétiques mais de manière agréable, presque épic. Écouter de la musique reste une activité que je privilégie quand je suis défoncé parce qu’à mon sens elle peut te projeter tellement loin avec toute la diversité de genre qu’il existe. Les effets sont, je trouve, plus considérable lorsque je suis dans la pénombre.
Ce que j’aime bien faire aussi c’est prendre une douche en cumulant avec la musique, cela sollicite d’avantage le sens du toucher grâce à l’eau. J’ai le sentiment de me “mélangé à l’eau” parfois mais c’est surtout la chaleur qu’elle procure qui me détends au maximum. Et surtout de se sentir bien propre après. Cela peut paraître anodin par rapport aux descriptions que j’ai faite avant sur la musique pourtant je ne me lasse pas d’en prendre quasi systématiquement sans jamais me lasser.
Parfois je me couche simplement dans mon lit et juste je pense, j’ai beaucoup de débat avec moi-même et de sujet de réflexion sur plein de sujets différents qui s’enchaine sans cesse en fonction de ce qui a attiré mon attention dans la chambre, sur mon téléphone ou mes souvenirs. Mais celui qui est le plus récurrent concerne ma personne, mon rapport à moi-même et je me mets complètement à nu sur tout ce que je suis. Je commence limite à avoir l’impression que cette “petite voie” que l’on a tous dans notre tête est réelle, et que c’est une entité à part entière. Je me retrouve subitement à 2 dans ce corps, corps d’ailleurs qui n’est uniquement notre enveloppe matérielle depuis laquelle notre âme s’exprime. Ces pensées s’accentuent et évolue de tel sorte que je ne me sens plus exister, je vois mon corps de l’extérieur et il me devient inconnue. C’est une sensation très bizarre sur le moment et encore aujourd’hui quand j’y repense mais cela te pousse à tellement de réflexion sur ton rapport à toi même qu’au final cela n’est pas si désagréable. En conséquence, durant le trip, j’en vient à remettre en question au-delà de mon existence, celle de toute forme de vie sur terre, la structure de notre société, les événements divers... J’adore trainer sur YouTube et twitter pour réaliser, comme avec la musique, certain phénomène et m’extasie une fois de plus sur des choses simples comme les fourmis, une série ou film avec la manière dont tout est orchestré pour nous transmettre des émotions ou des messages, la manière dont est forgé un outils, conçu une voiture ou encore des documentaires sur des peuples méconnus comme le propose la chaine Ruhi Cenet.

Pour résumé, ce sont des effets que je trouvais déjà en fumant des joints mais pas aussi prononcé ni intense qu’avec le vaporisateur. Je n’avais jamais expérimenté la “sortie de corps” avant et j’étais loin de me douter que cela pouvait arriver avec du cannabis.
J’ai essayé d’exprimer de manière la plus concise que j’ai pu sans m’étaler sur trop de détails, même si chaque détail sous de tel trip sont incroyable. Je n’ai pas non-plus parlé des nombreux fou-rires aléatoires qui ont parsemé mes voyages et qui sont caractéristiques aux effet euphorisant de la beuh.

Merci de m’avoir lu.
 
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