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La perte de l'égo

#1
Salut,

Je voulais avoir vos retours sur la perte de l'égo.
A chaque fois que j'ai pu en vivre une, j'ai toujours trouvé ça magnifique et enrichissant.
Ce ressenti qu'il n'y ait plus de "je" "moi". (ça fait un peu perché mais vous me suivez ? Happywide )

La toute première fois que j'en ai vécu une, c'était sous DXM en plateau 3. Le côté angoissant et le mindfuck du DXM ont fait que je ne l'ai pas spécialement apprécié. C'est dur de faire la part des choses avec cette drogue, c'est un peu "prend ça et ne cherche pas à comprendre"....

La deuxième fois, c'était sous LSD. Sûrement un des trips les plus magnifiques de ma vie. J'ai eu l'impression de connaître le bonheur à l'état pur à un stade que je n'avais encore jamais atteint. Cette nuit là j'ai redécouvert le monde, j'ai perdu toutes les bases fixées depuis ma naissance et j'ai eu l'impression d'avoir tout compris, c'était comme une sorte de renaissance. Le retour à la réalité fut un peu compliqué par contre.

Mais les fois que j'ai le plus appréciées c'était sous kétamine. J'ai toujours trouvé ça beaucoup moins psychédélique qu'avec le LSD, tu as moins de questions qui surviennent, moins de cheminements complexes (ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas). T'es un peu plus spectateur que acteur malgré le fait de perdre "ton identité" ou en tout cas certaines bases qui sont ancrées en toi, ce qui n'est pas rien en soit. Mais c'est dingue qu'il y est si peu d'angoisse avec la ké, j'ai toujours eu ce côté je regarde ce qui se passe comme dans un film et je me laisse porter. J'y trouve un côté rassurant contrairement au LSD par exemple.

Est-ce que certains en ont vécus sous d'autres substances et notent des différences, des points positifs, négatifs ? Je trouve ça intéressant que chaque drogue est "sa propre" perte de l'égo en quelque sorte.
#2
Les Egodeath que j'ai pu faire, c'était pas très fun, je développerai a l'occaz. (message qui sert a rien)
Un peu de musique ?

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#3
Des avis sur l'egodeath avec la salvia, j'aimerai bien entendre.

Et du coup Loadz, ca t'as donné envie, sobre de chercher ce que t'as pu comprendre avec les substances ? Comme une direction a prendre dans cette vie vers cette compréhension / ce bonheur ? Ou tu t'es dit que c'est inatteignable, pas la peine de chercher ?
#4
(23/03/2020 13:14)GaetanCz a écrit :
Des avis sur l'egodeath avec la salvia, j'aimerai bien entendre.

Et du coup Loadz, ca t'as donné envie, sobre de chercher ce que t'as pu comprendre avec les substances ? Comme une direction a prendre dans cette vie vers cette compréhension / ce bonheur ? Ou tu t'es dit que c'est inatteignable, pas la peine de chercher ?


Je ne suis pas sur d'avoir bien compris la question ^^
Tu veux dire est-ce que j'ai retiré quelque chose de ces expériences dans ma vie de tous les jours ? Est-ce que ça a modifié mon comportement ?
#5
le miens non plus, ça à commencer dans l'assenceur en fauteuille roullant avec les pompier, ça à finie au urgence!

une dose forte de xmg de ce que je coiayis etre du m1 dose tres car c'était marquer dessus (à l'époque je ne connaisais pas les règle de rdr en matière de rc.............

mais c'était de la mxe!


et ce jours la j'était ultra furax!

du coup j'avais pris un peu de 2ce une dose plutôt forte aussi vue que je prend des medoc qui bloque les effet du 2ce.

donc je m'envois le 2ce en gobe para et la mxe aussi!

30minutes apres je ne reconnais ni l'effet de l'un ni de l'autre "lol", et là je réalise comme un con que je suis peut etre en train de faire un syndrome sérotoninergique, je voiyais mon windows s'ouvrire en 3D, donc les effet était ceux d'une dose trop forte de mxe, mais comme j'en était qu'a mon troisième ou deuxième pochon de mxe  (de ma vie pas à la suite lol)et que c'était un batsh d'un autre fournisseur SI, pour ceux qui connaissent..... du coup j'avais pas taper +de 50 ou 60mg jusqu’icidans ma vie, du coup j'ai pas reconnue les effet, pas les meme à cette dose.

s'en suis que j'appelle les pompier au lieu du samus, la femme au bout du fil comprend rien, je luis explique que j'ais pris de la drogues et que je vais mourrire, là elle decide de m'envoyer les pompier

les pompier arrive et suivie des flics..... fin d'la partie!

j'ai fais un gros egodeath telement gros que je ne me rapelle plus de grand chose, j'ai fais un blackout et me souviens juste de quelques partie.

depuis je n'appelle plus les secour, fuck les pompier qui on essayer de me sous tiré des infos style ou j'achette et à qui

oui, ce n'était pas un delire, j'en ais eu la preuve apres coup, un apelle sur mon fixe avec un message ou j'entendais les pompier me pausser des question......, j'était sobre quand j'ai eu le messages.
Crime Pays, But Botany Doesn't!

vote for me, vote jo bide!!! Big Grin

 
#6
(23/03/2020 13:19)Loadz a écrit :
Je ne suis pas sur d'avoir bien compris la question ^^
Tu veux dire est-ce que j'ai retiré quelque chose de ces expériences dans ma vie de tous les jours ? Est-ce que ça a modifié mon comportement ?


Oui.
Et même plus profond, est-ce qu'il y aurait pas la possibilité de se rapprocher de cet egodeath dans la vie de tous les jours.
#7
@PSYCHOCRACK : aïe, tu m'étonnes que ce n'était pas agréable si t'as passé ça entre les flics et les pompiers. J'imagine que ça te servira de leçon si on peut dire ahah

@GaetanCz : non, ca n'a pas modifié mon comportement dans la vie quotidienne, ça ne m'a pas changé profondément si c'est ça que tu veux dire. Je dirai juste que ça m'a permis de voir qu'il y a différents niveau de conscience que l'on peut atteindre, des sensations qui nous sont jusqu'alors inconnues. Qu'il peut y avoir des connexions... moi qui ne suit pas du tout spirituel de base. C'est un vrai sujet à creuser.
Pour ta deuxième question, si egodeath il y a dans la vie de tous les jours, c'est que l'on a perdu le fil. Et là ça relève de la maladie mentale. Je pense qu'il ne vaut mieux pas atteindre ce stade, en tout cas je le vois comme ça :/
#8
(23/03/2020 13:46)Loadz a écrit :
@PSYCHOCRACK : aïe, tu m'étonnes que ce n'était pas agréable si t'as passé ça entre les flics et les pompiers. J'imagine que ça te servira de leçon si on peut dire ahah

@GaetanCz : non, ca n'a pas modifié mon comportement dans la vie quotidienne, ça ne m'a pas changé profondément si c'est ça que tu veux dire. Je dirai juste que ça m'a permis de voir qu'il y a différents niveau de conscience que l'on peut atteindre, des sensations qui nous sont jusqu'alors inconnues. Qu'il peut y avoir des connexions... moi qui ne suit pas du tout spirituel de base. C'est un vrai sujet à creuser.
Pour ta deuxième question, si egodeath il y a dans la vie de tous les jours, c'est que l'on a perdu le fil. Et là ça relève de la maladie mentale. Je pense qu'il ne vaut mieux pas atteindre ce stade, en tout cas je le vois comme ça :/


Bah justement non, dans ton expérience tu dis que l'egodeath correspond au bonheur. Je parle de cet egodeath là.
Et je dis bien de s'en rapprocher, en gardant encore un sens de la personnalité, tu vois ce que je veux dire ?
Moi je sens que c'est possible. Et la vie est bcp plus sereine.
A creuser Smile
#9
"J'imagine que ça te servira de leçon si on peut dire ahah"

oui, j'ai eu quelques problème de craving avec un stimaulant, j'ais donc fais le con avec snif de mxe et cannabinoides de synthèse de l'epoque, pour tromper le craving, l'idée est totalement debille comme un bohomme sous mdpv......

j'ais donc sentie un point au niveau du cardio, j'ais apeler les secour, les flics sont arriver avec les pompier, presque même senario, sauf pour la perquisiton, cette fois pas de perquis, car je leurs ais mis une carrotte, enfin des carrotes  ^^

genre la salvia à moitier défoncer au siseaux dans ma chambre, le flic: vous la fumer, moi :non du coup pas de preuvent

la mxe, la mdpv, les cannabinoides, au chiote (mais il n'était pas au chiottes.....) ^^

les cactus= c'est légal!!!

le tabac, ils on essayer de faire passer ça pour du catha edulis (du kaht), à l'époque j'en plantait pas de khat lol!

résultat en sortant des urgence j'était libre comme l'aire et j'ais retrouver mes pochons d'amour!

pour en revenire à la mort du moi ça n'a jamais été une joie pour moi!

ps: mais c'est vrais que ça ma servie de leçon, la preuve , je suis sempervirens!
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#10
J'ai jamais rien compris à cette historie d'egodeath au final. Est-ce que y'a une définition claire et précise ?

Perdre son identité sous psyché c'est quelque chose qui arrive assez souvent mais c'est pas forcemment synonyme de bonheur intense ou de trip ultime donc je vois pas en quoi il faudrait absolument rechercher ça. Que ce soit quand je fais des trips mystiques où je me sens totalement en accord avec l'univers ou que je fasse un bad trip mon égo n'est clairement plus de la partie mais je suis pas sûr qu'il y ait une réelle causalité.

Si on prend la définition classique de l'égo (la conscience et la "vision" que l'on a de soi même) c'est quelque chose qui disparait assez vite si on s'allonge dans un lit avec un dose moyenne de psychédélique, qu'on ferme les yeux et qu'on se laisse aller. Mon on parle peut être pas de la même chose.
GALA GALA

"Il y eut une fois, dans un recoin éloigné de l'univers répandu en d'innombrables systèmes solaires scintillants, un astre sur lequel des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la plus orgueilleuse et la plus mensongère minute de l' "histoire universelle". Une seule minute, en effet. La nature respira encore un peu et puis l'astre se figea dans la glace, les animaux intelligents durent mourir. - Une fable de ce genre, quelqu'un pourrait l'inventer, mais cette illustration resterait bien au-dessous du fantôme misérable, éphémère, insensé et fortuit que constitue l'intellectuel humain au sein de la nature. Des éternités durant il n'a pas existé ; et lorsque c'en sera fini de lui, il ne se sera rien passé de plus. Car ce fameux intellect ne remplit aucune mission au delà de l'humaine vie. Il n'est qu'humain, et seul son possesseur et producteur le considère avec pathos, comme s'il renfermait le pivot du monde". 
#11
l'egodeath c'est pas un peu à connotation idéologico-politique?
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#12
(23/03/2020 15:06)Trickster a écrit :
J'ai jamais rien compris à cette historie d'egodeath au final. Est-ce que y'a une définition claire et précise ?

Perdre son identité sous psyché c'est quelque chose qui arrive assez souvent mais c'est pas forcemment synonyme de bonheur intense ou de trip ultime donc je vois pas en quoi il faudrait absolument rechercher ça. Que ce soit quand je fais des trips mystiques où je me sens totalement en accord avec l'univers ou que je fasse un bad trip mon égo n'est clairement plus de la partie mais je suis pas sûr qu'il y ait une réelle causalité.

Si on prend la définition classique de l'égo (la conscience et la "vision" que l'on a de soi même) c'est quelque chose qui disparait assez vite si on s'allonge dans un lit avec un dose moyenne de psychédélique, qu'on ferme les yeux et qu'on se laisse aller. Mon on parle peut être pas de la même chose.


Si on regarde bien, cet ego, cette conscience de soi comme tu dis, nous limite dans notre expérience, si il est trop présent. On a une vision bien particulière, trop précise de nous, du à des conditionnements sociaux, familiaux. Et du coup on se sent frustré parfois d'etre dans cette case.
On prend des substances pour justement lacher ça. La substance nous aide à le faire. Et c'est pour ça qu'on aime tant ça. Même un bad trip au final peut etre bien vécu après coup car on a vécu on expérience qui sort de l'ordinaire. Ca dépend ensuite de notre vision de la vie fâce aux mauvaises expériences et comment on en sort.
Donc dans la vie quotidienne, plus on lâche cet ego, plus on peut expérimenter diverses choses, des belles et des moins belles. Mais en etant assez détaché de ça (moins d'ego), bah je trouve que la vie est plus tranquille, on cherche moins à controler.

Du moins c'est ma vision. J'suis plus tranquille quand je m'autorise par ex à etre triste ou me sentir en flip que plutot chercher à lutter contre ce truc (car c'est pas comme ça qu'on m'a dit que je devrais etre pour avancer etc..) et derrière je sens aussi j'ai des moments de présence paisible plus important, ou je me sens en paix sans rien faire.

On devrait tous pouvoir s'allonger sur le lit et se laisser aller en réalite, c'est dans nos cordes sans substances. On a juste un ego trop fort, parfois. Je m'obstine à le répéter sur le forum car je sais tellement que ce que nous offre les substances c'est juste un aperçu de ce qu'on peut expérimenter sans elles Smile
La ké nous montre le coté détaché qu'on peut avoir de toute chose. Et que c'est paisible à vivre comme ça. Détaché actif, pas détaché passif.
Le LSD nous montre le coté sensorielle incroyable qu'on peut avoir.
Les champis nous montre la connexion naturelle qu'on a avec la nature.
La Salvia / la DMT nous montre les dimensions qu'on peut explorer complètement WTF en entrant profondemment en nous et en lachant tout.
#13
oui c'est vrai GaetanCz tu travailles la tartine littérale et soignée avec ton explication... mais il y a tjs eu une connotation idéologico-politique avec egodeath... C'est pour ça que je précise CO-notation, pour pas toucher à ta thèse... mais dès que on spécule avec l'égo cela concerne les rapports de l'individu vis à vis de la société, et donc automatiquement les systèmes politiques qui se disputent l'égo des gens pour les cuisiner à leurs sauces...
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#14
(23/03/2020 13:32)GaetanCz a écrit :
(23/03/2020 13:19)Loadz a écrit :
Je ne suis pas sur d'avoir bien compris la question ^^
Tu veux dire est-ce que j'ai retiré quelque chose de ces expériences dans ma vie de tous les jours ? Est-ce que ça a modifié mon comportement ?


Oui.
Et même plus profond, est-ce qu'il y aurait pas la possibilité de se rapprocher de cet egodeath dans la vie de tous les jours.


Je peux comprendre l'idée de s'en rapprocher. Comme tu dis, chaque trip est une sorte d'apprentissage dans tous les cas, qu'il soit bon ou mauvais (et je dirai même qu'on en apprends beaucoup plus lorsqu'il est mauvais) donc forcément ça en modifie notre vision des choses par la suite (consciemment ou non).
Mais il est impossible de le lâcher totalement dans la vie quotidienne, c'est un peu notre essence, notre marque de fabrique, ce qui fait que ce que l'on est.



(23/03/2020 15:06)Trickster a écrit :
J'ai jamais rien compris à cette historie d'egodeath au final. Est-ce que y'a une définition claire et précise ?

Perdre son identité sous psyché c'est quelque chose qui arrive assez souvent mais c'est pas forcemment synonyme de bonheur intense ou de trip ultime donc je vois pas en quoi il faudrait absolument rechercher ça. Que ce soit quand je fais des trips mystiques où je me sens totalement en accord avec l'univers ou que je fasse un bad trip mon égo n'est clairement plus de la partie mais je suis pas sûr qu'il y ait une réelle causalité.

Si on prend la définition classique de l'égo (la conscience et la "vision" que l'on a de soi même) c'est quelque chose qui disparait assez vite si on s'allonge dans un lit avec un dose moyenne de psychédélique, qu'on ferme les yeux et qu'on se laisse aller. Mon on parle peut être pas de la même chose.


Pour moi la dissolution de l'égo ne survient pas souvent justement, ça a du m'arriver 5-6 fois à tel point que je me souvient quasiment de chacune des fois.
Je n'ai pas de définition précise mais je parle de la perte de l'égo pure et dure, où tu as oublié tout ce qui t'as construit depuis le début (ton éducation, ta vie actuelle, la vision de toi, tes proches, tes repères, même ton corps...) et que tu es complètement déconnecté du monde qui t'entoure au moment du trip. La redécouverte de tout.
Alors parfois je peux me prendre une grosse baffe sous psychédéliques/dissos mais celle-là c'est encore un cran au dessus.
Je suis curieux, si ça t'arrive souvent, tu fais beaucoup d'expériences seul chez toi, ce qui te permet d'atteindre régulièrement ce stade ?

J'ai du mal à saisir le côté idéologico-politique @amicale_du_pc ?
#15
(23/03/2020 21:25)amicale_du_pc a écrit :
oui c'est vrai GaetanCz tu travailles la tartine littérale et soignée avec ton explication... mais il y a tjs eu une connotation idéologico-politique avec egodeath... C'est pour ça que je précise CO-notation, pour pas toucher à ta thèse... mais dès que on spécule avec l'égo cela concerne les rapports de l'individu vis à vis de la société, et donc automatiquement les systèmes politiques qui se disputent l'égo des gens pour les cuisiner à leurs sauces...


Oui je suis d'accord Wink

Citation :Mais il est impossible de le lâcher totalement dans la vie quotidienne, c'est un peu notre essence, notre marque de fabrique, ce qui fait que ce que l'on est.

Justement tu contredis ton expérience, tu as perdu toutes notions de qui tu etais, et pourtant dans le trip tu existait toujours Wink
Je pense du coup que c'est l'inverse, ce que l'on est c'est ce grand mystère que tu ne saurais définir et après on est une personnalité construite dans la vie de tous les jours mais c'est moins profondemment ce que l'on est.
#16
Sous Salvia, je me retrouve souvent tellement loin d'un coup que "la nouvelle réalité" absurde du trip, j'ai même pas le temps de me rendre compte qu'elle n'est pas comme ma vie de tous les jours . Enfait, j'oublie littéralement ce qu'est la vraie vie, sous Salvia, si j'en fume assez, j'ai le sentiment que le trip n'a jamais commencé et ne prendra jamais fin . Je me rappelle d'une fois à je chantais au coeur d'une chorale de fenêtres eh bien ça me semblait aller de soi que j'étais une fenêtre parmi les autres fenêtres née pour chanter ...

Peut-on considérer ça comme une mort de l'égo? J'ai toujours un sentiment d'égo (être une fenêtre chanteuse ici) mais il est remplacé quoi, ce n'est plus Indica . Ce qui est marrant c'est que c'est au moment où je redescend de la Salvia et que je retrouve mon corps que je vis cette perte de repères assez terrifiante qu'on peut ressentir en "ego death" de LSD par exemple .

Sinon, je pense en avoir vécu uniquement avec le LSA car la molécule me cloue tellement au sol avec son coté physique ultra marqué que je suis obligé de passer tout le trip dans ma tête . Je me rappelle d'une fois où je me tordais, mettais mes doigts dans ma bouche (un vrai possédé de l'extérieur) et j'avais l'impression d'avoir transcendé mon égo et atteint le bonheur infini car faire ces mouvements incontrôlés était tellement extatique, seule l'extase physique semblait exister , j'avais l'impression d'être un bout de viande en train d'avoir des orgasmes à répétition . A ce moment là, j'étais trop loin pour me poser la question de si c'était flippant ou spirituel ou je ne sais quoi .

Sinon j'ai l'impression que la perte de l'égo c'est pus un spectre, un gradient qu'un état fixe . Genre tu peux plus ou moins t'en éloigner . Je remarque souvent dans les pic de mes perches que j'oublie les musiques que j'aime par exemple, j'ai toujours bien le sentiment d'être moi mais j'en perds ou oublie mes gouts et préférences .

Je change de sujet

"Le LSD nous montre le coté sensorielle incroyable qu'on peut avoir.
Les champis nous montre la connexion naturelle qu'on a avec la nature.
" Gaetan

Je ne serais pas si affirmatif, les champis peuvent te connecter à tes sens, le LSD peut te connecter à la nature . on parle toujours d'être connecté à la nature d'ailleurs mais moi, je perche souvent en ville et sous LSD/Champi/DMT par exemple je me suis déjà senti bah... connecté au béton, au goudron, aux voitures et aux gens . Pour moi dans ces états, la frontière nature artificiel vole en éclat d'ailleurs sous DMT putain c'était fou je voyais les immeubles comme s'ils étaient des formes de vie végétale et nous les humains on était comme des insectes vivant dans les arbres comme des fourmis . Les voitures, ressemblaient à des carapaces d'insecte mais tout ça pour dire, le métal et le béton semblaient on ne peut plus "naturels" et organiques et vivants .
Sex drugs and rock'n'roll  Papouilles, DXM et Black Metal

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#17
(24/03/2020 11:44)Indica a écrit :
Sous Salvia, je me retrouve souvent tellement loin d'un coup que "la nouvelle réalité" absurde du trip, j'ai même pas le temps de me rendre compte qu'elle n'est pas comme ma vie de tous les jours . Enfait, j'oublie littéralement ce qu'est la vraie vie, sous Salvia, si j'en fume assez, j'ai le sentiment que le trip n'a jamais commencé et ne prendra jamais fin . Je me rappelle d'une fois à je chantais au coeur d'une chorale de fenêtres eh bien ça me semblait aller de soi que j'étais une fenêtre parmi les autres fenêtres née pour chanter ...

Peut-on considérer ça comme une mort de l'égo? J'ai toujours un sentiment d'égo (être une fenêtre chanteuse ici) mais il est remplacé quoi, ce n'est plus Indica . Ce qui est marrant c'est que c'est au moment où je redescend de la Salvia et que je retrouve mon corps que je vis cette perte de repères assez terrifiante qu'on peut ressentir en "ego death" de LSD par exemple .

Sinon, je pense en avoir vécu uniquement avec le LSA car la molécule me cloue tellement au sol avec son coté physique ultra marqué que je suis obligé de passer tout le trip dans ma tête . Je me rappelle d'une fois où je me tordais, mettais mes doigts dans ma bouche (un vrai possédé de l'extérieur) et j'avais l'impression d'avoir transcendé mon égo et atteint le bonheur infini car faire ces mouvements incontrôlés était tellement extatique, seule l'extase physique semblait exister , j'avais l'impression d'être un bout de viande en train d'avoir des orgasmes à répétition . A ce moment là, j'étais trop loin pour me poser la question de si c'était flippant ou spirituel ou je ne sais quoi .

Sinon j'ai l'impression que la perte de l'égo c'est pus un spectre, un gradient qu'un état fixe . Genre tu peux plus ou moins t'en éloigner . Je remarque souvent dans les pic de mes perches que j'oublie les musiques que j'aime par exemple, j'ai toujours bien le sentiment d'être moi mais j'en perds ou oublie mes gouts et préférences .

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"Le LSD nous montre le coté sensorielle incroyable qu'on peut avoir.
Les champis nous montre la connexion naturelle qu'on a avec la nature.
" Gaetan

Je ne serais pas si affirmatif, les champis peuvent te connecter à tes sens, le LSD peut te connecter à la nature . on parle toujours d'être connecté à la nature d'ailleurs mais moi, je perche souvent en ville et sous LSD/Champi/DMT par exemple je me suis déjà senti bah... connecté au béton, au goudron, aux voitures et aux gens . Pour moi dans ces états, la frontière nature artificiel vole en éclat d'ailleurs sous DMT putain c'était fou je voyais les immeubles comme s'ils étaient des formes de vie végétale et nous les humains on était comme des insectes vivant dans les arbres comme des fourmis . Les voitures, ressemblaient à des carapaces d'insecte mais tout ça pour dire, le métal et le béton semblaient on ne peut plus "naturels" et organiques et vivants .


Super intéressant ce que tu dis.

Oui je vois aussi l'egodeath (ou l'eveil en spiritualité) comme un gradient dans le sens on peut avoir plus ou moins d'ego.
Une personnalité avec un fort ego va vouloir tout controler, sa vie, elle sera dans des aspects de puissance. Une personne avec moins d'ego sera plus légère dans sa facon d'être, laissera émerger plus d'aspects sensorielles, d'emotions sans vouloir controler. Et laisser la vie couler.

Comme si la vie en soi veut juste un truc : du mouvement. Physique, emotionnel etc...
Et la structure de personnalité, l'ego est là pour freiner ce mouvement naturel qui veut sortir.
Donc en tant qu'humain on est tous entre ces deux "énergies", un truc qui veut nous porter et un truc qui freine.
#18
Je sais pas trop comment l'expliquer mais j'aime bien cette idée de mouvement perpétuel de la réalité

[Image: strange-loop-stone-01.gif]

Ce genre d'image me perche

edit : Pourquoi elle veut pas s'animer ? ;(
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#19
Salut,

en lisant en diag’ le topic je me suis rendu compte que ça faisait plus de 10 ans que les psychos répètent approximativement les mêmes choses à propos du phénomène de perte d’ego, et je vous propose quelques informations nouvelles si ça peut en intéresser quelques uns.

Je tire ça de nombreuses recherches en philosophie et psychanalyse notamment, mais aussi de travaux en neurosciences essayant de faire des liens entre ces trois disciplines. Je vais essayer de ne pas trop vous prendre la tête en vous présentant mon point de vue, à partir d’idées vulgarisées et bricolées. En gros je vais prendre des raccourcis, voir carrément couper à travers champs... On est pas là pour être noté par un professeur en répondant exactement ce qu’il veut entendre, mais plutôt baliser l’infinité de chemins que peut prendre l’esprit en essayant de s’y retrouver, un peu à la manière de cartographes. Enfin c’est mon approche de la psychonautique, je vous la partage, après vous en ferez bien ce que vous voudrez.

Bon j’allais dire je vais faire court, mais ceux qui me connaisse savent que ça va être long =)

Alors pour commencer faut définir la perte d’ego, qui est liée à un phénomène de dissociation, d’où le fait que les dissociatifs la favorisent. Mais on retrouve  également le phénomène (de dissociation, donc de perte d’ego qui en est la variante vénère) dans les effets de toutes les autres drogues. A petites, moyennes et fortes doses on se dissocie, dans un continuum allant d’un état de dissociation normal jusqu’à un état pathologique (c’est là qu’on retrouve la perte d’ego quand on part dans un délire psychotique de ouf).

Je vais pas remplir des lignes sur la dissociation, j’ai proposé cet article qui apporte des vues cliniques sur le phénomène, à la suite d’un autre article sur le clivage, qui serait une manière psychanalytique d’expliquer le phénomène dissociatif. Qu’il faudrait également relier à la dépersonnalisation et la déréalisation, pour bien le définir dans ses mécaniques. Je met tous les liens vers les articles à propos de chacun de ces sujets que je vais tacher de résumer brièvement, en mettant en évidence les liens entre :

La dissociation est un mécanisme de défense qui advient suite à une déstabilisation externe ou interne dans son homéostasie, c’est à dire entre son corps et son esprit, dans son environnement. Si t’as une légère peur, tu te dissocies légèrement. Si t’es traumatisé, tu te dissocies vénère. Tout ça est expliqué dans l’article.

Comment ça se passe ?

Comme ça a été dit plus haut dans le topic, ça part d’un sentiment d’absurde, c’est à dire quand on se retrouve perdu entre soi et le réel, quand on a l’impression que sa personnalité est derrière ou devant soi, idem pour le réel qui serait devant ou à côté de soi. Donc on ne se sent plus vraiment soi, parce qu’on ne se sent ni dans soi, ni dans le réel. On est perdu, en comparaison d’un idéal en temps normal qu’est de se sentir soi dans le réel. Quand on se sent un et pas multiple en soi.

Si on décompose par phase cette perte du réel, liée à une diminution de son sentiment d’exister dans une diminution de ses frontières du moi :

A la base y a ce sentiment modéré d’absurde, qui entraine un léger sentiment d’étrangeté. Ca devient chelou, y a un truc que tu piges pas, mais ça va c’est relax. Sauf que ça se corse, et là tu te tapes un ou deux sentiment de déjà-vu quand ton cerveau commences à plus trop comprendre ce qu’il se passe. Tu confonds des souvenirs passés avec ta vision du présent qui s’actualise mal parce que plus en temps réel, autrement dit t’associes mal les données parce que tu commences à dissocier sérieusement.
C’est là que ça se trouble dans ton esprit qui déconnecte de ton corps pour protéger l’intégrité de ta personnalité. Alors tu rentres dans une phase de dépersonnalisation. Mais ça passe puisque la dissociation t’a détaché de ton soma, de tes affects qui faisaient flipper ton esprit. Tes émotions et sentiments négatifs restent à distance, tu gardes le contrôle mentalement. Ton esprit ne décompense pas, y a encore maitrise de soi.
Mais comme t’as encore abusé, ba oui, d’un coup t’as une puissante impression de creux, de tomber dans un vide, en toi, devant toi, derrière toi, nul part et partout en même temps, ça dépend d’à quel point t’es atteint. Tu vois ta personnalité se distancer depuis ton point d’observation qui n’est ni dans toi, ni dans le réel qui parait alors loin de toi. Là tu commences à vraiment baliser parce que tu ressens ou vois ta personnalité s’éloigner autant de toi que le réel se fait la malle lui aussi. Tu te retrouves total largué, c’est la déréalisation en pleine phase psychotique, en plus de la dépersonnalisation. Si tu prends une photo de toi à ce moment là, le lendemain tu te vois et je peux te jurer que t’arrête la dope tellement tu flippes pour ta santé.

Bref, vous avez compris qu’il y a un continuum qui va de la normalité au pathologique, qui dans le cas du mécanisme de défense qu’est la dissociation, passe par plusieurs phases relatives à différents stades, qui peuvent s’inverser et se compléter tout en se cumulant, mais on va pas trop complexifier le baille pour que ça reste digeste. On retient que la dissociation va du simple petit délire sympas « jsuis foncedé la vie est rose c tro cool » à la perte de l’ego :

Donc la perte de l’ego est un stade bien précis de dissociation, de clivage vénère, qui modifie grandement ses perceptions dans des phases de dépersonnalisation et déréalisation. Jusque là rien de nouveau pour ceux qui ont suivit mes recherches, mais j’arrête de me répéter en proposant une approche plus détaillée, qui cherche à comprendre les modifications que subit le moi lors du phénomène de perte d’ego.

Tout est donc une question d’état du moi, qui sont multiples, simultanés et varient selon ses états de défonce, qui eux aussi sont multiples, simultanés et varient selon ce qu’on a prit et dans quel set&setting.

Quels sont ses différents états du moi ?

D’après mes recherches, j’ai aujourd’hui relevé que le moi pouvait être dans un état :

- État d’observation, lorsque l’on est attentif à ce qu’il se passe en soi et autour de soi, dans un état passif d’attention et de concentration normal, comme dans sa vie de tous les jours. Pour faire un lien avec une approche philosophique, je relie ça au moi transcendantal, qui consiste à penser à partir de son ego qui règne dans son mental en faisant passer le corps après lui, alors que le corps pense avant l’esprit, mais ça c’est un autre sujet. On retiendra que si Descartes a dit « Je pense donc je suis » en posant les bases de l’individualité du sujet qui va ne faire que s’individualiser jusqu’à aujourd’hui, Nietzsche lui opposerait que ça serait plutôt « ça pense, donc je suis », autrement il inverse l’approche philosophique du sujet en signifiant que si « je suis, alors je pense », enfin si on est pas on ne peut pas penser, ou alors faut y croire fortement, mais bref. On a donc dans son esprit le mental, dont son moi est le boss en étant le garant de sa subjectivité. C’est l’ego, son moi, qui procure son sentiment d’exister, d’après son narcissisme. En gros son ego rapporte tout à soi en disant « moi », et dans son mental son ego parle pour soi de soi en utilisant le je pour signifier son individualité. D’où le fait qu’en bon individualiste narcissique on dise « moi, je, et bla bla bla et bla bla bla et bla bla bla », ouai c’est ça ta gueule.

- État d’expérimentation, lorsqu’on est actif dans une expérience. On n’est alors plus attentif passivement, mais attentif activement. On est immergé dans une action, absorbé dans une expérience psycho-sensorielle qui nous connecte à notre corps (le moi est en même temps conscient, préconscient, inconscient, l’inconscient étant totalement corporel). Quand on expérimente on tire des connaissances à partir de ce que perçoivent ses sens. C’est à dire que nos sensations et émotions vont se traduire en sentiments dans l’esprit, et à partir de là vont se constituer nos intuitions, nos idées, nos pensées, à partir de nos facultés de juger, critiquer et raisonner avec logique en réfléchissant dans son esprit pensif ce que son corps pense. Vous voyez le passage du somatique au psychique ? Plus d’infos là dessus en dessous.s Philosophiquement on appelle cet état le moi expérimentant.

A partir de ces deux états fondamentaux faudrait expliciter les variations lorsqu’on passe d’une phase dissociative à l’autre, de la normalité au pathologique, mais c’est un travail de ouf qui prendrait des années pour être fait sérieusement, donc on va rester tranquille posé en essayant de voir d’autres états, postures et dimensions du moi :

- Posture contemplative, quand on phase serein en ne pensant à rien de précis. Ses idées défilent dans sa tête, le plus souvent en arrière-pensée ou sous forme d’images mentales dont on a pas vraiment conscience. On est à la limite entre le préconscient et le conscient, là où se forment ses pensées verbalisées, qui au départ sont non formulées sous forme de mot, donc normal que si on reprend conscience alors qu’on phasait dans cet état de préconscience, on n’ait aucun ou peu de souvenirs de ce à quoi on pensait. Dans cet état du moi sa pensée est flottante, elle va par-ci par-là sans qu’on l’oriente, on se laisse porter par le courant de ses humeurs.

- Posture descriptive, quand on est conscient en posant des mots sur ses sensations. Sa pensée est alors fixante, quand on sort de son état de flottement et qu’on se concentre sur une pensée, on se focalise sur un objet qu’on est à même de décrire. Ses sensation se transforment en pensée via ses intuitions, qui sont à la jonction entre le corps et l’esprit, mais sont mentales, alors que les sensations sont corporelles. Le corps pense dans une dimension somatique à des échelles subatomiques, via tout un tas de bailles chelous dont on ne parlera pas parce qu’on a pas de microscope. L’esprit pense dans une dimension métaphysique, qu’on peut appréhender parce qu’on vit dedans, dans la grande illusion qu’est sa réalité, que l’on construit d’après ses perceptions qu’on se fait du réel qui est devant soi, mais auquel on accède jamais (à part quand on se cogne selon Lacan). On accède pas vraiment au réel donc, mais d’après la réalité qu’on sent, ressent et s’imagine, on peut le théoriser en mettant des mots dessus, en décrivant ce qu’on ressent, d’après ce qu’on sent (je prends le parti de différencier réel et réalité).

- Dimension morale du moi, quand on adopte des postures en jugeant les choses, ce qu’on fait tout le temps à l’échelle du corps, et très souvent à l’échelle de l’esprit, surtout de son mental quand on manque d’esprit justement. On juge en permanence d’après ses valeurs, issues de son éducation, de son environnement, des règles et normes de la société dans laquelle on vit à une époque donnée. Le moi se veut moral en mettant en place tout un arsenal de pensées basées sur des principes moraux et éthiques, qui nous structurent à un point que vous n’imaginez pas. On retiendra qu’on est constamment dans une posture morale, sauf quand on gagne en epochè, c’est à dire qu’on perd en jugement, en critique. Un peu comme lorsqu’on dissocie et que son égo perd en teneur, alors on se montre moins critique, plus tolérant, jusqu’à perdre sa subjectivité en devenant comme mort, comme si on avait plus de personnalité parce qu’on arrêtait de juger. Autrement dit de percevoir les choses, comme en pleine egodeath. Je pense que ceux qui suivent voient où je veux en venir. La morale établit un état moral du moi, comme quand on a le moral ou qu’on subit une baisse de moral, et si on perd en jugements moraux, on désinvestit sa personne dans une perte d’ego. Après on est pas en train de dire c’est bien c’est pas bien hein, on parle de morale dans une dimension par delà bien et mal, extramorale. Pour le dire autrement, la perte d’ego c’est une grosse déprime de son activité morale, de ce qui constitue sa subjectivité dans son individualité.

Bon après y aurait plein d’autres choses à dire mais ça partirait en branlette incompréhensible d’intello. Néanmoins, parce qu’on le vaut bien, pour pas terminer sans vraiment parler de perte d’ego, voila une idée qui permettrait d’orchestrer tout ce qui a été dit précédemment dans ce fameux continuum dissociatif :

Lorsqu’on dissocie, il y a un dédoublement de son attention.

C’est de la bombe hein ? =)

Non sérieux, ça signifie que son attention, qui dans son moi observant est passive, et dans son moi expérimentant active, opère un dédoublement qui permet d’avoir comme accès à deux points de vue dans son esprit, en même temps. Un peu comme si ça conscience de soi et des choses se scindait en deux et offrait la possibilité de penser à deux choses simultanément, depuis deux approches, deux perspectives dans son esprit qui d’habitude n’en présente qu’une. Sauf si de base t’es quelque peu troublé, m’enfin.

Comment ça s’opère ce dédoublement, en phase de dissociation ?

D’une part on a le point de vue de sa conscience qui perçoit un objet en même temps que son moi, lors de la construction de sa réalité qui s’élabore d’après ses perceptions avec quelques millisecondes de retard sur le réel, genre je vois mon écran normalou. Mais l’image que j’en ai représente l’objet tel qu’il était il y a quelques millisecondes. La perception de l'objet serait le point de vue du senti, immédiat mais imperceptible consciemment ou presque (point de vue 0). La représentation de l'objet serait le point de vue du ressenti, déphasé (point de vue 1).
D’autre part il y a le point de vue de son moi, qui en ayant prit un certain recul en se dédoublant dans sa part réflexive, voit dans son propre esprit sa conscience percevoir l’objet, genre je me vois de l’extérieur en train de regarder mon écran. Ce serait un second point de vue du ressenti (point de vue 2), déphasé de quelques millièmes de secondes en plus peut-être. Ou alors il reste simultané en apparaissant dans son esprit, mais qui se représente les deux points de vue (point de vue 1 et 2).

Donc hypothèse : le moi en se dissociant ressentirait sa conscience dissociée, quand sa conscience se dissociant, le moi se sentirait dissocié. Il n’y aurait donc plus une fusion entre ses perceptions proprioceptives et aperceptives, mais une dissociation qui les séparerait et produirait deux points de vue dans l'esprit (1 et 2).
Ce qui se traduirait dans l’esprit par un point de vue plus corporel et immédiat (proprioceptif - 1), et un point de vue plus mental et déphasé (aperceptif - 2). C’est à dire que les points de vue qui se représentent en soi se structurent et se repèrent depuis son corps jusqu’à son esprit. Au niveau de son esprit qui ne traite que ses ressentis, le phénomène dissociatif en détacherait le mental, qui en prenant un certain recul aurait alors accès aux dialectiques proprioceptives entre le corps et l’esprit (point de vue 1), et aperceptives entre le mental et le point de vue 1 (point de vue 2). C’est mon approche du dédoublement aujourd’hui.

Explications, parce que si vous n’avez rien compris c’est normal, moi aussi je m’y perds :

En temps normal le corps sent une chose qu’il perçoit (point de vue 0), l’esprit ressent cette chose en traduisant ses perceptions en proprioceptions (point de vue 1), puis en aperceptions, c’est à dire en données traitables mentalement (point de vue 2). J’avance qu’en tant normal le mental est transcendé dans l’esprit, lui même fusionné dans le corps. donc les points de vue 0, 1 et 2 ne sont pas dissociés et impossibles à distinguer. Ex : Tu vois ton écran, sans te dire « tiens, je vois mon écran ».
Alors que dans un état dissocié, le corps sent une chose qu’il perçoit (point de vue 0), l’esprit ressent cette chose perçue (point de vue 1), et le mental voit ça d’un point de vue qui semble au moi extérieur à soi (point de vue 2), donc le sujet distingue les points de vue 1 et 2 dans son esprit.

Faudrait développer les concepts de moi et de soi pour bien saisir le baille, mais on va juste retenir qu’en tant normal l’esprit évolue depuis des positions données et dans des états particuliers perçus simultanément, états qui évoluent sans cesse mais sans qu’on s’en rende compte comme on est transcendé en soi, unifié quoi (point de vue 0,1 et 2 non distingués).
Alors que dissocié, l’esprit se clive et les différents états du moi apparaissent distincts à sa conscience, d’où le fait que son attention puisse percevoir deux points de vue différents issus de deux états différents adoptés, en temps. En gros les différents états du moi adoptés ne sont plus simultanément compilés, mais sont représentés dans l’esprit différentes dans deux perspectives, observables et expérimentables en même temps (distinction des points de vue 1 et 2).

La perte d’ego advient quand on dépasse ce stade de dissociation classique et qu’on perd en conscience de soi, plus de distinction possible ou alors on est dans une lucide confusion faite d'intuition ou de pensée imagée en pénétrant les strates préconscientes de son moi, jusqu’à des niveaux inconscients. On est alors comme mort, dans un rêve dont on a généralement aucun souvenir quand on en revient, si l’on en revient.

Donc fais gaffe à vous les psychos, des bisous à tous ceux qui se cherchent, et même à ceux qui s’en branlax de l’introspection, l’important c’est d’être soi, cohérent et authentique.


https://www.youtube.com/watch?v=fWJrASEHmHQ



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#20
J'adore tes posts court Laura Tounge
Merci pour ton interprétation plutôt complète ^^
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#21
Merci Laura, super intéressant ce post très détaillé.

J'ajoute juste que comme tu dis, j'ai l'impression qu'on a un "moi contemplatif" qui est juste la pour acceuillir les sensations, l'expérience. Et puis l'égo pour se mettre au centre de cette expérience, la traduire mentalement, lui donner un sens, une interprétation.

Souvent les deux sont simultanés. Parfois le contemplatif s'exprime plus, on est plus dans le moment, on se pose pas trop de questions sur ce que l'on vit, on le vit juste. Parfois l'ego s'exprime plus quand on veut faire un retour d'expérience, analyser un comportement, la société etc.. donner son point de vue.

On a envie que les deux fonctionnent sainement et de manière équilibrée, comme ça on alterne les deux états. On vit les expériences sensoriellement, emotionellement après on y prend du recul etc... comme ça on avance.

Quand l'ego est trop fort -> on s'autorise même plus à vivre vraiment les expériences, on veut comme tout controler, tout comprendre.
Quand le contemplatif est trop fort, c'est la perte d'ego et on arrive plus à prendre du recul, à mettre des mots sur ce qu'on vit, et là ça peut devenir un "état pathologique".

Mais avoir des pertes d'ego momentanément pour vivre l'expérience à fond, en soi, ne serait pas désastreux si bien vécu. Je trouve ça même très bénéfiques et beaux pour ceux qui arrivent à le vivre bien et revenir ensuite à un ego.

Dans mon cas, j'ai observé ce sont des parties en nous traumatisés, qui ne permettent pas ce lacher-prise, suite à de grands traumas. Du coup on veut par la suite, tout controler pour éviter de revivre le trauma. Mais aussi des parties en nous trop orgeuilleuses qui pensent tout savoir sur la vie qui bloquent ça.

En adoucissant les parties orgeuilleuses et en guérissant les parties traumatisées, on peut mieux s'équilibrer et laisser la vie plus couler (sensoriellement, emotionellement).
#22
Je partage ta philosophie visant à apaiser ses tensions, entre orgueil et préjugés à déconstruire pour entrevoir d’autres vérités moins tranchées, et aspirer vivre réconcilié avec sa réalité.

Pour la précision, tu écris :

« J'ajoute juste que comme tu dis, j'ai l'impression qu'on a un "moi contemplatif" qui est juste la pour accueillir les sensations, l'expérience. Et puis l'égo pour se mettre au centre de cette expérience, la traduire mentalement, lui donner un sens, une interprétation. »

L’ego et le moi sont techniquement la même chose, la même entité psychique. La différence réside dans le fait que les deux termes sont issus de deux approches distinctes. Lorsqu’on évoque le moi c’est plutôt de manière philosophique/psychanalytique, alors qu’évoquer l’ego serait plutôt une approche spiritualiste/ésotérique. Enfin c'est mon avis. Je dis ça pour ne pas s’y perdre niveau vocabulaire et ce que chacun place derrière les mots. Je sais que y a moyen de vite s’y perdre et ne plus se comprendre Smile

Sinon je voulais compléter ma réponse précédente, avec ces infos que j’ai oublié de mettre :

A propos du phénomène dissociatif donc, ce qui m’a toujours intéressé c’est la dimension contradictoire dans ses effets, notamment avec le DXM ou la Kétamine. Pourquoi certains en prennent et son terrassés par le produit, alors qu’à dose équivalente d’autres restent opérants ?

Rapporté à un sujet qui prendrait une dose de 400mg de DXM mettons, pourquoi lors de la phase de montée il peut se sentir désinhibé et pro-actif dans une certaine lucidité (plateau 1), alors qu’une fois les effets installés il peut se sentir inhibé et devenir passif dans une certaine confusion (plateau 2), avant de retrouver un état de certaine lucidité en plateau 3, et perdre la réalité en plateau 4.

Pourquoi le sujet peut se sentir mal à cause de nausées et angoisses inhibantes, et dès qu'il vomit se sentir en forme, désinhibé ?

Sans rentrer dans des histoires farfelues de plateau, rapporté à toutes les drogues dissociatives, mais aussi à toutes les drogues en général qui procurent plus ou moins d'effets dissociatifs, pourquoi les effets dissociatifs ressentis font osciller le sujet entre inhibition et désinhibition, tout au long du trip ?

Sans non plus rentrer dans des histoires complexes de set&setting, de tolérance et d’appréciation des effets propres à chaque psycho-physiologie, le questionnement qui m’anime depuis des années est : comment comprendre l’ambivalence des multiples et aléatoires effets dissociatifs ?

Aujourd’hui j’ai compris que :

- En phase dissociative de désinhibition, on retrouve des effets énergisants, qui vitalisent le corps et l’esprit en des tendances extraverties unificatrices (sentiment d’exister dans une toute puissance narcissique dite omnipotente, quand on se sent un et invincible, on fonce !). Le corps tout excité par la saturation de ses récepteurs sérotoninergiques, noradrénergiques et dopaminergiques dans le cerveau, surinvestit le moi en narcissisme, ce qui pousse à « être dans l’ego ». Donc grosse charge mentale pour le sujet, prêt à croire et raconter n’importe quoi dans des délires euphoriques/emphatiques propices à extérioriser ses ressentis d’une manière ou d’une autre. Danse, paroles, écritures, musique, sexes, agressions verbales ou physiques, expression de soi sur toutes les formes possibles, sur des modes obsessionnels ou hystériques, mais aussi phobiques ou paranoïaques, on voit bien que sa structure névrotique participe à kiffer son trip des plus agréables.
Un autre point intéressant que j’ai constaté en phase désinhibante, c’est la faculté de l’esprit qui se montre sérieux à faire des liens entre les choses grâce à une intuition exacerbée. Il y a d’une part une propension à relier des points de vue contradictoires dans une conjecture des opposés, qui ne semblent alors plus opposés puisque ses tendances poussent à l’unification, dans toutes les dimensions de son être.
Sur un plan moral,  ses facultés logiques de critique et de jugement permettent de briser ses illusions dans une impartiale et cruelle lucidité, au travers de pensées productrices de vérités crues, sans pitié. C’est là tout l’intérêt de la froideur empathique de l’effet dissociatif, qui en toute lucidité permet des analyses fines sans s’encombrer d’affects et autres principes moraux détournant le fil de sa réflexion. On ose dire les choses sans far, sans les édulcorer pour s’en préserver. On a plus peur du tragique de vérités qui en temps normal nous feraient mal. On est comme sans filtre, pouvant passer d’une évidente empathie (pas sympathique, attention à ne pas confondre les deux !) à une certaine apathie quand on se sent comme mort de l’intérieur et que tout parait mort autour de soi (dépersonnalisation que l'on peut retrouver dans un état mélancolique par exemple, dans une perte d'affect).

- En phase dissociative d'inhibition, on a l’impression de se dissoudre dans une perte d’ego, donc dans un désinvestissement des frontières de son moi qui se rétractent, d’où l’impression que se réalité s’amenuise, que le réel s'éloigne et que sa personnalité disparait aussi. En phase d’introversion on se replie sur soi, on perd toute excitation tonifiante en ayant juste envie de se coucher et se laisser mourir en planant à 15.000. D’une simple baisse de tonus on peut en venir à des états extrêmes de dépersonnalisation/déréalisation où l’on se sent désincarné dans une désunion de son corps et de son esprit. Il y a perte d’harmonie entre les multiples facettes de son moi, et alors on ne se sent plus soi. On se sent morcelé, dissocié, détaché de soi et du réel dans une réalité troublée (dépersonnalisation/déréalisation).
C'est dans cette dynamique de désinvestissement en narcissisme de son moi, dont les frontières s'amenuisent, qu'opère la perte d'ego dont il est question dans le topic, en réduisant l'esprit à ce que j'ai appelé un point nodal, lieu psychique où s'établit l'horizon des événements constituant sa vie psychique. En gros c'est le lieu où se situe la surface réflexive de son ego, et si on dépasse ce miroir de ses apparences mentales on perd son sentiment d'exister, sa subjectivité, dans un état de dissociation très poussé.

J'ai explicité tout ça dans cette série d'articles :

https://www.psychonaut.fr/Thread-Trip-or...troduction

Voila ce que je voulais ajouter pour expliciter le continuum dissociatif entre normalité et état pathologique, à partir des dynamiques extraverties poussant à la désinhibition, et introverties poussant à l’inhibition. A partir de là y a moyen d’expliquer énormément de chose.
Le Plus Appelle Le Plus
#23
I imagine it would be a lesson for you if we could tell ahah
Yeah, I had some issue with the craving of a stimulant, so I messed with the mxe sniff and the synthetic cannabinoids of the time, to trick the craving, the concept is absolutely stupid like a bohomme under mdpv ......
So I felt a point at the cardio stage, I called the rescue, the cops arrived with the firefighter, almost the same senario, except for the perquisiton, this time no perquisiton, because I placed them a carrot and finally carrots ^^^
Like salvia half shattered in my house, the cop: you 're smoking it, me: no du unexpectedly no evidence of it.
Mxe, mdpv, marijuana, dogs (but not in the toilet ...) ^^^
Cactus = legal!!!
Tobacco, we try to pass it off like catha edulis (kaht), I didn't grow khat lol at the time!
The effect of leaving the emergency was that I was safe as air and I could find my love bags!
To return to my death has never been a pleasure to me!
Ps: but it did serve as a lesson, a statement, I'm sempervirens!
#24
(30/07/2020 13:11)askmeoffers a écrit :
I imagine it would be a lesson for you if we could tell ahah
Yeah, I had some issue with the craving of a stimulant, so I messed with the mxe sniff and the synthetic cannabinoids of the time, to trick the craving, the concept is absolutely stupid like a bohomme under mdpv ......
So I felt a point at the cardio stage, I called the rescue, the cops arrived with the firefighter, almost the same senario, except for the perquisiton, this time no perquisiton, because I placed them a carrot and finally carrots ^^^
Like salvia half shattered in my house, the cop: you 're smoking it, me: no du unexpectedly no evidence of it.
Mxe, mdpv, marijuana, dogs (but not in the toilet ...) ^^^
Cactus = legal!!!
Tobacco, we try to pass it off like catha edulis (kaht), I didn't grow khat lol at the time!
The effect of leaving the emergency was that I was safe as air and I could find my love bags!
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#25
C'est de toi?
J'ai commencé à lire vite fait, c'est bien écrit.
#26
A part rut ce qeh ouiaxk, c'est tout ma  même 7;8 g a n'a place d un 8 j'évite au lit. C ridicule mai je peux rien fautre....


Les autres a l'aide Jpour de retreawtuf ok)



Je suis un vérifiable psychologue. 

Avec le repos. 


J ai réussi a  de denouue et 
 Que je ok.sajs je je sais mieuxbsuX du coup jar farrortbybibi.

X v
Brojiin. Le farugghe je corrige demin
P @alieale he je lirais priom !!!!!!
#27
Tout va bien ? Tu appelles à l'aide ?
Sex drugs and rock'n'roll  Papouilles, DXM et Black Metal

Venez on s'entraide entre gens qui s'ennuient, c'est gratuit
https://www.stopennui.net
 




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