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Le sémantopic

#31
LOURD gros je kiffe idée super que t'as eu <3
Sex drugs and rock'n'roll  Papouilles, DPT et Black Metal

Il était une forêt
où le chant de la nuit
éveillait le soleil d'une autre vie

#32
(« Grosse » ;) )
« Même s'il est possible que nous soyons, en dernière analyse, tous liés les uns aux autres, la spécificité et la proximité des connexions comptent (avec qui nous sommes liés, et dans quelle mesure). C'est au sein même de ces relations qu'adviennent la vie et la mort. »

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#33
(02/03/2020 13:01)Tridimensionnel a écrit :
(« Grosse » ;) )

Toi-même d'abord. ;)

J'en profite pour en mettre un autre, cette fois ci basé sur la base de données du CRISCO (c'est celle utilisée par le CNRTL).
Il y a tous les mots de la langue française référencés dans ce dictionnaire.

[Image: all.jpg]

Cette fois ci spatialisé par l'algorithme Force Atlas 2 un peu modifié, toujours clusterisé par le formidable algorithme Leiden.

L'ensemble le plus grand regroupe les noms (dans le lobe de droite) et les adjectifs (dans le lobe de gauche). Ces deux lobes sont assez densément liés par des mots qui peuvent être des noms ou des adjectifs (mort, calme, chagrin...). Les adjectifs sont plus polarisés que les noms, c'est à dire que les pôles d'interconnexion se positionnent plus volontiers à la périphérie en raison des fortes oppositions sémantiques. A contrario, le réseau des noms est plus inextricable, probablement en raison d'une plus grande polysémie.
Dans la partie inférieure de cet ensemble, on trouve une grande quantité de nœuds gris, signifiant des clusters de petite taille accumulés et peu liés. Ils s'agit de noms ou d'adjectifs relativement spécifiques, peu usités et modérément liés au reste du champ lexical (sardinier, ébarboir, monopoliste...)

En dessous du lobe des adjectifs, on trouve l'ensemble plus clairsemé des quantitatifs (dangereusement, aventureusement, parfois...). Ils sont liés aux adjectifs par de véritables autoroutes sémantiques, composées de peu de nœuds de degré extrêmement élevé (beaucoup, bien...)

Le vaste ensemble en bas à droite, assez séparé du reste, contient les verbes. Ils sont liés aux autres lobes par quelques mots polysémiques, qui peuvent être selon le contexte des noms/adjectifs ou des verbes (tendre, baiser, dîner, cocher, bûcher...)
Les verbes constituent de vastes clusters très densément liés et au maillage bien plus uniforme que les noms ou adjectifs.

Enfin, quelques sous graphes de taille variable gravitent autour de ceux ci (peu liés ou non liés). Certains sont un peu rigolos, je ferais un post plus détaillé sur eux si ça intéresse des gens.
S̸̱͓̀͛̀͌ͅĘ̵͓̝͖͚̠͛͒̽̆͂̕M̴̧͕̑̉̐J̴̤͎͛̆̀́Ẩ̶̮̪̙͎Ź̵̧̋Â̶̪̳̻͇̱̑͊͋̅     ̵͈̻̐͂̎͐͂̔S̷̹͈̭̺̮̭͌̾͂̇Ê̵̖̣̞̇͛̈́͘M̸͇͍̦͇̜̋͂I̵͙̦̓̌Ḁ̴̛̺̂̈́̔͗̊͠Z̵̙̥̙͕̓ͅÂ̴̺̌͌͝Z̸͚̿̑́     ̶̢̦̺̓̈́̾̐͝Ș̴̖̗̤̮͙̅̎̽͘H̴̨̨͙̼̹̹͐̓̓͘E̵̪͕̐͘͜͝͠M̷̛̹̊̊̈́̾Y̵̝̥̣̓͂̒A̶͚̗͕̽͊̓̈́̓Z̸͍̤͎̞̄̓͘̚A̵͈͌̓́͋̌
#34
C'est tellement classe  Heart 
Citation :Enfin, quelques sous graphes de taille variable gravitent autour de ceux ci (peu liés ou non liés). Certains sont un peu rigolos, je ferais un post plus détaillé sur eux si ça intéresse des gens.
ouiiiiiiiiiiiii


Bon ! Aujourd'hui je partage un texte écrit par L'insolente linguiste, une... linguiste québécoise dont l'essentiel de l'activité sur les réseaux sociaux consiste à appuyer la légitimité des expressions populaires canadienne et débunker l'ignorance de certaines institutions.
Contexte : l'Office québécois de la langue française est très attaché à sa francophonie et pourchasse avec constance tout ce qui ressemble de près ou de loin à un emprunt à l'anglais.


l'insolente linguiste a écrit :
Suite de ma publication d’hier au sujet de ‘obésiciel’, mot proposé par l’OQLF comme équivalent à ‘bloatware’. On va réfléchir un peu à la formation des mots en -ciel / -iciel. J’en ai déjà parlé, mais ça fait un bout de temps, faque voilà. Here I go again.

Ça vient évidemment de ‘logiciel’. ‘Logiciel’ date de 1972. La formation de ce mot-là est assez limpide, en fait : c’est ‘logique’ + le suffixe ‘-iel’. C’est pour l’opposer à ‘matériel’, qui est ‘matière’ + ‘-iel’. Le suffixe ‘-iel’, c’est un suffixe super utilisé dans la formation des mots. On peut l’avoir sous plusieurs formes, soit en ‘-iel’, soit en ‘-el’, soit en ‘-al’, soit en ‘-ial’. Il veut dire « relatif à, qui concerne, qui se rapport ». Je vous donne quelques exemples :
- ‘existentiel’ « relatif à l’existence »
- ‘individuel’ « qui concerne l’individu »
- ‘tropical’ « qui concerne les tropiques »
- ‘équatorial’ « relatif à l’équateur »
Donc 'logiciel' « relatif à la logique » et 'matériel' « relatif à la matière ».
C’est donc dire que les gens qui ont créé le mot ‘logiciel’ en 1972 ont décidé d’opposer ‘matière’ à ‘logique’, au lieu de faire une traduction directe de ‘hardware’ et ‘software’. Je trouve ça vraiment cool, en fait. C’est un beau néologisme, ‘logiciel’.

Mais là, à mesure que la technologie s’est développée, on a eu besoin de plus de mots pour la décrire. Le suffixe ‘-ware’, en anglais, peut servir à l’origine à créer des collectifs qui ont une utilité particulière (ou qui sont faits dans le même matériau). Par exemple, on a ‘kitchenware’, pour nommer les ustensiles de cuisines, ‘stoneware’, pour nommer un type de poterie, ‘paperware’, pour nommer des choses faites en papier, pis évidemment, ‘Corningware’ pis ‘Tupperware’, qui sont des marques de commerce de vaisselle.
De là, l’idée de prendre le suffixe -ware pis de lui donner le sens de « nom collectif de programmes informatiques à l'utilité spécifique » était pas très complexe. Faque on a ‘software’, pis on a ensuite eu (dans le désordre) ‘freeware’, ‘malware’, ‘nagware’, et même ‘crapware’, etc.

Pis qu’est-ce qu’on a fait en français?
On a décidé de prendre le mot LOGICIEL, qui, on se rappelle, suit la formation normal des mots français, ‘logique’ + ‘-iel’, pis on a décidé de le couper randomly à ‘-ciel’, pour faire un nouveau suffixe. À partir de là, le chemin est tout tracé : il suffit de faire des beaux petits calques cutes :
- shareware -> partagiciel
- freeware -> gratuiciel
- bloatware -> obésiciel
- nagware -> agaciel (oui oui, c’est dans les propositions!)
- (j’attends encore le ‘merdiciel’ pour ‘crapware’)

Faque en gros, ce qu’on fait, c’est qu’on CALQUE le mot anglais, pis on remplace systématiquement le suffixe ‘-ware’ par ‘-iciel’. Wow. Je veux dire, wow. Pour du monde qui dit que les calques sont PIRES que les emprunts directs (t’sais, on est censés aimer mieux ‘weekend’ que ‘bon matin’, hein?), je trouve ça assez ironique.
Ça, c’est comme si je prenais ‘appartement’, pis que je gardais ‘-artement’ comme suffixe, pis que je décidais que ça remplace ‘house’ dans les composés anglais. Faque j’aurais
- doghouse -> chienartement
- farmhouse -> fermartement
- greenhouse -> vertarement
- powerhouse -> pouvoirartement.
Vous trouvez que ç’a l’air fou, hein? Ben c’est pas plus fou que ‘gratuiciel’ pis ‘partagiciel’ créé à partir de ‘logiciel’.

Bon. Après, on va me dire que je chiâle pour rien, parce que l’idée, c’est d’inventer des mots français pour remplacer des mots anglais. Okay. Okay. Fondamentalement, j’ai rien contre l’idée de trouver des équivalents français aux mots anglais. Anyway, en bout de ligne, c'est l'usage qui décide.
Non, moi, mon problème avec ces mots-là, c’est le manque de cohérence des recommandations de l’Office. Parce que ça arrive combien de fois qu’on condamne un mot sous prétexte qu’il « suit pas les règles du français »?

Tiens, un exemple. Le mot ‘végane’. Ben il est pas recommandé par l’Office. La raison? « Formé à partir de la contraction de vegetarian, en anglais, le morphème vegan- n'est pas porteur de sens en français. ». LE MORPHÈME N’EST PAS PORTEUR DE SENS EN FRANÇAIS! Pis tu vas venir me dire que le suffixe ‘-ciel’ est porteur de sens, lui? Ha! Ha! Ha!

I. CALL. BULLSHIT.

« Même s'il est possible que nous soyons, en dernière analyse, tous liés les uns aux autres, la spécificité et la proximité des connexions comptent (avec qui nous sommes liés, et dans quelle mesure). C'est au sein même de ces relations qu'adviennent la vie et la mort. »

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#35
Je découvre ce topic et mes amis Étonnement, Admiration et Pensivité le découvrent avec moi.

Dis-moi, Tridi, toi qui triture et explore ainsi les mots, est-ce que toi aussi il y en a certains que tu ne peux plus utiliser sans remettre l'essence même de la réalité en question ?
Pour moi, impossible d'utiliser "compassion" parce que c'est la même construction que "sympathie", mais les usages ont divergé au-delà du raisonnable et je m'y perd.
"Empathie" non plus, parce que trop de gens l'utilisent et chacun d'une façon différente (ou plutôt, avec des attentes différentes).

Et quand tu dis "Nom de Zeus", c'est étymologiquement pareil que "Nom de Dieu" et ça me retourne le crâne, à quoi bon remplacer le poly par le monothéisme, si c'est pour garder le même nom pour le même grand barbu au ciel ?

Et est-ce que toi aussi quand tu rencontres quelqu'un tu lui parles du sens de son prénom ? (j'essaie d'arrêter mais c'est dur)

J'aime bien les questions que pose cet auteur sur l'homme qui pénètre vs. la femme qui enveloppe. En ce moment je me demande si la lutte pour l'égalité femme / homme va amener à un mouvement de balancier complet, aboutir à un matriarcat, et on changerait la langue en conséquence. Je me demande à quoi ressemblerait un monde où on dit "Dieu la Mère", où on accorde l'adjectif au féminin s'il y a une seule femme dans le groupe nominal, où on parle des "Droits de la Femme" et quand un garçon dans la classe dit : "et les hommes ?" le prof répondrait : "Quand on écrit Femme avec un grand F ça veut dire le genre humain en général". À ces moments-là je comprends mieux ce qie vivent mes potes féministes.

Perso j'aime bien dire "bon matin". Je crois que c'est l'Insolente Linguiste qui défend l'expression.
Plutôt qu'adapter des mots de l'anglais, je préfère l'idée d'inventer les mots en français directement.
Pas con l'idée de Sludge. Voilà un lien vers la rétrospective de mes TRs : https://www.psychonaut.com/Thread-Sommai...ip-reports

Paix et amour et ainsi de suite.
#36
(12/03/2020 22:45)Stylo 2.0 a écrit :
J'aime bien les questions que pose cet auteur sur l'homme qui pénètre vs. la femme qui enveloppe. En ce moment je me demande si la lutte pour l'égalité femme / homme va amener à un mouvement de balancier complet, aboutir à un matriarcat, et on changerait la langue en conséquence. Je me demande à quoi ressemblerait un monde où on dit "Dieu la Mère", où on accorde l'adjectif au féminin s'il y a une seule femme dans le groupe nominal, où on parle des "Droits de la Femme" et quand un garçon dans la classe dit : "et les hommes ?" le prof répondrait : "Quand on écrit Femme avec un grand F ça veut dire le genre humain en général". À ces moments-là je comprends mieux ce qie vivent mes potes féministes.


Si les droits de l'homme avaient été écrits par des femmes je trouverais ça normal qu'on appelle ça les droits de la femme.

Ici la langue revient à celui qui a le pouvoir et la puissance de création de son coté. Si les femmes détenaient (ou si on leur avait accordé ^^) le pouvoir entier d'un secteur du langage il me semblerait intuitif que ce secteur possède une dominance de genre féminin.

Sinon je suis pour garder l'usage d'un mot dans sa langue d'origine plutôt que de l'adapter, je trouve qu'on perd du sens sinon (voir carrément les aberrations décrites plus haut). D'ailleurs les anglais aussi se servent de mots francophones parfois, par exemple pour les techniques de métiers traditionnels.
#37
Floride :
"Ce terme est usité afin de qualifier un épisode psychotique aigu qui est riche en symptômes positifs de la psychose."
J'ai ainsi pu lire :
"Les neuroleptiques, encore appelés antipsychotiques (contre les symptômes florides des psychoses)"

https://www.forumpsy.net/t467-floride-adj
-> dans les commentaires on peut apprendre d'autres mots rigolos du répertoire psychiatrique :
"Nous avons aussi les jolis mots de "labile" (pour "changeant") , "clastique" (pour "agressif"), "hypnopompique" (pour "en cours de réveil"), qui sont tellement plus agréables à utiliser que les synonymes connus de tous..."
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#38
Les anglophones ont des verbes spéciaux pour la prise de drogue, ce que je trouve assez pratique. En français, c'est bien plus redondant, on utilise "prendre + COD" ou "faire + COD". Notre langue est moins souple, moins ouverte au néologisme, de par sa construction même.
exemple a écrit :
- J'ai fait un candyflip.
- I candyflipped.

Certains de ces mots d'argot ("slang") me laissent perplexe. Pourquoi utilise-t-on le verbe "to roll" pour "être à balle de MDMA" ?
exemple a écrit :
- I never rolled so hard
- How to roll safe ?
- I was on SSRI so I didn't roll.

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#39
Le roll il me semble que ça vient des yeux qui vibrent et qui "roulent" sous MD (surtout à grosse dose) mais information à vérifier ^^
Self-made chemist  and pharmacologist
Nuit Blanche Suisse, RDR forever!
Free will is a lie.
#40
Ça me semble bizarre car les yeux qui roulent et vibrent c'est loin d'être l'effet le plus fréquent, serrer des dents vient bien avant, avec cette explication le verbe "to clench" aurait été un meilleur candidat AMHA.
En tout cas je suis souvent ennuyée pour traduire, car notre langue ne favorise pas la créativité et il est alors difficile de retranscrire la spontanéité d'un anglophone.

Je me demandais aussi : "être à balle de" ça vient de "to be tripping balls" ?
Bien que les deux expression utilisent le mot "balle", je vois un premier écueil : leur construction grammaticale n'est pas la même. En effet, on est "à balle de + [COD]", tandis qu'on "are tripping balls" tout court. La première indique une substance, la seconde un état paroxystique.

L'expression anglophone est apparue dans les années 80 et l'on n'en sait pas vraiment l'origine (une explication controversée la relierai aux balles anti-stress en cas de bad). Dans ce cocasse article, on peut lire qu'elle est apparu la première fois dans un rapport de police le 1er Juillet 2014 après qu'une jeune femme à... balle de LSD ait pété un câble nue sur la voie publique, menant à une course-poursuite et une interpellation dont le journal vous offre gracieusement la vidéo.

En français, ça me fait d'abord penser à "c'est de la balle" (voir L'internaute : "être de la partie, youpi !" -> "être de la balle, youpi !" -> "c'est de la balle, youpi !" -> peut-être "je suis à balle, youpi !" ?). Champ lexical de la joie, de l'intensité, de la sociabilité.
Mais plus proche, "à balle" signifie aussi la vitesse : "rouler à balle", et peut-être aussi qu'on a finit par en faire un simple superlatif : "avoir à balle de la chance" = "avoir beaucoup de chance". L'origine n'est là pas déclarée mais j'ai un soupçon en regardant l'entrée "balle" de cnrtl.fr. En effet, je vois plusieurs fois dans le domaine militaire la locution "chargé à balle". Bien sûr, il s'agit là de vraies balles de canon. Mais on peut facilement imaginer un glissement où cette balle chargée, qui va vite et symbolise la puissance, devient celle qu'on charge métaphoriquement en d'autres occasions.
Du coup, être "à balle" d'un produit, ça pourrait être une référence au mot "speed" (champ lexical de la vitesse), au vocabulaire militaire ("charger à balle" prenant alors un autre sens), ou simplement à la connotation superlative de ce mot.

Hasard donc, deux expression si proches ? Il semblerait, mais n'oublions pas qu'on ne connaît pas vraiment l'origine de "tripping balls". Peut-être ont-elle en fait suivi des trajectoires similaires ?
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#41
À ma connaissance ça vient des yeux oui, qui est une caractéristique relativement propre à la MDMA d'ailleurs, alors que le bruxisme c'est très commun.

Sinon Rolling, c'est pas utilisé par les anglophones en particulier, mais surtout chez les américains. Il me semble que les british et les australien c'est pinging ou un truc du genre.
Un peu de musique ?

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#42
L’opérateur logique de la négation tend à rendre l’appréciation du réel plus binaire qu’elle n’est en réalité. Ne pas aimer, ne pas avoir envie… laissent entendre l’intimité, la discorde, le dégoût, autant que l’absence qu’ils sont logiquement censés exprimer. Peut-être avez-vous déjà eu ce dialogue :

- Tu viens au cinoche ?
- Non, j’ai pas envie.
- Mais pourquoi ?
- Ben j’ai pas envie !
- Mais Sad

Ou encore :
- Tu t’entends bien avec Sarah ?
- Non, pas trop.
- Ah bon ???
- Mais y’a pas de soucis non plus ! Juste, on ne s’entend pas.


C’est une histoire de positon de la négation dans la phrase. « Je n’ai pas envie d’aller au cinéma », et « j’ai envie de ne pas aller au cinéma », ne sont pas strictement la même chose. Dans le premier cas, on nie l’envie ; dans le second cas, on nie le cinéma, ce qui est un peu plus violent. Ainsi, je n’ai pas envie d’écouter de la funk, et j’ai envie de ne pas écouter du reggeaton.

L’opérateur logique « négation », accolé à un verbe d’appréciation, devrait signifier l’absence plutôt que le renversement, la neutralité plutôt que le dégoût. Enfin, c’est une bonne question. C’est quoi le contraire de l’amour, la haine ou l’indifférence ?

Afin d’éviter les ambiguïtés, je propose une normalisation de l’opérateur « bof ». Bof est neutre, blasé, sans goût. Gardons la négation pour ce qui nous répugne, puisque c’est l’usage.

- J’ai bof envie d’aller au cinéma.
- Avec Sarah, on s’entend bof.
- J’aime bof la funk, et pas le reggeaton.

La précision « de ouf » après la négation peut aussi remplir cet usage :
- On s’entend pas de ouf, j’ai pas de ouf envie d’aller au cinoche, et la funk, c’est pas ouf. Mais ok, si ça te fait plaisir, je veux bien faire un effort. Allons-y Smile
« Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos cœurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. »

#43
Variante avec sauce nantua : j'ai pas cher envie de faire ça.
In fact, it took a total of 18 trials to work the experimental dosage up to as much as a single milligram. In retrospect, overly cautious.
But retrospection, as they say, is cheap.

#44
et le mode d'expression issu d'une civilisationé en phase supernova:
j'ai glop envie de faire ça.
j'ai glop envie d'aller au cinéma
glop le Paradisio à Amsterdam !!
les derniers temps je me sens pas glop...

----------------------
EDIT: génération BéDé et culte de l'enfant-roi (sixties...)
la pourriture de la crème

Caution RDR ===>> glop glop, pas glop !!!
         l'Historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste




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