Psychonaut

Version complète : Phobie sociale : quel traitement ?
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Hello !

Je savais pas trop dans quelle section poster ça, j'ai pas trouvé mieux que dans la RDR vu que c'est lié à une prise médicamenteuse... :s

Ca fait des années (depuis toujours, à vrai dire) que je fais de la phobie sociale.
C'est à dire que dès que je me retrouve dans un endroit que je ne "maitrise" pas (autre que chez moi, chez mes parents ou chez un ami vraiment proche), je commence à me sentir mal.
Et s'il y a le malheur d'y avoir des personnes que je ne connais pas (pire, s'il y a une figure d'autorité genre prof, employeur, flic, etc... )
j'ai l'impression que tout les regards se braquent sur moi et attendent la moindre maladresse.
J'ai le coeur qui s'emballe direct, bouffée de chaleur, palpitations, crise de panique quoi...
et ces crises de paniques arrivent vraiment pour des situations considérées "banales", genre si je rentre dans une boulangerie et que y a la queue...

A cause de ça, j'ai développé plein de comportements "d'évitement" :
- quand je parle à quelqu'un que je ne connais pas ou en présence de trop de monde, je crois les bras ou met mes mains dans mes poches pour pas qu'on me voie trembler
- j'évite à tout prix le regard dans les yeux (à vrai dire j'en suis incapable même avec mes proches, ca me fait terriblement paniquer)
- j'invente des excuses bidons pour éviter certaines situations (type, exposé devant une classe, entretien professionnel, etc)
- et le pire, il m'est arrivé de mentir sans m'en rendre compte (de manière compulsive) pour rentrer chez moi au plus vite, mais vraiment de manière compulsive.

J'ai remarqué tout ça que récemment, j'ai d'autres comportements d'évitement mais je ne les ai pas retenu, c'est encore nouveau pour moi.
Mais je m'aperçois que j'ai toujours fonctionné comme ça, et que du coup ça a un peu façonné ma vie.
Échecs scolaires à répétition (absence en cours en continu, pas pour déconner avec des potes, mais juste pour me cacher), vie sociale limitée (je connais finalement peu de monde), etc.

Je pense que c'est une des raisons pour laquelle j'aime autant la MDMA, le speed, etc...
Ca facilite l'interaction sociale, et me sentant d'un coup "surpuissant" (vous voyez ce que je veux dire), j'ai plus peur d'affronter le monde.
à l'inverse, les drogues un peu "calmantes" m'attirent beaucoup moins (opiacés, cannabis -j'aime être high mais pas être stone-), puisque quand je suis dans un lieu clos et avec des amis,
je suis tout sauf anxieux ou quoi, je suis même quelqu'un de vraiment calme à l'origine.

Bref, désolé pour la longue explication.
J'en viens aux questions (ou plutôt demande de conseils) !

Je suis tenté d'en parler à mon médecin pour avoir un traitement antidépresseurs/anxiolytiques (j'ai vu sur le net que c'est ce qui est prescrit pour l'anxiété sociale), et il me conseillera surement de
suivre une thérapie comportementale.
J'ai un peu peur d'être défoncé en continu par contre :/ les psychonautes sous traitements pourraient ils confirmer s'il vous plait ?
Je suis pas quelqu'un de super énergique à l'origine, alors si ça m'endors... je préfère éviter.
Et seconde question, quels anxiolytiques et antidépresseurs sont contre-indiqués si je veux prendre des psychés ?
Je veux vraiment pas faire un trait sur les hallucinogènes, les dissociatifs et la MD, je préférerai continuer les crises de panique.

Merci d'avance ! ( et désolé pour la longueur du post pour au final pas dire grand chose... ) :tear:
Salut, concernant le choix de la section j'avais un doute au départ mais finalement ça me parait être relativement adéquat, je vais peut-être juste modifier un poil le titre pour éclaircir les choses.

Et pour ce qui est des choses importantes : les antidépresseurs sont tous contre-indiqués avec les psychés que tu prends... De toute façon, je pense que les anxiolytiques (avec, comme tu le pressentais, une thérapie derrière ! Et c'est surtout ça -après avoir trouvé un psy convenable- qui t'aidera à dénouer le problème) conviendraient mieux à ta situation. Tu n'es même pas obligé de prendre des benzodiazépines (qui, au passage, n'ont pas d'interaction dangereuse avec les produits que tu apprécies), il y a des anxios qui ne sont pas des benzos et qui présentent un risque de dépendance encore moindre. A noter que je ne veux pas te faire peur, si tu prenais des benzodiazépines pendant quelques mois à dose "normale" (ce qu'on t'a prescrit ou moins), ça ne te rendrait pas "dépendant"... Je pense qu'il faut vraiment en abuser, et comme tu a l'air de ne pas aimer être "sonné" par un prod, il semble y avoir peu de chances que tu donnes dans ce type d'abus !
Au vu de ta conso actuelle et de ton envie d'un traitement "light", je ne peux évidemment pas m'imposer en maitre et te dire "prends ceci-cela", mais je suis quand même quasiment certaine que tu devrais éviter les antidépresseurs, même si on t'en propose (c'est parfois prescrit contre l'anxiété, mais là, il s'agit d'une anxiété très ciblée, et tu n'as pas l'air déprimé !), ainsi que des anxiolytiques trop "lourds" (bon, j'ai une dent contre le Xanax, le truc "light" -mais trop addictif à mon sens- le plus "offert" par les toubibs, mais par contre, un quart de Lexomil ou un Tranxène 10 -c'est sans doute ces trucs qu'on te suggèrera- me paraissent être envisageables...avec une thérapie et pendant quelques mois seulement, j'insiste !). En tout cas, bonne chance ! Je ne peux pas dire que j'ai enduré la même chose que toi mais j'étais très, très timide, et le suis beaucoup moins maintenant (encore un peu, mais ça me parait normal), tandis que je pensais que c'était un mal invincible...Tu as l'air de bonne composition, plutôt lucide et optimiste, ce sera, j'espère, d'autant plus facile pour toi !
Merci beaucoup pour la réponse !
Ca fait plaisir, je m'attendais à ce que ce thread passe inaperçu :smirk:

Je ne sens pas vraiment déprimé effectivement, au contraire ! En recherchant un peu sur le net apparemment les médecins ont tendance à prescrire un antidépresseur et un anxiolytique contre la phobie sociale, parce que l'enfermement et la baisse d'estime de soi que ça génère à tendance à provoquer des accès dépressifs sévères. J'en ai déja eu par le passé mais pas actuellement, du coup si je peux calmer l'anxiété je devrais pas avoir de souci à ce niveau là.
Je prendrais que l'anxiolytique du coup !

Concernant les benzodiazépines, ils posent pas de soucis avec la MDMA ? Un pote avait eu un effet vraiment extrême en combinant involontairement les deux (type, effet strobos dans la vision toute la soirée, et amnésie le lendemain...)
C'était que lui ou les deux se combinent vraiment mal ? :s

Concernant les anxios, éviter le xanax donc, je prends note merci !
Je viens de lire que pour la phobie sociale, le médecin risque de me proposer une combinaison parmi celles ci :
- Seroplex + Xanax (alprazolam)
- Anafranil + Tranxene (liophilisat)
- Prozac + Temesta (lorazépam)

Je me fiche de l'antidépresseur du coup, et je vais éviter le xanax vu ce que tu m'en dit !
Le Tranxene serait le mieux donc ?
J'ai pas vu le Lexomil dans la liste, c'est mieux ?

PS : Je vais vraiment essayer la thérapie par contre, j'en ai marre d'être handicapé socialement, ça commence à me poser de sérieux soucis.
En espérant que tout ça marchera ne serait-ce qu'un peu, je serai bien content Big Grin

Towelly

J'ai kéblo comme un sale porc sur cette phrase:

Citation :A noter que je ne veux pas te faire peur, si tu prenais des benzodiazépines pendant quelques mois à dose "normale" (ce qu'on t'a prescrit ou moins), ça ne te rendrait pas "dépendant"


C'est une métaphore ou bien ? Après je suis pas sous benzo donc je ne peux pas trop ouvrir ma gueule.
Salut Wuuvgan !

Je sais pas si ce que je te dirais pourra résoudre ton problème mais j'ai moi-même été sujet à des crises d'angoisses (bon ce que tu racontes est un peu différent mais je pense que certaines de ces crises peuvent se rapprocher plus ou moins avec ce que tu as vécu ou vit). Je ne savais pas trop d'où elles venaient (ces crises). Au début, c'était pas mal en lendemain de soirée, lorsque j'étais vraiment faible avec de l'électricité dans les mains. Peut-être aussi le fait que je ne me souvenais plus trés bien de mes soirées alcoolisées (ce qui peut s'avérer problématique et même peut-être déclencheur des crises).

On m'a prescrit ensuite du Xanax car ca m'arrivait d'en refaire de temps en temps mais j'avoue que je n'étais pas très friand de ces friandises (je sais pas pourquoi, mais je me méfie toujours des médocs... bref). J'en ai pris pendant (le pire c'est que j'men rapelle même plus) p'tet 1/2 mois pas plus mais je sentais quasiment rien. C'était vraiment bizarre. Du coup, j'me suis dis que ca devait être de la daube et j'ai arrêté d'en prendre (j'faisais vraiment pas confiance en ces trucs).

Ca s'est calmé au fur et à mesure, j'faisais de moins en moins de crise. Et les calmants n'avaient rien à voir là dedans je pense.

A mon avis, tu n'a pas assez confiance en toi.

Moi aussi je n'avais pas entièrement confiance en moi (mais comme je pense bon nombre de gens en fait) et c'est peut-être pour cela que l'alcool me permettait justement de vaincre ça : j'suis tout joyeux, j'parle avec tout le monde, c'est génial. Et la chose assez marrante c'est qu'on en revient à mes crises d'angoisses dûes à l'alcool ! Donc fais peut-être attention avec ces drogues qui te permettent de sociabiliser facilement (d'autant plus que ce n'est que temporaire). Bien sur, le fait de sortir, de voir du monde, de boire de l'alcool, faire la fête c'est bien mais pas faut pas se perdre en chemin.

Comme disait Supervixen, tu as l'air de quelqu'un qui a quand même bien les pieds sur terre malgré peut-être ce côté asociable. Peut-être pourrait tu t'en sortir sans prendre des anti-dépresseur ou autre benzo non ?
Merci pour le message Poulinos !

C'est un problème de confiance de soi, c'est certain...
Le souci c'est qu'à mon niveau c'est pathologique, j'ai ça depuis ma prime adolescence et ça s'est jamais arrêté (et je m'y suis plus ou moins habitué, vu qu'au final je me rends compte que maintenant que c'est pas normal)
C'est pas vraiment lié à l'alcool pour moi, j'ai commencé il y a 4 ans un arrêt complet niveau alcool et compagnie, j'ai rien pris, pas même une cigarette, et ce pendant 2 ans... mais mon trouble n'a jamais changé d'un poil.

Ca a complètement conditionné ma vie au final, je me rends compte que tout ce que j'entreprends est fait pour éviter ces situations qui me font paniquer.
Pour exemple, je joue dans un groupe, et quand on finis une tournée je suis en sous nutrition totale, parce que le simple fait de manger en face d'un dizaine de personnes que je connais pas (organisateurs, autres groupes etc) me coupe aussitôt l'appétit et me met mal à l'aise, palpitations, vertiges, etc. J'ai peur de manger devant eux, pour des raisons idiotes, j'ai peur de manger pas assez et de paraitre anorexique (avec ma morphologie ca aide), de manger trop et de paraitre boulimique, de renverser mon assiette et de paraitre maladroit, etc... J'ai constamment peur d'être jugé quand je suis en public, c'est lourd.

On peut se demander comment je fait pour m'en apercevoir que maintenant alors que je traine ça depuis plus de 10 ans, mais je me rends compte qu'à chaque fois je m'inventais des excuses auquel je croyais :
pour l'exemple de la tournée, ca dépendait des soirs : parfois, non désolé j'ai mangé un truc tout à l'heure [alors que c'est faux], non désolé j'ai un peu la nausée à cause de la route, non désolé etc...
excuses auquel je croyais parce que j'ai "honte" d'être différent, d'avoir ce trouble.
Même là, j'anticipe d'en parler au médecin, j'ai toujours l'impression qu'on va me juger sur tout... (d'ailleurs, j'en parlerai pas ici si j'était pas caché derrière mon pseudo, pour être honnête)

Mais déjà, d'en parler ici ca me fait un peu de bien.
J'ai l'impression de m'ôter un poids...
J'espère trouver une solution à ça.
Tissu a écrit :J'ai kéblo comme un sale porc sur cette phrase:

Citation :A noter que je ne veux pas te faire peur, si tu prenais des benzodiazépines pendant quelques mois à dose "normale" (ce qu'on t'a prescrit ou moins), ça ne te rendrait pas "dépendant"


C'est une métaphore ou bien ? Après je suis pas sous benzo donc je ne peux pas trop ouvrir ma gueule.
La connaissant relativement bien, cette phrase m'a en effet fait tiqué. Je pense que ce qu'elle a oublié de dire c'est que
  1. Cela dépend de la propension qu'ont les gens à développer une addiction (personne n'est égal face aux drogues pour citer la phrase cliché mais juste)
  2. Ça dépend surtout énormément du type de benzo et de la posologie (un benzo style xanax -demie-vie courte-, si t'en prends 3 de 0,5mG par jour pendant deux mois je pense que l'arrêt tu le sentiras passer).

Enfin je pense que c'est ce à quoi elle pensait. Je lui demanderait pour être sûr.
Bon par exemple moi ça fait quelques mois que je suis sous diazepam 10mG 1/J et il m'est arrivé de faire des pauses une fois jusqu'à une semaine complète sans ressentir de contre-coup. Bon après y'a des phénomènes de bio-accumulation, mais logiquement en une semaine je ne devais plus avoir grand chose.
Mais tant qu'on peut les éviter c'est quand même mieux, parce niveau liche notamment ça potentialise à mort (je le redis au cas où certains ne le sauraient pas).
Il existe des alternatives (phytothérapie par exemple), mais aussi de synthèse (ex :buspirone, sans accoutumance ni addiction, mais ça met 15 jours pour que les effets se fassent ressentir) sans compter bien évidemment toutes les méthodes traditionnelles possibles et imaginables de relaxation.
En fonction de la gravité de l'angoisse, c'est à vous/au médecin si benzo il y a de voir ce qui vous convient le mieux.
Dans tous les cas, je conseille de commencer par du soft (phyto) avant de passer direct au midazolam.
je suis pas sur que le tranxene serais "mieux"
Wuuvgan a écrit :Mais déjà, d'en parler ici ca me fait un peu de bien.
J'ai l'impression de m'ôter un poids...
J'espère trouver une solution à ça.

Ca me fait carrément penser à quand j'étais gamin, quand ma mère me disait qu'il fallait que je lui raconte mes cauchemars pour qu'il ne se reproduise plus ! Et ca marchait plutôpt bien.

En tout cas, c'est cool que tu en parles un peu, ça montre que tu as envie de faire changer les choses. J'aimerai pouvoir te conseiller davantage mais je ne suis pas du tout psychologue ou autre (je n'ai jamais fait d'études dans le domaine contrairement à styloplume je crois, qui pourrait peut-être t'aider la dessus).

Et pareil concernant les benzo à part ma mini expérience avec le xanax je ne pourrais te conseiller grand chose.

Tu vas aller voir un médecin du coup ?

En tout cas, essaies de ne pas trop te prendre la tête même si j'avoue pendant mes crises d'angoisses passées, il était bien difficile de relativiser le problème !

Prends soin de toi en tout cas !
Coucou !

Deja j'aimerai te souhaiter bon courage, il n'est jamais très facile de modifier ses habitudes (surtout que tu dis que ca fait facilement 10 ans que tu traines ca), donc je te souhaite beaucoup de force, et de persévérance, avec de la volonté on arrive a faire beaucoup.

Ensuite pour parler très rapidement des trucs cités ici, je ne te conseille vraiment pas le Tranxène-Clorazépate dipotassique (désolée Supervixen...), on a pour habitude de dire que ca tape fort, ca shoot pas mal, et oui bon ca calme très bien les angoisses mais sur du traitement de fond, je pense pas que ce soit nécessaire (si ca vous parle le 20mg est classé comme stupéfiant). Le Lexomil-bromazépam, oui bon pourquoi pas, c'est un benzo facilement sécable (tu peux donc prendre des doses assez "faibles"), et assez couramment donné, maintenant reste à savoir si c'est encore une fois nécessaire de passer par la case Benzos... Tu as aussi l'Atarax-hydroxizine qui est un anti histaminique et qui a une bonne propriété anxio, ils donnent ca dans beaucoup de cas, et même aux enfants, si ca marche sur tout ca peut être très bien. Quant aux intéractions, c'est pas très très bon les benzos et les stim..

Pour parler un peu de mon cas (parce que je me suis un peu retrouvée dans ton premier message - oui j'suis très sujette aux crises dans des lieux inconnus, et ca va jusqu'a des hallucinations (impression que tout le monde me regarde, j'entends des chuchotements, et si je suis dans un espace clos (paradoxale) je vois les murs se rapprocher, m'enserrer) pour peu que je sois très fatiguée), personnellement je ne veux pas du traitement de fond, je trouve qu'il faut attendre trop de temps pour que la tolérance se mette en place et je suis plus pour le petit comprimé qui aide si même avec toute la volonté tu n'arrives pas a faire face. (par exemple je me trimbale avec mon Xanax-alprazolam et si j'arrive pas a me calmer toute seule j'en prends un et on en parle plus, d'avoir cette porte de sortie chimique me pousse un peu a vouloir me calmer de moi même). Tu pourrais tester sur toi la phytothérapie, par exemple de l'Euphytose (non j'ai pas d'actions dans ce labo ^^) (aubépine, valériane, et quelques autres plantes aux pouvoirs calmants et faiblement sédatifs, par contre voir si y'a du millepertuis de dans c'est un inducteur enzymatique... si tu prends certaines choses associées ca peut peut être rendre le truc associé inefficace). T'en prends tous les jours, et si jamais il y a une crise tu peux en reprendre un facilement.

J'ai bien peur que oui comme tu le dis il y ai un problème de fond de sous-estime de soit (de confiance en soit quoi). Pour ma part je sais qu'il est évident que j'aurais besoin d'un paquet d'heures chez un psy, j'avais commencé mais bon plus le temps, et puis personnellement une séance par semaine ca me retournait vraiment vraiment beaucoup le cerveau (mais ca c'est moi donc pas de généralisation). Et puis sinon je crois que pour ma part y'a un soucis dans l'éducation et les bases de l'enfance, malheureusement pour moi quand on veut essayer de chercher un peu de ce coté c'est long, pénible et parfois laborieux, l'esprit est une magnifique machine, mais quand il veut zapper des trucs il est très fort.


Alors bon ca peut sembler très négatif tout ce que je dis depuis le début, mais en fait je précise que non pas du tout, je pense qu'il s'agit là d'une très bonne idée que de prendre ce "soucis" à bras le corps, si tu n'en peux plus, si tu t'en es aperçu tout seul, c'est que c'est surement le Bon Moment pour toi d'avancer la de dans.

Donc pour finir, bon courage, essaye de voir tous les outils qui sont a ta portée, tout ceux que tu veux éviter; tu peux évidemment mettre au courant ton médecin, qui si il est du bon coté de la force (...) t'écoutera et te guidera vis à vis justement de ce qu'il t'est possible de faire!
Merci à tous pour tout ces bons conseils !

Je vais aller voir mon médecin sous peu, en espérant que ça m'aidera... sans oublier la psychothérapie.

Bref merci beaucoup à vous, j'ai trouvé pas mal de réponses aux questions que je me posais, ca m'aide beaucoup !

Plein de bisous trop love ! Toungearanoid:
Ouroboros a écrit :je suis pas sur que le tranxene serais "mieux"
Je pense que si, du fait qu'il est métabolisé en desmethyl-diazepam (qui a une demie vie pouvant aller jusqu'à 150 heures) et dont une petite partie de ce métabolite est elle-même métabolisée en oxazepam (8 heures).
Perso je vois pas bien l'intérêt d'un médecin dans ton histoire Wuuvgan, t'as l'air plutot bien parti vu tout ce que tu sais de toi, alors pourquoi ne pas aller voir directement un psychologue?? Le médecin ne pourra rien faire sinon te prescrire des médoc... Bon, et pour trouver un psy tcc, si c'est ce que tu veux, y'a ce site AFTCC
Bref, bonne chance!
Avant toute prise médicamenteuse, lis ce que j'ai a te dire. je suis un peu a l'ouest ca va pas aider mais bon.Je souffre du meme probleme que toi. j'ai consulté, depuis Noel un psy en thérapie comportementales ou jenesais quoi, j'ai oublie. TTC je crois.

Je souffrais des memes symptomes que toi, tremblements exceptés, moi c'est plutot sueurs, ete hiver, bref tout le temps. Très incommodant.

Ce psy m'a conseillé la cohérence cardiaque (si tu veux te renseigner dans la section dissociatif en haut de page j'ai réalisé un post).je ne suis pas psy donc je ne peux pas te proposer cette solution vu que je ne sais pas si elle est adaptée a toi, meme si tu souffres des memes symptomes que moi, mais va voir un psy et avant de te faire prescrire quoi que ce soit, parles-en lui. (ou d'une autre solution ne nécéssitant pas de médicament, au risque de paraitre vieux jeux je considère que si il y a un moyen de régler ca "natrellement"...)

Pour ma part, ce probleme a également énormément influencé mes résultats scolaires, et cette technique aide a controler le stress et tout ce qui s'ensuit. Pour info, la première fois que j'ai fait ca, j'ai eu l'impresion d'avoir pris un mix entre speed, join et je réfléchissais beaucoup plus facilement que lorsque j'étais stréssé et que toutes mes idées se bousculaient dans ma tete. Bref, je vais passer pour un chaman qui vends ses sortilèges, quoiqu'il en soit, consulte un psy, et oublie les médicaments pour l'instant, tu peux t'en sortir autrement.
[Image: i-know-that-feel-bro.jpg]

Je me reconnais un peu dans ton texte, étant donné que j'ai été toute mon enfance un paranoïaque (ceci à cause de divers traumatismes vécu lorsque j'étais pas encore en maternelle; mon corps a mécaniquement rejeté ces souvenirs donc passons).

A l'heure actuelle je n'ai plus vraiment de problèmes de "timidité", mais j'ai encore certaines phobies.
Pour surmonter les phobies c'est difficile, je ne peux pas vraiment te donner de conseils.

En revanche, pour la confiance en soi, la chose la plus difficile mais plus importante à faire, c'est de ne pas baser la confiance sur l'égo.
C'est à dire qu'il faut que tu ai confiance en toi à tout instant, sans prendre en compte tes résultats.

Personnellement c'était ça le plus gros problème que j'avais, quand on agit de manière à éviter toutes les situations, on se dit qu'on vaut rien (enfin c'était mon cas), mais une fois que tu es sorti de cette boucle, tout peut revenir à la normale.
Interessant strato je l'ignorais.

Bon courage a Wuuvgan, j'ai eu des probleme semblable a une certaine periode de ma vie, ca virais presque a l'agoraphobie,
CA venais principalement d'une conso excessive couplé a des probleme psychologique sous-jacent, soit il m'as suffit de me moderer et d'une petite aide medicamenteuse ( mais tres legere ) pour en venir a bout, en tout cas je te souhaite bon courage. La confiance en soi ca se travaille.
Si je peux te donner un conseils et un seul ça serai d'éviter de prendre des prods genre MD et autres... par ce que si ça t'aide à surmonter tes phobies ou appel ça comme tu veux sur le moment, tout cela n'est qu’ éphémère comme tu peux le constater. Enfin c'est pas se genre de conso qui va t'aider à résoudre tes problèmes à moyen, long terme...
Tout dépend de ta conso dirons certains, encore faut il savoir la gérer, si tenté que cela se gère...
joul a écrit :Si je peux te donner un conseils et un seul ça serai d'éviter de prendre des prods genre MD et autres... par ce que si ça t'aide à surmonter tes phobies ou appel ça comme tu veux sur le moment, tout cela n'est qu’ éphémère comme tu peux le constater. Enfin c'est pas se genre de conso qui va t'aider à résoudre tes problèmes à moyen, long terme...
Tout dépend de ta conso dirons certains, encore faut il savoir la gérer, si tenté que cela se gère...

Pourquoi il devrait éviter selon toi ? (je dis pas que c'est bien qu'il en prenne hein, j'essaye juste de comprendre ton argument)
Le fait que ça soit éphémère… ça l'est pour tout le monde, je vois pas en quoi c'est un problème ? Puisqu'il ne s'en sert pas pour se guérir, mais… pour les mêmes raisons que tout le monde prends de la MD

Après ouais faut pas abuser sur la md mais encore une fois ça concerne tout le monde
Merci beaucoup pour toutes ces réponses les copains !

Voir un médecin c'était surtout pour me faire prescrire des anxios à l'origine. Au final j'aimerai plutôt trouver un psychiatre qui pratiquerai aussi la thérapie comportementale, il sera plus à même de déterminer ce qu'il me faut... donc merci pour le lien B_G Wink

Je viens de me renseigner un peu sur le net concernant cette thérapie, ONLINOX3, et ca m'intéresse effectivement. J'en parlerai à mon psy quand je vais le voir ! Merci pour le tuyau en tout cas, et content de savoir que ca t'as servi Smile

Concernant la confiance en soi, faut que je la travaille c'est sûr.
Ca commence à venir cela dit, des projets qui se concrétisent, des retours positifs sur ce que je produit, etc...
Mais j'en suis encore à toujours penser que c'est de l'hypocrisie, et qu'on me dit ça par bonté d'âme.

Cela dit, je me reconnais dans ce que tu dit Mario, avec ton "monolithe"!
La seule fierté que j'ai toujours eu, c'est celle d'avoir une personnalité et un vécu qui m'est propre.
Je m'y suis toujours rattaché dans les moments difficiles, et ca ne m'a jamais fait défaut.
Mon problème au final, c'est d'accorder toujours plus d'importance au jugement des autres :
quoi que je puisse penser de moi, je sais que ce n'est pas comme ca que les gens me voient, et à partir de là, je m'imagine toutes les horreurs possibles haha. A mon avis, ca pourrait être liés à ma phobie sociale, après je sais pas si cette phobie vient de ma facon de voir les choses ou l'inverse.

Concernant la MD par contre, je vous assure qu'elle ne me fait aucunement du mal à ce sujet là.
Le seul vrai souci c'est que j'aime un peu trop le feeling physiologique que ca procure, mais j'ai appris à me maitriser niveau conso :lol:

Bref, merci à tous pour ces messages en tout cas, je ne m'attendais pas à recevoir autant d'aide...
Ca me motive énormément pour faire quelque chose à ce sujet.

PS : je suis désolé de ne pas avoir répondu à tous/tout ! Vous m'avez écrit de longs messages avec plein de choses intéressantes, et j'ai envie de citer quelques chose toutes les deux lignes haha ! Du coup, j'ai préféré faire une réponse globale, par souci de clarté, et aussi du fait que je suis sur un netbook : faire une vingtaine de citations avec un touchpad et un petit écran, c'est pas la grande joie :lol:
Wuuvgan a écrit :Concernant la confiance en soi, faut que je la travaille c'est sûr.
Ca commence à venir cela dit, des projets qui se concrétisent, des retours positifs sur ce que je produit, etc...
Mais j'en suis encore à toujours penser que c'est de l'hypocrisie, et qu'on me dit ça par bonté d'âme.

C'est ce que je te dis, tu rattaches ta confiance à ton égo, et c'est pas bon :wink:

La confiance en soi doit être naturelle, si tu rates un truc dans ta vie tu dois te dire "bon, c'était pas si mal" et pas "je suis mauvais".

Si tu bases ta confiance sur tes résultats, tu risques d'être trop difficile et ne pas apprécier, comme tu le dis toi même tu as du mal à accepter les compliments, je connais ça :unibrow:

Bon après je dis pas que c'est simple, ça demande du travail :smile:
Il doit éviter de prendre des prods qui rendent généralement parano, dépressif et qui isole à long termes (descente et effets secondaires après coût j'entends) plus qu'ils ne permettent de créer des liens. Je parle au sens large, mais si il rencontre déjà des problèmes pour sortir de chez lui je pense que c'est pas le meilleur moyen pour s'aider et effectivement cela ne guérit en aucun cas, enfin se n'est que mon point de vu...
J'arrive sûrement un peu tard, mais je suis complètement concerné par un problème similaire d'anxiété sociale, depuis mon enfance et ce évoluant jusqu'à aujourd'hui.
C'est d'ailleurs pour traiter ça que j'ai fait mon trip introspectif au 2C-E notamment (qui à l'origine devait être à base de LSD) pour accéder plus facilement à mon inconscient en traversant la barrière du refoulement pour me souvenir d'un très probable traumatisme refoulé.
Cela fait plusieurs années que je m'introspecte sur ça et mes conclusions aboutissent aujourd'hui à un bilan de ma vie plutôt complexe, donc je vais pas étaler ça ici (d'autant que j'ai déjà disséminé tout ça un peu partout sur le forum depuis mon arrivée).

Pour ce qui est des médocs, à mon avis ils sont absolument secondaires au traitement, ils ne guérissent pas en soi mais permettent seulement d'avoir un tempérament plus ou moins normal "en attendant" la guérison qui doit plutôt se faire au niveau psychothérapeutique, du moins échange/dialogue.
J'avais été consulter un psychiatre l'année dernière, il était plutôt incompétent car il n'entretenaît qu'un dialogue ultra-limité avec moi et se contentait de me prescrire un antipsychotique (l'olanzapine, nom de médoc Zyprexa) qui a un effet anxiolytique (avéré lors de mon bad).
Le problème est qu'il n'avait absolument aucun effet thérapeutique pendant ce traitement, et avait tendance au contraire à générer une profonde dépression et me mettait un peu dans un état de loque permanent.
Mon médecin traitant a fini par remplacer ce traitement par du Séroplex (escitalopram) donc un vrai antidépresseur, mais là encore ça n'a eu que peu d'impact, et ce aussi à cause des circonstances du moment (plus de formation, recherche de boulot pendant plusieurs mois).
Tout ça pour dire que les médicaments pour soigner les troubles de l'humeur ont un effet thérapeutique extrêmement relatif, qui dépends beaucoup plus de facteurs environnementaux, psychiques (notre manière de voir les choses) et sociaux notamment.

Ca me gêne un peu de faire de l'apologie mais j'ai envie d'être sincère (j'encourage pas à la prise, et j'invite à ce que chacun pèse le pour et le contre en fonction de sa personnalité) : mes 2 prises de LSD au début d'année (chacune environ 300µg) et peut-être aussi, à moindre impact, ma première prise (environ 150) ont eu un impact incroyablement énorme sur mon introspection, ma manière d'interpréter tous ces problèmes.
Depuis près de 5 ans que je me pose des questions sur ma vie, essaye de trouver des causes, des solutions etc. j'était resté à un stade ridiculement bas en comparaison avec maintenant.
En l'espace de quelques mois, j'ai pris conscience d'un nombre incalculable de paramètres fondamentaux de mes problèmes, j'ai compris des choses qui m'étaient totalement invisibles auparavant, et même si je continue encore aujourd'hui de m'introspecter tous les jours, j'ai pratiquement répondu à tous les mystères qui persistaient auparavant, rien que par la logique et du recul (ce qui ne signifie pas non plus que ça m'a soigné, mais je pense que comprendre son vécu et ses propres comportements et pensées que seuls nous connaissont au fond de notre être est crucial pour pouvoir ensuite l'exposer à un thérapeute. Ma consultation d'un psychologue vers l'âge de 15 ans, celle d'un psychiatre et d'un psychanalyste l'an dernier n'auront eu qu'une aide extrêmement limitée à cause du fait que je comprenais trop peu de choses sur moi-même pour que eux puissent m'aider sans avoir un don de télépathie)...

Le seul problème, et que cela m'a plongé aussi dans un état d'introspection quasi-permanent, ce qui a tendance à augmenter mon anxiété sociale.
Je prends de plus en plus conscience de mes mauvais comportements et réactions au quotidien, et cela me rends un peu dépressif (en l'occurence, en plus de mon isolement problématique en entreprise, je manque également cruellement de motivation en entreprise -là par exemple j'y suis et je devrais bosser- et à mon CFA ce qui me vaut une angoisse des deux côtés, à l'un de me faire gueuler dessus par mes supérieurs, de l'autre de ne pas avoir mon BTS).
Ce blocage au niveau du travail est peut-être un problème de volonté, mais je souffre du fait que ma volonté de régler ces problèmes est écrasée par ma volonté inconsciente de fuir et de m'autopunir.

Mais je me suis enfin décidé à prendre un premier rendez-vous avec un psychothérapeute (pour une thérapie individuelle à la base mais j'aimerais aussi découvrir les thérapies de groupe).
Je fais confiance également à mes prochaines prises de LSD pour leur prochain impact à long terme sur la pensée, qui semble augmenter de manière exponentielle à chaque prise.
C'est ma substance favorite pour cette raison, parcequ'en dépit des risques non négligeables de bad trip, elle m'a été utile dans ma vie à un point tel que je la considère comme une sorte de frère chimique.

Deleted-1

Ah ouai on est plusieurs à avoir une forme de phobie sociale en fait, en tout cas si tu as des infos sur la confiance en soi je suis grave preneur, en ce moment je me rend compte que ça joue trop sur son propre équilibre mental, de mon côté j'ai essayé la méthode rationnel, en mode je me dis que la situation angoissante est lambda, que tout le merdier que je ressens est uniquement dans ma tête et inventé par mon imagination du à de la parano...ba ça marche pas trop, mais j'espère un peu trop des fois arf.
Après ces situations sont créées la majorité des fois par la défonce, donc sobre ça va à peu près, juste après une grosse soirée j'ai du mal à regarder les gens dans les yeux, je fuis beaucoup le regard...

Pour les médocs chepa, enfin dans ton cas ça te fera surement du bien, chepa si la drogue a commencé à accentuer le phénomène chez toi, en tout cas je te déconseille de consommer jusqu'au moment où c'est la drogue qui va te rendre parano au lieu de te désinhiber, là c'est plus hard, niveau délire surtout, on rentre vite dedans je t'avoue..

Tiens nous au courant =)
Cest vraiment bizarre comment on peut se reconniaitre dans des textes de parfaits inconnus, nottement sur le point de la timidité violente.

Bon courage Wu Smile
Bonjour ! Je m'incruste un peu ...

Je n'ai jamais vraiment connu de phobie sociale on va dire "ciblée", j'ai juste eu des moments de faiblesse face à l'autorité, ou même à la foule, sans que je puisse clairement identifier ce qui me terrorisait. Je ne sortait plus de chez moi pour aller en cours par exemple, bien que je me sois préparé pendant une heure pour y aller : au moment de franchir la porte d'entrée, POF ! Plus moyen...

Pour moi c'était un forme de parano. Je me ronge les ongles donc comme toi je planquais mes mains pour ne pas passer pour un TOCqué. Pour moi la phobie sociale est une parano "ciblée" donc, tu as du apprendre tant bien que mal à éviter ces situations dérangeantes...

Ce qui me surprend dans ce thread, c'est qu'on parle de traitement médicamenteux, ou en tout cas "chimique". Alors que la vérité est ailleurs. (générique X-Files)

Tout ce qui pourrait t'être prescrit ou que tu pourrais prendre de toi même, ne sont qu'une stratégie d'évitement supplémentaire. Selon moi il faut "s'éduquer", voire même se "rééduquer". Les ISRS (puis plus tard la MDMA), m'ont appris que mon cerveau était CAPABLE !

Capable de :
Faire face à n'importe quelle situation
Envoyer les gens se faire foutre quand ils le méritent
Regarder les gens dans les yeux quand ils le méritent

Cependant le cerveau a cette tendance aussi (surtout chez nous pauvres drogüais) d'associer l'état mental avec la molécule absorbée. La (ré)éducation se fait à ce moment précis : si mon cerveau est capable de telle ou telle chose sous tel ou tel drogue (médicament inclus hein), alors les connexions existes, elles sont présentes, et sont justes inactivées à jeun.

Un gros travail d'immersion, de confrontation, est nécessaire. Pas la prise de drogue sur le long-terme.

Petite anecdote amusante, quand j'ai commencé les ISRS, mon médecin m'avait prescrit une bonne dose de cheval : résultat, alors que la semaine d'avant j'étais plus bas que terre à ne plus vouloir sortir de chez moi, je pouvais désormais me retourner devant un amphi de biologie plein à craquer, et compter les "bonasses" une à une, en les fixant clairement dans les yeux.

En arriver là n'est pas nécessaire. Tu as l'air d'être quelqu'un qui cogite (trop peut-être), et vaincre tout cela est complètement à ta portée. Une fois sorti de là, tu te demanderas comment tu as pu être comme cela avant.

Aujourd'hui je vais très bien, je gère mes humeurs, mes émotions, je jette celles qui me parasitent et garde celles qui m'élèvent, me rendent plus fort, me rendent meilleur.

Pour finir :
Les ISRS : oui, mais pas au long-terme comme les médecins voudraient te le faire prendre.
Les anxio : oui, mais ce sera une LOURDE dépendance physique+psychologique qu'il faudra vaincre en plus. En "secours" ça aide bien par contre, pour pouvoir se dire, mais cette situation n'est pas si terrible que ça.
La MDMA : oui, mais attention au côté "défonce". Essaye de limiter la dose et la fréquence, et surtout, de bien vivre ton trip introspectivement. Les réponses viendront d'elle même avec du temps et BEAUCOUP d'efforts.
Cherche aussi du côté des choses comme "méditation pleine conscience". Je n'aime pas trop les théories "magiques" échafaudées par des tiers, mais si tu la met à ta sauce, tu pourrait avoir des résultats convaincants.

Pourquoi ne pas commencer par une TCC ? (thérapie cognitivo comportementale)

Le cerveau est un organe merveilleux, sa plasticité le rend magnifiquement complexe par moments, primitivement simple par d'autres. Tous autant que nous somme nous avons TOUJOURS le contrôle. C'est ce qui s'appelle la conscience. Tu as une conscience pas vrai ? C'est le moment de s'en servir ! Smile

Courage ! Ta vie commencera pour de bon une fois ces démons excorcisés !
Voilou ! Une bise Wink

D.F.

krl-gdesm a écrit :C'est ce qui s'appelle la conscience. Tu as une conscience pas vrai ? C'est le moment de s'en servir ! Smile
Je sais bien que la psychanalyse commence à être de plus en plus largement rejetée par l'opinion publique (ce n'est pas comme si elle avait été un jour réellement acceptée par la communauté scientifique), mais j'ai de plus en plus tendance à croire en l’existence d'un inconscient, impossible à maîtriser directement et source de bien des problèmes hélas...

Je parle en connaissance de cause, on est assez blindés dans la famille et de ce que je peux diagnostiquer chez-moi à coup sûr : je souffre d'un TOC (je me ronge de façon effrayante et sans la moindre raison la peau de l'articulation d'un de mes doigts) et d'une phobie sociale ( Parurésie - Wikipédia ) qui a évolué en véritable névrose obsessionnelle avec les années de "ça finira par passer tout seul", au point de dépasser de loin les symptômes décrits dans le lien. Souffrant de plus en plus de la situation (c'est extrêmement handicapant, tous les jours et de plus en plus), sans parler des idées noires qui surviennent de plus en plus fréquemment, j'ai décidé de prendre sur moi, de mettre la "fierté" de côté et d'aller consulter.

Pour revenir à l'inconscient : je doute franchement pouvoir réussir à arranger les choses simplement avec une TCC et du "courage" (même si ils seront indispensables pour défaire les mauvais-schémas que j'ai établis dans mon cerveau durant des années), du moins au début, parce que si il suffisait de me rendre à la fête de la bière pour guérir, ce serait pour l'alcoolisme que je devrais consulter aujourd'hui et puis c'est pas comme si je faisais de la rétention pour le "plaisir" d'avoir un mal de chien et de passer pour un con... Bref, ce que j'attends de la consultation c'est déjà un diagnostique (comme j'ai dit on est chargé dans la famille et j'dois bien avoir encore 2-3 squelettes de plus dans mon placard) histoire de savoir, mais surtout une reconnaissance de mon état pitoyable afin que l'on cesse de refuser de me former pour l'auto-sondage (j'ai horreur de cette idée, mais ce sera le dernier rempart avant le suicide si ça continue comme ça) sous le prétexte évasif que je le demanderais par pure perversion sexuelle puisque rien de physique/neurologique n'a été trouvé... J'ai particulièrement adoré quand l'uro m'a dit "Mais je ne peux pas accepter ça, ce ne sera pas une vie pour vous...". Genre ça en est une maintenant.

Et sinon pour les médicaments je crois que je suis arrivé au point que je troquerais volontiers une dépendance, voire même une interdiction à vie de jouer avec mes récepteurs sérotoninergiques si ça pouvait me soulager ne serait-ce qu'un peu du calvaire que je vis quotidiennement.

Amis du bon goût, de la santé et de la joie de vivre bonsoir!
:tear: Ayé tu m'as foutu en vrac. Courage dude..

D.F.

Merci. Désolé c'est pas le but de mettre les gens en vrac (mais au contraire leur dire que y'a carrément plus atteint qu'eux \o/)
J'me doute bien j'me doute bien, ça fait jamais du bien de lire ce genre de message quand même, effectivement ça remet à sa place.. (même si dans tout ça, c'toi qui en souffre le plus..). Ouais, courage, j'trouve que ça à dire.
Pardon, je voulais te donner du courage plus qu'autre chose, et c'est vrai, il faut remettre les choses dans son contexte.

J'ai 23 ans, et tout ce que j'ai raconté me concernant, se situait à une période vraiment transitoire de ma vie. Je peux dire que depuis cela je suis presque "adulte". Mais il est vrai que si tu as vécu une partie de ta vie comme cela, il est difficile de faire machine arrière. Les connexions sont bien établies et il semble ardu de renverser la vapeur comme ça d'un coup d'un seul.

Pour ma part j'ai profité de cette période de transition pour remettre tout à plat : ce que me disaient mes parents, famille, amis, autorité. A l'époque, je suivais tout cela à la lettre, sans pour autant être capable de prendre la moindre décision moi même. C'est sûrement cela qui sapait ma confiance en moi.

Evidemment il faudra plus que du courage et une TCC. Je ne crois pas aux thérapies, mais bien à l'auto-éducation.

Je comprends ce que tu vis avec les TOCs. Ma mère fait des accès d'hystérie, mon père a été traité plusieurs fois pour hyperviolence (dans l'armée, pas sur ses enfants je vous rassure, quoique). Ma soeur a développé un trichotillomanie effrayante à l'adolescence (arrachage compulsif des cheveux), et mon onychophagie a de quoi sérieusement rebuter les plus aguerris d'entre vous (ongles + peau des doigts, très souvent jusqu'au sang, je ne connais personne ayant atteint un degré comparable au mien).

Si je ne me trompe pas, les TOCs sont plus un problème dopaminergique que sérotoninergique. Je pense cela à cause de la douleur, et donc à la libération d'endorphine causée par celle-ci dans mon cas et celui de ma soeur.

Le traitement est une béquille pour moi, et avec une béquille, ben on se sent comme... avec une béquille. Donc le problème de la confiance n'est pas réglé même si les symptômes disparaissent. Ce que je te conseille, c'est de ne pas t'enfermer dans les schémas farfelus de tel ou tel thérapeute. Fais ta "sauce" et adapte tout ce que tu considère comme bénéfique pour toi à ta personnalité à ton style de vie.

En TCC pendant 5 ans ? Non, mais une ou deux séances peuvent aider à en apprendre sur toi.

J'ai noté un truc aussi : peut-être suis-je hypersensible aux ISRS, ou bien c'était la dose qui étaient vraiment corsée, mais dans les 3 premiers jours de traitement je ne touchait plus "miraculeusement" à mes ongles. Je ne coulais plus de douilles aussi. Plus envie. Bon c'est vite revenu mais je pense que c'est une piste à explorer, en ce qui concerne les TOCs.

J'ai envie de dire que de toute façon tu n'avance pas droit. Mais le principal est que tu continues à avancer. Ne jamais se décourager. Même si tu avance en zig-zag, il faut te dire que tu avance quand même. La confiance en toi est le moteur de ta vie. Elle est là, bien cachée, mais elle est là, j'en suis sûr.

Si tu as des idées noires (je sais ce que c'est aussi, crois-le ou non), effectivement le mieux est d'aller consulter un petit coup. Les médocs aident souvent à prendre un peu de recul quand on est dans une situation d'urgence comme la tienne. Il ne faut juste pas que ça constitue un nouveau "style de vie".

Courage mec ! Un truc qui m'a souvent aidé, c'est un bon gros sarcasme que me disait mon père étant plus jeune : la vie c'est nul et à la fin on meurt. :lol:

Lâche rien ! Bises.
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