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Wim Hof Method WHM & loi de l'hormèse

#1
Me voilà de retour, quelques années plus tard, (émergeant de mes propres cendres), plus vraiment consommatrice, faute de TR je vous propose un retour sur une méthode qui a changé ma vie dernièrement : la méthode Wim Hof, alias Iceman.

A. Qui est Wim Hof ?

Wim Hof est un néerlandais de 60 ans aujourd’hui, passionné depuis très jeune par le yoga ; à 17 ans, pris d’une impulsion, il décide de sauter dans un des canaux alors gelés d’Amsterdam, et, ébahi par l’expérience, dit s’être senti plus vivant que jamais. Il part plus tard en Inde où il rencontre sa femme qu’il ramène en Hollande ; ensemble, ils fondent une famille de 4 enfants, qui se voit dévastée le jour où la mère se donne la mort, dépressive depuis quelques années. Cet évènement joue un rôle déclencheur dans le développement de sa méthode, qui lui permet de traverser l’épreuve et de remonter la pente financièrement.

Wim détient 20 Guinness Records à ce jour : 72 minutes immergé dans la glace, 6’20 en apnée sous la glace, ascension de l’Everest en tongs et en short, semi-marathon en Finlande pieds nus et en short…
Ses premiers exploits ayant rapidement fait parler de lui, et de son apparente stupéfiante capacité à agir sur son système nerveux autonome (sur lequel, selon le consensus médical alors en vigueur, il serait tout à fait impossible d’agir), des scientifiques se penchent sur son cas en 2012 et décident, devant la confiance de Wim qui affirme pouvoir moduler lui-même son sytème immunitaire, de lui injecter une endotoxine de la souche de bactérie la plus documentée médicalement à ce jour, E.coli. Celle-ci devrait déclencher chez tout sujet en bonne santé, d’intenses fièvres, vomissements, migraines, inflammations, et ce sur plusieurs jours. Wim, à la stupeur de tous et grâce à sa technique de respiration, ne souffre d’aucun symptôme, mis à part de légers maux de tête qui auront duré en tout et pour tout cinq minutes. 
La piste d’une prédisposition génétique qui ferait d’IceMan le surhomme qu’il paraît être semble tentante ; elle est de suite écartée lorsqu’il annonce pouvoir former n’importe qui à réaliser de tels exploits, et ce en moins de 10 jours. En 2014, la même équipe de chercheurs réitère ainsi l’expérience E.coli sur 2 groupes d’une douzaine d’individus : un groupe formé par Wim au préalable, et un groupe témoin. Les résultats ne laissent pas place au doute : alors que tous les membres du groupe témoin souffriront trois jours durant de violents symptômes, les rares et légers symptômes du groupe de Wim s’effacent en moins de trois heures.


B. La méthode Wim Hof

Elle repose sur 3 piliers : le froid, la respiration, et le mental.
La méthode semble de façon assez claire être liée au concept d’hormèse, selon lequel on peut parvenir à la stimulation des ressources de l’organisme par exposition à des sources de stress.

Respiration WHM 

Elle se pratique sur 3 ou 4 cycles consécutifs d’hyperventilation. 
AVERTISSEMENT : Ne jamais pratiquer cette respiration en conduisant ou sous l’eau, plusieurs personnes en sont mortes. La pratiquer allongé (ou avec un peu plus de pratique, assis), les yeux fermés, dans un cadre sécurisant.


Un cycle est formé de 3 étapes :

1. 30-40 respirations environ : inspir profond au maximum de la capacité respiratoire (« fully in », dans une vague ventre-poitrine-tête), puis expir passif sans forcer, en relâchant simplement l’air inspiré (« let go »). Le rythme doit être soutenu, sans aucune pause entre expir et inspir, ce n’est absolument pas une respiration de détente. L’inspir doit être actif, forcé au maximum, l’expir est un simple relâchement. 
L’inspir se pratique par le nez ou par la bouche indifféremment, préférer la bouche pour éviter d’irriter la muqueuse nasale.


2. Au bout de ces 30-40 respirations, expirer une dernière fois tout l’air inspiré puis pratiquer une rétention à vide. Se détendre, profiter des sensations librement. Il n’y a pas de temps fixe pour cette phase d’apnée : elle s’arrête lorsque survient le besoin physiologique d’inspirer (ressenti au niveau du diaphragme). 
Cette apnée se révèle beaucoup moins désagréable qu’une apnée classique pour quelqu’un de non-entraîné, et surtout beaucoup plus longue.


3. Dès que le besoin de respirer se fait ressentir, inspirer à fond (comme lors de la 1ère phase), et bloquer de nouveau sa respiration poumons pleins cette fois. Contracter légèrement le cou pour augmenter l’apport sanguin au niveau cérébral. Compter 10-15 secondes de rétention, puis relâcher.
Repartir instantanément dans l’étape 1, sans respiration « normale » entretemps.

L’étape 1 permet une hyperventilation (inspir puissant = plus grande surface d’échanges gazeux, rythme soutenu) et donc une augmentation forte de la teneur en O2 dans le sang, oxygène qui n’a pas le temps d’être utilisé pour le métabolisme cellulaire et s’accumule donc rapidement, tandis que le rythme rapide des respirations fait diminuer le CO2 sanguin en parallèle. Paradoxalement, l’oxygène présent en grande quantité devient, par effet de Bohr, très peu biodisponible car il reste fixé à l’hémoglobine, et l’organisme se retrouve en état d’hypoxie. L’étape 2 permet de reconstruire les stocks de CO2 et revenir à des taux normaux d’O2 – d’où la longueur possible de l’apnée, l’organisme ayant été déplété en CO2 pendant la phase 1, en effet la longueur possible de l’apnée est davantage définie par le taux de dioxyde de carbone accumulé que par le besoin en oxygène. L’étape 3 permet un brusque et puissant apport d’oxygène – c’est généralement l’étape au ressenti le plus fort et extatique, il est important de compter 10-15 secondes puis revenir à la phase 1, qui peut être recommencée avec un rythme un peu plus doux au début mais toujours dans le principe « fully in – let go ».

Des sensations physiques courantes telles que fourmillements des extrémités, contractions, sensations de paralysie peuvent survenir (l’organisme percevant la suroxygénation, il contracte les capillaires dans les extrémités pour réduire l’apport sanguin, à tel point que cette contraction peut entraîner avec elle les muscles environnants). Au niveau mental, de fortes expériences enthéogènes peuvent être vécues ; les accueillir avec la plus grande ouverture possible, ainsi que toute libération émotionnelle pouvant survenir. Laisser de côté autant que possible les mentalisations. Les manifestations varient d’individu en individu. Si l’expérience est jugée comme trop forte, éventuellement diminuer légèrement le rythme des respirations.

A la fin des cycles, prendre le temps de profiter de son état tranquillement, jusqu’à se sentir en capacité de bouger de nouveau ses membres et ouvrir les yeux.

L’exposition au froid et le mental

Ici, pas de secret. Il n’y a que l’expérience qui puisse parler.
Pour le froid, il est possible de s’habituer graduellement en terminant sa douche par de l’eau de plus en plus froide. Pratiquer une fois par semaine ou toutes les deux semaines une immersion complète (lac… froid ou gelé). Surtout, ne pas lutter, ne pas y aller avec la mentalité d’un sportif qui veut relever un défi ou être plus fort que l’obstacle : le froid sera toujours plus fort. Se détendre, sourire si possible, les premières 30 secondes sont les plus dures (« gasping effect »), surtout ne pas réfléchir ni faire de pas en arrière au moment d’entrer dans l’eau, se concentrer à calmer sa respiration et son corps en panique. Rester 2-3 minutes idéalement (quand on a la sensation qu’on est ok avec le froid, sortir). Ne pas se sécher ni se rhabiller tout de suite (sous peine de grelotter pendant des heures), mais descendre sur ses cuisses pour chauffer via ses quadriceps (plus grands consommateurs d’énergie du corps humain) – et faire des mouvements de bras, comme si l’on repoussait des murs des 2 côtés de soi. Dès que l’on commence à s’ennuyer, se sécher et se rhabiller. Ainsi, le mélange du sang chaud et du sang froid se fait progressivement, de même pour la dilatation des vaisseaux, ce qui permet de tirer tous les bienfaits d’entraînement cardiovasculaire, et ne pas revenir à une vasodilatation brutale.

Il est important de se souvenir d’une chose : il est possible de s’exposer au froid sans pratiquer les respirations, ou pratiquer les respirations sans s’exposer au froid, mais pour pratiquer la méthode Wim Hof et en tirer tous les bienfaits, ces 3 piliers sont tous essentiels.
Dans l’idéal, pratiquer les respirations tous les matins, à jeun. Finir ses douches par de l’eau froide. Si immersion dans de l’eau froide, pratiquer les respirations au minimum 40 minutes avant.

C. Explications

Le système nerveux humain est divisé en 2 branches : volontaire, et autonome. Pour ce dernier, existent encore 2 subdivisions : sympathique et parasympathique. Le SNS permet les réactions type « fight or flight », combat ou fuite, en déclenchant des pics hormonaux (adrénaline, noradrénaline, catécholamines..), libération de sucre, sang aux muscles des membres inférieurs, tout ceci pour permettre d’échapper à un prédateur ou toute menace imminente ; le SNP quant à lui prend le relais en temps voulu en dirigeant le sang vers l’activité digestive, en abaissant le rythme cardiaque, la tension artérielle, etc, bref, en permettant de rentrer dans un état de relaxation et permettre de multiples activités anaboliques en attendant l’inversion de la balance. Pour faire court, ces 2 systèmes jouent des rôles de frein – accélérateur, un équilibre physiologique primordial.

Notre système, malheureusement (ou pas), ne fait pas la différence entre un tigre et un e-mail, et le système réagit, archaïquement, toujours de la même façon. Aujourd’hui, un grand nombre d’individus se retrouvent en état de stress chronique, et donc en dystonie neurovégétative, un état où cette balance SNS-SNP est rompue. L’hormone de stress à long terme, le cortisol, est sur sécrétée par les glandes surrénales jusqu’à épuisement (burn-out), de par une exposition chronique et continue à de nombreux stresseurs, ainsi qu’en réponse à une inflammation de bas-grade (pics glycémiques répétés,…), car le cortisol joue également un grand rôle au niveau immunitaire.

La respiration Wim Hof provoque une forte perturbation de l’homéostasie (équilibre dynamique des paramètres biochimiques humains), et une libération extrême d’adrénaline et autres hormones de stress. En effet, les niveaux d’adrénaline sanguins mesurés lors de la pratique de cette méthode sont les mêmes qu’après un saut à l’élastique. De même, pour l’exposition aux températures extrêmes, qui joue sur le même concept d’hormèse. 
L’explication la plus plausible aux résultats surprenants de la méthode (sensations enthéogènes, apaisement puissant, expériences spirituelles, à plus long terme : effet sur la dépression, l’anxiété, réduction des symptômes voire rémission en cas de maladies auto-immunes, maladie de Lyme, diabète, inflammations diverses…) consiste en la suivante : le système, habitué à se trouver dans un état de stress chronique qui se reflète par un équilibre biochimique perturbé à long terme, est placé dans un pic de stress intense suivi d’une phase d’apaisement, une forme de « reset » de l’organisme qui permet de retrouver une élasticité SNS-SNP. En bref, on entraîne graduellement ses capacités de retour à l’état d’homéostasie après exposition à un stresseur.


D. Mon expérience

Je fais court sur cette partie (si questions, c’est avec plaisir). J’ai été initiée à la méthode par le biais d’un thérapeute qui m’a promis qu’elle pourrait m’aider à gérer mon trouble de l’anxiété généralisée (avec pensées obsessionnelles), dont je souffre depuis plus d’un an de façon très handicapante au quotidien. J’y suis allée sans grand espoir sauf celui d’acquérir un outil de plus, une piste de travail de plus, ayant enchaîné un grand nombre de type de thérapies différentes avec des succès modérés (phytothérapie, fleurs de bach, psychothérapie, cohérence cardiaque, énergétique, méditation…)

J’ai franchement vécu une forme de miracle à mon sens. L’après-midi même du stage, j’avais regagné une clarté mentale, une lucidité, une présence, une cohérence dans mes pensées et objectifs, un dynamisme et une motivation que je n’avais plus eue depuis très longtemps.
La force de la méthode à mon sens réside dans la combinaison d’effets psychologiques (se voir réaliser quelque chose qui paraît encore radicalement impossible 10 secondes avant d’entrer dans l’eau à 0 degrés, dépasser l’état de panique de son corps et le ramener au calme, volontairement recréer des sensations proches de la crise d’angoisse – que ce soit pour les respirations ou l’immersion – et soi-même gérer cette phase jusqu’à la retombée dans l’apaisement physiologique et psychique), et physiologiques (effet yoyo SNS-SNP, apaisement de la « dette de stress », entraînement du système cardiovasculaire…). 
Le pilier mental est indispensable à toute guérison, mais lorsque la pathologie est forte et chronique, il est nécessaire d’avoir une impulsion au niveau physiologique également. Les pratiques de détente type méditation, cohérence cardiaque, etc, qui pourtant ont fonctionné à merveille pour moi durant de nombreuses années, se révélaient peu utiles face à la force de ma pathologie.

J’ai pratiqué mes premiers cycles de respiration dans un état où je me sentais totalement triste et déprimée, plus que je ne l’avais jamais été depuis presque 10 ans. J’en suis sortie en ayant complètement oublié cet état, et en ayant vécu une expérience incroyable en termes de sensations enthéogènes, dans la sobriété la plus totale.

Aujourd’hui je pratique quotidiennement et c’est ce qui me permet, très clairement, de guérir plus que n’importe quelle autre méthode thérapeutique. J’ai fait une pause de quelques jours et tous mes symptômes sont revenus au galop, superficiels tout autant que mon état général. Je pratique également régulièrement les immersions totales en lacs froids-gelés. (un comble pour une Phoenix non ?)
Si vous avez la moindre question, bienvenue :-) 
Je vois ce que je crois.
This too shall pass
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Soyez à vous-même votre propre refuge. Soyez à vous-même votre propre lumière. - Bouddha
Be dragged or Let Go
#2
Merci bien le retour très instructif et bien détaillé ! J'aurais apprécié un descriptif un peu plus développé des processus physiologiques qui surviennent lors de cette pratique et aussi des souuuuuurces oh woui on aime les sources. Notamment sur la maladie de Lyme parce que y a aucune étude sur le sujet et ça me semblerait plus que douteux de pouvoir résoudre une pathologie aussi complexe à soigner juste avec une méthode de respiration.
Mais sinon c'est bien cool, j'ai apprécié la lecture de ce résumé bien synthétique et complet ^^
Self-made chemist
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
#3
Merci pour ton retour Smile

Je n'avais pas trouvé grand-chose de très pertinents au sujet de cette méthode après une vague recherche, du coup ça m'aide a y voir un peu plus clair. Je ne suis pas très sûr d'avoir vraiment compris le pourquoi du comment, mais si t'as de quoi creuser, ça m'intéresse Smile
#4
@snap2 : pour les processus physiologiques, quelles sont tes interrogations ? Pour pousser un peu : comme expliqué, Phase 1 -> on sature le sang d'O2 en faisant baisser la pression partielle de CO2, effet de Bohr, organisme en hypoxie. Hypoxie = adrénaline, noradrénaline, opioïdes (endorphines...)...
On rentre donc en phase 2 en état d'hypoxie, chargé d'hormones de stress, avec une PaCO2 très basse. C'est là qu'on trick une 2ème fois notre organisme pour le pousser encore dans l'hypoxie. En temps normal, en apnée physiologique : le taux d'O2 baisse progressivement tandis que celui de CO2 monte, jusqu'à ce que le réflexe respiratoire soit déclenché par un seuil d'alarme de PaCO2, et non pas par un manque d'O2. Ce seuil d'alarme survient avant que l'organisme se retrouve en hypoxie. Ici, on part en apnée avec une PaCO2 anormalement basse... le temps qu'elle monte jusqu'au seuil d'alarme, on parvient à une apnée anormalement longue, qui nous permet une nouvelle fois de mettre l'organisme en hypoxie (pas assez longue pour mettre réellement les organes vitaux à mal, mais suffisamment pour balancer nettement hors de la zone d'homéostasie). On ressent également une absence de besoin de respirer qui s'explique par la présence des opioïdes libérés en phase 1, qui vont agir sur des récepteurs du tronc cérébral responsables de contrôler la PaCO2, hypersensibles à ces dits opioïdes sous certains seuils de PaCO2. En fin de phase 2 donc = re adrénaline, noradrénaline, opioïdes, cette fois par hypercapnie (en phase 1, c'était l'hypocapnie).
La 3ème phase oxygène simplement de façon très puissante, de par l'effet de Bohr (cette fois, PaCO2 très élevée), le cerveau et les autres organes. = endorphines, dopamine, sérotonine.

Pour te répondre et répondre à @Cookies : le "but" est de mettre l'organisme en stress, clairement (le plus gros stress pour lui = hypoxie) par hypo puis hypercapnie, avant de l'oxygéner puissamment, et alterner ces cycles pour entraîner cette balance.
En clair : on apprend au cerveau, à force de répétitions et par effet pavlovien, l'association entre stress et plaisir, on le reconditionne à intégrer qu'à un stress intense et à toutes les libérations hormonales associées succède une puissante libérations d'hormones de la récompense-du plaisir.
D'ailleurs, je fais le lien aux psychés : étant de nature anxieuse, j'ai au bout d'un certain nombre de trips commencé à percevoir très clairement un fait assez étrange. J'ai assez nettement vu que la phase préférée de mes trips était la descente, le moment où tout s'apaisait, où finalement, je trouvais bon de revenir à mon corps, mes sensations, mon mental, mon quotidien, les choses simples de ma vie qui me paraissaient soudainement très appréciables après l'agitation intense du trip, et ce sans plus avoir ce fond anxieux, cette dette de stress habituelle. C'est exactement le même "reset" que je ressens après les respirations ou les immersions Wim Hof.

@snap2, pour la maladie de Lyme : que ce soit via la respiration ou le froid, lors d'un stress intense, le corps mobilise ses ressources et abaisse les dépenses énergétiques au niveau du système digestif, autres fonctions non urgentes, baisse également sa sensibilité à la douleur ainsi que tout processus inflammatoire, par réflexe de survie. Lyme comme une énorme majorité des maladies chroniques aujourd'hui met en jeu des mécanismes inflammatoires, et cette façon de couper le cycle inflammatoire/désactiver l'activation permanente du système immunitaire joue sur l'abaissement des symptômes. C'est l'effet "reset" dont je parlais.

Pour les sources : "Le froid m'a sauvé", Jean-François Tual, Larousse Editions, particulièrement dans ce message j'ai beaucoup utilisé ses explications très claires, je suis en train de le lire et il est vraiment génial.
Pour le reste, plusieurs vidéos en vrac vues il y a un moment sur le net, et surtout ma formation avec des instructeurs Wim Hof certifiés (formés directement par lui en Pologne).
Je vois ce que je crois.
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#5
Salut ! En voilà un post détaillé et constructif, merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous écrire tout ça. La partie "anti-inflammatoire" m'intéresse à balle car je souffre de maux que seuls les AINS soulagent et c'est pas tip-top pour l'organisme.
C'est pas demain la veille que je me mettrai pratiquer l'eau froide (argh) mais je range tout ça dans un coin de ma tête.

Quelques petites questions :
"il est possible de s’exposer au froid sans pratiquer les respirations, ou pratiquer les respirations sans s’exposer au froid, mais pour pratiquer la méthode Wim Hof et en tirer tous les bienfaits, ces 3 piliers sont tous essentiels." -> je ne vois que 2 piliers, y en a-t-il un troisième ?
"des scientifiques se penchent sur son cas en 2012" ; "En 2014, la même équipe de chercheurs réitère ainsi l’expérience" -> est-ce que tu saurais nous trouver les études en question (ou même mieux : des critiques de ces études) ? Sais-tu si elles ont été répliquées par la suite ?
"Explications + détails pour snappy" -> de ce que j'ai compris, tu tires ça de sources secondaires c'est ça ? Est-ce que ce livre a une bibliographie permettant de se faire une idée des fondements du propos ?
(je ne doute pas que cette méthode t'ait été salvatrice. Je suis juste un-peu-beaucoup méfiante des thérapies alternatives qui se basent sur des présupposés scientifiques dont on n'a pas les sources primaires.)
méditation                                                             
« L’Amour fou implique la sexualité a-ordinaire à la manière dont la sorcellerie demande une conscience a-ordinaire. »
#6
@Tridimensionnel : le 3ème pilier = le mental, selon Wim Hof. D'où le moins d'explications que sur les 2 autres, mais il n'en est pas moins important, c'est cette partie que tu entraînes à faire des choses que tu pensais impossibles, que tu forces à ne pas avoir le choix de se centrer sur l'instant présent car c'est une question de survie, etc. C'est plutôt fort thérapeutiquement.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4034215/ : Cadeau Smile Elle est très détaillée. Je crois pas que l'étude ait été répliquée ou qu'il y ait de méta-analyses mais j'ai entendu que de nombreuses recherches étaient en cours, faudrait que j'investigue ça.

Nope, le bouquin est un bestseller purement autobiographique, du mec qui a lancé ce site/coaching : https://icemind.com

Sinon, pour l'aspect anti-inflammatoire lorsqu'on vise une blessure, une pathologie particulière, j'ai découvert via lecture du bouquin (ils en parlent très brièvement dans l'étude) une extension de la méthode, qu'enseigne Wim Hof également : l'idée est de forcer l'expir autant que l'inspir dans la phase d'hyperventilation (hypoxie encore plus violente car PaCO2 plus basse encore), puis entrer directement en rétention à plein en s'efforçant de libérer, détendre tous ses muscles sauf l'endroit problématique à contracter au maximum. Contraction = élévation du métabolisme cellulaire donc production CO2, donc l'oxygène souffre moins de l'effet de Bohr et peut alimenter un peu les cellules, il va aller directement à l'endroit où les cellules en ont le plus besoin à ce moment-là soit l'endroit du travail musculaire. Oxygénation, régénération cellulaire, voilà voilà ^^
Je vois ce que je crois.
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Be dragged or Let Go
#7
Première lecture: "WTFFF JAMAIS JE FAIS CA HAHAHA" "...Ha mais c'est pour CA que des gens mettent leur maillot en hiver? Moi qui pensais que c'était une passion dévorante pour la baignade au sein d'une secte SM secrète."
Seconde lecture et recherches: "...huuum"
Tentative: "Hey mais c'cool ce truc ^-^"



Quand même, je dois dire qu'utiliser cette méthode comme thérapie, qui plus est sur le long terme me semble assez hasardeux, voire même un peu foireux.

Tout ne repose que sur des témoignages et une seule et unique étude à ma connaissance (une autre a été conduite mais plus pour voir le mécanisme de résistance au froid qu'autre chose, et sur Wim Hof uniquement via IRMf https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29438845). Elle ne compte qu'un petit nombre de sujets, ni ne contient de groupe placebo (erf). De plus elle mesure ce que dix jours de pratique peuvent permettre sur une inflammation aiguë, qui plus est en respirant pile au moment du début de l'inflammation, et non ce que des mois voire des années feraient sur une inflammation chronique, et encore moins sur une maladie auto-immune! Ce dont parle l'article à ce sujet semble être une ouverture pour de futures études, vraissemblablement pas encore effectuées (bizarre du reste, ce peu d'engouement de la communauté scientifique face à un résultat aussi spectaculaire... IL-10 augmentée de presque 200%, quoi!).
Je me demande à titre personnel si un stress aigu du corps tous les jours sur une période longue voire très longue, ne deviendrait pas... une certaine forme de stress chronique, tout simplement? Parce que si tel était le cas, cela accentuerait le problème plutôt que le réduire, à terme.

Sinon des critiques s'élèvent envers la surexposition au froid. 0 degrés, est-ce vraiment plus efficace que 15? Ca fait débat, avec toujours aucune étude empirique pour départager me semble-t-il. En revanche, les risques d'une exposition à un froid extrême me semblent assez logiques, tant par choc thermique ou "hydrocution", que par arrêt cardiaque pur et simple en cas de fragilité à ce niveau.

Enfin Wim Hof et ses potes laissent entendre qu'il s'agit d'une technique validée scientifiquement, ce qui n'est du coup, pas le cas. Pour valider un truc scientifiquement il faut une tonne d'études, pas une ni deux.
Exemple ci-dessous, il parle d'une "série d'expériences"... mais n'en cite qu'une sur son site, toujours la même, qui en plus ne parle pas de système inné lié au froid comme il le fait croire hein... Au contraire,elle semble plutôt aller dans le sens que c'est avant tout la respiration qui provoquerait l'effet anti-inflammatoire lors de l'injection d'E. Choli, plus que l'exposition au froid, tout en restant très prudente dans cette affirmation comme nous manquons encore et toujours de données empiriques.
NCBI a écrit :
It appears that mainly the breathing techniques used by thetrained individuals account for the increase in epinephrine andsubsequent attenuation of the inflammatory response. A limita-tion of our study design is that it does not allow the identificationof the particular component of the practiced breathing exercisesthat results in increased epinephrine levels.

Et en plus il parle de "santé de fer" en laissant là encore entendre que l'étude le valide, mais idem, est-ce vraiment le cas? Impossible de généraliser ces résultats à l'ensemble de la santé! Bref, désolée mais... pas très honnête je trouve perso.
Icemind a écrit :
Avec Iceman naît l’idée qu’en nous coupant de l’exposition au froid par notre mode de vie urbain, nous aurions aussi atrophié nombre des puissants processus physiologiques qui avaient joué un rôle clé dans la survie de nos ancêtres.

Le processus serait réversible. En ré-activant ces systèmes nous pourrions tous regagner une plus grande tolérance au froid.

Surtout, nous disposerions d’un outil simple et naturel pour stimuler les zones atrophiées de notre physiologie, renforcer notre système immunitaire, et développer une santé de fer. Bref devenir un Iceman serait à la portée de chacun d’entre nous, sans recours aux médicaments.
[...]
Tout bascule en 2014 quand la communauté scientifique, suite à une série d’expériences conduites sur Iceman aux Pays Bas, valide cette théorie.

https://icemind.com/iceman/

https://en.wikipedia.org/wiki/Wim_Hof#Controversies



Voilààà

Bon

Maintenant,

Je considère que je suis suffisamment prête à tout pour aller mieux dans mes propres problèmes pour tenter. Heu. Peut-être pas avec des glaçons hahaha j'en suis pas là encore (mais ne jamais dire jamais, y a une semaine je me pensais incapable de me mettre entière sous ma douche 100% froide), mais la respiration et le reste ouai why not...


Je ne trouve gloalement pas la respiration particulièrement agréable, l'inspiration me donne des paresthésies et vision floue et vibrante façon nystagmus, nausées très légères parfois. L'apnée est la phase la plus anxiogène sur la fin, dure à gérer mais c'est normal; et le moment de réinspirer me provoque un soulagement et une certaine clarté d'esprit mais pas de vague de bien-être comme souvent décrite Sad .
Jme rends compte que je réagis souvent de façon cheloue à divers trucs de manière générale.
Le fait d'être au premier ou dernier cycle ne change pas grand chose dans mon ressenti contrairement à ce dont parle L'huitrerampante sur son topic. Le passage le plus agréable pour moi reste l'après, lol, le calme après la micro-tempête, lorsque je demeure allongée et profite de la sensation de flottement. J'ai aussi de puissants accouphènes lors de cette "phase", qui s'amenuisent en quelques minutes pour ne laisser qu'un léger grésillement, mais qui reste nettement plus longtemps qu'avec la méthode dont j'avais parlé sur PA (parfois quelques heures!). Je trouvais cette dernière, qui se résume en fait à la partie hyperventilation de la Wim Hof, plus relaxante et agréable une fois terminée, avec une sensation de calme plus marquée mais des effets globaux moins impressionnants. Là c'est plus hard et "crade" lol.
Il m'arrive enfin d'avoir la tête qui tourne légèrement jusqu'à une petite heure après (tout à fait gérable hein).


Tridimentionnel a écrit :
C'est pas demain la veille que je me mettrai pratiquer l'eau froide (argh)

Sans vouloir t'inciter hein j'essaye juste d'expliquer mon cheminement parce que j'étais exactement dans le même état d'esprit y a quelques jours.
Ma première tentative sous la douche à prooogressivement baisser la température s'est soldée par un "naaa c'pas pour moi, j'en suis incapable". Pis ensuite je me suis dit "attends meuf, c'est ton premier jour, entrainement lol". J'en ai donc fait un défi.
Le quatrième jour j'étais au minimum possible de ma douche, soit à cette époque de l'année 13°C d'après mon thermomètre. J'aurais même déjà pu la veille mais psychologiquement me savoir sous la température la plus froide possible, ça m'a rebutée haha je suis restée à 14°C.
(Mais bon heu, à noter aussi que je mets mon chauffage à fond dans la pièce, c'est ptet uuun peu de la triche, mais heu, jsuis une fille du soleil moi à la base quand tout le monde se plaint qu'il fait 30°C à l'ombre jsuis happy lol. Donc toudoux l'exposition au froid hein^^")

Déjà la respiration effectuée en amont semble aider même si je n'ai pas encore eu la foi de chercher à fond comment. Il y aurait un truc avec le manque de CO2 qui provoque une affinité acrue du dioxygène avec l'hémoglobine, ce qui au départ réduirait l'oxygénation de l'organisme mais ensuite aurait d'autres effets sur je sais plus quoi. Sans parler de l'adrénaline libérée (étrange au passage, je ne la ressens pas vraiment lorsque j'applique la méthode. J'ai plein de symptomes mais pas le stress charactéristique avec cœur qui s'emballe que j'impute normalement à cette hormone... Peut-être que je confonds avec la noradrénaline en fait). Bref Wim Hof a sa peau qui reste plus chaude en contact avec le froid qu'une personne lambda, par un mécanisme d'augmentation du métaboisme énergétique que j'ai pas 100% compris (voir l'étude ci-dessus).

Et aussi je trouve que l'état d'esprit dans lequel je suis joue ENORMEMENT, les deux premiers jours j'ai baissé la température en me crispant, effectivemment exactement l'inverse de ce que disent Phoenix et même Wim Hof dans ses trois mini-classes, mais de façon purement intuitive quoi. Le troisième je me suis dit que le froid c'est pas dangereux tant qu'on en abuse pas, ça ne donne pas de maladie contrairement à l'idée reçue, et ça c'est juste une douche froide je risque rien, c'est peut-être même pas si désagréable que ça... Parce que oui, les deux jours précédents, suite à la respiration puis 1h après douche chaude puis froide, j'étais zeeeen comme après un sauna, chez moi, j'ai vraiment senti la libération massive d'endorphines. Donc effectivemment conditionnement froid=>zen, ça m'a permis de mieux me mettre dans l'état d'esprit froid=ok. Et donc je me suis focalisée sur ma respiration, détendre mon corps etc plutôt que m'agiter dans tous les sens en mode "jvais résister, jvais résister!", accepter le froid, et je dirais pas que c'était le summum du fun hein, poursuivre sur du moyen-long terme va surement me demander un ptit effort de volonté, mais en tout cas beaucoup moins désagréable comme ça que les deux jours précédents. Et pof, je me suis grave étonnée en voyant qu'avec une simple pichenette supplémentaire sur mon thermostat j'étais tout en bas.

Et pour vraiment pignocher, j'y trouve un tout petit peu plus difficile à faire depuis qu'une ampoule de ma salle de bain a grillé. Bawoui, plus de lumière = sensation de chaleur c'est con mais... j'avais vu une émission y a longtemps qui disait que la conso électrique des foyers augmente de ce qui correspondrait de 2°C en moyenne par temps couvert en hiver et à température extérieure égale. Ca marche bien sur moi ce truc^^


Merci beaucoup de m'avoir fait découvrir ce bidule, je connaissais déjà un peu la respiration par hyperventilation pour me détendre de temps en temps du coup mais pas de cette façon et surtout pas couplée à des sessions frigo. Après bon voilà, je maintiens que dans tous les cas il y a un grand nombre d'inconnues dans l'équation et que ça ne semble pas totalement dénué de risque. Prudence, prudence...
#8
Hello,

Pour celles et ceux qui sont intéressés par la Méthode Whim Off et la loi de l' hormèse, je vous recommande ces deux chaines youtube :

- https://www.youtube.com/channel/UCOuDf90...Ao_PjQHnMw

Des sessions de respiration guidées à différents niveaux d'intensité. Vraiment bien pour découvrir la méthode et la pratiquer de différentes manières

- https://www.youtube.com/channel/UCNzTrZJ...h54aj-57WQ

Une chaine sur la loi de l' hormèse. C'est  très pédagogique et complet. Par ailleurs le mec qui fait ça propose des formations en ligne. Il y en a notamment une qui présente différente techniques de respirations que j'ai suivi et qui est vraiment cool. Elle a 70 euros pendant la durée du confinement.

Voilou, bon week-end Smile
#9
Les messages suivants à propos de la légitimité de la chaîne Youtube présentées ont été déplacés sur ce nouveau topic dédié aux pseudosciences afin de ne pas encombrer le topic sur la méthode Wim Hof. Si vous pouviez utiliser ce nouvel espace pour continuer la discussion à ce propos ça serait cool ^^
Self-made chemist
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
#10
édit : je bouge le post à l'endroit indiqué
Cogito ergo d'seigle
#11
Heyy ! J’arrive après la guerre en effet , et je viens faire mon retour sur la technique de Wim Hof . 
Donc j’ai découvert ce topic cette nuit et puis bhé je me suis dit ok pourquoi ne pas tester pendant plusieurs semaines et c’est-ce que je compte faire .

1er avis sur le test
Alors je viens de le tester et je trouve ça assez satisfaisant dans le sens ou ... 

Fin de l’étape une début de l’étape 2
L’étape une et 2 j’avais déjà le petit bourdonnement dû au manque d’oxygène ce qui m'a fait extrêmement penser à mon expérience avec le butane dans le sens où mon champ de vision tremblait pas mais j’avais juste ce boudonement du a manque  d’oxygène  donc c’était à peine perceptible (les boudonement) mais c’était perceptible quand même et puis le truc plus intéressant au niveau de la fin de l’étape 2 .

Fin de l’étape 2 
C’était  comme ci corps entier tremblait je m’explique j’étais dans mon lit et bien pendant un cours instant j’avais l’impression que mon corps n’était plus sur le lit , bizarres et puis l’étape 3 je l’ai raté X)


Questions idiote
Y a-t-il une limite quotidienne à cette technique ? Avant d’avoir des problèmes à cause du manque d’oxygène ? 

Vous penser qu'on doit faire cette technique seulement quand on est en stress ou quotidiennement si oui, imaginons on pratique cette technique depuis des mois et que là on a un grand moment de stress on la fait mais cela nous déstressa vraiment ?  On pourrait avoir une sorte de tolérance au point que cette technique doit se faire seulement occasionnellement ?

Pour l’instant je fais seulement la respiration et au fur et à mesure la douche froide  Cry

Voila this is the end !
                 Take Care and Stay Safe

Somme nous dans la bonne réalité ?
Et si tout ça n’était qu’une simple simulation ?
-Bhé franchement elle est bien faite X) 
#12
@Morning Glory : Merci pour ton témoignage détaillé ! Je vais essayer de répondre point par point comme je peux ^^. 

Concernant la validité scientifique, je suis d'accord en effet que l'étude E.Coli est très souvent mise en avant et justifie beaucoup de marketing autour de la méthode qui serait valable pour absolument toutes pathologies inflammatoires chroniques, problèmes psychologiques type dépression-anxiété, etc, sans que ce soit forcément encore prouvé suffisamment. Maintenant, les résultats de cette étude sont vraiment très intéressants en effet, et pour les pathologies précitées il y a de très nombreux témoignages individuels qui vont dans ce sens, donc ça paraît digne d'intérêt. Ensuite ce n'est pas la seule étude qu'il y ait à ce sujet : https://www.wimhofmethod.com/science
Après, toute cette image entretenue et plus ou moins appuyée par des preuves vient clairement du fait que Wim Hof s'est fait connaître peu à peu, l'expérimentation clinique, les 26 Guinness Records et le fait que ce soit applicable à tout le monde leur a donné des ailes (avec raison à mon sens) et son fils a fondé Innerfire - le bureau de la boîte - qui maintenant est une entreprise à but lucratif comme une autre. Je bosse un peu pour eux, et oui, il y a énormément de marketing Tongue . Alors oui il y a beaucoup d'image autour "Soyez fort, en bonne santé et heureux" mais y a un moment même si je défends aussi les preuves scientifiques, tout doux, c'est aussi une méthode de bien-être pur et tu peux pas lyncher les gens à chaque phrase en réclamant des études non plus ^^ (à condition bien sûr de rester dans le bon sens, dire "cette méthode vous rendra heureux" c'est différent de dire "cette méthode vous guérira à 100% et pour sûr de votre maladie auto-immune")


(07/05/2020 21:21)Morning Glory a écrit :
Je me demande à titre personnel si un stress aigu du corps tous les jours sur une période longue voire très longue, ne deviendrait pas... une certaine forme de stress chronique, tout simplement? Parce que si tel était le cas, cela accentuerait le problème plutôt que le réduire, à terme.

Sinon des critiques s'élèvent envers la surexposition au froid. 0 degrés, est-ce vraiment plus efficace que 15? Ca fait débat, avec toujours aucune étude empirique pour départager me semble-t-il. En revanche, les risques d'une exposition à un froid extrême me semblent assez logiques, tant par choc thermique ou "hydrocution", que par arrêt cardiaque pur et simple en cas de fragilité à ce niveau.


Pour le stress chronique c'est une des critiques qui revient souvent et est la plus intéressante à mon sens. C'est pertinent et ça mérite d'être investigué, le problème c'est qu'on a pas encore suffisamment de recul. 
De façon simplement logique, je dirais (je l'ai entendu aussi chez Icemind) que ce qui est réellement nocif c'est le stress chronique à long terme, qui maintient des taux de cortisol persistants sur la durée. La méthode WHM fonctionne en gros pic de stress, ça paraît logiquement plus physiologique (se faire courser par un prédateur avant de retourner à un état de stress 0). Pas d'effets secondaires négatifs reportés par les pratiquants cependant à ma connaissance. A investiguer, il faudrait une étude de cohorte sur des années.

Concernant le froid on dit que la méthode est "valable" de 0 à 16 degrés environ (j'ai aussi entendu 12 il me semble, j'ai un doute). Peu importe au final. De même pour la durée dans l'eau, Wim recommande très clairement 3 minutes max, le reste c'est que de l'esprit de compétition et du record qui n'a aucun intérêt physiologique. 
Les risques sont vraiment très limités dans une pratique "sérieuse". 

(07/05/2020 21:21)Morning Glory a écrit :
Je ne trouve gloalement pas la respiration particulièrement agréable, l'inspiration me donne des paresthésies et vision floue et vibrante façon nystagmus, nausées très légères parfois. L'apnée est la phase la plus anxiogène sur la fin, dure à gérer mais c'est normal; et le moment de réinspirer me provoque un soulagement et une certaine clarté d'esprit mais pas de vague de bien-être comme souvent décrite Sad .
Jme rends compte que je réagis souvent de façon cheloue à divers trucs de manière générale.
Le fait d'être au premier ou dernier cycle ne change pas grand chose dans mon ressenti contrairement à ce dont parle L'huitrerampante sur son topic. Le passage le plus agréable pour moi reste l'après, lol, le calme après la micro-tempête, lorsque je demeure allongée et profite de la sensation de flottement. J'ai aussi de puissants accouphènes lors de cette "phase", qui s'amenuisent en quelques minutes pour ne laisser qu'un léger grésillement, mais qui reste nettement plus longtemps qu'avec la méthode dont j'avais parlé sur PA (parfois quelques heures!). Je trouvais cette dernière, qui se résume en fait à la partie hyperventilation de la Wim Hof, plus relaxante et agréable une fois terminée, avec une sensation de calme plus marquée mais des effets globaux moins impressionnants. Là c'est plus hard et "crade" lol.
Il m'arrive enfin d'avoir la tête qui tourne légèrement jusqu'à une petite heure après (tout à fait gérable hein).

 

Etrange, de la trentaine/quarantaine de personnes que j'ai vu débuter cette pratique je n'ai jamais vraiment entendu qqun trouver ça désagréable. Alors par contre c'est à pratiquer les yeux fermés normalement, par rapport à ta remarque sur la vision pendant la phase 1. Les paresthésies c'est entièrement normal et doit se retrouver chez 90% des gens au moins (vasoconstriction). Les nausées ça paraît étrange, ralentir le rythme peut-être ? 
L'apnée ne devrait pas ou extrêmement peu être anxiogène. L'idée est de se détendre le plus possible, dans mon cas quand j'ai tendance à me tendre sur l'idée de ne pas respirer je me focalise à détendre tous mes muscles consciemment, ça fonctionne très bien pour défocaliser. Ensuite le mieux est de se laisser flotter, porter par ses idées, en attendant le signal d'alarme du diaphragme, penser le moins possible au fait d'être en apnée ^^. 
Pour les acouphènes, idem c'est très fréquent. J'en ai très fortement personnellement, et quand tu pousses à 7-10 cycles c'est l'apocalypse en termes de bruits blancs/éloignement du son ambiant/acouphènes haha. 
Bon alors pour résumer je te conseillerais vraiment d'essayer avec une vidéo guidée, ça te permettrait de te caler à un bon rythme et éventuellement corriger des erreurs que tu pourrais faire. Soit la vidéo officielle "Respiration guidée par la méthode Wim Hof" soit les lives d'IceMind, il y a toutes ses vidéos de respirations guidées sur sa chaîne Youtube. 

(07/05/2020 21:21)Morning Glory a écrit :
Déjà la respiration effectuée en amont semble aider même si je n'ai pas encore eu la foi de chercher à fond comment. Il y aurait un truc avec le manque de CO2 qui provoque une affinité acrue du dioxygène avec l'hémoglobine, ce qui au départ réduirait l'oxygénation de l'organisme mais ensuite aurait d'autres effets sur je sais plus quoi. Sans parler de l'adrénaline libérée (étrange au passage, je ne la ressens pas vraiment lorsque j'applique la méthode. J'ai plein de symptomes mais pas le stress charactéristique avec cœur qui s'emballe que j'impute normalement à cette hormone... Peut-être que je confonds avec la noradrénaline en fait). Bref Wim Hof a sa peau qui reste plus chaude en contact avec le froid qu'une personne lambda, par un mécanisme d'augmentation du métabolisme énergétique que j'ai pas 100% compris (voir l'étude ci-dessus).

 

Il y a baisse de la sensibilité des récepteurs cutanés 0-12 degrés avec la respiration. J'ai plus la référence et flemme de la chercher ^^ 
Pour la résistance au froid c'est une augmentation de la thermogenèse via la graisse brune. ^^ 

Merci pour le reste de ton témoignage, c'est cool. Eh ouais les douches froides quand on se détend et que ça nous tient à coeur, c'est pas si compliqué hein Tongue

@Manci : Trop cool, merci pour le témoignage. 

(08/05/2020 22:43)Manci a écrit :
Questions idiote
Y a-t-il une limite quotidienne à cette technique ? Avant d’avoir des problèmes à cause du manque d’oxygène ? 

Vous penser qu'on doit faire cette technique seulement quand on est en stress ou quotidiennement si oui, imaginons on pratique cette technique depuis des mois et que là on a un grand moment de stress on la fait mais cela nous déstressa vraiment ?  On pourrait avoir une sorte de tolérance au point que cette technique doit se faire seulement occasionnellement ?


Alors pour la limite quotidienne, on recommande généralement 1x/jour c'est déjà 15-30 min de pratique, en général les gens cherchent pas vraiment à faire plus. Ca manque maintenant d'études qui préconiseraient le bon "dosage", c'est à la louche, comme on te dirait de faire 30 min de médit' par jour. 
L'hypoxie n'est pas suffisante pour atteindre réellement les fonctions essentielles, tu respectes toujours le signal de respirer en fin de phase 2 et la phase 3 te permet un shoot d'oxygène régulier qui rétablit un peu la balance biochimique. Donc a priori pas de risque ni d'effet délétère reporté, mais de nouveau on attend des investigations plus poussées idéalement. 

Clairement faire la méthode quotidiennement est le plus bénéfique à tous les niveaux, augmentation des performances sportives, de la motivation, de l'état psychique etc. Tu as beaucoup de témoignages à ce sujet sur Youtube par des pratiquants sur la longueur. Personnellement je peux voir très clairement que mon moral chute, ma motivation et mes niveaux d'énergie aussi quand je passe quelques jours sans pratiquer. C'est systématique même si à chaque fois je me dis que c'est bon, ça fait assez "longtemps" que je pratique, que je fais d'autres trucs bénéfiques dans la journée etc. 
Après, de nouveau expérience personnelle, je l'ai déjà fait en tout début de crise d'angoisse, et c'est très frappant combien ça coupe tout. Donc en stress intense c'est efficace aussi, faut-il encore être en mesure de se forcer à le faire.

Enjoy Smile
Je vois ce que je crois.
This too shall pass
You are not going through it, It is going through you.
Soyez à vous-même votre propre refuge. Soyez à vous-même votre propre lumière. - Bouddha
Be dragged or Let Go
#13
Salut Phoenix,

Je pratiquais la douche glacée et les progrès étaient très rapides puis j'avais arrêté, je vais reprendre.

Pour la respiration, je suis d'accord que c'est l'une des meilleurs méthodes pour se guérir ! En fait, on a des pensées négatives/dépressives uniquement à cause d'energie stockée dans le corps. Et la respiration c'est souvent un bon karcher. On le sent de suite avec la clarté mentale qu'on y gagne après les séances.

Les thérapeutes qui pensent qu'on peut avoir un grand levier sur nos pensées juste en agissant sur elles (pensée positive, chgt de point de vue etc...) manquent d'un élément clé. C'est que si ces pensées sont générées par une mémoire émotionelle forte dans le corps, tant que la charge de la mémoire/trauma sera là, les pensées persisteront.

Selon moi, il est bien d'avoir une méthode comme ici mais ensuite s'écouter pour adapter la méthode vu que chacun à des choses différentes stockées en lui.

Parfois la puissance de la libération me fait vraiment peur, je sens qu'il y a comme des sensations et émotions inconnues jusque là qui remontent. Il faut traverser parfois comme dans un tunnel en ayant la foi.

Pour les nausées, moi aussi j'ai ça parfois c'est juste selon mon expérience et analyse, des choses stockées/bloquées dans le ventre qui sortent. Mais pareil une fois passée, je sens qu'il y a qqch de pas très reluisant qui est sorti et qui alimentait des choses en moi négatives. Et ma clarté mentale est plus grande.
#14
@GaetanCz Merci pour ta perception des choses Smile 

Les quelques lignes sur la thérapie par travail sur les pensées me parlent beaucoup. Je suis moi-même thérapeute et que ce soit dans les suivis que j'ai pu mener ou par mon expérience personnelle introspective, les cognitions sont en effet très souvent reflet/conséquence de souffrances émotionnelles très "simples" et très profondes. J'ai compris avec le temps qu'une approche qui inclut le physique est quasi indispensable pour des résultats entiers. 

C'est toute la puissance du "mindset" en effet d'avoir la foi, traverser même quand tout est embrumé Smile
Je vois ce que je crois.
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Be dragged or Let Go
#15
Merci pour ta réponse toute aussi détaillée ^_^


Citation :Alors oui il y a beaucoup d'image autour "Soyez fort, en bonne santé et heureux" mais y a un moment même si je défends aussi les preuves scientifiques, tout doux, c'est aussi une méthode de bien-être pur et tu peux pas lyncher les gens à chaque phrase en réclamant des études non plus ^^ (à condition bien sûr de rester dans le bon sens, dire "cette méthode vous rendra heureux" c'est différent de dire "cette méthode vous guérira à 100% et pour sûr de votre maladie auto-immune")

Ba c'est une méthode de bien-être dont on a pas tout à fait prouvé l'innocuité Tongue  Angel
Par contre:
Citation :Ensuite ce n'est pas la seule étude qu'il y ait à ce sujet : https://www.wimhofmethod.com/science
My bad, bon en regardant les résumés les études précédentes ne prouvent pas beaucoup plus les bienfaits vu que les échantillons de populations sont encore plus faibles (Wim of lui-même, comme j'ai comprit), mais en effet il y en a eu plus de deux, et surtout d'autres sont en cours ce qui est une excellente nouvelle, hâte de voir les résultats.



Non effectivement la respiration est pas super agréable pour moi, et yeux fermés j'y trouve trop oppressant. Hum, après pour la respi je reconnais que je faisais l'erreur de vider complètement mrs poumons lors de la rétention, j'ai corrigé ça. Idem je tentais de retenir ma respiration le plus longtemps possible, c'était ça le point le plus désagréable, maintenant je m'arrête vraiment quand je sens le diaphragme se contracter, donc sur ce point précis c'est déjà mieux.

Mais limite maintenant je la trouve plus dure/chiante que la douche froide (oui oui xD), ce matin promenade je me mets en t-shirt, je pensais qu'il faisait quinze degrés, la personne m'accompagnant disait plutôt dix... On avait pas de thermomètre mais bref, j'ai eu droit au fameux "tu vas tomber malade" mais je sais pas j'étais contente ^_^"

En suivant la vidéo sur youtube de wim hof j'ai pas cette sensation de calme après coup que je recherche, effectivemment le rythme est beaucoup moins soutenu et il ne fait que trois cycles, mais du coup bof j'ai pas la récompense à la fin. https://www.youtube.com/watch?v=tybOi4hjZFQ
Icemind parle de faire des respis ultra rapides à l'opposé, beaucoup beaucoup plus que ce que moi je fais^^ https://www.youtube.com/watch?v=PfKMYVm_hGI
Du coup je vais continuer comme ça je pense, en maintenant les nouveaux ajustements lors de la rétention Smile


Question importante pour moi et ma motivation, à partir de combien de temps de pratique tu t'es vraiment sentie mieux pour ton TAG? Pas juste la détente de l'après-coup, mais installé dans le temps pour peu que tu poursuives?

 

D'ailleurs,
Citation :Pour les acouphènes, idem c'est très fréquent. J'en ai très fortement personnellement, et quand tu pousses à 7-10 cycles c'est l'apocalypse en termes de bruits blancs/éloignement du son ambiant/acouphènes haha.
Tu n'as pas peur de faire autant de cycles d'un coup?
Et pour quelle raison du coup, tu trouves que les effets bénéfiques en sont beaucoup augmentés?

Thanks again^^
#16
Nickel si tu as pu corriger qqes trucs Smile

En effet chacun sa façon de pratiquer, en vrai tu peux ajuster selon les jours (c'est ce qu'Icemind fait), en "entretien" quotidien y aller tranquille et les jours où tu te sens te faire des sessions à rythme soutenu. Wim a un rythme très relax sur sa vidéo en effet mais par contre en stage il emmène les gens largement au niveau de ce qu'Icemind propose. D'ailleurs je fais le live "xtreme" de ce dernier demain 11h c'est bien intense si jamais ahah.

Sincèrement ça a fait un point très déterminant de changement tout de suite, qui n'a fait que perdurer. Au contraire c'est plutôt les petites chutes d'effet que je dénote, qui sont liées soit au manque de pratique, soit lorsque la pratique quotidienne fait un mieux global mais qui devient "habituel" et donc j'ai moins le super effet placebo "c'est la méthode de ma vie, dès que je la fais tout va bien" (effet que je nourris volontairement, je m'y raccroche pour tromper mes angoisses ^^) et donc je redeviens plus touchée par les petits stress quotidiens. Je sais pas si c'est très clair ^^.
En bref j'ai pas l'impression que l'effet devienne plus fort avec le temps, juste qu'il stagne voire s'affaiblit par moments si je baisse la pratique ou au bout d'un certain temps de pratique quotidienne. (les effets sont beaucoup plus forts pendant 1-3 jours quand je reprends, puis ça se stabilise). C'est mon impression en tous cas.
Après dans mon cas il y a beaucoup de mindset dans la méthode. C'est le fait d'apprendre à passer outre mes doutes, mes mentalisations et me jeter dans la gueule du froid et de la pratique qui m'a fait et me fait toujours le plus gros déclic et la plus grosse possibilité de guérison.

Peur non, je me dis que les risques sont pas létaux, j'suis un peu une addict des pratiques extrêmes. Mettre mon corps dans des états seconds me dérange pas trop mais je comprends qu'on puisse se poser la question des effets délétères. C'est purement personnel, moi j'ai pas trop envie de me préserver gentiment ou alors dans un équilibre mise à l'épreuve/récupération ^^. Je comprends la question par contre c'est sûr.
Les effets bénéfiques augmentés c'est beaucoup dû au fait de l'habituation à la pratique, ça fait du bien de retrouver le kick originel avec des séances intenses comme ça.
Je vois ce que je crois.
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Be dragged or Let Go
#17
Ha^^
Bon dans mon cas si ça progresse pas ça semble pas siii efficace alors. Enfin un peu: si j'ai bien une sensation provisoire de calme énergie après avoir combiné les deux aspects de la technique, mes problèmes psys ressurgissent un peu plus tard.
Après ouai si c'est une question de forçage et de dépassement des limites, je pense pas que ça marchera sur moi. Mais si effet anti-inflammatoire il y a il faudra surement un bon mois pour que je sente un effet sur ma dépression (si elle vient de ça lol), je vais poursuivre, pour voir.
Faut dire aussi que j'ai trop d'attentes, en dix ans je me suis toujours pas fait une raison quant au fait de devoir vivre avec ces problèmes, je suis du genre têtue.
Et à l'inverse pour celleux comme toi qui ont de vrais gros effets, un résultat immédiat waow, c'est du luxe.

Quand je le fais pour me sentir mieux dans une tempête seul, sans adjonction de drogue, je remarque que ça a aussi tendance à me déclencher les émotions négatives que je fuis justement, sur le coup là c'est vraiment désagréable parce que ça fait tout sortir, au point que j'arrive plus trop à poursuivre l'exercice, faut que je marque une pause pour me calmer. Ca dégomme mon self-contrôle en fait, ce qui à la réflexion me semble logique (stress de la technique = goutte d'eau qui fait déborder).
Mais ensuite oui j'ai la sensation d'être dans l'oeil du cyclone un moment, parfois même à pouvoir enchainer sur autre chose et revenir plus tard sur ledit problème avec l'esprit éventuellement un peu plus clair.  L'inconvénient c'est que ça prend du temps, ça peut pas se faire à la demande en cas de crise au travail par exemple.
Donc même s'ils s'avérait ne pas y avoir d'effets de fond, huuuum au moins ponctuellement je pense que ça vaut le coup, sans toutefois remplacer mes autres stratégies. Et oui bon en fait c'est déjà bien cool^^


Citation :C'est purement personnel, moi j'ai pas trop envie de me préserver gentiment ou alors dans un équilibre mise à l'épreuve/récupération ^^
C'est une philosophie à laquelle j'adhère aussi sur le papier^^ Mais intuitivement je me serais dit qu'un TAG, au contraire ça tirerait en arrière en fait, les pratiques extrêmes c'est justement anxiogène... Ca rend ta démarche d'autant plus intéressante à mes yeux, enfin je veux pas verser dans la curiosité mal placée, déso si c'est le cas
#18
Alors, en réaction globale à ton message, je dirais que : à mon sens une technique qui t'apporte un soulagement temporaire, qui peut t'offrir ne serait-ce que quelques minutes de calme, de lucidité c'est déjà quelque chose de très précieux. C'est comme ça que je le ressens pour les pathos chroniques ; exemple au hasard j'ai repris le sport un peu ça faisait des années et sur le moment, ça me fait du bien d'être forcée à me ramener au corps, au dépassement de mes limites physiques, ça empêche pas que 2h plus tard je peux être en crise, mais la répétition de ces entraînements renforce l'habitude corporelle de se dire "c'est le moment de tout lâcher, de ne plus être dans les préoccupations ou ruminations, là maintenant tu donnes tout, tu défoules tes émotions, point barre c'est comme ça"
Cet entraînement au réflexe de mental fort/planificateur/autodestructeur au retour au corps et à une pratique régulière et quotidienne c'est qqchose qui me paraît être une solution puissante à moyen-long terme. 
En vrai oui, j'ai des résultats qui me montrent surtout la voie : mon anxiété chute, je me rends compte que mes mentalisations/mon TAG sont des gros mécanismes de défense qui me bouffent, j'arrive à etre suffisamment calme et centrée pour me lancer dans des activités pour qqes heures, j'ai un petit peu de répit. Mais ça repart après, c'est l'apprentissage général qui reste. C'est l'attitude qui compte, l'idée de pratiquer parce que tu acceptes juste le temps de la pratique de mettre tout ce que tu connais de côté et laisser ton corps faire. Avec le temps tu apprends à reproduire ça de plus en plus souvent, à accorder de la valeur à cet instant où tu laisses un peu de côté tes a priori, conceptions, schémas, réflexes et tout le bordel. 


Ah tiens je viens de relire tes phrases sur la perte du contrôle et les émotions négatives ahah c'est bien là que je voulais en venir, ça permet un retour à un "état 0" et une chute temporaire de tes barrières défensives. Oui, c'est pénible par moments, comme toute pratique de développement personnel/spiritualité et cie. ^^ C'est très intéressant, tu peux voir ce qui en ressort dans l'état post-pratique comme façons d'aborder les choses, changement de schémas de pensée etc.

Ah et par rapport à ton "ça fait dix ans je suis têtue", sincèrement sois-le mais sois-le avec une indulgence la plus grande possible envers toi-même, comme si tu t'occupais de ton/ta meilleur(e) ami(e) qui traverse une problématique semblable. Après on a souvent tendance à nourrir nos souffrances parce qu'elles nous rassurent et qu'on y est habitués, c'est triste, on rejette naturellement le changement par une force d'inertie involontaire, c'est compliqué, mais se heurter à soi-même c'est parfois un soulagement très grand malgré la souffrance intense qui peut en ressortir. En fait quand on le fait on se rend compte que c'est bien plus simple de revenir à soi malgré la douleur que s'obstiner à rajouter milles complications et projections dramatisées sur soi.
Bref je dors pas en ce moment et ça va faire 24h que je suis éveillée (eh ouais le combat pour la guérison est dans le coin ici aussi), si mes propos deviennent troubles excuse-moi xD

(17/05/2020 01:15)Morning Glory a écrit :
Citation :C'est purement personnel, moi j'ai pas trop envie de me préserver gentiment ou alors dans un équilibre mise à l'épreuve/récupération ^^
C'est une philosophie à laquelle j'adhère aussi sur le papier^^ Mais intuitivement je me serais dit qu'un TAG, au contraire ça tirerait en arrière en fait, les pratiques extrêmes c'est justement anxiogène... Ca rend ta démarche d'autant plus intéressante à mes yeux, enfin je veux pas verser dans la curiosité mal placée, déso si c'est le cas

Alors oui totalement incohérent, ahaha.... Si je voulais aller dans le sens de ma personnalité, mes peurs, ma structure, je ferais tous les choix inverses à ceux que j'ai fait et fais dans ma vie depuis un moment. Le TAG me paralyse totalement et plus il me paralyse plus je prends conscience que c'est absolument vital pour moi d'aller dans l'autre sens, si je veux pas juste être morte à l'intérieur et fonctionner en mode automatique pleine de mécanismes défensifs, c'est impératif pour moi de m'entraîner intensivement au lâcher-prise, à l'abandon, au corporel, à la décontraction, à l'acceptation ouverte de l'impossibilité du contrôle.. vraiment pas à pas, des fois de façon très vive-intense d'autres fois de façon douce et répétée.
C'est clairement anxiogène, et clairement vital pour moi. 
Tqt, si j'en parle c'est qu'y a aucun souci.
Je vois ce que je crois.
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