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[Sujet de la Semaine] Parler de drogue/conso avec les non-consommateurs?

#1
Ceci est un sujet question de la semaine.

Quand on aborde le sujet de la drogue avec des 'non-consommateurs' (c-a-d des gens qui ne consomment pas ou presque pas de drogues illégales), on s'heurte souvent à une vision très différente de la drogue. Ils maitrisent en général peu le sujet et ont beaucoup de clichés négatifs. Devant ce genre de vision de la drogue, c'est souvent dur d'engager une conversation pour plusieurs raisons: socle commun de connaissances inexistant, peur d'être jugé... Pourtant c'est souvent un sujet qui nous tient à cœur et qui a un impact sur nos vies.

Est-ce que que vous parlez de drogue avec des non-consommateurs? Est-ce que vous révélez le fait que vous consommez? Est-ce que vous pensez qu'il y a un intérêt à discuter avec des non-consommateurs?


Pour ma part, le sujet est toujours difficile à aborder par ce qu'il es tabou mais quand les gens commencent à débiter des conneries sur les drogues je peux pas m'empêcher d'intervenir... Mais jamais en me plaçant comme plus savant qu'eux pour ne pas les braquer. Ca m'amène souvent à révéler que je consomme, mais je ne part jamais dans des listes de courses de toutes les prod essayés, je reste évasif. En général quand la discussion se termine, j'ai l'impression que mes interlocuteurs ont une vision un peu moins diabolisante de la drogue, et surtout des drogues ''''dures''''.
'Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs.'
- Emile Cioran
#2
Perso j'en parle complètement ouvertement quand je peux. Bien entendu en cas de relation hiérarchique (prof, employeur, etc) j'évite mais sinon même avec des randoms que je connais depuis 20 minutes ça ne me pose pas de souci particulier.
Généralement les gens voient bien que j'ai pas 2 de QI et ils sont souvent intrigués, et normalement si t'es un peu près à l'aise à l'oral ils laissent tomber leurs préjugés le temps de la conversation.
Jamais vraiment ressenti de toxicophobie sérieuse par rapport à ma consommation occasionnelle de psychés et dissos.
Je considère que les drogues font tellement partie de mes centres d'intérêts que c'est tout à fait normal d'en parler comme d'un hobby. En plus ça contribue à sensibiliser les non-consommateurs à la RDR et à l'écrasante majorité silencieuse de consommateurs responsables qui existent. À force que personne n'en parle de façon neutre et détachée en tant que personne insérée en société, les gens associent juste les drogues à des usagers problématiques, marginalisés et de ce fait médiatisés. J'ai vraiment envie de casser ce cercle vicieux.
Self-made chemist
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
Free will is a lie.
#3
Je ne parle jamais de ma conso de drogue parce que c'est personnel et que je n'y vois pas un grand intérêt.

Par contre je peux parler assez librement et facilement de psychédéliques parce que ça englobe plein de sujets super intéressants et que les gens sont -je trouve- plus ouverts ou au moins plus curieux quand on aborde cette classe de drogue, ça entraine souvent des conversations intéressantes. Je suis un peu comme un témoin de Jéhovah, dès que je sens une ouverture je parle de champignons.
Après j'évite quand même de dire combien de trip et de molécules j'ai à mon actif pour ne pas faire peur aux gens, parler de RC c'est toujours plus compliqué.
There he goes. One of God's own prototypes. A high-powered mutant of some kind never even considered for mass production. Too weird to live, and too rare to die.
#4
Je rejoins beaucoup ton approche Snappy.
Pour moi prendre de la drogue est une liberté que je m'autorise, et ne pas en parler irait à l'opposé de celle ci. J'irais pas le crier sur les toits quand je connais pas les personnes, mais du fait de mes boulots et centres d’intérêt, le cacher reviendrait a cacher une partie importante de ma vie.

D'une certaine façon parler de sa consommation de drogue est un acte politique, celui de signifier à l'autre que tu peux prendre des produits et être respectable, éduqué et intéressant (ou pas forcément d'ailleurs, mais ça n'aide pas à communiquer et faire passer tes idées). Montrer que tout le monde est dans l'intoxication, et que l'image renvoyée du consommateur.e est choisie et idéologique. C'est ma petite lutte contre la toxicophobie, de parler de ma consommation et mes addictions.
#5
Pareil, j'en parle pas spécialement souvent mais j'ai quasiment jamais eu de réactions négatives par rapport à mes consos de psychédéliques ou d'empathogènes. Ca suscite plus souvent de la curiosité, surtout que je ne ressemble pas à l'image cliché que l'on peut avoir du consommateur de prods.
#6
Moi j'en parles si ça vient dans la conversation, si ils sont pas content, ça fait un tri rapide. J'ai jamais ressentit non plus de toxicophobie à mon égard. Ca tends plus souvent à suciter la curiosité que de la marginalisation.
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#7
Rien à dire de plus que vous, en parler sans honte est un geste politique important, de toutes façons j'ai pas besoin de ça pour avoir l'air bizarre huhu. Devant la famille je reste évasif sur mes consos mais j'aime bien en discuter sinon.

C'est d'ailleurs assez chouette de voir les gens soulagés de pouvoir s'exprimer librement sur le sujet quand c'est moi qui amène la conversation.
C'est arrivé quelques fois qu'on me regarde de travers, mais c'est + un effet de la pression de groupe j'ai l'impression. Dans un réel dialogue les gens mettent de côté leurs préjugés.

Good job le topic Skruffy
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"Voir la paille dans la narine du voisin et ne pas voir la poutre sous la nôtre."
#8
Je suis un non-consommateur et je suis passionné par le sujet des drogues. Est ce que c'est normal ? Non en vrai quand je parle avec d'autres non-consommateur je m'attendais à ce qu'ils soient plus ouvert sous prétexte que je suis moins influencé parce que je consomme pas . Mais les gens préfèrent parfois rester dans l'ignorance sur ce sujet, du moins c'est mon impression. En tout cas je peux servir d'exemple d'une personne n'ayant presque jamais consommé, qui se fascine par les drogues.
#9
attention: quand on parle de drogue il y a un audit qui semble te suivre pour voir jusqu'où tu vas aller... (avec l'espoir délateur de la consommation éventuelle logiquement entrevue à venir sur le tapis vert comme une licence à la ségrégation...) et pouvoir mieux t'entuber au final par trahison ou dénonciation avec tout sourire.

la délation sans risque de rétorsion est un graal sataniste

<faux-jetons>
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#10
J'en parle que si ça vient sur le tapis mais J'en parlerai pas avec n'importe qui biensur .

J'ai déjà dit à ma mere que j'avais essayé les champis au detour d'une conversation une fois. Mais elle a pas trop rebondi dessus, je pense qu'elle s'est bouchée les oreilles et cachée les yeux. Elle prefere ne rien savoir.

Sinon avec la famille j'évite quand même. Sauf les amis proches qui le savent. À part 1 ou 2, la plupart de mes potes ne font que boire et fumer.

Et quand ça parle de drogue avec des inconnus ou des connaissances dans les soirées, j'entends des énormités telles que si j interviens, il faudrait partir de zero et passer la nuit sur des débats sans fin avec des gens sûrs d'eux même qui croient tout savoir en débitant des banalités.

Sinon des fois, des types, souvant des fumeurs de cannabis d'ailleurs, veulent jouer les grands frères et m'apprendre la vie, parce que je leur ai avoué faire des trips psychés et disso, dix fois dans l'année.

Les mecs fument 15 joints par jour, ils ont les chicots pourris et le teint jaune pisse mais veulent absolument t'avertir de grands dangers pour ta santé du style : "Les hallucinogènes, les drogues de synthèses, fais gaffe ! le fils du chien de ma voisine est resté perché..bla bla, les sempiternelles conneries....je lâche l'affaire en esquissant un rictus.

J'estime qu'il n'est pas toujours nécessaire de vouloir convaincre à tout prix..
#11
Ce genre de smoker?

https://youtu.be/oSlbdF-9mH0

https://youtu.be/J_97XByKgz0

Qu'ce' soit cocaine ou exta, metha, keta, crack héroïne mdma tiens toi loin de ca!

Mais la weed c'est sacré man...
'Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs.'
- Emile Cioran
#12
Oui voilà mais en moins Rasta.

Les Peres Rasta Ganja La Morale, j'en ai connu.

Sinon la plupart des gens, ont surtout des a priori sur les drogues. Même les consommateurs

un mec qui a pris de la K un jour m'a dit qu'il a fait un bad trip. Après il prend que de la C donc si il a confondu ça peut surprendre.
#13
C'est vrai qu'en y réfléchissant les plus relou sont souvent les consommateurs ou pire : les ex-consommateurs. Le genre à avoir la science infuse parce qu'ils fumaient des joints toute la journée quand ils étaient ado ou parce qu'ils ont pris des champi une fois avec des potes à Amsterdam.
Il ont tendance à confondre leur expérience et la réalité.
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