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Psybellul
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RE: Question sur les surdoués 3
Topic du message Nom du forum
Question sur les surdoués Salon
Message
Je déterre un vieux sujet mais j'espérais vraiment trouver ce genre de sujet sur le forum et franchement : merci pour vos interventions et vos témoignages ! C’est un sujet très intéressant qui me touche personnellement.

Je déteste aussi le terme "surdoué" tellement daté et peu représentatif de cette particularité qu'on comprend un peu mieux ces dernières années mais sur laquelle il reste encore beaucoup de recherches à faire. Dans un livre que j'ai lu à ce sujet, une personne avait suggéré le terme "absurdoué" j'avais trouvé ça cool car effectivement il y a quelque chose d'absurde, de dissonant à cette condition. Mais il reste encore le terme surdoué dedans alors ça ne va pas. J'ai encore jamais trouvé le terme qui me convient alors j'utilise seulement l’acronyme HPI (pour « haut potentiel intellectuel ») parce que ça reste vague même si j’aime pas non plus sa signification qui renvoie encore à l’intellect, alors que le HPI c’est un fonctionnement différent, plus complexe peut-être mais certainement pas "meilleur". D'ailleurs on ne sait actuellement toujours pas définir l'intelligence sur le plan scientifique. Je trouve ça fou comme l'être humain peut être ultra avancé scientifiquement dans certains domaines externes et aussi nul à comprendre son propre fonctionnement. 

Bref. J’aimerais apporter mon témoignage aussi.

J’étais l’enfant modèle à l’école et une vraie chieuse à la maison : toujours dans l’opposition, la confrontation. J’avais besoin de comprendre le « pourquoi » des interdits, avec un sens de la justice exacerbé. Je faisais beaucoup d’insomnies aussi. Le contexte familial n’a jamais été très aidant avec un père toxique, violent et une mère distante (victime aussi). Puis après leur séparation, des années d’emmerdes familiales, de recours en justice, de violences physiques (parfois) et psychologiques (beaucoup).

A l’école j’avais du mal dans ma relation aux autres. J’ai toujours réussi à peu près à m’intégrer mais je me sentais comme un imposteur. Je jouais un rôle la plupart du temps et je me sentais très seule au fond. J’avais tendance à avoir des amis plus âgés, même parfois quand mes parents invitaient des amis je passait plus de temps avec les adultes qu’avec les enfants. Comme j’étais en avance sur le programme scolaire, mon instit’ se posait la question de me faire sauter une classe. C’est là que j’ai eu des séances avec un psychologue et que j’ai passé une série de tests, dont le WISC-IV (en gros le test de QI adapté aux enfants) et j’ai été diagnostiquée « enfant précoce » avec 135 de résultat au test de QI qui me mettait dans la case de « surdoué ». 

En gros ça m’a juste donné la possibilité de sauter une classe mais mes parents s’en foutaient un peu et donc je n’ai pas eu de suivi psychologique par la suite et je n’ai pas été dans une école spéciale. D’ailleurs je pense pas que ça aurait été vraiment utile pour l’école car je n’ai pas eu de problèmes au niveau scolaire. Je n’ai pas grandi en me disant « je suis surdouée » mais en me disant « je suis normale et je veux être acceptée des autres». Le test a été jeté et je n’ai jamais eu les détails des résultats, ce que je regrette aujourd’hui mais bon tant pis.

Arrivée à l’âge adulte, j’ai eu une relation amoureuse toxique dans laquelle j’ai involontairement coupé tous les ponts avec les quelques « amis » que j’avais. Je me suis sentie vraiment comme une merde : j’ai fait une dépression, des crises avec auto-mutilation. J’étais pas loin de la TS, tout ça sans que mon entourage s’en doute. J’ai vu un psychiatre qui m’a prescrit des benzo et des anti-dépresseurs. Les benzo me transformaient en zombie alors j’ai vite arrêté parce que ça me faisait sentir encore plus comme une merde. Les anti-dépresseurs, j’ai jamais eu l’impression qu’ils aient un effet quelconque. Entre temps j’avais aussi commencé la codéine mais j’ai vite arrêté aussi quand j’ai découvert le cannabis (assez tard en fait), que je n’ai jamais lâché depuis, même si c’est un peu une relation « love-hate » et que j’essaye de réduire pour que ça redevienne occasionnel.
On a voulu me diagnostiquer bipolaire mais pour moi c’était des conneries. En faisant des recherches, j’ai pensé que j’étais peut-être borderline, j’y ai cru même. Jusqu’à ce qu’un jour ma mère me reparle de ce diagnostic que j’ai eu enfant. Et là, j’ai trouvé pas mal de réponses à mes questions. Au début je ne voulais pas y croire et je rejetais ce diagnostic. Puis à force de recherches, de lectures et de discussions, j’ai fini par comprendre cette part de moi et l’accepter.

J’ai réussi à me mettre un coup de pied au cul et à mettre fin à cette relation toxique au bout de 3 ans. À chaque fois que je suis sortie de ma zone de confort (qui n’étais pas bien grande à l’époque) j’ai été récompensée par la vie. Petit à petit, j’ai réussi à exprimer ma vraie personnalité, quitte à ce qu’elle ne plaise pas, tant pis. Et c’est là que j’ai réussi à nouer des amitiés plus fortes (même si elles sont peu nombreuses). J’ai rencontré mon copain actuel avec qui je partage une complicité très forte.

Après mon master (école privée) j'ai voulu m'inscrire pour la première fois à la fac et entamer des études de psycho. Un parcours du combattant pour leur soumettre ma candidature pour qu'au final on m'envoie un mail automatique disant que ma candidature "n'ayant pas été déposée conformément à la législation et aux cadre et procédures applicables", avait été rejetée.
Bonjour la flexibilité du système...  Dodgy

J’ai un gros soucis avec l’autorité et je déteste la rigidité, les process, la lenteur…
C’est d’ailleurs pour ça que j’ai eu plusieurs mauvaises expériences en entreprise, j’ai compris que le salariat n’était juste pas du tout fait pour moi. Être un esclave, une machine qui n’a pas le droit de montrer une émotion, qui bosse pour une élite de connards friqués, très peu pour moi (en même temps j’ai bossé dans l’immobilier lol, je sais pas à quoi je m’attendais). C’est comme ça que je le ressent en tout cas. Maintenant je bosse à mon compte, ça me convient bien mieux même si je sens que le domaine dans lequel je bosse commence déjà à me lasser alors que ça fait juste un an que j’ai fini les études.

Pour en revenir au sujet des drogues, je pense qu’une personne HPI aura peut-être plus tendance à tomber dedans de part sa curiosité naturelle. Perso depuis que j’ai découvert les psyché avec les champis j’ai vraiment envie de creuser le sujet. Il y a une forte proportion d’HPI qui connaissent d’autres troubles psychologiques qui peuvent aussi amener à consommer pour fuir la réalité (comme je l’ai fait dans ma période dépressive).

Après le fait d’être plus sensible aux drogues, je suis mitigée. Perso je suis très sensible au cannabis, d’ailleurs c’est la seule substance qui m’ait déjà donné des hallus (alors que je prends des champis qui sont réputés plus forts). J’étais ultra sensible aux benzo, j’avais la dose minimum et je me transformait une grosse larve, j’avais du mal à parler. Pour l’alcool par contre je tiens étonnamment bien ! Et pour les champis je monte pas spécialement plus rapidement que mes camarades de trip, d’ailleurs j’ai beaucoup moins de visuels, c’est plus des trips introspectifs. Mon mec à côté est souvent plus perché pour la même dose et ses trips durent plus longtemps.

En gros, ne pas sous-estimer l’importance d’un diagnostic. Pour certains ça sert à rien mais pour d’autres ça peut être le déclic qui va changer leur vision d’eux-même et les aider à aller mieux, comme ce fus le cas pour moi. Le piège étant de ne pas s’enfermer dans ce diagnostic. Pour moi, c’est une clé de lecture utile à l’introspection mais qui ne fait pas tout.

Je suis complètement en accord avec ce que disait Hiro à propos des soi-disant "zèbres" qui passent leur vie sur des forums entre eux à s'auto-suc*r pour flatter leur égo, s'enferment dans une case qui les isole et qui préfèrent justifier tous leurs problèmes par « je suis trop intelligent pour être heureux ». J'ai voulu participer à ces forums mais j'ai vite déchanté en voyant le nombre de péteux fermés d'esprit et antipathiques au possible ! Au final j’ai un peu de peine pour eux.

Chacun a sa vision de ce qui fait la valeur d’une personne. Pour moi c’est l’empathie et l’ouverture d’esprit qui priment.

(28/01/2015 20:47)Hero a écrit :
Du coup, il faut soit se battre pour changer la société soit changer de mode de vie pour être en paix avec soi même voire travailler sur les deux fronts.

Ouaip, c'est pas simple.


Je te cite parce que je n’aurai pas dit mieux. 

Bordel le pavé que j’ai écrit sans m’en rendre compte !  Happywide  Bravo à ceux qui auront le courage de le lire


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