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[Sujet de la Semaine] La désinhibition

#1
Beaucoup de drogues récréatives ont un effet de désinhibition. On se débarrasse de ses craintes, de son surmoi, de sa timidité, de sa paresse, de sa routine.

Quelles sont les drogues qui te désinhibent ? De quelles façons ?
Comment vis-tu les désinhibitions ? Celles de ton entourage ?
Recherches-tu la désinhibition totale ? Ou cherches-tu à te contrôler, voire à l'éviter ?
As-tu déjà regretté des actions, des paroles, influencées par la désinhibition d'un produit ?
Parfois c'est le contraire. La drogue peut nous rendre timides, craintifs, inhibés. Comment le vis-tu ?

(j'ai eu l'idée de ce sujet en lisant ce topic : Qui en a déjà trop dit ? désinhibition et psychédéliques)
« Même s'il est possible que nous soyons, en dernière analyse, tous liés les uns aux autres, la spécificité et la proximité des connexions (avec qui nous sommes liés, et dans quelle mesure) comptent. C'est au sein même de ces relations qu'adviennent la vie et la mort. »

#2
La plupart des drogues me déshinibent, mais effectivement de manière différente chacune. Il n'y a que le cannabis qui a tendance à agir dans l'autre sens et en vrai j'aime beaucoup ça, je pourrais passer des heures tout seul à fumer en écoutant de la musique.

Pour les autres, les stimulants sont particulièrement deshinibants et c'est norma je croisl. J'ai tendance à beaucoup aimer ça car j'ai assez travaillé pour réduire mon ego et ça permet de le retrouver. Mais plutôt avec les vrais stims, j'aime pas du tout la MDMA pour ça, c'est une deshinibition que je trouve trop crédule dans le rapport qu'on entretien avec les autres. 

Les cathinones et l'amphetamine me permettent de mieux contrôler ça, je peux garder un contrôle sur ce que je montre de moi, j'hésite simplement moins à le faire. 

Les psychés c'est aussi moins contrôlable, mais je les prends en plus petites doses et moins souvent donc ça se ressent moins.
#3
C'est clair que la MD c'est très (trop) désinhibant, le seul avantage étant que le lendemain tu aura oublié les trois quarts de ce que tu as dit. Ca reste des super souvenirs quand même, les premières teufs à devenir super pote et avoir des discussions avec des gens croisés au pif. Alcool c'est le même mécanisme, mais les souvenirs sont moins magiques et plus sheitan forcément.

Je pense que le truc qui détermine vraiment le niveau de désinhibition pour moi c'est l'expérience que j'ai avec le prod. Au début touts les prods me désinhibait, dans des proportions différentes, et l'alcool aussi évidement. Maintenant plus du tout de désinhibition, un peu l'alcool quand je suis pas mal bourré et la MD mais j'en prend quasi plus. Ce qui a changé c'est que maintenant je me met plus des grosses caisses à l'alcool ou autre et que je connais bien les effets de ce que je prend donc je me laisse pas dépasser.
'Je vadrouille à travers les jours comme une putain dans un monde sans trottoirs.'
- Emile Cioran
#4
Un peu comme toi Skruffy, tout passe par l'xp. Genre les stims j'en tape très rarement alors j'ai aucun recul sur mon attitude, je dois être infernal avec mes logorrhées ^^.
La désinhibition de la md, si elle n'est pas assez forte, pourra avoir l'effet inverse si je ne me sens pas en confiance : je me laisse pas aller, je conscientise que mon besoin d'ouverture est artificiel et du coup je finis tendu du slip. Evidemment passé une certaine dose les effets sont trop forts pour être ignorés, mais si je dois en arriver là c'est le signe qu'il vaut mieux changer de soirée en fait.

J'aime bien la désinhibition cannabique, quand l'imaginaire et la parole se délient et que les symboles guignent en poésie. C'est un état qui revient surtout sans tolérance, avec le bon dosage. Dans une conso routinière, c'est moins long, plus brouillon et plus rare, la désinhibition me semble moins reliée à l'ivresse qu'à la satisfaction de la pulsion.

Je trouve les dissos bien pire que les stims et alcool dans le genre "dire des trucs qui me donneront envie de m'arracher la langue le lendemain", entre l'hypomanie et la difficulté à relier ses propos à son sens de l'empathie. Mais bon généralement tu sais plus parler avant de pouvoir dire n'importe quoi.

Au final c'est les doses de LSD > 100ug que je préfère pour la désinhibition. La longue durée, les florilèges de pensée et l'inflation du Moi facilitent ma bascule dans un état de lâcher prise, état qui me donne paradoxalement le sentiment d'être maître de moi-même : tout devient mouvement, chaque étape et symbole à portée d'un saut de biquette : let it flow baby !
Evidemment je fais très gaffe à me sentir à l'aise avant de partir en tour de manège. Curieusement j'ai remarqué que je m'en sors mieux avec les fortes doses que les petites généralement, simplement parce qu'une montée plus déstabilisante me pousse à mobiliser davantage de ressources mentales pour me retrouver. Dans la vie de tous les jours je me déconnecte facilement de ce qui m'entoure par manque de stimulation, je passe en mode éco d'énergie et les petits trips ne suffisent pas toujours à faire le saut pour quitter cet état, je reste coincé dans une sorte d'entre-deux désagréable mi-trippé mi-dépressif. La dépense physique avant le trip ça aide bien contre ce mindset (qui a ça de vicieux que je ne réalise pas quand je suis dedans).
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#5
Ah c'est marrant je m'attendais pas à voir parler des dissos comme ça ! J'en prends peu et les souvenirs les plus marquants que j'ai sont avec des personnes que ça deshinibe plus que moi, ce qui du coup était assez agréable pour m'entraîner là dedans plutôt que de dissocier dans mon coin (ce que j'aime beaucoup faire d'ailleurs).

Mais c'est lesquels qui te viennent en tête ? À part le 3 meo pcp et une ké trop bizarre une fois j'ai rien qui me fasse vraiment penser à un effet deshinibant. C'est peut être une question de sensibilité à certains effets plus qu'à d'autre d'ailleurs
#6
Quelles sont les drogues qui te désinhibent ? De quelles façons ?

L'alcool me désinhibe. Je parle beaucoup plus, je réfléchit beaucoup moins.

Comment vis-tu les désinhibitions ? Celles de ton entourage ?

Sur le coup j'essaye juste de contenir mes pulsions, spécialement celles qui ne sont pas appropriées dans un cadre social. J'ai souvent des pensées très amorales sur le monde et je suis très incisif avec moi même. Beaucoup trop pour les cadres sociaux détendus et légers. Par contre même désinhibé j'ai une très bonne intuition et donc je saisi très vite ce qui va énerver le personne en face, les sujets à ne pas aborder.

Quand à mon entourage je suis indiffèrent à leur degré de désinhibition. A la rigueur ça me fait marrer. Juste si les gens deviennent trop envahissant ou agressifs je les stop gentiment. Comme j'aime qu'on le fasse pour moi quand je me rend plus trop compte de ce que je dit.

Recherches-tu la désinhibition totale ? Ou cherches-tu à te contrôler, voire à l'éviter ?

La désinhibition totale je l'ai expérimenté une fois avec des stims et j'aime pas. C'est trop déréalisant, trop éloigné de ce que je suis.

As-tu déjà regretté des actions, des paroles, influencées par la désinhibition d'un produit ?

Absolument toutes. J'aime être très précis dans ce que je veux exprimer et ça n'arrive jamais quand je suis désinhibé.
De plus je n'aime pas dévoiler des cotés de ma personnalité sans le vouloir, ce qui peux arriver.
De plus quand je suis sobre je m'adapte constamment à la personne, si c'est un paysan de 70 ans je vais parler comme lui, bouger comme lui, le comprendre au feeling pour rentrer dans son univers. C'est quelque chose qui n'est pas manipulateur ni prémédité, je le fais naturellement, surement parce que je j'aime rentrer en connexion avec les gens plus que vraiment discuter avec eux. J'aime sentir l'énergie particulière d'une personne et être sur la même longueur d'onde.
En étant un peu désinhibé je garde ce truc mais quand je le suis beaucoup je fait l'inverse, je ne m'adapte plus, je montre en partie ce que je suis. Ca me dérangerait moins sans les 2 coté les plus mauvais de ma personnalité: la mauvaise foi et une certaine propension à aimer me sentir plus intelligent que la personne avec qui je discute. Pas sur le plan des arguments mais sur un plan de ressenti. J'aime sentir que je domine sur le plan de l'intelligence.

Parfois c'est le contraire. La drogue peut nous rendre timides, craintifs, inhibés. Comment le vis-tu ?

Je suis déjà comme ça IRL, donc très mal. J'ai arrêté le cannabis après bien des années de mal être avec ma conso à cause de ça. Après un énième cauchemar déréalisant de 6h00 après avoir tiré quelques lattes j'ai compris que le cannabis amplifiais simplement ce que je ressentais tout le temps. C'est la révélation qui m'a fait arrêter.
#7
Salut,

Je ne suis pas d'un naturel social au départ, j'ai plutôt tendance à fuir les lieux bondés. Plus de 3 personnes dans un hall de gare et c'est une vrai foule pour moi Smile

Quelles sont les drogues qui te désinhibent ? De quelles façons ?
Principalement l'alcool me désinhibe, je suis d'un naturel bavard et jusqu'à une certaine dose d'alcool, ça deviens pire.
C'est pourquoi en règle générale je me limite à 2 pintes de Picon bière (et en plus je tiens à mon permis déjà qu'il doit me rester que 7 points)


Comment vis-tu les désinhibitions ? 
J'évite en fait au maximum

Celles de ton entourage ?
Déjà à jeun les gens me font chier alors bourré ce n'est même pas la peine. Je ne pratique qu'en comité réduit et avec des gens trié sur le volet.

Recherches-tu la désinhibition totale ? Ou cherches-tu à te contrôler, voire à l'éviter ?
En public le control au maximum. Une fois seul ca n'a plus aucune importance (un peu comme un pet en fait)

As-tu déjà regretté des actions, des paroles, influencées par la désinhibition d'un produit ?
Pas depuis ma majorité

Parfois c'est le contraire. La drogue peut nous rendre timides, craintifs, inhibés. Comment le vis-tu ?
Le cannabis va m'isoler encore plus, c'est la drogue par excellence qui va amplifier mon insociabilité, j'évite de fumer en présence d'autres personnes (pour différentes raisons, la principale et que je n'ai jamais supporté le combo alcool cannabis)  mais les rares fois ou ca m'arrive en fait c'est simple c'est comme si je n'était pas là. Je ne dit plus un mot et ca ce passe dans ma tête et je ne suis plus que spectateur des évènements.
Pour les psychédéliques je n'en ai pris qu'une fois avec d'autres personnes 2,5g de champignons et ca c'est bien passé mais je ne pense pas qu'il faille l'utiliser de manière festive (en tout cas pour moi).
Mais là dessus je sais que les champignons en redescente aurait tendance à me donner envi de me rapprocher des gens, de trouver quelqu'une, de me sociabiliser plus... et puis enfin la redescente se termine et je redeviens pleinement lucide.
"Tout ce je dis est un mensonge. Donc je mens en prétendant mentir. Donc rien de ce que je dis n’est mensonge. Donc je dis bien la vérité en affirmant que je mens."
#8
Personne n'a parlé de la déshinibition des benzos, pourtant elle existe.
J'en prend rarement donc je saurai pas trop quoi en dire mais assez curieux de l'avis des consommateurs.
#9
je n'ai jamais été désinhibé juste le temps d'une "session" mais sur des semaines et aussi renfrogné pendant des semaines... Des tranches de vie...

(tout ça en relation avec des prods évidemment...)
         l'Historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste
#10
Quelles sont les drogues qui te désinhibent, et de quelle façon ?

Excepté le cannabis que je ne consomme plus, toutes me désinhibent en un sens, mais les plus "efficaces" sont :

MDMA: classique, tout est amour, ouvrez grands vos oreilles que je vous dise tous mes secrets. 

Alcool : la confiance en soi, ça pète des barrières, pas de malaises dans les discussions et les relations sociales, le monde est une grande aventure. 

Psychédéliques : plus complexe, ce n'est que passé le pic d'intensité que cela devient désinhibant. Mon cerveau tourne à plein régime, les idées coulent, ça fuse dans tous les sens, je me sent fou avec le sentiment d'utiliser la vraie puissance de mon cerveau et de pouvoir croquer le monde. Souvent plus comique dans ces cas, des connexions humoristico-logiques se forment dans ma tête et c'est la poilade assurée. Sympa pour un moment en petit comité.

Kratom, opïodes et opiacés : dans la vie comme un poisson dans l'eau, tout est parfait, confiance en moi et paix intérieur. Pas le côté fou et fonceur de l'alcool ou des stims, donc autres contextes : balades, rencontres, détente…

Stimulants : ça passe ou ça casse, anxiété ou libération.

Comment vis-tu les désinhibitions ?

Extrêmement bien ! Je les recherchent d'ailleurs très souvent. Je pense assez bien les maitriser pour ne pas avoir de comportements regrettables sur le coup ou le lendemain, enfin au niveau des relations sociales. Le plus problématique c'est souvent une perte de la notion de santé, de vie et de mort : j'escalade des trucs supers dangereux, je prod bien plus, je me croûte, etc. Sinon toujours bien.

Celles de ton entourage ?

Aucun soucis, tant que cela ne part pas en perte de contrôle totale, mise en danger ou comportement autodestructeur.

Recherches-tu la désinhibition totale ? Ou cherches-tu à te contrôler, voire à l'éviter ?

Jamais, après quelques pertes de contrôle avec l'alcool je mets un point d'honneur à toujours garder la maîtrise de moi-même, ce qui n'empêche pas de se laisser volontairement aller à la dérive.

As-tu déjà regretté des actions, des paroles, influencées par la désinhibition d'un produit ?

Quelques fois des paroles, mais j'ai appris à ne pas y accorder trop d'importance, je fais juste un peu plus gaffe à ce que je dis maintenant. Par contre j'ai déjà regretter que trop de désinhibition me fasse passer à côté d'une rencontre, d'une soirée ou d'une discussion.

Parfois c'est le contraire. La drogue peut nous rendre timides, craintifs, inhibés. Comment le vis-tu ?

Le seul produit qui me fait ça c'est le cannabis. Comme Sandman dès que je me suis rendu compte avec lucidité qu'il amplifiait mes mauvais côtés, j'ai arrêté.
Une minute pour les animaux ? https://www.referendumpourlesanimaux.fr/

Demain sera beau ou ne sera pas
#11
(05/10/2021 12:00)EEEEEHeh a écrit :
Mais c'est lesquels qui te viennent en tête ? À part le 3 meo pcp et une ké trop bizarre une fois j'ai rien qui me fasse vraiment penser à un effet deshinibant.


Ké, DXM, MXE, MXPr... c'est un effet que je considère comme récurrent avec les dissos, chez moi ou chez les autres. Que ce soit dans la possibilité d'aborder des sujets émotionnellement intenses ou dans le fait d'agir / tenir des propos sans trop réfléchir à leur portée. Globalement, je trouve la ké plus soft que d'autres là dessus, mais c'est peut-être parce que j'y suis plus accoutumé, sans compter les diffs d'effets (pas d'aspect séroto comme avec la MXE...).
Récemment j'ai pété une assiette sous ké en abattant ma main dessus, je voulais initialement simuler le geste pendant une conversation et je me suis dit au dernier moment que je ferai plus d'effet en allant jusqu'au bout. Effectivement, effet garanti Happywide ouille

Pour la question sur les benzos, je trouve ça horrible perso, on se retrouve dans une bulle sans que rien ne nous atteigne, en conséquence de quoi seul notre discours personnel se retrouve à compter. Négation d'empathie pure et simple.
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