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TR Tempête sous 1V-LSD

#1
Heart 
Salut la communauté,  
 
 
 
 
Ironiquement, juste après avoir créé un poste sur une demande de conseil pour éviter de partir en bad sous psychédélique, j'en ai fait un. A vrai dire, en l’écrivant, j'avais déjà gobé environs 55 μg à l'œil d'un carton divisé en quatre, soi-disant dosé à 220 micros, donc il était un peu tard pour demander des conseils ^^ 
Ce n'est pas la première fois que je consomme du 1V mais habituellement, même si j'y vais progressivement, je peux facilement prendre 150 microgrammes reparti sur 10/15h de trip afin justement d'éviter de me sentir mal. Mais cette fois-ci et à mon grand étonnement, seulement 55 μg mon mis mon vraiment mal à l'aise. 
 
Contrairement à ce que j’ai pu écrire dans un autre post, mon set & setting n’était vraiment pas bon. Je me suis trop peu renseigné sur les effets de la chaleur lors d’un trip alors que nous étions en juin et qu’il faisait plus de 30 degrés. J’étais enfermé dans mon petit appartement de 30m² et surtout, surtout, j’ai consommé avec l’idée de tromper l’ennui … Alors bien évidemment, lorsque j’ai trouvé de quoi passer le temps, l’idée de triper ne m’était plus aussi séduisante. 
 
Deux heures environs après l’ingestion du quart de buvards, j’ai commencé à ressentir les effets, principalement de l’inconfort dans le ventre et une grosse incapacité à rester statique. J’écrirais un topic à ce sujet pour avoir plus de témoignage car ce n’est pas la première fois que je ressens ça.   
Au bout d’un moment, naïvement avec l’idée que je puisse me dérober à la folie en m’endormant, j’ai pris 20mg de valium. Spoiler, ça n’a rien calmer du tout. 
Voyant que la situation ne s’améliorait pas, j’ai plusieurs fois tenté de m’allonger et de lâcher-prise, d’accepter le trip et la responsabilité de ma prise, mais je sentais toujours et encore cet inconfort et cette incapacité à rester calme. 
Au bout d’une énième tentative, j’ai commencé percevoir les ombres que projetaient les rayons du soleil à travers mes volets comme menaçantes, et j’ai décidé qu’il était temps de sortir car je commençais clairement à partir en bad.    
 
Heureusement pour moi, la faible dose que j’ai prise ne m’a pas créé d’angoisse supplémentaire en sortant (par rapport aux précédente fois). Il faut dire que je n’avais pas du tout pensé à quel point le valium, la chaleur et le LSD ne vont pas du tout ensemble ! Je me sentais tellement fatigué et looouuurrrd ! J’avais pour la première fois de ma vie la sensation que je pouvais m’écrouler à tout moment et perdre connaissance tellement chaque pas était un véritable effort. 
 
7 Kilomètres plus loin, en sueur et après un effort interminable, j’ai enfin atteint le parc, qui à mon plus grand bonheur, était déjà fermé ! J’ai donc comme à mon habitude escaladé le grand portail en fer et me suis enfin retrouver dans un havre de sécurité.  
Malgré tout, même si la majeure partie du parc se compose de forêt, certaines maisons ont vu sur celui-ci et il m’est déjà arrivé qu’une personne vienne m’en sortir. J’ai donc pris soin de ne pas me faire voir et me suis calé dans un recoin, dos à une dense végétation, de sorte à ce que personne ne puisse venir de derrière même si le parc était fermé, sait-on jamais ^^ 
 
Je pense que j’ai dû rester environs plus d’une heure trente à être absorber par le mouvement rapide des nuages et des fractals, tentant parfois de fermé les yeux comme de m’endormir en vain. 
 
A un moment donné, j’étais tellement fatigué et épuisé (chaleur, valium, marche), que j’ai tout lâché et me suis étendu sur le dos à même le sol. Je me suis de nouveau laissé absorber par le mouvement des nuages sombre qui partaient en fractale, et j’ai totalement lâcher-prise. J'étais tellement épuisé que je me suis dit, j’abandonne. Et même si ça semble à priori facile de lâcher-prise de cette manière pour certaines personnes, avant ce moment-là, je n’y étais jamais parvenu durant un trip. 
 
Un peu plus tard, la sensation d’inconfort que j’avais ressenti à totalement disparu. Je me souviens m’être dit “c’est bon, la phase compliquée est passé, désormais c’est que du bonheur”. 
 
Tandis que j’étais toujours dans un recoin du parc entouré de végétation, le vent a commencé à souffler assez fort. Du moins, assez pour me faire pressentir en plus l’obscurité prononcé du ciel, qu’il se passait quelque chose d’inhabituel.  
Et en effet, un énorme nuage noir très menaçant se dirigeait tout droit vers le parc.
J’ai toujours été fasciné par les orages et je n’ai jamais eu peur ni du grondement, ni de la foudre comme d’être foudroyer, mais cette fois-ci, les nuages étaient noir NOIR ! D’ailleurs c’est la première fois de ma vie que j’ai vu un ciel aussi sombre, et ce n’est pas le 1V qui en est la cause, d’autre personnes me l’ont confirmée plus tard.  
 
J’ai appris par la suite qu’il ne s’agissait pas d’un orage ordinaire, mais bien d’une supercellule orageuse (fréquent aux USA et assez rare en France). 

[Image: mOUhtvh.jpg]
[Image: ea3NewB.jpg]
 
N’étant pas gêné par le fait d’être trempé par la pluie (en fait j’en avait même vraiment envie), j’étais fasciné par la beauté du paysage que j’avais sous les yeux. Dans l’émerveillement et la peur, je ressentais une béatitude extrêmement profonde. Je ressentais une énorme gratitude envers la vie, l’univers, l’existence et la beauté de ce monde. Et je n’ai jamais, jamais ressenti de sentiment aussi positif de toute ma vie. Pourtant j’ai consommé beaucoup de substance et je pense par exemple à la MD qui me met dans un état d’amour profond et inconditionnel.  
Mais cette fois-ci, l’amour que j’ai ressenti n’était pas envers-moi, mais envers tout. 
Je commençais à avoir peur mais je ne pouvais m’empêcher de contempler la foudre traverser les nuages sombre le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux, totalement subjugué et fasciné par la beauté de ce que j’avais devant les yeux. 
 
Le ciel se faisait de plus en plus terrifiant et le vent faisait sévèrement s’agiter les feuilles des arbres qui semblaient m’indiquer qu’il fallait vraiment que je parte. 
Au moment où j’ai décidé de partir, un torrent de pluie s'est déversé sur le parc accompagné du grondement de la foudre. J’ai couru jusqu’à la tour d’observation en espérant pouvoir m’y m’être à l’abris mais à quelques mètres seulement de mon phare dans la tempête, d’énorme grêlon me sont tombés dessus et partout aux alentour. En l’espace d’un court instant, j’étais ainsi que mes affaires, totalement trempé. Je venais de recevoir des grêlons sur la tête, mon sac et son contenu était mouillé et pourtant je ressentais une telle euphorie !
Cette situation n’avait pourtant rien d’extraordinaire mais je la vivais comme une aventure épique !  
J’étais au centre d’une tempête, balayer par les éléments, heureux et reconnaissant d’être ici et de vivre cette incroyable aventure.

Sous la pluie et les grêlons, dans le but sauver mon casque audio auquel je tiens énormément, j’ai réussi à trouver un passage “caché” en donnant un coup de pied dans une porte invisible (semblable au mur) de la tour en bois ou je me trouvais. Mais même à l’intérieur, la pluie et la grêle s’y introduisait.  
Par chance, un endroit s’enfonçait sous le sol, protégé de la pluie et de la tempête. Il y avait énormément de toiles et d’araignées, mais merde, il fallait vraiment que je protège mes affaires. Une fois rentré dans cette petite case, en équilibre sur une planche au-dessus d’environ un mètre de vide, j’ai tourné la tête vers l’intérieur de la tour et j’ai vu un paquet de bonbon droit devant mes yeux avec imprimé en gros “Acid”. J’ai souri et ai noté ce petit clin d’œil ^^ 
 
J’ai fini par appeler mon frère pour qu’il vienne me récupérer en voiture et me ramène chez moi, j’ai repris 50 μg et j’ai regardé Everything Everywhere all at once, un chef d’œuvre.  
 
Voilà, merci d’avoir lu et portez-vous bien !

Pièces jointes Image(s)
       
#2
Super TR !

Tu peux aussi expérimenter ce genre d'expériences mais un peu moins fort en étant sobre.
Avec assez de méditation ou simplement "observer le penseur" ou "observer ce qui a devant toi sans dialogue interne" tu auras régulièrement des moments d'émerveillement / réalisation de la beauté / Amour etc....

On peux voir la beauté partout, même sur une vitre sale d'un bus. Il faut juste regarder de plus près...
Ce n'est pas une philosophie ou croyance, je parle d'expérience directe (plus on est conscient et plus on voit les choses telles quelles sont et non pas d'un point de vue humain ou séparé)
La conscience n'est pas l'intelligence, lire des livres, faire de la science ou croire en quelque chose ne vous apportera pas de conscience mais plus de "contenu" pour le cerveau. Ce qui est bien et pas bien à la fois, dépend comment on veut voir la vie.
#3
Salut BettleJuice :)

Je vois très bien ce dont tu parles. Et sans pour autant l'avoir vécu (quoi que), je suis certains qu'un état similaire et tout à fait possible en étant sobre. J'essaye déjà de méditer tous les jours depuis un certains temps et j'ai pu constater des résultats assez impressionnants lorsque je suis parvenu à méditer de manière régulière et sur la durée. Mais le plus dur pour moi c'est justement la discipline et la durée ^^

Il m'est déjà arrivé en plus, contrairement à ce que j'ai écrit plus haut, de ressentir un sentiment similaire lors d'une autre prise de 1V. Je me souviens être absorbé par la beauté des formes géométriques que je voyait sur l'encadrement d'une porte, quand tout d'un coup, tout est devenu silencieux et paisible. Mais ce n'était pas l'absence de bruit. J'entendais les voitures, le bruit de la rue et d'autre son et pourtant, c'était comme si tout ne faisait qu'un et que chaque chose était à sa place. C'était magnifique comme moment, un vrai moment de paix, comme une sorte d'alignement. Et je suis certain qu'il est possible de vivre quelque chose qui s'en rapproche sans substance.
Je pense que le 1V m'a juste permis d'accéder à l'instant présent beaucoup plus facilement en focalisant mon attention sur un point précis, en l'occurrence la beauté des "hallucinations".
Mais finalement, ce n'est pas la substance qui m'a fait ressentir ce sentiment, mais bien le fait d'être ici et maintenant.

D'ailleurs j'ai déjà ressenti ce genre de sentiment en étant sobre. Mais je crois qu'ils sont tellement fugace que je ne m'en rend pas forcement toujours compte. Je pense par exemple à des fois ou je regarde les étoiles ou un couché de soleil. Finalement à toute les fois ou mon attention bascule par l'admiration dans l'instant présent.

Donc oui, je suis totalement d'accord avec toi et je suis content d'avoir eu ce genre de réponse, merci :)

Si tu as d'autre conseils de ce genre je suis preneur !
#4
Ouahhhhh pas mal ! T'as finalement fais des choix qui t'ont conduit à devoir lâcher prise en crevant à moitié au soleil, puis cet événement assez rare, puis le sachet de bonbons acidulés XD
Excellent ! Les photos sont belles, ça devait être magnifique !!!
L'humain pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
#5
(20/01/2023 06:01)Jake le chien a écrit :
mon sac et son contenu était mouillé et pourtant je ressentais une telle euphorie !
Cette situation n’avait pourtant rien d’extraordinaire mais je la vivais comme une aventure épique !  
J’étais au centre d’une tempête, balayer par les éléments, heureux et reconnaissant d’être ici et de vivre cette incroyable aventure.


Haha je connais ça me rappel une fois un soir où j'ai du marcher 2km pour rentrer à la maison, j'avais un parapluie mais il y avait tellement de pluie et vent qu'il ne servait plus à grand chose. 

Au début j'étais inconscient, à marcher vite et être embêté par ça (comme quelqu'un de "normal" alors que au final, on n'est plus trop normal dans l'occident et presque partout dans le monde, on va vers l'inconscience et un confort/consommation extrême qui nous pousse à trouver presque le moindre petit inconvénient désagréable) parenthèse chiante je sais mais je voulais le dire! 

Et ensuite au bout de 2 minute, un truc s'est passé (sûrement du à ma pratique de méditation) j'ai lâché prise, j'ai repensé à la chanson "Singin' in the rain" avec le clip. Et j'ai fais le reste du chemin en sifflotant le refrain et dansant avec mon parapluie, le plaisir d'être tout trempé et d'aimer ça au lieu d'y résister! 

Je précise que j'étais sobre. D'habitude je suis quelqu'un qui fait trop attention à ce que les gens pensent mais parfois j'ai des moments comme ça de lucidité / conscience et j'espère aller de plus en plus vers ça...
#6
(21/01/2023 06:08)Aiskhynê a écrit :
Ouahhhhh pas mal ! T'as finalement fais des choix qui t'ont conduit à devoir lâcher prise en crevant à moitié au soleil, puis cet événement assez rare, puis le sachet de bonbons acidulés XD
Excellent ! Les photos sont belles, ça devait être magnifique !!!


Oui ça l'était ! Un peu terrifiant mais c'était vraiment un mélange d'émotion incroyable ^^

(21/01/2023 07:04)Beetlejuice a écrit :
(20/01/2023 06:01)Jake le chien a écrit :
mon sac et son contenu était mouillé et pourtant je ressentais une telle euphorie !
Cette situation n’avait pourtant rien d’extraordinaire mais je la vivais comme une aventure épique !  
J’étais au centre d’une tempête, balayer par les éléments, heureux et reconnaissant d’être ici et de vivre cette incroyable aventure.


Haha je connais ça me rappel une fois un soir où j'ai du marcher 2km pour rentrer à la maison, j'avais un parapluie mais il y avait tellement de pluie et vent qu'il ne servait plus à grand chose. 

Au début j'étais inconscient, à marcher vite et être embêté par ça (comme quelqu'un de "normal" alors que au final, on n'est plus trop normal dans l'occident et presque partout dans le monde, on va vers l'inconscience et un confort/consommation extrême qui nous pousse à trouver presque le moindre petit inconvénient désagréable) parenthèse chiante je sais mais je voulais le dire! 

Et ensuite au bout de 2 minute, un truc s'est passé (sûrement du à ma pratique de méditation) j'ai lâché prise, j'ai repensé à la chanson "Singin' in the rain" avec le clip. Et j'ai fais le reste du chemin en sifflotant le refrain et dansant avec mon parapluie, le plaisir d'être tout trempé et d'aimer ça au lieu d'y résister! 

Je précise que j'étais sobre. D'habitude je suis quelqu'un qui fait trop attention à ce que les gens pensent mais parfois j'ai des moments comme ça de lucidité / conscience et j'espère aller de plus en plus vers ça...


C'est très inspirant, d'autant plus que j'ai également du mal avec le jugement des autres, ou plutôt pardon, avec le jugement que j'ai envers moi dixit croyances et conditionnement.

Je pense que puisque dans la vie tout est un apprentissage, en pratiquant la pleine conscience et en apprenant à rester de plus en plus ici et maintenant, ça ne pourra qu'aller mieux.
Mais ça demande de la rigueur et de la régularité dans la pratique, forcément. 
J'ai hâte que tout le pouvoir que je met dans les activités qui captent mon attention me soit restitué. 

Est-ce que tu as une technique pour être plus discipliné et régulier ?
#7
Personnellement j'utilise un agenda :x sinon j'suis foutue...
L'humain pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
#8
(20/01/2023 06:01)Jake le chien a écrit :
Est-ce que tu as une technique pour être plus discipliné et régulier ?


Non j'en ai pas, je pense que c'est une question de volonté/inspiration mais vouloir être trop routinier/discipliné ça peut-être contre-productif ou toxique aussi.
 J'ai eu une période ou je lisais beaucoup de livres sur le stoïcisme et ça m'inspirait beaucoup et cette période là j'appliquai beaucoup cette philosophie dans ma vie du coup la discipline en faisait partie. 

Sinon je ne suis plus trop discipliné. J'ai été trop dur avec moi même. 
Maintenant j'essaie juste d'écouter plus mon corps car le corps parle vraiment... faut apprendre à l'écouter et agir en fonction de ce que je pense bon pour moi. 
Par exemple aujourd'hui je vais aller au cimetière car il est sous la neige et j'avais envie de voir ça. 
Je vais le faire parce-que je sens que ça me fera du bien. 
Comme hier ou j'ai senti qu'il fallait que je sorte promener alors qu'il était 5h du mat... une partie de moi voulait rester au lit mais je savais que j'allais pas regretter d'écouter mon "instinct".. j'ai finalement été promener et j'ai passé un super moment dans le calme à regarder la neige briller et observer la beauté autour de moi.

Finalement ce sont ces moments seul avec moi ou je m'écoute qui sont les plus précieux et qui m'apprennent à m'aimer / écouter mon corps. 
Tandis que avant j'étais plus à vouloir être discipliné, méditer 1h par jour, etc... me mettre des objectifs que je tenais ou pas et dès que je les tenais pas, je me sentais mal ou me jugeai pour ça subtilement sans trop m'en rendre compte sur le moment. 

Je pense que t'obtiendra plus à méditer consciemment par envie ou en ne faisant RIEN 10 minutes par jour que en méditant mécaniquement 1h par jour.
#9
Epic TR, 10/10
Tu es nouveau et tu ne peux pas poster de topic ou envoyer de MP ? => Consulte la FAQ
_____________________________
La drogue rend flou.
Nomadic Warmachine
#10
(22/01/2023 11:49)Beetlejuice a écrit :
(20/01/2023 06:01)Jake le chien a écrit :
Est-ce que tu as une technique pour être plus discipliné et régulier ?


Non j'en ai pas, je pense que c'est une question de volonté/inspiration mais vouloir être trop routinier/discipliné ça peut-être contre-productif ou toxique aussi.
 J'ai eu une période ou je lisais beaucoup de livres sur le stoïcisme et ça m'inspirait beaucoup et cette période là j'appliquai beaucoup cette philosophie dans ma vie du coup la discipline en faisait partie. 

Sinon je ne suis plus trop discipliné. J'ai été trop dur avec moi même. 
Maintenant j'essaie juste d'écouter plus mon corps car le corps parle vraiment... faut apprendre à l'écouter et agir en fonction de ce que je pense bon pour moi. 
Par exemple aujourd'hui je vais aller au cimetière car il est sous la neige et j'avais envie de voir ça. 
Je vais le faire parce-que je sens que ça me fera du bien. 
Comme hier ou j'ai senti qu'il fallait que je sorte promener alors qu'il était 5h du mat... une partie de moi voulait rester au lit mais je savais que j'allais pas regretter d'écouter mon "instinct".. j'ai finalement été promener et j'ai passé un super moment dans le calme à regarder la neige briller et observer la beauté autour de moi.

Finalement ce sont ces moments seul avec moi ou je m'écoute qui sont les plus précieux et qui m'apprennent à m'aimer / écouter mon corps. 
Tandis que avant j'étais plus à vouloir être discipliné, méditer 1h par jour, etc... me mettre des objectifs que je tenais ou pas et dès que je les tenais pas, je me sentais mal ou me jugeai pour ça subtilement sans trop m'en rendre compte sur le moment. 

Je pense que t'obtiendra plus à méditer consciemment par envie ou en ne faisant RIEN 10 minutes par jour que en méditant mécaniquement 1h par jour.


Je pense comprendre ton point du vue concernant la discipline. Et je te rejoins sur le fait d'écouter son corps.
Lorsque je parlais d'être discipliné, ça n'était pas dans le sens d'une doctrine tel qu'il faille méditer une heure ou faire absolument du sport 3 fois par semaine.
Me concernant, je ne peux pas faire confiance à ce que je ressens puisque mes émotions ne sont pas toujours claire.
Et pour preuve, je n'arrive même pas à prendre chaque jours le temps de méditer, même lorsqu'il s'agit d'une minutes. Bien entendu ce n'est pas que je n'ai pas le temps, je trouve juste toujours mieux à faire. Même si bien-sûr ça ne l'est pas forcement. 
Du coup, comme je sais qu'il serait bon pour moi de prendre la méditation comme habitude (par rapport à ma pathologie), j'ai nécessairement besoin d'avoir cette régularité, au moins dans un premier temps histoire qu'ensuite, je n'ai plus a y penser. 

J'ai commencé à lire quelques infos sur le stoïcisme, c'est intéressant, merci pour le partage
#11
Est-ce que tu prends les transports en commun Jake ?
Si oui, c'est un bon ancrage pour prendre une habitude. Et méditer dans un contexte bruyant/mouvant est, je trouve, un meilleur exercice que dans le silence.
« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »

#12
(24/01/2023 15:09)Sorence a écrit :
Est-ce que tu prends les transports en commun Jake ?
Si oui, c'est un bon ancrage pour prendre une habitude. Et méditer dans un contexte bruyant/mouvant est, je trouve, un meilleur exercice que dans le silence.


Plus depuis un bon moment .. J'habite dans une grande ville (tramway etc) donc je pourrai, mais je n'en ai pas l'utilité. J'ai du prendre le tram et le bus une dizaine de fois maximum en 4 ans je pense. 
Avant ça je les prenais quotidiennement pour aller au travail. 

Et je pense comprendre la raison derrière le fait de méditer dans un environnement bruyant. C'est peut être pour pouvoir utiliser cet outil dans de plus large circonstance ? Ma psy m'avait dit qu'il valait mieux que je médite sans audio (méditation guidé par exemple) car cela me permettrai de pouvoir méditer partout et sans support. J'imagine que ça doit être pour les même raisons.

D'ailleurs puisque vous avez l'air de vous y connaître, est-ce que quelqu'un saurait comment gérer une crise d'angoisse par la respiration, ou même avec une autre technique svp ?

On m'a dit qu'il fallait que je m'arrête un instant lorsque des pensées intrusives deviennent de plus en plus "présente"(petit jeu de mot), et de me focaliser sur mon souffle, l'environnement etc, de sorte à ce que mon attention bascule dans le présent/la réalité plutôt que dans le passé/les pensées. 

Mais lorsque j'ai une crise, mon ressenti n'est pas que psychique, c'est aussi tout mon corps qui est en alerte pour des peurs irrationnelles (jugement etc). Du coup, je ne peux pas m'empêcher de sentir l'inconfort physique (chaleur, nervosité, boule au ventre). Et ça prend tellement d'espace que je n'arrive pas à me focaliser sur l'instant présent dans des moments ou j'en aurai vraiment besoin ...
#13
Tu peux faire des cycles inspirer - bloquer - expirer avec un nombre précis de secondes pour chaque, par exemple 6 - 5 - 9. Il y a plein d’applis qui proposent un support audio pour cela.

Concernant les sensations physiques désagréables, une psy / sophrologue m’avait donné cette exercice : d’abord isoler une zone du corps, explorer les sensations quelle te donne (dont les contacts avec le reel physique), constater son ancrage comme des racines plongeant jusque dans le sol, puis visualiser l’air entrant comme un fluide pur qui envahit cette zone, et l’air sortant chargé de toutes ces sensations viciées que tu vas expirer. Puis tu imagines que cette zone, nettoyée, se met à vibrer agréablement. Tu peux le faire de la tête aux pieds, je trouve ça hyper efficace quoiqu’un peu long (15 min environs).

J’avais ouvert qqpart (en section « psychonautisme » ?) un topic titré « méditation - expérience » pour en discuter.



Citation :Et même si ça semble à priori facile de lâcher-prise de cette manière pour certaines personnes, avant ce moment-là, je n’y étais jamais parvenu durant un trip.

Un peu plus tard, la sensation d’inconfort que j’avais ressenti à totalement disparu. Je me souviens m’être dit “c’est bon, la phase compliquée est passé, désormais c’est que du bonheur”.

Au fait, tu penses pas que c'est simplement le diazépam qui a atteint son pic d'effets à ce moment-là ?
« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »

#14
(25/01/2023 23:11)Sorence a écrit :
Tu peux faire des cycles inspirer - bloquer - expirer avec un nombre précis de secondes pour chaque, par exemple 6 - 5 - 9. Il y a plein d’applis qui proposent un support audio pour cela.

Concernant les sensations physiques désagréables, une psy / sophrologue m’avait donné cette exercice : d’abord isoler une zone du corps, explorer les sensations quelle te donne (dont les contacts avec le reel physique), constater son ancrage comme des racines plongeant jusque dans le sol, puis visualiser l’air entrant comme un fluide pur qui envahit cette zone, et l’air sortant chargé de toutes ces sensations viciées que tu vas expirer. Puis tu imagines que cette zone, nettoyée, se met à vibrer agréablement. Tu peux le faire de la tête aux pieds, je trouve ça hyper efficace quoiqu’un peu long (15 min environs).

J’avais ouvert qqpart (en section « psychonautisme » ?) un topic titré « méditation - expérience » pour en discuter.



Citation :Et même si ça semble à priori facile de lâcher-prise de cette manière pour certaines personnes, avant ce moment-là, je n’y étais jamais parvenu durant un trip.

Un peu plus tard, la sensation d’inconfort que j’avais ressenti à totalement disparu. Je me souviens m’être dit “c’est bon, la phase compliquée est passé, désormais c’est que du bonheur”.

Au fait, tu penses pas que c'est simplement le diazépam qui a atteint son pic d'effets à ce moment-là ?



Je vais aller jeter un œil à ton topic et merci pour l'astuce, je vais tenter la prochaine que je ne me sens pas bien.

Et je ne sais pas pour le diazepam. Peut être que si ? Je me souviens être tellement exténué que je n'avais plus la force de lutter contre la substance comme j'ai l'habitude de le faire. Je souviens m'être dit, si je dois mourir je meurs tant pis. Non pas que je pensais pouvoir véritablement mourir en faisant un bad, mais plus parce que lorsque je fais un bad avec ce genre de psychédéliques, je sens souvent mon égo (que j'associe malheureusement la majorité du temps à qui je suis) se dissoudre en se faisant aspirer dans un vortex. Et comme l'observateur et convaincu qu'il est l'égo, je me sens mourir lorsque l'égo est menacé d'être anéanti. 

D'ailleurs ça m'est arrivé presque complétement une fois qu'il le soit, en faisait un trip à la Salvia. L'un des plus gros bad trip de ma vie d'ailleurs si ce n'est le pire. 
J'ai complétement tout oublié, mon prénom, qui j'étais, je me souvenais du mot famille mais sans arriver à me souvenir du prénom comme des visages ou de n'importe quoi d'ailleurs. J'avais juste une sorte d'écho et une impression qu'il y avait eu un avant, mais très lointain. Une sorte de dissolution de l'égo d'une certaines manière, mais vécu très négativement pour ma part. Pas dans le sens ou c'était une expérience négative, je suis content de l'avoir vécu et je n'ai pas de séquelles. Mais plus dans le sens ou c'est l'une des fois ou j'ai eu la plus peur de toute ma vie ^^
#15
Re Sorence, je n'ai pas trouvé le sujet titré "Méditation - expériences". Pourtant, j'ai écumé tous les sujets auquel tu as participé. J'ai peut être dû en louper un ?

Et désolé pour la réponse ici, je ne peux pas t'envoyer de message privé car mon compte n'est pas activé. Je ne reçois pas le mail de confirmation :/
Pourrais tu m'envoyer le lien du sujet à partir de cette conversation ou par mp si toi tu peux s'il te plaît ? Merci d'avance si jamais

Edit : C'est pas plutôt un post nommé "La vacuité" ?
#16
Pas hésiter à doubler la respiration d'images, de métaphores.

Une pote, sa psy lui a conseillé pendant ses crises d'angoisses d'imaginer tout ce qui est désagréable comme un liquide noirâtre épais. Elle inspire par le nez l'air propre, transparent, léger, et souffle par la bouche l'angoisse. Du coup pour elle ça marche hyper bien dans une baignoire parce que l'angoisse s'écoule par la bonde. Mais tu captes l'idée. Faut trouver une métaphore qui te convient, en faire des tonnes sur le visuel, la texture, l'odeur, le goût, de ce qui est agréable et que tu inspires. Puis la même sur ce qui s'en va.
In fact, it took a total of 18 trials to work the experimental dosage up to as much as a single milligram. In retrospect, overly cautious.
But retrospection, as they say, is cheap.

#17
(26/01/2023 11:43)Acromyrex a écrit :
Pas hésiter à doubler la respiration d'images, de métaphores.

Une pote, sa psy lui a conseillé pendant ses crises d'angoisses d'imaginer tout ce qui est désagréable comme un liquide noirâtre épais. Elle inspire par le nez l'air propre, transparent, léger, et souffle par la bouche l'angoisse. Du coup pour elle ça marche hyper bien dans une baignoire parce que l'angoisse s'écoule par la bonde. Mais tu captes l'idée. Faut trouver une métaphore qui te convient, en faire des tonnes sur le visuel, la texture, l'odeur, le goût, de ce qui est agréable et que tu inspires. Puis la même sur ce qui s'en va.


Merci, j'espère que ça fonctionnera. 


Je vais créer un sujet pour recueillir un peu plus d'astuce et de témoignage aussi, ça va me faire du bien je pense. 
Merci en tout cas pour vos réponses, ça fait chaud au cœur  Heart
#18
Oui c’est quand même probable que le diazepam ait joué un rôle dans tout ça, même si c’était en sous-main. A moins que tu n’aies une tolérance installée et que 20mg soient ta dose quotidienne, bien sûr.

Voilà pour le topic, j’ai juste changé de compte entre-temps, la méditation m’ayant permis de passer à la quadridimensionnalité (non)
https://www.psychonaut.fr/Thread-La-médi...expérience
« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »





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