Psychonaut

Version complète : Rêves vs Droj
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Voilà une semaine que je n'ai pas fumé de cannabis. Et comme à chaque fois je recommence à me souvenir de mes rêves le matin.

J'aimerai m'attarder un peu là dessus car cela me motive désormais à stoper ma consommation quotidienne. En effet, j'ai tendance à prendre des drogues comme défouloir . Je vais pas bien : je vais me mettre dans le mal mais moi même. Maxi cuitasse qui finit en vomi ou trip pas cool aux psychés ou dissos, c'est comme ça que je fonctionnais. 

Seulement cette fois je me réveille avec le souvenir bien distinct d'un rêve plus cathartique que n'importe quelle prise de drogue. J'ai envie que ça recommence, et donc je n'ai plus trop envie de prendre de drogues. Ou pas autant. Pas les mêmes. Fumer moins c'est sûr. Peut être à la limite quelques plantes dont j'ai oublié le nom et qui, d'après ce que j'ai lu ici et là, permettent de pousser les rêves lucides. 

Il n'y a pas vraiment de question, juste un questionnement de fond indistinct. 
Remplacer l'un par l'autre ? Est ce que ça aide vraiment à aller mieux ? Quelle est la différence entre le travail inconscient qui se fait sous psychés et dans les rêves ? 

Voilà c'était pour lancer la discussion Smile
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Je pense pas qu'on puisse compter que sur les rêves nocturnes pour combler un vide.

Faut surtout rêver éveillé dans la journée.

(17/05/2022 13:21)EEEEEHeh a écrit : [ -> ]Quelle est la différence entre le travail inconscient qui se fait sous psychés et dans les rêves ?

L'inconscient joue dans les deux, néanmoins ce qui change c'est que sous psyché tes perceptions fonctionnent à pleins régime, la ou endormie un stimuli perceptif trop important va te réveiller.

Et puis à moins de faire des rêves lucides, quand tu plane sous psyché tout est bien plus manipulable par la conscience et ta volonté.

Et puis ce qu'on retient d'une expérience psyché c'est pas forcement le coté abstrait et planant des hallus ou des idées mais aussi les sensations corporelles, les émotions fines, le touché le gout l'odeur.
C'est plus vivant. Mais après il faut aussi gérer les risques.

Après le rêve à un avantage c'est que toutes les barrières se lâchent et les tracas du monde ne font pas irruption de manière matériel donc tu "profite" de ton rêve débarrassé de la moral, du jugement d'autrui, de tes problèmes persos, de tes désagréments physiques.
L'accès au rêve est "gratuit" en quelque sorte. Liberté totale pour le cerveau.
À une période de ma vie où j'accordais plus d'importance que maintenant à mes rêves (concrètement, je prenais moins de benzos), ils faisaient pleinement partie de ma vie spirituelle.
Notamment, je ne rêvais jamais des personnes auxquelles je tenais, à moins de les avoir perdues. C'était alors très difficile et émotionnel de retrouver en rêve quelqu'un qui me manquait, mais ça me renseignait aussi sur le deuil en cours, ça me mettait le nez dedans si l'on peut dire. Il y avait l'idée d'un processus, je voyais les évolutions non seulement du rêve lui-même, mais de mon ressenti au réveil.
J'ai fait des rêves extrêmement symboliques où j'ai tué un agresseur, ou protégé un amant du regard de ma mère... Ça m'a renseignée de façon parfois glaçante, non pas sur les autres, mais sur la place des autres en moi.
Bon là ça a un peu changé, je fais des rêves assez "bateau", sur des choses que je vie ou que je désire. Du coup je rêve des gens.

En ce qui concerne le défouloir c'est clair que je me suis souvent réveillée après des rêves complètement épiques ou terrifiants, en me disant qu'il n'y a que dans cette dimension que je peux vivre de telles sensations. Des rêves de chateaux hantés, de dragons, de prisons maléfiques, de clan...
Et enfin je trouve qu'il y a quelque-chose de très ludique à interpréter la matière des rêves. Bref, oui aux rêves, non à la drogue ! Merde, j'ai failli me convaincre moi-même x)
(17/05/2022 14:36)Mr Sandman a écrit : [ -> ]Je pense pas qu'on puisse compter que sur les rêves nocturnes pour combler un vide.

Ouais fin sur la drogue non plus. Ptêtre que ça marche pour certains je dis pas, mais moi non. 

Après est ce que l'ouverture perceptive est vraiment du domaine de l'inconscient ? Jsais pas mais c'est pas tellement là qu'il y a lien entre rêve et drogue à mon avis. Je pensais plus à un truc du genre : on a des réalisations sous psylos qui peuvent parfois s'avérer vraies, souvent sur nous même. Il en va de même pour les rêves. Mais je pense pas que ce soit le même mécanisme ni les mêmes réalisations. 

Typiquement ce que raconte Tridi c'est le genre de choses que j'avais en tête, sans les avoir vécues/nommées. 
Et même je suis pas tout à fait d'accord pour dire que c'est bateau de rêver de ce qu'on désire. Parfois c'est justement en le rêvant qu'on se rend compte qu'on désire quelque chose. Et ça s'exprime alors de manière plus claire que quand on s'en rend compte sous LSD et qu'on a du mal à s'en rappeler après, entre les hallus et la phase de 2h30 sur la même track de Pink Floyd... A condition de se rappeler de son rêve bien sûr, cela vaut pour les rêves et pour la drogue. 

Et puis pour finir sur les rêves lucides, je crois que si ça avait été un rêve lucide (celui qui est à l'origine de la création de ce topique) ben j'aurais fait exactement la même chose.
(17/05/2022 13:21)EEEEEHeh a écrit : [ -> ]Il n'y a pas vraiment de question, juste un questionnement de fond indistinct. 
Remplacer l'un par l'autre ? Est ce que ça aide vraiment à aller mieux ? Quelle est la différence entre le travail inconscient qui se fait sous psychés et dans les rêves ? 

J'ai l'impression que tu compare les rêves et la drogue sur leur capacité à être cathartiques, à aider à surmonter une mauvaise passe. Dans ce cas là les rêves sont sûrement moins dangereux, puisque c'est dur de surdoser un rêve. Mais de là à remplacer les rêves par la drogue... Pour agrémenter un film, une teuf ou autre les rêves ca marche moyen.

Mais l'idée est belle ^^
(17/05/2022 14:55)Tridimensionnel a écrit : [ -> ]En ce qui concerne le défouloir c'est clair que je me suis souvent réveillée après des rêves complètement épiques ou terrifiants, en me disant qu'il n'y a que dans cette dimension que je peux vivre de telles sensations. 

C'est marrant j'ai l'impression que ce qui nous entraine vraiment émotionnellement dans le rêve c'est l'idée qu'on se fait sur le coup qu'on vit quelque chose de parfaitement réel.

Mais en dehors de ça je trouve les sensations/émotions des rêves un peu minimes par rapport à la complexité et la subtilité de celles que j'éprouve dans la réalité.

Dans les rêve tu vis parfois quelque chose de spectaculaire comme si ça t'arrivais vraiment, pourtant les émotions ne sont pas proportionnelle à ce que ladite expérience aurait provoqué chez moi éveillé.

Pareil ça m'arrive de faire des rêves érotiques, ben ça n'a pas le dixième de l'intensité que ça a dans la réalité.

Je parle même pas des cauchemars ou si certains m'étaient vraiment arrivé j'en resterais trauma à vie.

C'est un peu évident mais j'ai l'impression que si il y a une telle distance c'est justement parce que le rêve reste fondamentalement abstrait de par le fait qu'il ne mobilise pas le corps, les sensations corporelles, les perceptions.

(17/05/2022 15:51)EEEEEHeh a écrit : [ -> ]Ouais fin sur la drogue non plus. Ptêtre que ça marche pour certains je dis pas, mais moi non.

Nan tkt je sais, c'était juste pour la rigolade pour sortir une phrase un peu bateau.

(17/05/2022 15:51)EEEEEHeh a écrit : [ -> ]Et même je suis pas tout à fait d'accord pour dire que c'est bateau de rêver de ce qu'on désire. Parfois c'est justement en le rêvant qu'on se rend compte qu'on désire quelque chose.

Justement ton désir t'était caché, il était inconscient. Donc c'est réciproque, tu rêve de ce que tu désir sans le savoir. C'est en ce sens que les rêves sont des révélateurs de manques affectifs ou matériels.

C'est en ça que c'est bien foutu, ton cerveau te dit littéralement ce que tu dois désirer, non par envie superficielle de consommation ou quoi mais seulement ce qui te manque pour ton propre bien.
Citation :ça m'arrive de faire des rêves érotiques, ben ça n'a pas le dixième de l'intensité que ça a dans la réalité.
Ouah, tellement pas d'accord ! Je vais pas épiloguer Big Grin

J'éprouve une vraie facination pour l'entre-reve, la phase hyponagogique, celle où l'on est encore conscient mais où surviennent des images, des scènes, où j'ai l'impression qu'on me parle. (je profite qu'il n'y ait pas de sujet pour raconter ce qui me vient par la tête). C'est comme entrevoir des voiles d'autres réalités, des existences qui naissent et disparaissent une fraction de seconde, juste le temps de les appercevoir. C'est comme feuilleuter des livres à l'heure de fermeture d'une bibliothèque.
Ça a un peu alimenté une addiction au zolpidem, alors même que l'hypnagogie du zolpi m'était assez désagréable. D'ailleurs j'ai qqpart un TR de zolpi où j'essaye de trouver des réponses, vu que je suis pas foutu de faire de rêve lucide sur commande.

Mon plus grand kiff onirique est de lire en rêve. Abyme impressionnant. Le livre est forcément un produit de mon esprit, mais j'y prends mon pied comme si c'était celui d'un autre.
Avoir des amis en rêve, c'est si triste au réveil. Je me rappelle d'eux, et surtout du sentiment d'amitié, si fort, qui prenait presque toute la perception. J'ai rêvé deux fois d'un chien, j'ai l'impression de l'aimer encore.

Il y a plusieurs phases de rêve, ce n'est pas LE rêve. L'hypnagogie est absurde, subtile, malicieuse. Le rêve profond est presque cohérent, il marque. À la fin de la nuit le rêve se dilue en frivolités accolées puis en sable...


Ah et pour la petite histoire, j'ai déjà rêvé que je couchais avec mon père. Ça n'avait rien de remarquable, je me suis juste réveillée en me disant "bon, ça c'est fait lol".
Mdrr j'étais pas prêt à lire ça 

C'est vrai que l'état de demi éveil est particulièrement intéressant pour ça. Pour le coup, je le trouver presque plus que le rêve lucide. De la petite expérience que j'en ai, le rêve lucide a un côté très imprégnant mais aussi assez brouillon, tout n'est pas trop défini, les contours sont flous si je puis dire. C'est à mon sens ce qui donne en tout cas le ressenti de rêve. 

Le rêve du demi sommeil lui a un côté plus concret, plus net. On peut se heurté à l'incohérence des choses, les remanier, les re réfléchir pour que ça marche mieux, ça devient une vraie construction qui ne laisse que peu au hasard. 

A ce moment là on perd un peu de spectaculaire je crois, mais c'est là que ça devient plus intense aussi. 

(17/05/2022 16:08)Mr Sandman a écrit : [ -> ]Justement ton désir t'était caché, il était inconscient. Donc c'est réciproque, tu rêve de ce que tu désir sans le savoir. C'est en ce sens que les rêves sont des révélateurs de manques affectifs ou matériels.

C'est en ça que c'est bien foutu, ton cerveau te dit littéralement ce que tu dois désirer, non par envie superficielle de consommation ou quoi mais seulement ce qui te manque pour ton propre bien.

J'avoue c'est bien foutu, et c'est sûrement ce qui doit donner le côté cathartique aussi. Enfin ça me semble plausible.

Et ouais @Skruffy c'est justement ça que je cherche.
(17/05/2022 16:41)Tridimensionnel a écrit : [ -> ]Ah et pour la petite histoire, j'ai déjà rêvé que je couchais avec mon père. Ça n'avait rien de remarquable, je me suis juste réveillée en me disant "bon, ça c'est fait lol".

Freud approves
(17/05/2022 16:41)Tridimensionnel a écrit : [ -> ]
Citation :ça m'arrive de faire des rêves érotiques, ben ça n'a pas le dixième de l'intensité que ça a dans la réalité.
Ouah, tellement pas d'accord ! Je vais pas épiloguer Big Grin

J'éprouve une vraie facination pour l'entre-reve, la phase hyponagogique, celle où l'on est encore conscient mais où surviennent des images, des scènes, où j'ai l'impression qu'on me parle. (je profite qu'il n'y ait pas de sujet pour raconter ce qui me vient par la tête). C'est comme entrevoir des voiles d'autres réalités, des existences qui naissent et disparaissent une fraction de seconde, juste le temps de les appercevoir. C'est comme feuilleuter des livres à l'heure de fermeture d'une bibliothèque.
Ça a un peu alimenté une addiction au zolpidem, alors même que l'hypnagogie du zolpi m'était assez désagréable. D'ailleurs j'ai qqpart un TR de zolpi où j'essaye de trouver des réponses, vu que je suis pas foutu de faire de rêve lucide sur commande.

Mon plus grand kiff onirique est de lire en rêve. Abyme impressionnant. Le livre est forcément un produit de mon esprit, mais j'y prends mon pied comme si c'était celui d'un autre.
Avoir des amis en rêve, c'est si triste au réveil. Je me rappelle d'eux, et surtout du sentiment d'amitié, si fort, qui prenait presque toute la perception. J'ai rêvé deux fois d'un chien, j'ai l'impression de l'aimer encore.

Il y a plusieurs phases de rêve, ce n'est pas LE rêve. L'hypnagogie est absurde, subtile, malicieuse. Le rêve profond est presque cohérent, il marque. À la fin de la nuit le rêve se dilue en frivolités accolées puis en sable...


Ah et pour la petite histoire, j'ai déjà rêvé que je couchais avec mon père. Ça n'avait rien de remarquable, je me suis juste réveillée en me disant "bon, ça c'est fait lol".

Arf j'ai l'impression que tu fais des rêves bien plus intéressants que les miens je suis jaloux  Blush

Je ressent un peu cette mélancolie d'avoir rêvé d'amitié et d'amour et tout mais ça me touche pas tellement une fois réveillé...Disons que ça dure pas longtemps...

Par contre je suis intéressé par le potentiel des rêves lucides. Seulement je sais pas si c'est le sujet du topic...

(17/05/2022 18:43)Skruffy a écrit : [ -> ]
(17/05/2022 16:41)Tridimensionnel a écrit : [ -> ]Ah et pour la petite histoire, j'ai déjà rêvé que je couchais avec mon père. Ça n'avait rien de remarquable, je me suis juste réveillée en me disant "bon, ça c'est fait lol".

Freud approves

Freud cet imposteur ultime. Misogyne et complètement biaisé. J'espère qu'un jour on parlera de rêve sans évoquer son nom  Rolleyes
Citation :J'ai l'impression que tu compare les rêves et la drogue sur leur capacité à être cathartiques, à aider à surmonter une mauvaise passe.

Pour broder sur cette idée, je trouve que la réponse dépend beaucoup de quelle drogue on parle. De quel setting on parle, aussi. La cuitasse pour s’anesthesier seul ou la cuitasse entre potes, l’empatho qui semble laver de tout avant de te replonger dans l’enfer - ou pas, le psyché qui résous les noeuds et celui qui te plonge en bad trip...
dans chaque cas il y a un lien avec le rêve, mais ce n’est pas même. Le rêve anesthésié, desinhibe comme un dépresseur ; il confronte ou se joue de toi comme un psyché ; il te fait vivre des émotions si fortes, et qui s’évanouissent soudain... (coucou la mdma) et en vrai c’est un putain de deliro !
Ça dépend aussi de quelle émotion on parle, de quel problème, quelle catharsis ? Je ne crois pas qu’on puisse répondre autrement qu’en cas particuliers, pour l’instant, avant de tirer des règles générales.
Bien dit. Et pourquoi pqs revisiter des rêves pendant un trip? A base de disso yeux fermés et auto-hypnose par exemple?
Je faisais pas mal de cauchemars moi depuis longtemps .

Depuis le Cannabis et les Benzodiazepines, je n'ai plus ce problème, je ne me rappelle jamais de mes rêves  mais c'est vrai que quand les gens autour de moi parlent de pratiquer le rêve lucide, me montre des extraits de leurs journaux de rêves, j'ai l'impression de passer à coté d'un truc qui vaudrait le coup .
Perso j'ai tout essayé pour les rêves lucides. Ca marche pas chez moi... J'en ai déjà fait mais de manière "chanceuse" sans les chercher...

A priori je pense que c'est ma conso d'alcool et mon rythme de sommeil décalé qui me freine.

Dans mes périodes de sobriété je me souviens beaucoup mieux de mes rêves et je pense qu'il y a quelque chose à faire.

Mais ouais j'approuve ça à l'air fou d'en faire autant que t'acquiert une expérience dans le domaine et que tu peux vraiment les contrôler de bout en bout. J'suis bien envieux des rêveurs lucides qui modulent leur réalité chaque nuit.
C'est ce que je déteste le plus dans le cannabis, se souvenir de ses rêves est capital car on apprend beaucoup du dialogue avec le subconscient. En cela c'est une camisole spirituelle. Le sommeil ne peut être réparateur dans ces conditions: le cannabis chronique est une mort à petit feu, aussi certaine que celle de l'alcoolisme. Souvent les choses qui semblent les plus inoffensives sont les plus dangereuses.
J'ai récemment rêvé qu'un de mes profs participait à des Chiffres et des Lettres en duo avec un autre de mes profs, ils se faisaient passer pour un couple gay
Depuis que je reprends de la Mirtazapine tous les soirs, je rêve à nouveau, malgré le cannabis, c'est sympa mais c'est souvent des cauchemars.
C'est vrai qu'entre la sensation de confusion et de terrible danger / mort imminente ça peut rappeler un bad trip .
Du coup, je me suis entraîné à faire des rêves lucides, j'ai fait des test de réalité en journée et le soir sous Mirtazapine et j'ai essayé de tenir un carnet de rêves mais la plupart étaient très flou et inintéressants.

J'ai l'impression que je retiens plus des sensations que des scène lors de mes rêves . Mais prendre conscience que je rêvais me permettait de changer le scénario du cauchemar pour me concentrer sur d'autres choses, et ça fonctionnait à peu près.
J'ai aussi pu faire des trucs cools pendant mes rêves lucides genre fumer de la beuh à l'infinie Happywide ma spiritualité s'arrête là

Il m'arrive aussi assez souvent de réellement me réveiller la nuit mais d'être persuadé que je suis dans un rêve banal .

Mais justement, la Mirtazapine augmente énormément les REM que je crois, le THC tend à réduire d'ailleurs les cauchemars sont dans la liste des effets secondaires très fréquents lol .
Je me suis tapé de grosses fièvres cette nuit (j'ai le covid sa daronne). J'ai passé une nuit absolument merdique mais j'ai retrouvé des sensations "psychonautiques" quand j'avoisinais les 40°C, du type léger délires, faire des liens entre des choses qui n'ont rien à voir.
Et justement je matte la série Dark en ce moment, qui parle de voyage dans le temps. Dans ma tête ça s'est mélangé avec le scandale couvert par Blast sur le Qatar, je vous raconte pas les rêves de complotiste que jme suis tapé. Une division spéciale de l'organisation internationale du travail qui remonte le temps pour contrecarrer une confrérie de fanatique soufis, George Bush qui s'allie à BHL pour percer à jour les secrets souterrains du stade de foot, des magnats du pétrole manipulés par des instances internationales qui réclament des sacrifices... Le pompon Happywide

En tout cas pas besoin de consommer de déliros quand il suffit de tomber malade.

Pour finir sur une note plus sérieuse qui répond vaguement au post initial, voilà mon ressenti : les rêves et les psychédéliques opèrent tous deux une restructuration de notre récit personnel, mais la différence porte sur l'intention première. On ne choisit pas de rêver, le songe est par excellence une activité curative, une activité d'intégration, au sein du sommeil qui est en lui-même un acte de régénération.
Les psychés sont plus malléables. Ils peuvent remplir la même fonction ou bien servir à l'autodestruction. Dans quelle intention est-ce que je consomme ? Quels sont mes tendances psychologiques personnelles, mes déterminismes ? Comme un trip se déroule en état de veille, il est bien plus soumis à mes impulsions et mes mécanismes de défense, ce qui est parfois un piège, en pensant me déconditionner par la prise de psyché je m'engouffre en fait dans mes conditionnements. Le sommeil échappe à ce type de biais.
Bref, pour moi un trip n'occasionne pas forcément un travail d'intégration, surtout quand la consommation devient répétée.