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À quoi servent les psys ?

#1
Titre un peu putaclic mais qui résument bien mon questionnement.
J'en ai vu bcp mais j'ai l'impression qu'aucun n'a pu m'aider sérieusement. Y'avait ce rapport "soignant-soigné" qui m'empêchait de m'ouvrir réellement.
Je conseille toujours aux gens qui vont mal d'aller chez les psy car ça permet de déplacer la responsabilité (le monde médical prend le relais youpi) et parce que c'est RDR d'orienter les gens vers les institutions.
Mais aucun psy ne m'a autant aidé qu'une bonne vraie discussion avec un/e copaine intelligent/e et bienveillant/e. Quelqu'un avec qui échanger sans limitation, dans le vaisseau de l'empathie, pendant plusieurs heures d'affilée jusqu'à ce que les réponses se dessinent d'elles-même.
Du coup un psy c'est quoi, un ami payant ?
méditation                                                             

« L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire à la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. »
#2
J'en suis au même point que toi.... Une année à fréquenter des addicto/psychiatre, des psychiatres, des psychologues. Du temps perdu selon moi. Déjà j'ai découvert la batterie de produits de la pharmacopée française en terme de soin psy. BAH PUTAIN..... C'est plus de la dépression du SNC les neuroleptiques, c'est transformer un être humain avec un peu de fierté en LOQUE humaine...  Les ISRS, je me marre bien, moi ça me rend a moitié barge, pourtant la sérotonine je connais... Mais là on doit pas être sur la même recapture qu'avec la MDMA, et l'effet en plus d'être pourrie me renait parano, aggressif et j'en passe.

Ils ont éssayé les régulateurs d'humeur aussi, haha, du sucre aurait fait le même effet.

Le pire dans tout ça, tu raconte un peu ton parcours, tu pense être compris. MAIS NON, ces gens n'ont aucune connaissance des drogues qui peuvent être consommées aujourd'hui, ni dans quel but. Pour eux, TOUTE la drogue c'est pareille. Leur logique : Tu consommes des drogues, t'es un toxicomane parce que t'as une pathologie mentale, ou alors parce que t'as des soucis non réglé dans l'enfance. Drôle de vision des choses...

J'en suis au même point que toi je pense, on a fait le constat de l'échec des pratiques de ces personnes... Donc rien ne vaut un bon cercle social, avec des gens qui s'écoutent vraiment et propose même parfois de quoi te sortir de la merde.

Je ferai peut-être un dernier test avec un adictologue de Marmotan prochainement, un type vraiment bien, avec une vraie connaisance même en ce qui concerne les RC. Et qui, surtout, ne m'a jamais jugé. Il n'a pas compris tout de suite, et au contraire ça l'intéressait de prendre la réelle mesure du truc pour me venir en aide...
#3
J'ai personnellement une expérience différente de la vôtre. Malgré un cercle d'amis bienveillants, c'est chez mon Psy que j'ai pu avancer le plus. Je regrette d'ailleurs de ne pas avoir les moyens financiers de continuer, mais ça c'est une autre histoire. 

Pour moi le psy a plusieurs avantages que mes amis n'ont pas. Dans un premier temps déjà, il n'as pas de fidélité envers moi ni aucune personne extérieure, il peut me dire les choses comme elles sont sans avoir à me froisser, ou se mettre dans une position défavorable vis-à-vis de notre relation (qui du coup, n'existe pas) et n'as pas besoin de se faire bien voir à mes yeux. Bref toutes les cordes sociales qui viennent normaliser les relations entre les gens ne sont pas présente, et me permettent donc de m'exprimer sans crainte. 
De plus, le Psy a mon sens n'est pas là pour "être ton pote à qui tu parles". Son job c'est de te tendre un miroir et t'aider à regarder ce miroir et l'interpréter sans tout tes biais habituels. Alors c'est pas forcément confortable, et ya le risque de bloquer et ne pas vouloir le faire. Pour le coup ça, c'est pas fréquemment de sa faute (bien qu'il est censé connaitre des outils pour t'aider à le faire) 
Parlant d'outil, un psy il peut aussi te donner des outils pour t'aider à naviguer avec tes difficultés, après tout, s’il a bien fiat les choses il s'est quand même formé pendant des années a ça et devrait continuer à le faire.

Bref pour moi tout ça, un groupe social ne peut pas me l'apporter. Ils peuvent m'en apporter parfois des bouts, mais c'est différent, et je ne souhaite pas forcément que mes amis deviennent mes psys. Surtout que certains seraient de très mauvais conseils Happywide
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#4
les psys n'ont eu que la conscience de débarrasser la société active de ma personne. A l’hôpital militaire psychiatrique j'ai été réformé du service, et à l'administration civile le psy m'a attribué une pension. Seul constat: militaires ou civils les psys ont été unanimes sur le diagnostic.
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#5
Les conditions pour 1 - avoir des amis à qui parler, 2 - que ces amis soient bienveillants et disposés à l'exercice de l'empathie, 3 - qu'on soit soi-même prêt à "embêter" ses amis avec ses problèmes et 4 - qu'on soit en capacités physiques et mentales de le faire restent faibles et leur conjoncture est rare.  Ce qu'un professionnel apporte (c'est d'ailleurs valable pour d'autres professions que la psychologie), c'est justement son professionnalisme ; a rapprocher d'une forme de dévouement et de régularité qui de monnaie.
tl;dr : tout le monde n'a peut être pas ta chance.
#6
merde j'avais fait un long texte pour raconter une sale expérience avec un psychiatre et une excellente avec un psychologue, mais j'ai merdé et j'ai tout perdu.

Bon toute façon je l'avais déjà racontais en gros j'ai eu le malheur d'être orienté vers un psychiatre bien connu de l'addictologie française (il était chef d'un service d'addictologie a l'époque) ce mec est un sketch, j'avais était orienté a lui pour parler de ses bouquin sur Stan Grof, y a eu un couac avec la secrétaire il m'a pris en entretien il ne m'a pas écouté a coché des trucs ou j'expliquais l'inverse, a insisté très lourdement pour que j'essaie un nouveau médoc en me disant qu'il serait dispo en cas de pépin (il m'a jamais rappelé quand j'ai eu un effet secondaire bref heureusement que j'avais aucun problème psychiatrique, sinon je plaint vraiment ses patient, enfin maintenant il est a la tête d'un réseau national sur l'addiction bien connu et ne consulte plus je pense)

En revanche dans cette structure j'ai pour 3 motifs différents fait appel a un psychologue (une grosse dépression suite a une rupture + une autre fois un jour d'un coup je me suis mis a ne plus pouvoir dormir que 2h/jour sans être fatigué pendant 3 semaine + un léger souci a cause d'une manie), et j'ai eu du bol de tomber sur ce psychologue, je me suis senti super alaise, les séances passaient super vite, et pour chaque problème il a réussi a me faire sortir la cause du/des soucis (pour moi c'est la que je vois que le psychologue est bien, quand la solution sort pas de sa bouche mais de celle de la personne qui viens le voir).

Au final ce que je dit toujours aux gens qui veulent voir un "psychologue" (encore plus avec un "psychiatre") c'est de pas continuer les séances si y a pas de feeling et de changer, et qu'en revanche un bon psychologue, le gars ou tu as un problème inexplicable pour toi, qui te connais pas et qui en quelques séances arrive a te faire dire de ta bouche ce qui a déclenché ce problème et quand tu rentre tu chez toi, tu n'as plus ce problème, la oui c'est un bon psychologue et faut pas hésiter a le contacter si besoin, au pire un psychologue ne prescrit rien, c'est juste un dialogue ça ferra pas de mal.

Et dans mon cas le plus probant la fois ou je n'arrivais plus a dormir plus de 2h/jour et ce durant 3 semaines sans ressentir de fatigue et surtout sans comprendre la cause, aucune discussion avec n'importe quel ami n'a pu m'aider, ne sachant même pas ce qui n'allais pas, j'avais l'impression que rien n'avais changé, c'est arrivé du jour au lendemain et c'est parti le lendemain ou j'ai réussi a mette des mots dessus...

En revanche les psychiatres, vu qu'ils peuvent prescrire la oé j'aurai tendance a dire aux gens de vraiment se méfier et la encore plus qu'avec un psychologue, il faut vraiment en cas de besoin d'un psychiatre avoir une confiance totale avec le gars sinon ca peux créer de sale situation.
#7
(28/12/2019 04:18)xyzt_ a écrit :
Les conditions pour 1 - avoir des amis à qui parler, 2 - que ces amis soient bienveillants et disposés à l'exercice de l'empathie, 3 - qu'on soit soi-même prêt à "embêter" ses amis avec ses problèmes et 4 - qu'on soit en capacités physiques et mentales de le faire restent faibles et leur conjoncture est rare.  Ce qu'un professionnel apporte (c'est d'ailleurs valable pour d'autres professions que la psychologie), c'est justement son professionnalisme ; a rapprocher d'une forme de dévouement et de régularité qui de monnaie.
tl;dr : tout le monde n'a peut être pas ta chance.


tu parles en tant que psy??

(je ne trouve pas ta case de Présentation)
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#8
(28/12/2019 12:45)amicale_du_pc a écrit :
(28/12/2019 04:18)xyzt_ a écrit :
Les conditions pour 1 - avoir des amis à qui parler, 2 - que ces amis soient bienveillants et disposés à l'exercice de l'empathie, 3 - qu'on soit soi-même prêt à "embêter" ses amis avec ses problèmes et 4 - qu'on soit en capacités physiques et mentales de le faire restent faibles et leur conjoncture est rare.  Ce qu'un professionnel apporte (c'est d'ailleurs valable pour d'autres professions que la psychologie), c'est justement son professionnalisme ; a rapprocher d'une forme de dévouement et de régularité qui de monnaie.
tl;dr : tout le monde n'a peut être pas ta chance.


tu parles en tant que psy??

(je ne trouve pas ta case de Présentation)


Non, pas du tout ; mais je connais des gens que ça a bien aidé. D'autres aussi pour qui ça n'a pas servi à grand chose, bien sûr.  Je faisais juste remarquer que c'est pas toujours évident de trouver en son entourage et en soi-même la ressource nécessaire à affronter ses problèmes, et le sous texte "les psy ça ne sert a rien" de l'op me dérange un peu. Tout est affaire de contexte. 

C'est comme avec tout corps de métier : si tu as une galère de plomberie et que dans ton entourage tu as un super plombier super dévoué, tu peux lui demander de te filer un coup de main puis écrire "les plombiers ça sert à rien les amis ça fait la même".

(inutile de chercher, je n'ai pas écrit de prez)
#9
(28/12/2019 04:18)xyzt_ a écrit :
tl;dr : tout le monde n'a peut être pas ta chance.


C’est pas pour faire un concours de malheur mais bon, c’est pas parce qu’on considère qu’une chose est plus efficace qu’une autre qu’on a effectivement cette chose en quantité suffisante.
J’entends (et de la part de @Cookies aussi) l’argument du professionnalisme.
Je me demande si ce n’est pas justement ce professionnalisme qui me dérange. Je pense qu’on est en droit d’exiger quelques résultats lorsqu’on paye une personne pour un tel service et ainsi je suis probablement plus impitoyable envers un psy (tous suffixes confondus) qu’envers un.e simple humain.e ayant la gentillesse de s’attarder à réfléchir avec moi.

Il y a ce flou dans le rapport soignant-soigné, qui est à la fois un échange humain, un service commercé et un rapport de domination, et qui me dérange beaucoup. D’expérience les médecins sont les seuls professions qui prennent mal que leur client ait une idée de ce qu’il vient chercher. Même les psychologues les plus doux deviennent rétifs, de mon expérience, quand on les contredit.
Et puis parlons-en de ce professionnalisme, @PaRa a raison de souligner la méconnaissance crasse en matière de drogues et la stigmatisation des drogués. Moi ça me rend dingue que des psychiatres me prescrivent avec négligence des produits qui modifient ma psyché, mais parlent de mes rares prises de lysergamides comme d’une souillure irrémédiable de celle-ci. Et me prennent de haut quand je souligne cette méconnaissance car un patient doit être... patient, rester à sa place d’ignare.
Vu les prix de ces consultations, l’investissement en temps, en argent, en espoir qu’elles représentent, je trouve qu’il y a encore trop de mysticisme autour des professions de l’esprit, de sacralisation du soignant et de ses pratiques.

Je parlais de conversations et d’empathie car au moins un.e ami.e (ou copaine, ou connaissance, ou anonyme sur Internet, osef) ne cesse pas systématiquement le dialogue au bout de 30min. Quand l’écoute est gratuite, quand elle vient d’un intérêt sincère, alors elle se poursuit tant que dure l’intérêt, jusqu’à résolution de la question ou changement de sujet.
Je pense honnêtement qu’on peut faire du bien autour de soi, à ses amis ou non, à condition d’une oreille attentive et d’une parole humble.
méditation                                                             

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#10
J'ai surtout l'impression que vous êtes tombés face a de (très) mauvais psys. Je ne jugerai pas pour les psychiatre, je n'ai pas d'expérience avec eux, et je suis seulement accompagné des clichés que je m'en fais a travers une seule et unique consultation. 
Cependant, pour les psychologues , j'ai vraiment l'opposé de ton expérience. Je peux parler de mes consos tranquillement, sans avoir l'impression que c'est une tare, mais bien une partie de ma vie. Perso je m'y suis pointé avec mes impressions et jugements sur ma situation, on en a discuté, on a creusé, on a essayer des trucs qui servaient a rien dans mon cas, etc ... bref du tâtonnement, toujours dans le respect de mes envies et points de vue. 

Du coup, ça me rends triste que vous aillez une expérience aussi négative, car ce genre de pratique devrait de fait, ne pas être acceptable ni accepté. Et je comprends que pour le coup ça vous dégoute. Sauf que de mon point de vue le problème la n'est pas la discipline, mais le praticien. J'aurai envie de résumer un peu la chose par:
" a quoi servent les psys ?" -> à beaucoup de choses déjà cité précédemment
" a quoi sert un mauvais praticien" -> à rien, c'est même contre productif au point de risquer parfois sa santé mentale et/ou un isolement des circuits de soins par dégouts. Bref, il faut changer.

Et attention, je ne dis pas que les proches ne servent a rien, au contraire, je parle juste de la fonctions des psys pour le coup. Je crois fermement qu'on peut aussi faire la différence, et j'ai tendence a souvent être une oreille attentive pour mon entourage qui leur fait du bien, mais j'ai aussi mes limites de capacité d'action.
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#11
alorzs mon experience, j'ais connue et connais encore les deux, psychiatre et psychologue.

mon premier psychiatre était totalement incompetent, ça me faisais chier de lui lacher 50 balles pour des prune , je l'ai quité  pour une psychiatre de cmp, c'est gratuit

mon premier psychiatre alors que j'était en depression+++ me donnais du prozac, il m'aurrais filé du sucre, ça n'aurrais rien changer de plus!


niveaux parlote c'était zéro!

donc j'ai changer pour un psychiatre de cmp, lol, aussi nul que lui pour un bon diagnostique, aka , pausse pas les bonne question donc obtien des réponsse inutiles.

j'ai oublier la cerise sur le gateaux:

quand je l'ais connue, elle était simplement psychiatre, mais un jours l'ordopnnance à changer de forme, il y avais d'orenavant marquer adictologie, le comble du comble, je n'était même pas au courrant qu'elle était devenue addicto, d'ailleur, ça c'est jamais vuie............

franchement j'ai la poisse avec les medecins, heureusement que j'ais un bon adictologue /psychologue!

pour ce qui est des medocs, pas mieux..... ma rajouté 5mgr (dose tres faiblarde d'abilify)

puis arriver en 2013 j'ai fais une cure: et la là révélation, on ma donné du abilify en dose max en diminuant le prozac jusqu'a zéro en deux semaines, car les deux touche à la sérotonine.

du coup en quelques années mon humeurs c'est grandement amelioré, j'ai demander d'ailleurs le pourquoi du comment que j'en avais pas eu plus tôt de l'abilify, et la psychiatre ma répondue par une pirouète, un truc du genre "c'est votre vous vous droguer = humeur et état d'espris anormal = ne peux faire de diagnostique, puis plus tard j'ais reposer les questions, même réponse.....

maintenant encore plus comique, voire cosmique, oui, j'ai changer de psychiatre mais pas de cmp

le nouveau me sort parfois des perles, la dernière que je me souvien, on parlais d'arreter la clope, je cite, "la combustion vas dans les poumons" Huh  je lui ais fais rèpété 3 fois et la 3 éme il à donné des explication des plus fumeuse et la quatrième il à lacher l'affaire, sans reconnaitre qu'il racdontais nimp.

je le soupsonnerais presque de se droguer ce monssieur.... "la combustion vas dans les poumons"



pour les psychologue j'en garde un bon souvennir émotionnel faute de vrais souvenire...

par contre, j'en vois une en ce momment elle est adictologue, ne délivre donc aucun medoc, je trouve qu'elle fais tres bien sont boulot! rien à redire, c'est juste moi qui veux pas vraiment arreter le shit + tabac......
ont-est-pas-des-p'tit-joueurs-ont-est-des -as-pi-ra-teurs..... Big Grin

ton dealer c'est le facteur!!!   Masked 



#12
Parmis tout ce qui a été dit plus haut, et avec quoi j'aurais plutôt tendance à être en accord de manière générale il me semble qu'il y a une chose qui n'a pas été évoquée et qui pour moi fait la vraie différence entre un psychologue et des bons potes à qui parler, c'est la thérapie.

La thérapie, c'est pour pouvoir la faire qu'ils ont une ou des formations.

Là je vais parler de ma propre expérience, qui n'est pas forcément applicable à tout le monde j'en conviens (de toute manière ce n'est jamais applicable à tout le monde) mais qui permettra d'illustrer.

J'ai commencé à consulter cette année, quand j'étais vraiment dans le dur, et en arrivant j'ai dit à ma psy direct qu'il fallait que ça aille vite, que je partais en couille sévère, et que je savais pas pourquoi.
Du coup on fait ensemble le choix d'une thérapie, et j'ai commencé à suivre une ICV.
Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, c'est une thérapie qui se base beaucoup sur les neurosciences, et qui vise par une série d'exercices basés sur une ligne du temps constituée par le patient à remettre en lien des zones du cerveau qui n'ont pas communiqué ensemble à certains moments, notamment lors d'événements traumatisants. L'idée c'est de signifier clairement à ton cerveau que tu n'es plus dans l'événement, que ton corps est dans le présent, et que ce souvenir qui est resté bloqué dans ta mémoire à court terme peut repartir dans ta mémoire à long terme (je schématise un peu mais j'ai pas tous les mots exacts, déso).

J'ai commencé à aller mieux vite, et même si maintenant ça patine un peu, je sais que si je m'étais borné à parler à des potes j'aurais juste continué à raconter les mêmes problèmes encore et encore et à me plonger dedans, faire l'exact opposé en fait. Tandis que là, quand je ressors d'une séance j'ai le crâne qui chauffe, et je suis incapable de quoi que ce soit pendant une petite demie heure au moins et dans les jours qui suivent bah ça fait effet. Parfois j'ai des crises de violence en rentrant chez moi, mais la fois d'après on en parle, on essaie de savoir pourquoi cette réaction et pas une autre (j'ai toujours pas la réponse d'ailleurs mais bon c'est pas fini) et ça c'est clairement un travail que seul un professionnel peut t'apporter.

Ceci dit, au bout d'un moment c'est retombé vers l'enfance, le rapport à la mère etc... dont j'ai l'impression aussi que c'est toujours la réponse facile ou recherchée. C'est vrai aussi que des fois j'arrive et j'ai trop de trucs qui me prennent la tête, du coup j'y arrive pas, ou alors je lui raconte ma vie sentimentale pendant une heure et là j'ai un peu l'impression que oui, j'aurais pu faire ça avec un bon pote.
Seulement même là il y a une différence, c'est qu'il n'y a aucun jugement nul part, qu'il y a des années de pratique derrière qui l'aident à comprendre un peu mes ressors psychologiques et me les faire comprendre derrière, et puis aussi le fait que mes potes bah ils ont pas son âge, ni son expérience ou sa maîtrise du langage pour faire passer ses idées (que j'ai le droit de contredire d'ailleurs).

Un autre point que je voudrais soulever, et qui me parrait important, c'est la totale neutralité dont doit faire preuve un professionnel.
Durant ma thérapie j'ai aussi eu des choix à faire, pas forcément directement liés quoique... en tout cas, elle a pas fait ces choix pour moi, elle m'a pas aidé à les faire, elle m'a aidé à trouver un moyen de savoir ce que je voulais vraiment. Bon c'est plutôt formulé dans sa bouche en "ce qui vous fait du bien à vous et pas aux autres" mais c'est à peu près la même.
Ces choix là, quand j'en ai parlé autour de moi parceque c'était quand même une partie de mon avenir dont il était question, bah je me suis rendu compte que mes potes ils avaient plutôt TOUS tendance à mettre en avant le leur, à se prendre comme exemple et implicitement (voir explicitement ça dépend lesquels) à me pousser à faire le même qu'eux. En vrai j'exagère un peu mais la seule personne qui n'en avait rien à foutre tant que ça me convenait à moi, qui trouvait pas ça dommage ou du gachi ou du temps perdu ou je ne sais quoi encore, bah c'était pas mes potes c'était ma psy.

Après c'est sur, en vous lisant tous, j'ai l'impression d'avoir la chance d'être tombé tout de suite sur une bonne psychologue. Par exemple quand je lui parle de produits qu'elle ne connait pas elle cherche à chaque fois à savoir ce que c'est, quels sont les effets risques etc, et surtout pourquoi j'ai aimé ou non. J'ai jamais eu droit à une quelconque généralisation de "la drogue".

Et puis effectivement il y a aussi cette démarche soignant-soigné, je comprend qu'elle puisse bloquer mais c'est à mon sens justement là qu'on fait la différence entre des professionnels et des amis, et c'est aussi ça qui à posteriori, même si ça marche pas toujours autant qu'on voudrait, permet de se dire qu'on a fait un effort pour aller mieux et repartir un peu sur le chemin de l'auto appréciation.
#13
Un psy selon moi, compétent, doit déjà avoir réglé ces propres névroses pour avoir un angle de vue éclairé là où nous on a une blessure, un angle mort..
Le pb est quand les psys pêtent plus haut que leur cul.. je vais caricaturer, mais des psys diplomés de l'ancienne école avec un savoir gros comme un dictionnaire mais au final sont névrosés aussi.

Un psy compétent devrait être qqn de très souple psychiquement pour pouvoir traiter chaque cas spécifiquement et avoir un bon et grand vécu relationnel. Et une réelle passion à aider les gens et dans le relationnel.

Un psy qui donne un médoc, c'est un aveu d'impuissance.

C'est plus qu'un bon ami, pcq un ami va avoir des blessures relationnelles souvent, de l'attachement et va souvent, pas être à l'aise avec ta souffrance, pcq il s'inquiète. Et là ca permet pas du tout de transcender la souffrance. Car on a en face une peur de la souffrance de l'autre, au lien d'avoir un acceuil et une compréhension.
#14
Citation :Du coup on fait ensemble le choix d'une thérapie, et j'ai commencé à suivre une ICV.
Je suis intéressée, c'est l'abréviation de quoi exactement? Je le trouve pas dans ton message. Parce qu'après 4 ans de psycho je crois n'en avoir jamais entendu parler, du coup je suis sincèrement curieuse (on apprend pas tout en 4 ans de psy, pas du tout^^).


Sinon, bon comment dire... Je pourrais parler de pleiiiin d'expériences que j'ai eues mais je vais tenter un apport plus théorique. En fait si ça se trouve j'arrive avec mes gros sabots maladroits (pour changer^^) parler de trucs que tout le monde connait déjà mais en fait j'ai l'impression en lisant un peu ce topic que non, pas tout le monde.
Alors:

Un des problèmes majeurs de la psychologie en France (en Suisse et Belgique je sais pas, je vais parler de ce que je connais) c'est qu'on est encore très marqués par la psychanalyse, qui ne dit pas queeee des conneries mais qui n'est absolument pas une science, elle est même tout l'inverse en fait comme on ne peut pas réfuter ce qui y est dit, toutes les théories du psychanalyste reposant les unes sur les autres.
Hors la psychologie expérimentale, c'est une science "molle" si on veut, une science très (trop) jeune ça c'est vrai, mais une science quand même! Avec des études empiriques randomisées et tout!
Et donc le fait de confondre psychanalyse et psychologie, ça nous fait prendre un retard énorme sur les autres pays, avec en prime de nouvelles pseudosciences type PNL... On ne s'en sort plus.
Donc quand vous allez voir un psychothérapeute (qui est pourtant un titre protégé par l'état, et me semble avoir déjà plus de 'valeur officielle' que "cabinet de relation d'aide" par exemple), vous pouvez tomber sur des praticiens de tous bords ou presque, y compris psychanalystes. Même parmis les psychologues non psychanalystes vous pourrez trouver une variété de techniques très large.

Alors, je ne dis pas que la psychanalyse est totalement inutile... Si vous désirez faire une introspection de longue halène pour trouver des explications ou de la symbolique à votre passé, why not. Mais pour soigner une grippe, je suppose que la plupart d'entre vous préférera se rendre chez le médecin en première intention plutôt que chez un sorcier vaudou. Sauf que là, y a pas marqué sur la porte "médecin certifié" d'un côté et "sorcier" de l'autre, pour qui ne connait pas c'est au petit bonheur la chance, quasi tout le monde a la certif.

Du coup si je peux me permettre un tip pour soigner tout ce qui est dépression majeure, troubles anxieux en tout genre dont phobies, TOCs, généralisé, panique, PTSD..., troubles du comportement alimentaire ou addictions parmis tant d'autres, je vous invite chaudement à vérifier que votre futur thérapeute est spécialisé en TCC (thérapie cognitivo-comportementale).
C'est la seule psychothérapie à ma connaissance qui soit 100% basée sur les études scientifiques, avec une efficacité qui reste relative (ba oui, c'est ultra compliqué le psychisme :/) mais qui a été prouvée contre placebo.
Elle implique des exercices pratiques comme l'exposition progressive et contrôlée à un élément phobogène (comportement), puis par dessus à un débrief pour rationnaliser les situations et remplacer les croyances défaillantes par de nouvelles (cognition). La troisième vague inclut aussi de la méditation de pleine conscience, éventuellement.
C'est une thérapie généralement relativement courte pour les problèmes classiques, en moyenne une dizaine de séances.
Et elle nécessite beaucoup d'énergie de la part du patient, il ne s'agit malheureusement pas de juste parler une heure avec le psy, c'est se confronter progressivement au problème et avec les bons outils pour le résoudre (oui, même pour la dépression où on est au fond du trou, et c'est bien pour ça que c'est progressif. D'expérience je peux dire que les premières séances ont été pour moi les plus dures pour la dépé spécifiquement, puis de plus en plus simples au fil que ça se dégoupillait).
(J'aurais bien mit un lien d'un site clair et simple mais c'est aussi le site d'une psy donc ça ferait de la pub pour le coup...)

Après, bon psy ou mauvais psy arg, ça c'est plus compliqué de répondre. Il se doit effectivement de rester neutre, sans jugement et en mettant au maximum ses valeurs de côté (s'il ne peut pas le faire pour x ou y raison, il devra réorienter le patient vers un confrère), et d'instaurer ce qu'on appelle une alliance thérapeutique, qui évite normalement de placer le patient en mode soumission à l'autorité mais plutôt de le rendre actif de sa guérison.
En TCC il faut que le psy réussisse à guider le cheminement de pensées en donnant les bons outils pour ça aux bons moments, mais sans imposer de réponse, c'est au patient de la trouver (et ça, ouarg on avait fait des TPs vite fait là dessus, j'y trouve super dur, sauve qui peu j'aurais fait une horrible psy haha). 
Toujours en TCC un bon psy commencera par une anamnèse (apprendre à vous connaitre vous et vos problèmes) en douceur la ou les deux première.s séance.s, et posera avec vous un objectif clair et concret, ainsi qu'un nombre approximatif de séances pour y parvenir. Il fait au moins un point à mi parcours et si la méthode est jugée inefficace, elle doit être revue (toujours avec le patient bien sur). Ca demande de rester souple et à l'écoute.
Si un cas dépasse son champ de compétence seul (comme une psychose par exemple, mais plein d'autres), il se doit de réorienter la personne en lui proposant éventuellement un suivi en parallèle s'il est capable d'apporter tout de même quelque chose en plus.


Heuuu liste non exhaustive bien sur, très loin de là, j'en oublie forcément avec mon cerveau en Gruyère ^^ Et tout le monde peut ne pas être d'accord sur ces points mais c'est ce qu'on nous a apprit et j'y adhère. Certaines choses que j'ai énumérée sont des bases d'une TCC en fait. Et après oui, faut évidemment que le courant passe^^
(Et idem je suis re-embêtée parce que je trouve pas le code de déontologie des psys en France j'ai que celui américain sur le net, je suis deg ça aurait fait un bonus enfin tant pis... Au passage, le ricain a l'air beaucoup plus complet que le notre arf)


D'un point de vue subjectif sur mon vécu très très rapidement (ça commence à faire long), perso oui, la TCC m'a aidée^^ Mais j'ai une énorme tendance à la rechute et j'ai des soucis assez emboités les uns dans les autres bref; mais ouai ça m'a sortie avec brio d'un état à la limite de l'hikikomori et ce en quelques mois.
Loiiiin avant, de mes 15 à 18 ans, une personne en "cabinet de relation d'aide" m'avait bien aidée aussi, je lui dois beaucoup mais honnêtement malgré toute sa super bonne volonté il lui manquait certaines clés et j'aurais pu être mieux et plus rapidement prise en charge pour la dépression et phobie spécifiquement.

Et un point rapide sur les psychiatres: bon je suis biaisée sur eux car ils m'ont apporté globalement beaucoup plus de problèmes que de solutions, il y en a que je qualifierais de dangereux, vraiment, enfin comme partout vous direz, j'ai peut-être juste pas eu de chance.
Mais toujours est-il qu'ils ont pour beaucoup une formation en psychanalyse plus qu'en psychologie. Donc ouai eux, ils sont médecins ils prescrivent, mais pour le travail de fond à ma connaissance c'est plutôt avec les psys la plupart du temps non remboursés par la sécu Happywide (Et c'est pas le nouveau krash qui va arranger ça.)


Voilà c'est à peu près clair j'espère j'ai essayé de débroussailler ce qu'il me reste de connaissances vite fait, j'espère que c'est pas un message trop HS ou quoi parce que je crois qu'il faut plutôt parler de vécu à la base mais bon, on sait jamais.
Du coup pour moi un ("bon") psy en une phrase, ça sert à faire la passerelle entre la science et votre problème, dans la mesure du possible, et ainsi mettre à votre disposition des outils pratico-pratiques à l'efficacité cliniquement démontrée pour vous aider dans sa résolution.

xoxo les psychos^^
Love is a trap. The seduction of the most beautiful fantasy for the theft of the soul.
Opiates are the same.

l <3 5-HT & DA ~
Si tu peux lire ceci c'est que tu as l'âme d'un.e explorat.eur.rice, de bons yeux (ou une fonction zoom sur ton navigateur sophistiqué) et même mieux, que tu sais mettre un texte en surbrillance! Et ça, c'bow. :3 T'as tout mon respect.
#15
Oui désolé, j'ai oublié la signification de cette abréviation, et puis après j'ai oublié d'aller chercher...

ICV c'est pour Intégration du Cycle de la Vie (cheesy je sais) ou Lifespan Integration en anglais. Je précise car ça a été développé aux États-Unis et que c'est assez récent si j'ai bien compris. Donc ça expliquerai peit être aussi pourquoi tu l'as pas vu en psycho. L'article wikipedia existe et n'est pas mal foutu.

Maintenant je pense que je vais aller voir ce qu'est la PNL, un peu par curiosité et un peu pour la blague aussi. 

Merci au passage pour ta réponse, je trouve tu as très bien expliqué la différence entre les psychologues, psychanalystes, et même sans le préciser les amis parcequ'aucun ne peut pratiquer ce genre de choses!
#16
Yes, c'est good thanks! Je connsaissais pas du tout, bon via internet difficile de se faire une idée réelle parce que tout est toujours au compte gouttes pour les trucs pointus de ce genre je trouve.
Mais pour l'expérience, j'avoue qu'il y a full traumas dans le passé que j'ai jamais réussi à complètement virer, tu m'intéresses ^_^ En plus la version de base semble assez simple à reproduire chez soi en version cheap comme ça pour tester, ça coûterait juste un peu de temps (oh, et de quoi disposons-nous en ce moment?), jsuis hypée^^


Et oui les amis c'est forcément différent à mon sens^^ Mais je ne sous entends pas que l'un est meilleur que l'autre, c'est juste pas pareil et complémentaire je crois. Il peut y avoir des choses que certaines personnes ne diraient même pas à leurs amis et donc juste à un psy, qui a le secret professionnel tant qu'il n'y a pas mise en danger immédiate du patient (si un gus dit "je vais tuer toute ma famille demain" ça change un peu la donne haha). Mais sinon, ils peuvent avoir l'avantage de bien vous connaitre, d'être de bon conseils et un support émotionnel stable. Ouai le must à mon avis en cas de trouble psy ce serait d'avoir les deux, un bon entourage bienveillant et à l'écoute ET un bon psy compétent^^

Edit: Après ça dépend du problème aussi. Si le souci c'est un chagrin d'amour ou un deuil de trois mois sans envie de passage à l'acte, je pense que les amis seront plus intéressants (et moins chers^^). C'est une question vague qu'on nous a posée une fois à la fac, "comment aider un patient qui vient mais qui est pas malade, qui cherche "juste" un soutien" bein là... Je sais pas^^ La TCC peut aider pour des trucs non pathologiques mais faut que ce soit un travail précis, contre des symptômes particuliers. Là peut-être qu'un psy plus orienté sur la parole avec une approche plus ou moins psychanalytique ou autre, pourrait être mieux qu'une TCC je suppose. Après certains multiplient les casquettes aussi, bref ce bordel je vous jure! Mais les amis restent moins chers et, je trouve, plus proches de vous^^ En cas de pathologie par contre je pense qu'ils seraient vite limités malheureusement :/
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#17
(09/04/2020 20:25)Morning Glory a écrit :
En plus la version de base semble assez simple à reproduire chez soi en version cheap comme ça pour tester, ça coûterait juste un peu de temps (oh, et de quoi disposons-nous en ce moment?), jsuis hypée^^


Faut disposer d'un.e ami.e avec de la patience et une très bonne diction aussi!

Après je te donnerai bien quelques conseils parce que le processus est quand même assez intéressant, mais je m'en voudrai vraiment de faire de l'incitation à l'automedication ou son équivalent psychologique.
#18
Tant que tu te contentes de partager ton expérience et ton opinion je ne vois aucun problème, ce forum est là pour ça Wink
méditation                                                             

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#19
Bein moi jveux bien, EEEEHeh, ce serait sympa Smile
Bon je sais pas trop où je vais trouver cet.te ami.e par contre lol, surtout avec le confinement^^... Mais même pour comprendre un peu mieux ce serait cool^^
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#20
Ok ok, alors...

Je connais pas trop la théorie, uniquement la pratique, mais je ne suis vraiment pas sûr que seul ça marche. 

La première chose, c'est de construire sa ligne du temps, qui peut être évolutive. On part du premier souvenir, jusqu'à aujourd'hui. Les souvenirs doivent tenir en quelques mots, peuvent être un événement ou juste une impression, sensation, couleur, odeur... Un par an si possible, mais c'est possible d'avoir des trous. C'est possible aussi d'en avoir plusieurs pour la même année, mais il faut qu'ils soient significatifs. Ça sert à rien de mettre tous ses bons et mauvais souvenirs de l'année passée. Ça sert à rien non plus de mettre son souvenir du nouvel an à chaque fois.

Ensuite, l'exercice va consister en une vingtaine de lectures de la ligne à haute voix par le/la thérapeute, encadrée par des phrases d'accroche et de fin. L'accroche servant à signifier les premières impressions de vie dont on ne garde en général aucun souvenir mais qui sont tout de même ancrés, la clôture à ramener à l'instant présent (généralement par le biais d'un souvenir de la semaine passée, pas plus important que les autres dans la ligne du temps mais marquant par rapport aux derniers jours). 
Pendant la lecture, il est important que le patient.e ne reste pas totalement immobile dans un fauteil ou autre, car le but est justement de traiter tous ces souvenirs, de les faire entendre, pendant que le corps sait qu'il est dans le présent. Suivant la sensibilité l'action physique dans l'instant présent peut consister à macher un chewing gum, triturer un objet à la con sans réfléchir, marcher en ronds ou tout autre mouvement ne demandant absolument aucune réflexion.

Il est possible de faire des pauses, histoire de recuillir quelques impressions à chaque fois, les réflexes de contraction involontaire ou autre pouvant ne pas se passer au même moment de la ligne suivant la séance. 

Il est aussi important de sauter volontairement certains souvenirs d'une lecture à l'autre, ce qui va permettre de les faire ressortir quand on les entend alors qu'à la lecture précédente non. Ça c'est la version de base. 

Ensuite, pour pouvoir aller plus en profondeur, certaines séances sont consacrées à des "zooms" sur une période donnée, après avoir identifié une ou quelques années charnières du développement psychologique. Pour cela une autre ligne du temps est construite, contenue dans cette période et plus précise. La lecture avec omissions volontaires étant la même.

Je sais qu'ils y a d'autres étapes après, mais je n'ai pas fini ma thérapie donc je sais pas trop en quoi ça consiste. 
Je sais aussi qu'il y a plusieurs manières de faire sa ligne du temps. Celle d'un ami qui suit aussi une ICV chez une autre psychologue est basée sur une image par an, pas plus pas moins.
La mienne est évolutive, si un souvenir en appel un autre je peux le rajouter, pas sûr que lui puisse. 

Pour aller plus loin dans la théorie, l'idée de faire construire au patient.e sa ligne du temps vient du fait que cette thérapie est sensée avoir des effets relativement rapides. On part donc du principe que l'événement traumatique/trop influent sera forcément dedans, et donc qu'il sera traité même sans être forcément identifié.

Le dialogue avant et après la lecture pourra permettre au fur et à mesure de le/les identifier, et les zooms de mieux traiter les moments clés qui ne se limitent pas à un événement traumatisant mais aussi à l'avant/après.

Voilà, j'espère que ce sera suffisant pour s'intéresser à la théorie de la chose.
Je pense que ça l'est pour tester chez soi, chose que je ne conseille pas car l'écoute et l'observation de la part du thérapeute sont assez importants même si ça peut avoir l'air très mécanique. De plus il y a une manière d'amener les choses, de selectionner les souvenirs, de fluidifier le processus qui seraient je pense assez difficiles à reproduire sans expérience. (Après si tu tiens à le faire, moi j'ai arrêté pendant le confinement parceque le dialogue pas face à face physiquement j'ai du mal mais mon pote continue sur skype).
#21
Bien que continuer sur cette opposition psy/ami puisse sembler stérile, je trouve qu'elle peut servir, même de façon artificielle, à mettre en valeur les limites ou les avantages de l'une ou l'autre méthode.

Je trouve que les amis ont l'avantage de nous connaître dans la vie quotidienne. Quand on voit un psy une heure par semaine, on peut lui mentir, même inconsciemment. On peut travestir la réalité d'une façon qui nous arrange, justifier des actes ou des comportements en chargeant notre environnement, etc. Et même sans ça, il peut être extrêmement difficile de dévoiler certains aspects de sa personnalité dans un contexte de cabinet. Comment parler avec justesse de son rapport au conflit, à l'amour, au rejet, aux groupes, à l'imprévu, dans un cadre sécurisé et face à une personne seule, avec laquelle on n'a pas d'enjeu particulier ? Bien qu'un bon psy soit censé pouvoir détecter ce genre de biais, je ne crois pas non plus en un pouvoir d'extra-lucidité qui permettrait l'objectivité ultime du pratiquant.

Un.e ami.e nous connaît dans nos réactions quotidiennes, pour peu qu'il soit assez proche de nous. Il nous voit réagir à chaud, parler à d'autres personnes, il nous voit quand on est grossier, mal embouché, mal préparé. Bon je vais pas faire la liste de tout ce qu'un ami sait de nous mais il peut nous secouer quand on abuse, quand on exagère, quand on est injuste, quand on pourrait faire un ptit effort, etc. Et à l'inverse il peut nous prévenir, nous rassurer, nous consoler.
Je veux dire que lorsqu'on a un problème à régler, l'impartialité et l'écoute du psy ne sont pas toujours suffisants car peuvent nous entretenir dans une illusion en jouant le rôle de miroir. Je ne sais pas si ce que je dis est juste.
méditation                                                             

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#22
Pour ce qui est du mensonge au psy, je peux confirmer que c'est un problème. Pa rrapport à ce que dit tridimensionnel, je pense qu'on peut aussi ajouter le fait que le psy ne connais pas forcément la manière dont tu te protèges. Typiquement, moi mon psy pensait  que j'étais ouverte à la thérapie parce que je parlais beaucoup, mais mes potes savent que c'est au contraire quand je me tais que je suis prête à m'ouvrir, et que quand je déblatère, c'est juste que je fais des speechs pour éviter le sujet.


Résultat du psy; rapport à l'identité malsain - c'est qu'on s'invente toute une personnalité, à ce jeu-là -, peur énorme de la psychologie, de la psychiatrie, des hopitaux et de tout ce qui est lié, et pas beaucoup d'effets bénéfiques. En comparaison, je n'ai jamais réussi à mentir longtemps à des amis. Ils ont toujours fini par réussir à me faire parler. Maintenant, j'ai pris l'habitude grâce à eux d'être franche, et de ne pas hésiter à demander de l'aide à mes potes. Alors que je suis pas capable de retourner voir un psy.

Donc je sais pas, je pense que ça dépend de ta manière de te protéger, de t'ouvrir à l'autre. Par exemple, moi je suis quelqu'un de franc mais si je sens qu'une personne a un intérêt - financier ou autre- à me connaître ou cherche à me catégoriser, ou que j'ai un peu peur, je passe en mode manipulation et je parle, parle parle, avec des tactiques d'argumentation qui pourrait sortir de la sphère politique, et un psy, il aura tendance à m'encourager vu que son taf se base sur la parole.
Alors qu'une personne plutôt cachottière ou pas à l'aise pour s'exprimer avec les gens aura peut-être plus le besoin de s'ouvrir avec un psy et donc lui tendra moins de pièges, et son silence sera révélateur pour le psy de ses problèmes.

En fait je crois que non seulement le psy est un "miroir" comme a dit tridimensionnel, mais en plus il veut être un miroir; il veut te faire aller dans la direction où tes paroles vont, il veut en somme "t'écouter". Mais si en face, tu as tendance à " travestir la réalité", ça peut devenir dangereux. Et si tu te protèges et que t'es suffisament doué pour la manipulation, tu peux totalement décider de ce que tu vas projeter sur le miroir, et ça peut presque devenir un jeu.
D'ailleurs en hôpital psy pour mineurs, c'était effectivement un jeu, avec les psychologues comme les psychiatres. On se partageait des tournures de phrases à leur balancer, on élaborait des stratégies pour avoir l'air d'aller bien...  Presque comme à un exam " vas-y tu peux me copier mais change la formulation sinon il  va s'en rendre compte".On s'inventait un personnage qui serait crédible avec nous-même mais qui aurait l'air d'aller mieux, et on se faisait des petits discours pour crédibilliser le perso, comme un acteur. On s'entraînait même entre nous, quand on étaient seuls, et les petits nouveaux étaient intégrés dans notre stratégie dés qu'ils arrivaient...
#23
A la fois si tu vas voir un psy normalement c'est de ton plein gré, alors ouai l'hosto pour mineurs c'est surement différent... Mais sinon effectivement le but du jeu c'est d'être le plus honnête possible, d'où la neutralité du psy mais oui je comprends que ça puisse en rebuter certain.e.s.
Et oui sinon le psy te connait moins qu'un pote, c'est clair, même les potes je trouve qu'ielles sont pas capables de nous connaitre parfaitement, personne en fait, donc un parfait inconnu ça rend les choses d'autant plus compliquées en cas de biais de désirabilité sociale ou juste de mode de fonctionnement de la personne. Rien n'est parfait.
Mais en règle générale si tu es vraiment prêt.e à travailler sur toi, que le courant passe bien et qu'on te donne des exos à faire, tu essayes déjà de ton mieux et d'être le/la plus honnête possible sur les résultats, non? .__.
Après ouai y a des trucs... genre certains cas vont provoquer le mensonge, soit pour faire plaisir au thérapeute lol soit pour le manipuler par exemple. Donc oui y a des limites.
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#24
Je pense que ça peut être plus compliqué que ça dans la tête d'un patient en face.
C'est-à-dire que si on est " prêt à travailler sur soi", ça veut pas forcément dire qu'on est prêt à être honnête.
Pas forcément envie de parler de mon expérience personnelle, je vais essayer de parler en général.
On a rarement toute notre personne qui veut une seule chose; ce que je veux dire, c'est que l'attitude d'une personne n'est pas systématiquement complètement cohérente. On peut très bien être prêt à travailler sur soi, mais ne pas savoir exactement jusqu'où on se sent capable d'aller, et donc avoir des difficultés à se montrer honnête.
On peut prendre des exemples assez parlants; une personne qui a un dédoublement de personnalité, bah il y a peu de chances pour que toutes ses personnalités veuillent être soignées.
Ou encore quelqu'un qui aurait une amnésie après un traumatisme, il y a de fortes chances que, si le psy commence à tourner du coté de son passé, elle change complètement la réalité, inconsciemment, et qu'elle angoisse et se bloque si il s'en rend compte.
Il y a aussi des choses qu'on prend l'habitude de cacher, la drogue ça peut en être une d'ailleurs. Je pense que c'est pas aussi logique que ça dans la tête des patients le plus souvent, même quand on veut vraiment travailler sur nous-mêmes ( même si bien sur il y a sans doute plien de contre-exemples et ce n'est qu'une supposition).
#25
C'est-à-dire que si on est " prêt à travailler sur soi", ça veut pas forcément dire qu'on est prêt à être honnête. 
Oui et oui.

Exemple un peu moins haut en couleur, tenter régler des problèmes inter-personnels en allant voir un psy pour "arrêter de se faire marcher sur les pieds" alors qu'en fait c'est soi qui collectionne tendances autoritaires et délire de persécution.
On pourrait en imaginer plein d'autres.
Ensuite le travail d'un bon psy serait de repérer cette dissonance et d'amener le patient à travailler sur autre chose que ce qu'il est venu chercher. Mais il faut être vraiment bon.
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#26
Y'a tellement de branches et de méthodes différentes dans la psychologie que c'est assez difficile de faire des généralités sur eux au final. Il faudrait le plupart du temps passer des mois à faire le tour de psy de sa ville pour avoir une chance de trouver celui avec qui ça colle vraiment. Et c'est pas parce que ça colle qu'il est forcemment bon et qu'il va être capable de nous aider.

Personnellement je connais pas grand monde qui sorte réellement grandi d'une thérapie chez le psy mais ça donne l'impression d'avancer donc ça fait du bien à pas mal de personnes j'imagine. Mais bon je vois pas de différence significative entre ceux qui vont voir un psy, un sophrologue ou un prêtre, c'est un peu le même délire.

Je pense qui si on est vraiment motivé à se remettre en question et à chercher ce qui peut clocher chez nous c'est mieux de le faire soi même, ça me parait un peu risqué de mettre son égo et sa santé mentale entre les mains d'un inconnu qu'on paye, surtout que généralement on est en position de faiblesse et prêt à gober un peu n'importe quoi.

En ce qui concerne les addictologues c'est comme pour tout il y a en de très bon qui aiment ce qu'ils font et se tiennent un peu au courant et puis il y a les autres.
GALA GALA

"Il y eut une fois, dans un recoin éloigné de l'univers répandu en d'innombrables systèmes solaires scintillants, un astre sur lequel des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la plus orgueilleuse et la plus mensongère minute de l' "histoire universelle". Une seule minute, en effet. La nature respira encore un peu et puis l'astre se figea dans la glace, les animaux intelligents durent mourir. - Une fable de ce genre, quelqu'un pourrait l'inventer, mais cette illustration resterait bien au-dessous du fantôme misérable, éphémère, insensé et fortuit que constitue l'intellectuel humain au sein de la nature. Des éternités durant il n'a pas existé ; et lorsque c'en sera fini de lui, il ne se sera rien passé de plus. Car ce fameux intellect ne remplit aucune mission au delà de l'humaine vie. Il n'est qu'humain, et seul son possesseur et producteur le considère avec pathos, comme s'il renfermait le pivot du monde". 
#27
[ Je pense qui si on est vraiment motivé à se remettre en question et à chercher ce qui peut clocher chez nous c'est mieux de le faire soi même, ça me parait un peu risqué de mettre son égo et sa santé mentale entre les mains d'un ]

Je pense que souvent la motivation ne suffit pas et que malgrès nous on peut continuer à reproduire les mêmes schémas. Dans certains ca, le fait de se faire aider par une personne extérieure compétente me parait indispensable. Mais en effet c'est super important de bien la choisir et pas hésiter à en changer si ça nous convient pas.
Le "psy classique" ça semble souvent avoir ses limites mais il y a multitudes d'approches différentes. A l'époque d'internet on a la chance de pouvoir en avoir connaissance, faut juste essayer et trouver celles qui nous correspondent.
#28
Je suis aussi de l'avis qu'il est naïf de tout vouloir faire solo, ça peut vite être lourd à porter et l'individu mal renseigné a vite fait de passer à côté de certains éléments ou de simplement mal s'y prendre pour se guérir, là où le pratiquant formé pourra plus facilement donner des pistes.

Un des gros soucis de la psychologie en France imho c'est l'accent particulier mis sur la théorie durant la formation (avec fort héritage psychanalytique), au détriment de la pratique, ce qui donne facilement des psys incompétents au début de leur carrière. L'équation personnelle du thérapeute entre aussi en jeu, j'ai tendance à croire qu'une personne éduquée et armée (guérie ?) face à ses propres travers psychologiques et mécanismes de projection aura une influence sensiblement plus efficace sur les processus de guérison du patient. Mais ça, ça vient pas avec le diplôme de psy ^^

En tout cas ce topic me fait me dire qu'on vit dans un drôle de monde, un monde aux liens interindividuels si lâches et défaits que le rôle thérapeutique de l'amitié et de la confiance ne semble même plus aller de soi. L'être humain est pas fait pour avancer solo.
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"Voir la paille dans la narine du voisin et ne pas voir la poutre sous la nôtre."
#29
Ce que je retire de vos témoignages et de mon introspection revient à la même chose, c'est que c'est d'abord nous qui devrons vouloir changer, travailler sur nous. Personne ne pourra le faire à notre place, ni un psy, ni un ami, quelque soit sa compétence.

Moi aussi, je pensais que l'écoute était le point clé, pcq j'ai un témpérament ou j'aime pas mentir et quand je le fais plus subtilement sur certaines choses, bah je le capte vite, ça me met à l'aise devant cette vérité et pour me protéger, je préfère rien dire, que de mentir donc.. (ou alors je rentre dans des généralités pour pas creuser).
Mais j'ai vu qu'il y a des personnes qui fonctionnent différement, quand elles ont l'occasion de s'inventer une vie pour protéger qqch, elles le font.

C'est intéressant ce qu'a dit Lunatic, pcq moi j'ai pas de dédoublement de personnalité au sens clinique du terme, mais je vois que j'ai plein de mini personnalités en moi. Et y'a des parties de moi qui veulent travailler sur soi et d'autres qui en ont absolument rien à faire, en ont peur et feront tout pour éviter de le faire.
C'est dingue quand même..
J'ai l'impression le plus gros travail c'est justement de changer ces mini personnalités extrêmement butés en soi pour que ca change car c'est elles qui vérouillent tout et mettre en place toutes les stratégies haut possible.

Et oui personne peut le faire le travail à notre place, mais selon notre personnalité globale, quelqu'un en face qui sert de miroir peut aider, mais seulement aider. Moi je sais que quand j'ai pas envie de voir une émotion, une vérité en moi, je sais exactement comment faire pour ne sentir, ne pas voir.. c'est très facile. Et je suppose que chacun à ses stratégies, donc quand on décide (ou plutot qu'une partie de nous) de ne pas aller voir ça... bah on ira pas. Peu importe ce que l'ami et le thérapeute vont faire. Ils peuvent peut être enclencher un levier pour faire basculer le verrou mais c'est à l'intérieur de nous qu'on devra céder.

Citation :En tout cas ce topic me fait me dire qu'on vit dans un drôle de monde, un monde aux liens interindividuels si lâches et défaits que le rôle thérapeutique de l'amitié et de la confiance ne semble même plus aller de soi. L'être humain est pas fait pour avancer solo.

Je suis d'accord.. Pour ma part c'est lié à des blessures. Qui remontent à la famille. J'ai le souvenir de m'être senti tellement rejeté et pas accepté dans ma famille quand j'étais sincère avec ce que je ressentais. Que j'ai une panique incroyable quand je ressens des choses devant des gens qui me sont proches.
Le paradoxe est énorme, je peux être plus vrai avec des inconnus ou des thérapeutes qu'avec des amis.. pcq l'ami me renvoie à la famille.

Je sais pas si mon cas peut s'étendre collectivement dans une certaine mesure.
Donc cette "lacheté" ca vient pas forcemment de nulle part mais de certaines expériences.
#30
(25/06/2020 11:44)Trickster a écrit :
Mais bon je vois pas de différence significative entre ceux qui vont voir un psy, un sophrologue ou un prêtre, c'est un peu le même délire.


Ouais enfin le propre de la psychologie c'est quand même d'être une branche de la science, donc a priori avec une base méthodologique et épistémologique précise.

Le prêtre peut te dire n'importe quoi, le sophrologue aussi, ta voisine du deuxième aussi, le psychologue est un professionnel avec tout ce qu'un rapport professionnel implique de distance, de recul,etc...

Après il y a aussi le phénomène inverse de celui qui prétend que les psy ne servent à rien c'est celui qui consiste à leurs donner des rôles qu'ils n'ont pas et d'attendre d'eux une solution miracle.

J'ai toujours vu le psychologue comme un compléments à une hygiène de vie saine, de bon rapports avec les parents, de bons amis, une philosophie existentielle, un travail sur soi.
Le psychologue ne peut pas tout rattraper, et tout dans la vie ne se résume pas à des psychologisme, il faut aussi résoudre ses problèmes d'ordre divers, sexuels, financiers...

La majorité des gens vont consulter pour des problèmes liés au stress chronique. Stress engendré certes par des pathologies, mais aussi par des facteurs environnementaux: les conditions de travail aliénantes, le manque de sens, la solitude des grandes villes, la déconnexion du réel qu'alimente les médias et les écrans omniprésent.

Bref la psychologie d'un individu ce n'est pas quelque chose de fixe et ça ne dépend pas uniquement de sa volonté. Le psychologue soulage par des appuis précis ce qui peut l'être, pour le reste il faut se débrouiller avec le réel.




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