Psychonaut

Version complète : 5-MeO-DMT Freebase Une sinistre libération
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Contexte

Ces temps-ci, après un gros passage à vide, mon humeur faisait pas mal le yoyo, mes applis de tracking de l’humeur en témoignent, de plus l’introduction d’un nouvel AD plus un sevrage dégressif de lexomil m’avaient mis dans un état très bizarre . Et alors que je recommençais à déprimer à nouveau pas mal, me sentir très vide et désespérer un peu du lexomil, j’ai fait la connerie que je voyais venir à 10 000 ; arrêter mon antidépresseur pour prendre des Tryptamines à la place quelle bonne idée ! ( Lecteur, lectrice, j’espère que tu saisis l’ironie) .

Il faut encore que je travaille sur moi pour comprendre ce qui me pousse à le faire, j’ai déjà des pistes, mais j’ai une tendance à m’exploser aux psychédéliques dans les pire set possible, c’est assez dangereux, ce sont des expériences perturbantes et quand on se sent déjà chelou au départ, ça peut gravement empirer le problème .

J’avais déjà, par le passé utilisé la DMT en micro dosage, j’en avais même parlé sur le forum je crois, en gros avec 10-15mg fumés ou vaporisés de façon pas du tout optimale en terme de pertes de produit (baissez bien les doses si vous avez du matos fait pour tirer une grosse taffe d’un coup), il y’avait un réhaussement de l’humeur très marqué, très vite des persistances rétiniennes et couleurs plus profondes apparaissaient et j’étais plus sociable . En gros ça faisait un effet anti dépresseur quelques heures avec de très légers effets psychés une petite quinzaine de minutes que je trouvais tout à fait gérables . J’étais déjà très renseigné et intrigué par la 5 MeO DMT et mes expériences positives avec la DMT, la DPT et mon impulsivité m’on poussées à tester cette tryptamine, je l’ai sous forme Freebase, des petits grains comme du sable jaune/orange, ça ressemble beaucoup à de la DMT visuellement .


Move slowly through drowning waves
Going away on a strange day


20mg sont pesés, répartis en 5 petits tas de poudre, je met un des tas sur un lit de cannabis déjà un peu vapé dans mon vaporisateur, il ne permet que de prendre des toutes petites taffes, donc pour vaporiser un peu moins de 5mg, cela me prend 5mn, d’où mon conseil de réduire les doses avec un matos qui permet de tout absorber d’un coup .

Même en micro dosage, la montée est très physique, autant sous DMT, on peut se sentir mou, sédaté, là c’est autre chose, j’étais couché au sol, comme écrasé par la gravité et j’entendais particulièrement mon coeur et ma respiration, comme avec la DPT . Ça peut carrément faire peur, mais je connais cette sensation, et j’étais sur de mon dosage, donc j’ai profondément respiré et l’ambiance a vite changé, visuellement, tout est plus blanc et lumineux, mais rien d’autre, dans mon esprit, c’est le vide absolu, un vide frappant qui me rappelle les dissociatifs mais en encore plus abyssal . Pendant quelques minutes, je me contente de ressentir la machine biologique qu’es mon corps faire son travail, le coeur bat, le toucher avec les couvertures est incroyablement doux et exacerbé, j’en frémis de plaisir . Au bout de quelques minutes, je retrouve un état plus normal mais qui restera altéré quelques heures . Encore plus qu’avec la DMT, l’afterglow est très prononcé, et dans les grandes lignes, c’est une nette amélioration de l’humeur, de mon amour propre, une meilleure appréciation de la musique et une forte envie de parler à mes proches, à des gens que j’aime .

Mais contrairement à la DMT, il y’avait quelque chose de sinistre et de très particulier dans cet état, comme une forme extreme de dépersonnalisation je dirais, je me sentais bien, de bonne humeur, mais l’esprit totalement vide comme si j’étais mort de l’intérieur mais d’une façon étrangement agréable . Après la DMT à l’inverse, je me sentais extrêmement vivant et stimulé psychologiquement .

Et plutôt que de vouloir partager des choses positives avec mes proches (vous savez ce mood bisounours je vous aime troooop), c’était différent, je me sentais très connecté à eux, mais c’étaient les parts les plus vulnérables et dont j’ai le plus honte qui ressortaient, naturellement . J’ai par exemple parlé sereinement de mes consommations à mes parents, du fait que oui, j’avais du mal à gérer et je leur ai mème confié la boite qui les contenait … j’ai quand même beaucoup de chance d’avoir des parents aussi compréhensifs même si ça a été un long travail d’en arriver là ^^

J’ai du faire 3 ou 4 séances de mini doses de 5 MeO DMT en vape sur quelques jours, un peu comme avec la Salvia j’avais cette étrange désire d’y retourner .

Quand il ne me restait qu’un peu plus de 5mg sur les 20 pesés, j’ai décidé de tout prendre d’un coup, en sniff . Déjà pour la science, la 5 MeO DMT Freebase fonctionne très bien en sniff mais ça brule extrêmement fort, ça me rappelait quand j’avais snifé de la DMT Freebase, sauf que là heureusement il y’avait 10x moins de produit donc ça passait mieux . J’avais aussi fumé un joint avant ce qui a pas mal potentialité les effets je pense .

La montée est toujours plus violente, mais plus progressive qu’en vape, cette fois-ci, d’abord mon esprit se vide comme les fois précédentes puis je me met à ressentir ce fort body load « écrasant », je gigote pas mal dans mon lit, comme en transe, et les sensations physiques, toujours aussi intenses devenaient maintenant extrêmement euphoriques c’est un peu comme ça que j’imaginerais un gros pic de MD, tous mes sens se mélangent, la musique suit le rythme de mes mouvements, les yeux fermés j’ai l’impression d’être au milieu d’un immense incendie, je vois des espèces d’énormes flammes et n’ai plus de repères spatiaux-temporels, mais ça restait beaucoup moins visuel que la plupart des autres psychédéliques que j’ai testé en comparaison à l’intensité des effets . Je me rappelle aussi d’avoir eu l’impression que ma conscience quittait mon corps et se baladait dans ma chambre que je voyais à la troisième personne les yeux fermés . La pensée toujours vide, juste emplie d’amour/plaisir et d’un fond quand mème assez angoissant et sinistre de mort . D’après mon téléphone, je suis resté comme ça un peu plus de 30mn .

Cette fois là, l'after effect était clairement plus mitigé, mon cerveau me faisais bien comprendre que c’était pas le meilleur moment pour tripper . Mon humeur était très instable, parfois j’étais très bien, comme les fois précédentes, d’autres moments je me sentais méchamment  déprimmé, angoissé ou dépersonnalisé, ce n’est quand même pas a prendre à la légère ce genre d’expérience, ça peut être très déstabilisant, je ne conseille pas le combat avec le cannabis d’ailleurs .
J’ai quand même trouvé le produit très intéressant mais à utiliser avec d’extrêmes précautions au niveau du dosage et du set and setting .
Cette trace m’a calmé, je reprend mon traitement … mais c’est pas facile pour moi de gérer une certaine impulsivité qui peut être auto destructrice bien que j’y travaille .

Cette chanson, aussi bien dans les paroles que l'ambiance et les instruments m'a pas mal rappelé mon ressenti avec cette molécule .

https://www.youtube.com/watch?v=v1KZS2eIp-U
Merci pour ton retour, de loin je trouve cette molécule assez fascinante, ce mélange de mysticisme et de morbidité qui ressort dans pas mal de témoignages.