Truffes Utopia, session II - Déconditionnements et nihilisme
#1
Hey hey, voilà mon TR d'hier soir, enjoy et sorry pour mes TR à rallonge (:

Substance
: Truffes Utopia
Dosage : Moitié d’un sachet de 15g
Set & setting : Dans mon appart’, soirée prévue depuis longtemps avec le même pote qu’à mon dernier trip. Reposée, en forme, rien mangé depuis plusieurs heures.

Charge physique

20h45 : Après un petit moment ritualistique comme d’habitude avec ce pote – bougies, encens, petit instant pour nous recentrer sur nous-mêmes –, on se partage les 15 grammes. (J’ai toujours autant de mal avec le goût, décidément) On se pose tranquillement en attendant les effets.
Quelques minutes plus tard, j’ai soudainement envie d’une clope, j’enfile un sweat et m’en grille donc une sur le balcon. Il fait froid, et en rentrant je tremble un peu.
Je m’allonge sur mon lit, et je constate que les tremblements continuent, comme de légers spasmes – ça m’arrive souvent sous weed, c’est un peu embêtant mais je fais avec.
21h15, je commence à avoir de très légers effets visuels. Comme d’habitude, ça commence par onduler et danser légèrement et comme d’habitude, mon pote, les yeux fermés, est déjà plus loin que moi et bien lancé dans la visualisation.
Là, il se trouve que mes tremblements, au lieu de s’atténuer, deviennent de plus en plus forts. Je tremble de froid, inexplicablement. Je me dis que c’est passager et je me fais un thé ; en fait c’est de pire en pire, ç’est devenu incontrôlable et plutôt violent. J’ai des sensations de chaud-froid et je ne sais pas trop comment calmer le truc.
Ca dure une bonne quinzaine de minutes où j’ai l’impression de ressentir la charge physique de ce que je viens de mettre à mon corps. Finalement je réalise qu’en lâchant prise complètement et en détendant mes muscles, les tremblements s’arrêtent, même si ça reste latent. Je ne me sens pas super bien non plus. J’essaie de respirer profondément et là j’ai un gros accès de tachycardie qui me surprend, je me dis que je vais devoir y aller doucement.
Le tout finit par s’estomper doucement, à mesure que les effets généraux prennent plus d’ampleur.

Visuels
Les choses se colorent légèrement, les couleurs deviennent plus intenses, les objets prennent une substance différente, tout se déforme un peu. Je regarde le mur blanc devant moi et y vois comme des filaments en 3D, un genre d’impression que le vide n’est pas vide, que tout vibre même dans l’absence de matière. Je vois de façon éphémère des auras lumineuses autour de tous les objets de la pièce, c’est fort et ça me fait sourire ; on parle des ondes de forme avec mon pote.
Je me rasseois sur mon lit, en fermant les yeux je commence à voir apparaître du noir habituel des spirales, des lignes, d’abord rouges puis de toutes les couleurs. Tout danse, tout pulse, les choses s’enroulent et se complexifient. Je souris, ça me fascine et ça me rend dingue, j’exprime mon incrédulité à mon pote : Comment est-ce que notre cerveau peut-il seulement recevoir (créer) une image d’une complexité pareille ?
Lui qui fonctionne beaucoup dans la visualisation s’étonne du fait que je voie habituellement un écran noir, m’envie même. Au contraire, je suis souvent frustrée par mon manque complet d’imagination, l’impression d’être bloquée, privée de cette capacité. C’est inhabituel et agréable d’avoir soudain un tel déchaînement de visuels.
Les symboles débarquent en masse, j’en suis heureuse, c’est une des choses que je préfère et que je n’avais pas eue depuis mon premier trip. D’abord les yeux fermés, puis un peu partout, dès que je regarde une surface quelconque. Des mandalas/mosaïques jaunâtres courent sur le carrelage. J’ai un peu de peine à cerner des symboles précis, pourtant, l’intensité du trip est assez modérée ; j’ai l’impression qu’ils sont tout juste hors d’atteinte.
Je regarde mes mains, et prends du temps à discerner ce que je vois. Quelques minutes plus tard, je réalise soudain que ça ressemble à des écailles, côté reptilien qui ressort peut-être :-)

Déjà vu, again and again…
Je regarde mon mur, couvert – substances ou pas ! :-) – d’une vingtaine de pages où sont inscrites des citations. Les lettres dansent, sautillent, se mélangent un peu, baignent dans des couleurs pastels. Pas mal de rose pâle, de vert. (Plus tôt, j’avais eu l’impression que tout mon appart’ était plongé dans une sorte de filtre vert pâle)
Je me demande soudainement si une lettre = une couleur partout, ou si les couleurs sont attribuées indifféremment aux lettres. Je regarde de nouveau, plus attentivement, mais j’ai perdu un peu de visuel et je ne parviens plus à voir les couleurs distinctement. Je me rallonge et continue à regarder le mur.
Là, je pars sévèrement en bad d’un seul coup ; absorbée tranquillement par ces pages affichées au mur, en une fraction de seconde l’image globale change radicalement et j’ai soudainement l’impression que c’est la même page partout. Je détourne le regard en vitesse et me lève brutalement dans le même élan en décrivant ce que je viens de voir à mon pote. Je bouge un peu partout en essayant de désamorcer au plus vite, de nouveau, cette sensation que toutes les choses se ressemblent, peuvent se confondre en une fraction de seconde, que tout semble déjà connu et propice à se répéter. J’étais en un sens certaine que cette sensation perturbante de déjà vu continuerait à me suivre dans chacun de mes trips d’une façon ou d’une autre. Comme d’habitude, j’essaie de penser à autre chose, et pourtant mon esprit me ramène à cette sensation perturbante qui m’intrigue malgré moi. J’essaie de m’y replonger très doucement, sans me laisser submerger ; le dosage léger que j’ai pris y est assez propice, les choses sont davantage choisies qu’imposées. Je parle donc de cette sensation à mon pote, et je la ressens m’entourer de façon relativement omniprésente. Comme je lui décris, le déjà vu, déjà connu, l’impression d’être bloqué dans une dimension, tout ça est présent, posé autour de moi, mais pour une fois pas envahissant. Ce n’est pas plus mal, étant donné que ça semble décidé à me suivre, ça me permet d’apprendre à apprivoiser cette impression.
Je continue à l’explorer et la décrire.
Il me semble que mon appart’ est comme figé, une forme de décor de théâtre duquel il serait impossible de s’échapper. La sensation d’être épié par une caméra dans une cellule de prison, avec une heure précise, un scénario précis, pas pour le côté paranoïaque d’être observé mais pour la sensation d’être plongé dans une mise en scène angoissante.
Comme je parviens à l’exprimer, j’ai l’impression que cette image, là, dans l’instant – mon appart’, mon pote, ce soir-là, cette heure-là, –, si j’allais plus loin, je retrouverais exactement la même. Et encore plus loin, la même encore.
Il me dit, « Plutôt comme “imbriqué” », alors ? », je confirme. C’est totalement ça, comme des dimensions imbriquées les unes dans les autres, des boîtes les unes dans les autres, une chaîne vicieuse.
J’ai tendance à oublier, en fait, qu’il y a un monde extérieur, que les choses continuent à vivre et évoluer dehors, au-delà de mon lieu de trip, tant la situation présente est vécue intensément sous psychés. J’essaierai à l’avenir de m’en rappeler pour ne pas me sentir bloquée ici et maintenant.

Mon pote quant à lui, très versé dans la visualisation et l’introspection, semble galérer. Il me dit qu’il voit des choses l’attendant aux portes du subtil, et qu’il se dirige droit dessus s’il va plus loin. Ce n’est pas la première fois qu’il me parle de ses démons, de ses confrontations directes à des choses bien noires. Je peine à le comprendre, je vis mes trips différemment, bien davantage dans l’observation de mon environnement, dans l’analyse de mes divers ressentis et questionnements intellectuels, mais j’essaie de l’aider un peu.
Il me dit qu’il sent quelque chose de (il peine à poser des mots dessus) relativement récréatif, qui l’engage à simplement se laisser aller à la musique et au trip sans chercher à travailler sur quoi que ce soit. Je confirme en lui disant qu’il doit ressentir mon énergie de l’instant, qui est davantage au lâcher-prise et au trip récréatif qu’à la pure introspection visant à un travail précis. J’espère ne pas trop l’emmener là-dedans avec moi s’il désire autre chose.
Personnellement, je suis plutôt bien là-dedans – malgré ces impressions de boucles et de déjà-vu, qui s’estompent un peu –, je me sens chez moi dans cette dimension alternative, j’ai l’impression d’être dans un grand terrain de jeu.

La salade : Déconditionnements & Dissociation

On a la dalle depuis un bout de temps, même avant la prise. Je lui propose des salades que j’ai ramenées de mon boulot.
Le trip vire à l’euphorique, le moment est complètement comique. J’essaie de débarrasser la table pour libérer de la place mais je galère comme pas possible, je suis morte de rire. Là où normalement, tout est fluide et automatique, j’ai l’impression que la prise de psychés rompt les séquences, fait perdre les acquis, automatismes cognitifs et conditionnements. Je bloque sur chaque étape, sans pour autant être incapable de quoi que ce soit, tout est juste (bien) plus difficile :-). Je dissocie également chaque objet, ne voyant plus de logique d’ensemble aux choses et à leur placement.
On arrive enfin à se poser pour manger et je reste quand même morte de rire, prise d’un profond sentiment d’absurdité de tout ça, avoir cette foutue salade dans une assiette avec des couverts profondément étranges, j’ai l’impression de devoir réapprendre l’utilité de chaque objet. Idem pour tout autour de moi, cette table, ces chaises, tout me paraît nouveau et sujet à être remis en question.
J’enchaîne sur l’aspect incroyablement étrange de cette salade que je galèrerai à manger pendant un bon bout de temps. Re-fou rire quand mon pote me dit qu’il a du mal à distinguer les aliments qui la composent, qu’il ne les reconnaît qu’à l’instant, quand il s’en pose la question. (Je passe sous le silence le moment où il les énumère, parle de fromage de chèvre où je lui réponds hilare que bien sûr que non, ce n’est pas ça, c’est de la feta, et ne réalise qu’à l’instant que… c’est la même chose. Profond moment de perturbation interne)
On vire un peu plus sérieux en parlant conditionnements, expérience spirituelle profonde/nature divine interne VS expérience habituelle, ego, apprentissages. Je peine un peu à poser des explications claires mais c’est intéressant.
Je continue en décortiquant longuement une sensation déjà présente dans mon premier trip : le non-sens de l’heure. Je la lis, et elle me semble complètement absurde.
Je m’y engage timidement, j’essaie depuis ma surdose au 25C-NBOMe d’avoir une boîte noire dans mon cerveau à ne pas toucher (Heure-lieu-sécurité-fin du trip), je veux éviter de perdre la notion du temps et renforcer cette impression d’être bloquée ad vitam aeternam entre deux dimensions, mais la douceur du trip me permet d’aller explorer un peu.
Je prends beaucoup de temps à exprimer clairement mes impressions, mais je finis par y parvenir : l’heure affichée en digital n’est qu’un graphisme. Ce trip-là a une forte tendance à dissocier les choses, comme précédemment où mon impression d’absurdité provenait partiellement de l’impression d’avoir un recul conscientisé sur la situation tout en la vivant dans l’instant, ce qui provoquait en moi l’étrange doute : « Mais qui est-ce qui observe, et qui est-ce qui vit alors ? Suis-je deux, ou une ? Suis-je omnisciente, ou ma conscience alterne-t-elle d’un endroit à un autre ? Où est mon identification, mon “moi” ? ».
Ici, je parviens à éclaircir la façon dont je dissocie le nombre, du numéro, du graphisme. Les double 2 du 22h sont habituellement des 2, sobre, avec le sens qu’on leur donne. Là, la chose prend une dimension supplémentaire, une profondeur inhabituelle : je vois le graphisme du 2, le dessin de l’heure digitale affichée. Je suis toujours capable de lire l’heure mais si je ne me concentre pas, je ne vois que le dessin purement visuel, et ai la sensation que ce que je viens de dire n’a aucun sens.
C’est un peu la même chose qu’un désapprentissage de la lecture, la lecture d’un mot étant un automatisme pour l’adulte tandis qu’un enfant décortique les lettres, avec leur graphisme propre pour les reconnaître, puis les ensembles de lettres qui formeront un son.
Bref, petit moment d’expérimentation bien intéressant.

Nihilisme

Le trip est « densifié » par le repas improvisé, on plane bien moins. Mon pote me dit soudainement qu’il ne pense pas en reprendre comme c’était prévu à la base (il restait 15g du 2[SUP]ème[/SUP] type de truffes qui nous avaient foutu une bonne claque la dernière fois), qu’il a la sensation d’être bloqué par quelque chose. Il m’explique avoir eu la sensation d’avoir fermé les portes au travail possible qu’il avait à faire en début de trip, par peur de ce qu’il a vu plus loin. J’essaie d’éclaircir un peu ses ressentis qui me paraissent assez obscurs, je ne comprends pas vraiment s’il a quelque chose de précis à travailler terré dans son inconscient sobre avant de tripper, ou si c’est quelque chose d’abstrait qui ne vient qu’avec les substances. Dans tous les cas, la chose a l’air récurrente et là où je m’étais tranquillement endormie à notre dernier trip, il avait apparemment lutté toute la nuit contre des choses pas très cool. – Chacun ses démons, j’ai la chance d’être épargnée de ces trucs sombres, contre la récurrence de mes boucles.
Du coup ça me coupe pas mal dans mon élan, moi qui étais partie en pleine forme pour en reprendre. Je suis un peu déçue mais je le comprends largement ; je me sens juste un peu coupable de l’avoir peut-être emmené dans une façon de vivre le trip qui ne lui convenait pas sur l’instant, d’où l’importance de bien choisir son partenaire à chaque fois, même si c’est pas simple sachant que c’est toujours l’inconnu total concernant l’expérience que l’on va vivre.
Lui se pose les yeux fermés, allongés pour profiter tranquille dans son coin du reste des effets qu’il a. Je me sens un peu seule soudainement, je discute un peu sur mon téléphone avec ma meilleure pote et un ami – spéciale dédicace CookiezSlayer, gardien improvisé Big Grin – , ça m’aide à m’ancrer, à fuir ce sentiment d’être seule dans l’Univers qui prend de plus en plus de place malgré moi.
Je recommence à parler avec mon pote, là c’est moi qui ai viré plus mal que lui finalement. Je revis le sentiment de manque, de recherche de quelque chose, différemment cette fois de mes derniers trips, pas physiquement ou énergétiquement mais purement intellectuellement et émotionnellement. Je me sens seule, un peu triste. Rien de très fort, j’explique mes ressentis de façon assez désinvolte, même si ça me pèse de plus en plus.
Je lui dis que j’ai l’impression que tout ceci n’est que le résultat de mes circuits cérébraux qui disjonctent, de mon inconscient débridé. Que tout ceci, ce n’est que moi. Qu’il y a de moi dans le tout et que le tout est en moi ; quelque chose que je comprends habituellement en termes de ressenti énergétique transcendant mais qui me semble là bien plus angoissant qu’autre chose, comme s’il était impossible de s’échapper à soi-même. Je prends en pleine gueule la façon dont les psychés me mettent face à moi-même, moi qui me familiarise à peine ces dernières années avec mon énergie et mon ego, auparavant très dissociée et très éparpillée un peu partout. Je me sens soudainement bloquée. Je précise : « Au final, tu te heurtes toujours aux 4 murs de ta conscience ».
Je vire dans une vision quelque peu gnostique, exprime la façon dont je ressens mon corps autant que mon ego comme une prison. – Le concept de Démiurge me parle relativement aussi, par rapport à la force joueuse que j’ai ressenti quelques fois.
J’exprime ma lassitude, de l’illusion, du jeu ; je m’amuse beaucoup à jouer avec les formes, mais quelque part, j’espère bien davantage, un « après », un « au-delà ».. Face à moi, c’est un peu la douche froide : la question cynique « Tu t’attendais à quoi ? » résonne entre les 4 murs de mon appart’. J’ai la soudaine sensation que la réalité, la vérité, c’est ça, c’est ce qu’on vit, c’est la multiplicité des formes, le jeu constant de cette dimension. Je n’ai pas de problème avec ça et ce n’est pas un concept nouveau, mais le côté angoissant et triste me paraît soudain bien plus fort. J’ai l’impression d’être face au sentiment océanique freudien dans sa plus pure essence, seule au sein de l’Univers, à rechercher éperdument un sens, une réassurance, comme un enfant trouve du sens lorsqu’il retrouve la figure maternelle et/ou paternelle après avoir été seul un moment. J’ai peur d’être mise face au fait qu’il n’y a pas d’ailleurs, ou plutôt, que cet ailleurs n’est pas accessible dans cette incarnation. Que ce n’est pas la première fois que l’on vit ça, ni la dernière, que l’on est forcés à subir cet aveuglement irrémédiable.
Je médite toutes ces questions et ai le réflexe de prendre du papier et du stylo pour écrire.
On terminera le trip sur cette note un peu triste, avant d’aller se coucher plus tôt et moins défoncés que prévu, mais c’était peut-être pas une mauvaise idée de pas pousser le dosage vu nos réactions respectives. Comme d’hab, difficile de dormir et une bonne partie de la nuit avec une pleine activité cérébrale, mais un peu de repos quand même.

Trip mitigé, pas le meilleur mais intéressant tout de même. Je traverse une période pas des plus faciles en ce moment et ça me rappelle l’importance du contexte pour tripper, je vais peut-être faire une petite pause un moment, selon comment je me sens d’ici à quelques semaines/quelques mois :-)
Je vois ce que je crois.
Soyez à vous-même votre propre refuge. Soyez à vous-même votre propre lumière. - Bouddha
Si vous voulez trouver les secrets de l'Univers, pensez en termes d'énergie, de fréquence, d'information et de vibration. - Nikola Tesla
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#2
Sympa ton trip j'ai bien rigolé quand tu as galeré avec cette satané salade , j'avais tellement ressentit la même chose lors de mon premier trip et qu'il fallait qu'on mange ces cookies diformes Big Grin
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#3
eswr a écrit :Sympa ton trip j'ai bien rigolé quand tu as galeré avec cette satané salade , j'avais tellement ressentit la même chose lors de mon premier trip et qu'il fallait qu'on mange ces cookies diformes Big Grin


J'avais jamais vraiment expérimenté la nourriture sous psychés, à part vite fait quelques carrés de chocolat, mais c'est vraiment galère Big Grin
Je vois ce que je crois.
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#4
tu n'a pas trouvé le gout different ???
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#5
eswr a écrit :tu n'a pas trouvé le gout different ???


Si si. Mais c'est vraiment compliqué, je trouve. Drôle mais compliqué.
Je vois ce que je crois.
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#6
Phoenix a écrit :J’exprime ma lassitude, de l’illusion, du jeu ; je m’amuse beaucoup à jouer avec les formes, mais quelque part, j’espère bien davantage, un « après », un « au-delà ».. Face à moi, c’est un peu la douche froide : la question cynique « Tu t’attendais à quoi ? » résonne entre les 4 murs de mon appart’. J’ai la soudaine sensation que la réalité, la vérité, c’est ça, c’est ce qu’on vit, c’est la multiplicité des formes, le jeu constant de cette dimension. Je n’ai pas de problème avec ça et ce n’est pas un concept nouveau, mais le côté angoissant et triste me paraît soudain bien plus fort. J’ai l’impression d’être face au sentiment océanique freudien dans sa plus pure essence, seule au sein de l’Univers, à rechercher éperdument un sens, une réassurance, comme un enfant trouve du sens lorsqu’il retrouve la figure maternelle et/ou paternelle après avoir été seul un moment. J’ai peur d’être mise face au fait qu’il n’y a pas d’ailleurs, ou plutôt, que cet ailleurs n’est pas accessible dans cette incarnation. Que ce n’est pas la première fois que l’on vit ça, ni la dernière, que l’on est forcés à subir cet aveuglement irrémédiable.


C'est typique de l'expression vaine de la descente, la déprime te gagne et tu reconnais ta solitude, que ça soit socialement lorsque tu n'es plus occupé à parler avec autrui, ou vis à vis de toi-même, parce que tu es toujours dans l'espoir de quelques chose de plus, ou d'autre chose qui te divertira de ton ennui.

Et c'est surement de cette vanité déprimante que l'on cherche tous à se rassurer illusoirement, vis à vis de nous mêmes et des autres, donc tous ensemble on se raconterait des histoires en se protégeant de certaines vérités quand à nos masques d’apparences respectifs pour ne pas nous confronter à ces tristes vérités que sont l'ennui et la solitude, présentes en chacun de nous. Comme tu l'as dis à propos de ton pote, il est difficile de poser des mots pour s'expliquer nos difficultés et démons intérieurs, et sans comprendre ce que l'on cherche, sans pouvoir définir de question assez précise pour nous guider dans notre quête de soi, on peut tout trouver fade et vain (d'où son besoin de s'isoler pour se ressourcer, et ce qui t'a mené à te retrouver seule face à toi-même alors que tu n'étais pas prête à cela (envie de retriper pour kiffer), mais heureusement tu avais ton téléphone pour t'occuper et des amis pour te divertir).

Le pire dans toute cette vanité, c'est vraiment l'espérance d'un au delà comme tu en as aussi parlé, en attendant des révélations des drogues, surtout des psychés, et au moment où l'on est face à du savoir, comme lorsque tu t'es retrouvés à lire les écrits sur les pages affichés sur ton mur, sans plus de compréhension/intellectualisation ou de prise de recul espérée/lucidité (en sachant que le trip peut te faire perdre tout recul en te focalisant sur une unique chose au point d'omettre tout le reste), tu en viens à avoir une profonde angoisse poussant au bad. C'est peut-être du au fait de ne pas comprendre ses intuitions, lorsque l'on fait des liens entre toutes les choses auxquelles on est stimulé, mais qu'on est incapable de définir ce lien global. D'où le fait que comme lorsque l'on est pas capable de définir ses problèmes persos, on en vient à badder sans pouvoir trouver d'issue pour s'échapper de ses tracas face à ses incompréhension et sentiment de vide (tracas et déréalisation qui peuvent être démesurés quand tu es défoncé, enfin tu as vu comment tout peut vriller en une fraction de seconde !).

Sinon vis à vis de tes consos, à partir du moment où tu as tâté de cette vanité, tu retrouveras forcément cette amertume et ces sensations d'étrangeté ou de vide à un moment où un autre de tes trips, et ce d'autant plus si tu ne trippes pas dans des conditions optimales de joie durable (quand tu te sens bien et de manière stable durant des semaines avant le trip). En gros si tu trippes pour te sortir d'une déprime monotone, ou d'un fond mélancolique, y a des chances que si l'ambiance s'éteint pendant le trip comme ça a été le cas dans ton Tr, alors tu perdras la magie du trip et gagnera en sentiment aussi vain que déprimant comme tu as su t'en sortir au début du trip, et après le repas.
Ce qui en soit n'est pas un problème si tu comprends ce qu'il t'arrive et fait des pauses pour t'en sortir en retrouvant un état plus stable. Mais si tu continues de proder régulièrement en ne te laissant pas le temps de récupérer une humeur stable, et d'assimiler les connaissances que tu as acquises en déstabilisant ta psyché, alors tu vivras de plus en plus dans un sentiment de dépersonnalisation et d'envie de défonce pour t'en sortir, alors que c'est la drogue qui t'y enfonce (enfin plutôt l'acte de te droguer, qui te pousse à une certaine régression plaisante de déconstruction de ta personne, dont nous ne sommes pas toujours apte à remonter correctement la mécanique psychique, et ça c'est déplaisant post trip).
Le Plus Appelle Le Plus
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#7
Merci Laura pour ton développement.

Oui, je pense que l'erreur de ce trip était dans la recherche, recherche de quelque chose, recherche d'ailleurs. Erreur de débutant presque, dirais-je... En fait, je crois que l'erreur était, assez stupidement, dans le fait que le trip était prévu depuis plusieurs semaines. C'est très idiot mais rien que ça ça m'a fait "attendre" quelque chose. Le reste du temps, la prise de psychés s'est toujours faite très spontanément, et de ce que j'en ai vu ça donne souvent de bien meilleurs trips.
J'ai beaucoup tendance à chercher, attendre, projeter. J'ai pas mal de tendances anxieuses donc la projection dans l'avenir ça m'est pas tout à fait inconnu Smile

C'est assez dingue la façon dont ça te met, en effet, face à ta propre solitude, l'ennui, le vide. C'est des choses que je ne ressens normalement pas si intensément, j'ai pas mal d'appuis, de constructions, croyances qui font que ce ne sont pas des problématiques qui me hantent au quotidien. D'autres choses, oui. Mais c'est vrai qu'en descente, je le ressens intensément et ça pique. La solitude, l'absence de sens, la lassitude de tout ça. Ca montre en effet que les psychés peuvent révéler des parts bien noires de soi.

Pour la petite histoire, j'ai repris des champis 3-4 jours plus tard, combiné à de la weed, avec un autre pote et le trip était excellent. Pas de boucles pour la première fois, et perchée dans une joie "naïve" et absolue pendant 1h au début du trip. J'étais d'excellente humeur avant d'en prendre ; ça potentialise en effet beaucoup l'état de base auquel je ferais plus gaffe à l'avenir.
Je pense que le revirement plus triste de ce trip était en grande partie dû à la potentialisation de mon sentiment de culpabilité vis-à-vis de mon pote, de l'avoir engagé dans un truc récréatif alors qu'il n'était pas dans cette optique, et puis une forme de culpabilité qu'il ne trouve pas ce qu'il recherche même si ça ne me regardait vraiment pas, je suis très empathique et je prends pas mal de choses sur mes épaules.

Disons que je me considère stable au quotidien. Je ne déprime pas, je suis bien loin de ça, je n'ai même pas vraiment de moments de down ces derniers temps. Au contraire, actuellement c'est peut-être le trop plein de neutralité, le manque d'intensité "personnelle", j'ai la tête dans mes études, le taff, le stress, mais au fond ça va bien, rien ne me hante particulièrement.
Mais bon, en écrivant ça je réalise aussi que c'est pas si décalé, ce manque d'intensité, cette forme de vide, d'absence de "sens" intense dont j'ai besoin en tant qu'inconditionnelle passionnée. Qui ressort plus intensément sous psychés.

Merci pour la mise en garde dans tous les cas. Ca me permet de prendre un peu de recul sur mon état actuel et ma conso (à fréquence relativement haute je dois bien l'avouer). J'ai de fortes tendances autodestructrices, surtout psychiques, et si je pouvais éviter de les faire s'exprimer dans le domaine de la drogue ça serait.. pas mal.
Je vois ce que je crois.
Soyez à vous-même votre propre refuge. Soyez à vous-même votre propre lumière. - Bouddha
Si vous voulez trouver les secrets de l'Univers, pensez en termes d'énergie, de fréquence, d'information et de vibration. - Nikola Tesla
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#8
je sais pas si t'es très active mais j'aurais aimé avoir un retour sur ton état d'esprit du moment après masse de réflexion et compagnie Smile
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#9
Hellow ! Non je ne suis pas très active en ce moment ici mais y a du beau dans ma vie, indubitablement Smile.
En fait j'ai réalisé que je tournais pas mal en rond dans mes propres fonctionnements, souvenirs, blessures, questionnements, cycles. Je n'en avais pas vraiment pris conscience. J'ai travaillé sur moi, évolué, pendant des mois et des mois, mais j'avais du mal à me propulser dans la phase supérieure. Les psychés ne faisaient qu'intensifier tout ceci, me mettre encore plus face à moi-même - même si ça ouvre énormément de portes bien cool (et moins cool aussi) c'est certain.

J'ai fait ma 1ère exp MDMA cette semaine avec quelqu'un qui prend une importance croissante dans ma vie et c'était juste immense Heart . Le plus beau moment de ma vie en fait. Au-delà du bonheur, du plaisir, des sensations, ça m'a amené une lucidité, une présence absolue que je n'aurais jamais attendue, ne serait-ce qu'envisagée possible, qui m'a fait réaliser une infinité de choses sur moi-même. Clarté parfaite. Ce vers quoi je me dirigeais, les gens présents dans ma vie, ceux et ce que je devais laisser derrière moi définitivement, les blessures que je devais libérer et cesser de porter, ce qui m'entravait, la raison pour laquelle certaines personnes étaient là à mes côtés, leur importance, ce que je désirais pour l'avenir, un tas de choses que je souhaitais faire davantage. Tous les mots qui courent naturellement, dans une fluidité parfaite, tout ce qui voulait et devait être dit, à moi et aux autres. <3
Je n'aurais jamais cru trouver des choses aussi claires via substances, je m'étais habituée par les psychés aux questionnements, réflexions, certaines choses réalisées mais dans un flou global. Je ne pense pas poster de TR ici, l'expérience ayant été trop personnelle et trop intime, même si j'en ferai probablement un.
Je reprendrai sûrement des psychés ultérieurement, peut-être bientôt, mais pour le moment j'ai envie et besoin de mettre en application tout ce qui m'a été mis devant les yeux dans une lucidité parfaite sous MD. Et profiter de tout ce qui s'ouvre à moi en ce moment, la chance d'une nouvelle période Smile
Je vois ce que je crois.
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#10
Si les truffes peuvent rendre nihiliste moi je dis c'est excellent.

En plus t'as utilisé les mots: sentiment océanique freudien.
Je sais pas si ça à un sens mais si c'est le cas ça vous rend putain d'intelligent les trips.

Je sais pas moi je pousse juste des petits cris et je fais mumuse avec les ombres de mes mains. Je suis trop déconstruit pour être sérieux je crois. Trop sombre au quotidien alors quand le rush arrive tout explose et je redeviens un gosse de 5 ans. C'est cool mais si on me parle de sentiment océanique freudien pendant ou après un trip y'a moyen que je me tape une bonne barre intersiderale en mode ouais non moi j'essayais juste de comprendre pourquoi l'eau ça glisse sur les doigts ^^
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#11
Je ne sais pas si c'est excellent. C'est une expérience, dure à vivre. Je sors de mon 1er trip MD et c'est ... nettement plus productif niveau révélations sur soi, sa vie, ses objectifs, quoique ce soit très subjectif. Mais je ne nie pas que les expériences difficiles aient leur lot d'apprentissages aussi. Je crois que celle-ci m'a pas mal appris sur mon état et ma situation, même si je l'ai réalisé après coup.

Mr Sandman a écrit :En plus t'as utilisé les mots: sentiment océanique freudien.
Je sais pas si ça à un sens mais si c'est le cas ça vous rend putain d'intelligent les trips.


Haha, je ne sais pas si ce sont les trips. Mais ça amène des choses intéressantes, oui Big Grin Ca permet de saisir, fixer, des instants, mots, sensations potentiellement compris intellectuellement mais jamais expérimentés dans leur plus pure essence.

Je comprends cependant ta façon d'approcher le trip. Le côté gamin et spontané, récréatif, est aussi ultra intéressant en trip. C'est ce que je préfère chez mes compagnons de trip, le côté désinvolte, ça me libère de toute pression, me permet de faire ce dont j'ai envie quand j'en ai envie et ne pas trop me perdre en me ramenant à des choses cool sur l'instant.
De toute façon ça ne sert à rien de forcer quoi que ce soit ou tenter d'avoir la même expérience qu'un autre. Les substances ne font que nous plonger dans notre monde intérieur et c'est toujours ce qui est le plus essentiel à expérimenter Smile
Je vois ce que je crois.
Soyez à vous-même votre propre refuge. Soyez à vous-même votre propre lumière. - Bouddha
Si vous voulez trouver les secrets de l'Univers, pensez en termes d'énergie, de fréquence, d'information et de vibration. - Nikola Tesla
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#12
Phoenix a écrit :Je comprends cependant ta façon d'approcher le trip. Le côté gamin et spontané, récréatif, est aussi ultra intéressant en trip.


C'est pas une approche. J'ai pas le choix. J'arrive pas à communiquer sans béguailler et l'introspection je connais pas.

Je pense que c'est le raz de maré seroto qui me rend comme ça. Vu que je suis en carence d'habitude les trips ça me fait comme les amphet. Je suis ultra speed et j’arrête pas de dire ho putain j'me sens bien la faut que je sorte, etc...

Concernant les visus je suis pas un adepte du lsd j'en ai pris que 1 fois donc je parle d’expérience surtout pour les champis qui on tendance à me donner des visuels très net en monté genre paysage magnifique qui apparaît dans ta tête ou des aplats de couleur, la plupart du temps les yeux fermés. Et en descente c'est plus des spirales et des trucs fatigants qui témoignent de la fatigue ressenti, la par contre j'ai des hallus même les yeux ouverts. J'aime pas trop d'ailleurs, je préfère les hallus du rush quand tu ferme les yeux.

Phoenix a écrit :Les substances ne font que nous plonger dans notre monde intérieur et c'est toujours ce qui est le plus essentiel à expérimenter [Image: icon_smile.gif]


Bah c'est surtout que c'est le seul aspect que tu expérimente vraiment. Personne n'est à l’intérieur de toi à ta place.
Même sobre j'ai envie de dire que le fonctionnement intérieur ça reste ce qu'il y a de plus intéressant. Reste que perché c'est difficile d'avoir le recul pour s'interesser à l'interiorité des autres. Enfin pour moi en tout cas.

Phoenix a écrit :Je ne sais pas si c'est excellent.


Ben si parce que ça te rend plus intelligente. Parce que en vrai le nihilisme c'est la seule vérité. Donc quand tu le touche du doigts tu peux estimer avoir une forme de sagesse.
End
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#13
Mr Sandman a écrit :Ben si parce que ça te rend plus intelligente. Parce que en vrai le nihilisme c'est la seule vérité. Donc quand tu le touche du doigts tu peux estimer avoir une forme de sagesse.


Lol tu racontes nawak ! les psychés ne rendent pas plus intelligents (ou ça ce serait depuis le temps), et le nihilisme n'est pas la seule vérité vraie, c'est juste la mort de toute forme de spiritualité amenant à connaitre son monde intérieur, pour en tirer des valeurs intellectuelles édifiantes. En gros quand tu le touches du doigt, t'es juste devenu un peu plus con en t'étant trouver les excuses nécessaires justifiant ta connerie.
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#14
@Sandman : Ben, si c'est ta façon de vivre le trip et que tu ne le conçois que comme ça, en effet tu n'as pas vraiment le choix, et c'est qu'il y a quelque chose à en tirer relativement à toi-même.
Haha moi les hallus les yeux fermés j'ai vraiment du mal. En descente ça me rassure un peu, mais sinon je préfère clairement les visuels yeux ouverts. Après j'ai pas d'imagination, donc j'ai du mal à aller dans l'introspection toute seule, sans supports. C'est pour ça que j'ai kiffé la MD, ça libère clairement l'émotionnel et ça permet une grosse lucidité, ça te paume pas autant que les psychés sachant que j'ai du mal à tripper dans l'imaginaire.

Sinon non, le nihilisme n'est pas la seule vérité, juste une pensée et une approche comme une autre. Ce avec quoi j'ai du mal, c'est le pessimisme inhérent au nihilisme. C'est même très très souvent teinté d'une grande absurdité et d'un aveuglement volontaire sur pas mal de choses.
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#15
Phoenix a écrit :Sinon non, le nihilisme n'est pas la seule vérité, juste une pensée et une approche comme une autre. Ce avec quoi j'ai du mal, c'est le pessimisme inhérent au nihilisme. C'est même très très souvent teinté d'une grande absurdité et d'un aveuglement volontaire sur pas mal de choses.


L'aveuglement vaniteux !

Juste pour jouer sur les mots, je dirais que pire qu'une pensée ou une simple approche, le nihilisme est une manière d'être, qui nous est maintenant déterminée et acquise tant on la normalisé dans notre société et nos rapports en tout genre. La vanité qui a toujours été partie intégrante de nos personnalités est devenue un modèle à suivre pour avoir l'air cool, en mode on s'en balec de tout, seules compte les apparences et le reste c'est que de la branlette d'intello se croyant profond et supérieur. J'ai kiffé la phrase d'Onfray sur la manière dualiste de s'exprimer aujourd'hui "On kiffe, ou on nique", mais surtout on ne réfléchit pas (et je ne parle pas de se trouver des fausses raisons justifiant son absurdité en entretenant sa vanité par une vanité, mais bien d'essayer de comprendre comment et surtout pourquoi on en est arrivé là...).
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#16
Oui, il y a de ça.
Dans un sens, ce que j'ai vécu dans ce trip ne peut même pas être assimilé à du nihilisme par essence, étant donné que j'en tire une analyse intellectuelle. Mais l'absurdité, le manque de sens à venir m'ont perturbée. Reste que quand bien même tout ça n'est que spéculations de notre propre cerveau tournant en boucle avec lui-même, ça conserve un certain sens en soi.

J'suis pas fan d'Onfray et sa façon d'exister par la destruction des autres mais il sort des trucs pertinents de temps à autres. Sinon en effet, c'est assez fou que le nihilisme ait débouché sur du narcissisme, ça semble contradictoire au premier abord, mais c'est bien le climat sociétal actuel.
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#17
Onfray ne détruit que les masques de ses détracteurs ou de figures faussement mythiques...après si on le cherche on le trouve ahah ! enfin si tu veux avoir un autre aperçu de lui, cherche ses cours audios de l'université populaire plutôt que ses interventions télévisuelles, il est d'autant plus intéressant lorsqu'il développe ses idées que lorsqu'un journaliste lui pose des questions débiles, ou qu'on l’incite à devoir justifier son comportement sans s'intéresser au contenu de ses propos.

Sinon je trouve ça normal que le nihilisme débouche sur une forme de narcissisme, puisque lorsque l'on perd les valeurs qui nous construisent personnellement, on se retrouve sans repères stables et véritables (symptômes de nos maux sociétaux), et notre estime de nous-même baisse naturellement, d'où la nécessité de faire preuve de narcissisme pour compenser ses propres faiblesses induites par notre nihilisme.

Tous nos comportements ne sont que réaction faute d'action, et face à cette adversité et impuissance, pour nous croire un minimum acteur de nos vies ou décisionnaires de nos choix, on se leurre dans la vanité, l'orgueil, l'égocentrisme, tous ces caractères résultant de nos narcissismes déséquilibrés. En fait on ne cherche qu'à retrouver notre omnipotence d'enfant se croyant tout-puissant. On baigne dans l'adulescence tout se croyant mâture (et ce dès le plus jeune âge), et comme notre entourage nous ressemble, mais aussi que les médias relais cette normalisation de la mise en avant égotique de soi, on trouve tout cet étalage narcissique que notre nihilisme établi des plus normal au final.
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#18
Laura Zerty a écrit :Lol tu racontes nawak ! les psychés ne rendent pas plus intelligents (ou ça ce serait depuis le temps), et le nihilisme n'est pas la seule vérité vraie, c'est juste la mort de toute forme de spiritualité amenant à connaitre son monde intérieur, pour en tirer des valeurs intellectuelles édifiantes. En gros quand tu le touches du doigt, t'es juste devenu un peu plus con en t'étant trouver les excuses nécessaires justifiant ta connerie.


Comprendre quelque chose ça rend plus intelligent. Peu importe que ça soit par le biais des psychés, d'un livre ou sur le chemin de la boulangerie.

Et sinon ouais je suis honnête ça m'arrive. Si ça signifie que je suis con bah spa grave j'assume. Mais ce que je pense c'est que les humains donnent du sens à des choses qui en sont dénuées. En ce qui me concerne ça ne justifie rien. Je continue à vivre en me souciant de moi et des autres. Parce que rien n'a de sens mais tout est réel. Donc je fais pas n'importe quoi. Je suis seulement proche du vide. Je l'accepte. Peut être pour éviter de me chier dessus à la seule pensée de mourir. Ou peut être que c'est juste que des fois ça me pèse tout ce voile d'illusions plus ou moins dingues que les gens se fabriquent pour devenir de plus en plus aveugles. Bouffés par leur propre affect au point de voir Jesus dans des toasts.

Le corps pour se défendre à son système immunitaire. L'esprit lui, à ses certitudes.

Le nihilisme c'est ma certitude à moi. C'est la seule que j'ai vraiment. Si ça te branche on peut en parler mais tu m'arracheras pas cette certitude. Tu rentreras surement dans la breche grande ouverte de l'affect en m'aimant ou en me detestant ou en employant les bons mots (con c'est pas anodin, y'a une volonté derrière, rentrer coute que coute). Mais à long terme tu peux être sur que je sourirais de l'interieur en entendant parler de spiritualité.
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#19
Ah je ne t'arracherai aucune de tes certitudes parce qu'il n'y a que toi qui puisse le faire Big Grin je te rejoindrais plutôt sur le fait que l'on est tous à notre niveau nihiliste et que l'on s'en rassure comme on le peut. Pour ma part j'use de cynisme et d'intellectualisation pour fuir mes émotions, qui elles me rapprocheraient du réel dont j'ai si peur.

Si je trouve ça con de mettre le nihilisme sur un piédestal, je ne te trouve pas con, au contraire même quand tu mets du sens là où il n'y en a effectivement pas besoin, mais après tout pourquoi pas si ça permet d'avancer...parce que c'est comme cela que l'on se sort de son nihilisme, en se trouvant des valeurs qui remplaceront nos certitudes illusoires et compensatoires.
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#20
Laura Zerty a écrit :Pour ma part j'use de cynisme.


Lol t'es pas cynique t'es juste névrosé comme la plupart des gens intelligents.

Mais faut differencier le vrai cynisme de la posture qu'on se donne.

Le vrai cynique est un nihiliste méchant. Voir dangereux.(#politique).

Nous on prend juste des champis en discutant d'océans freudiens alors ça va.
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#21
Merci de partager ton expérience, j'ai eu un trip je pense assez similaire sous LSD c'était ouf
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