Kethrope
Wishful psychonaut

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RE: [Sujet de la semaine] Comment s'est installé la consommation dans votre vie ? 3
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[Sujet de la semaine] Comment la consommation s'est-elle installée dans votre vie ? Sujet de la semaine
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Quasi-exclusivement dans l'alcool jusqu'à environ 24/25 ans. Je fumais sur les joints qui tournaient en soirée, très occasionnels petits paras de md... mais j'étais bien trop bourré pour pouvoir apprécier les effets. J'achetais juste un peu de coke de temps à autre, quand y'avait une fille chez moi.

L'alcool m'a démoli tout comme il a démoli mon père. Bon lui c'est parce qu'il était marin, moi c'est juste parce que j'ai eu une puberté très ingrate (visage enfantin sur corps qui s'étire, dévoré par l'acné, appareil dentaire...), pas mal d'humiliations, de blessures narcissiques. Du coup au lycée la liche me paraissait un échappatoire infini, le canna ne m'intéressant alors que très peu et j'étais sans doute trop tiède pour le reste. Je ne buvais pas nécessairement tous les jours, mais IMPOSSIBLE de m'arrêter quand je commençais, vers 24 ans j'en étais à couper alcool antiseptique ou eau de cologne à du jus d'orange quand le frigo était vide à 4h du mat'.

C'était totalement social au début, des murges entre potes quoi, puis je me suis mis à picoler avant d'aller à une murge, à planifier d'avoir 2-3 bières pour le lendemain, puis à boire seulement tout simplement, peu importe l'heure de la journée.

Le LSD et le canna m'ont ensuite fait un si monumental effet que j'en ai conçu un mépris instinctif et viscéral pour l'alcool, mépris sans doute injuste, la substance en elle-même n'a rien de néfaste pour qui sait boire correctement, mais disons que comparé aux voyages psychédéliques la torpeur bavaroise paraît bien faiblarde.

Le canna a remplacé l'alcool, je me suis mis à en acheter régulièrement, des 20 balles au début, puis 10 ou 25g par la suite, avec une vitesse de croisière de 1.2g par jour à 27 ans. Là j'en ai 28 et c'est sevrage depuis le début de l'année, avec un craquage jeudi dernier que j'ai immédiatement regretté... faut vraiment que j'affame cette addiction 4 mois minimum. L'alcool m'avait fait tout perdre, notamment mes amis de jeunesse, pas vu depuis 3 piges et que j'ai recontacté il y a peu, ça me motive à reprendre le contrôle de cette poubelle ambulante qu'est ma persona. La fume est toute aussi dangereuse que l'alcool, zombification, paranoïa, zéro lovés... c'est juste qu'au lieu de faire de la merde dans la rue tu comates devant un écran. C'est plus civilisé mais tout aussi stérile.

Même rapport teubé avec l'acide ou la kéta que je consommais une fois par mois fin 2017 (heureusement que ce sont des produits à grosse tolérance...)
L'héro j'en ai pas mal pris aussi, sifflé v'la les métha et gobé v'la les sub, mais j'imagine que traîner avec des camés est une bonne publicité contre la came, j'ai eu des keukeus 2-3 fois, j'étais tellement mal que ça a fini de m'éloigner de ce produit (j'ose pas imaginer le manque pour un gus avec 20 ans de conso...)

Bref j'ai un rapport dégueulasse à la drogue, puisque je me drogue avant tout pour faire passer les journées plus vite, fuir la réalité, me fuir moi. Mais c'est normal, je suis très fragile, dépressif, esseulé. Si j'arrive à tout lâcher et à me reconstruire une vie digne de ce nom ce sera intéressant de noter si oui ou non ce rapport sera différent.

Plaisirs marginaux pour personnes marginales, peu de gens en sortent intacts. Ce qui est sans doute une bonne chose, ce serait pas drôle si c'était à la portée du premier venu.

edit: pas spécialement envie de causer de ça mais comme tout vient de l'enfance...: ambiance parfaitement dégueulasse à la maison quand j'étais gamin, pas poussé droit comme on dit (fasciné par la drogue/la mort/les choses extrêmes dès le plus jeune âge).