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Microdosage pour la dépression ?
#1
Bonjour, je songe de plus en plus à m'engager là dedans pour régler des problèmes d'ordre psychologique, mieux vivre au quotidien.
Je viens de commencer un traitement d'antidépresseur (Seroplex, 1mg par jour, depuis 10 jours), j'ai tenté aussi un traitement de neuroleptique, du Risperidone, j'ai commencé à 1mg mais je supportais pas, j'ai dû descendre à 0.3mg et remonter progressivement, à 0.5mg le nombre d'effets secondaires physiques était trop important et voyant aucun apport positif après un peu plus d'1 mois j'ai décidé de stopper.

Je suis d'une nature anxieuse et introvertie. Phobique social depuis plusieurs années, et j'ai d'autres troubles divers (sujet à la dépersonnalisation et la déréalisation par exemple). Au quotidien j'essaie tant bien que mal de gérer mes différents troubles par les drogues, opiacés (le kratom principalement), gabaergiques (alprazolam, ghb), un peu de weed. ça m'aide lorsque je suis amené à sortir faire des choses en extérieur, et aussi simplement à passer des meilleures journées chez moi. Ce style de vie étant trop risqué (j'ai déjà eu une addiction au tramadol, donc je connais l'horreur d'une dépendance physique), j'essaye de réguler du mieux que je peux en consommant le moins possible un même produit dans ma semaine, pour éviter non seulement de faire monter la tolérance mais aussi pour éviter l'addiction. Dans ma semaine, il peut m'arriver de prendre du Kratom la lundi, prendre un benzo le mardi, rien le mercredi (car j'ai toujours les effets du benzo), le jeudi du ghb, vendredi weed, puis benzo le samedi pour passer un dimanche sans rien. C'est un exemple d'une semaine possible, mais le choix du produit se fait sur les besoins du moment, si ça me semble raisonnable de prendre tel ou tel truc pour ce jour, etc... Malheureusement ça fait tourner ma vie un peu autour de la drogue. Et j'ai peur qu'à terme je ne puisse plus envisager de vivre sobre.
J'ai l'espoir que mon traitement de Seroplex puisse m'aider à mieux vivre au quotidien, mais je ne me fais pas vraiment d'illusion.

Du coup, étant profondément intéressé par les psychédéliques, je me questionne sur le microdosing, pour enfin me passer de tous ces produits, et simplement mieux vivre.

Qu'en pensez vous ?
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#2
Perso je te conseillerais d'oublier les AD, parce qu'à part le fait qu'ils soient prescrit par un médecin qui fait office d'autorité, de monsieur qui guérit, j'ai jamais entendu de bon retour à propos de ces drogues légales.

Pour l'addiction, je ne suis pas médecin, mais quand tu dis consommer autant de produit en une semaine, bien que ça ne soit pas que le même produit, cela ressemble clairement à une addiction à la drogue tout court. Enfin tu sembles dépendant quoi.

Un jour que je racontais mes consos à un addicto, il m'a dit que mon problème n'était pas la drogue mais la réalité. Il m'a même précisé que je n'avais pas de problème avec la drogue, alors que je me cramais juste la tête lol, mais que j'avais un problème avec la réalité que je fuyais. C'est tout simple, sur le moment ça ne m'a pas plu parce que je me définissais comme un drogué, un malade en somme, mais au final il avait raison. Je n'avais pas de problème avec la drogue comme on peut l'être quand on doit vivre avec un opiacé (je prenais du cannabis, des stims et des psychés à cette époque), j'étais dépendant, mais pour me sentir exister au travers d'une pathologie en me créant des problèmes, et c'est ce que je fais toujours aujourd'hui en me droguant. Je suis encore plus dépendant, mais pas sur le plan physique comme si il me fallait ma dose, c'est juste que je ne me suis jamais appris à canaliser mes pulsions, auxquelles je cède allègrement. Suffit que je vois le meilleur pour faire le pire comme dit l'adage...

Enfin bref, tout ça pour dire qu'au final ce problème avec la réalité, qui je pense est un problème récurent chez le consommateur moyen contemporain, vient du fait qu'on n'est pas en accord avec sa réalité, c'est à dire avec soi-même, la drogue ne venant que combler nos attentes et exigences pulsionnels, nos envies qui se transforment en besoins, et qui soignent les maux que l'on se créé de toute pièce parce que ceci ou cela ne nous convient pas dans notre environnement/entourage...et y a un paquet de raison de se défoncer quand on regarde par la réalité. Donc la question serait comment concilier la vie et ses idéaux, ses rêveries à propos de sa vie. Comment s'adapter, se mesurer pour trouver un équilibre, et s'estimer tel qu'on est et pas tel qu'on le voudrait, idem pour la réalité, la voir et l'accepter telle qu'elle est, et non telle qu'on voudrait qu'elle soit, sinon ça génère de la frustration, de la déception, de la dépression, ce qui pousse à l'addiction...le schéma classique quoi.

Enfin pour répondre à ta question sur les psychés, si tu veux tenter l'expérience du micro dosing, le mieux serait de commencer avec le dosage le plus bas que tu puisses et augmenter progressivement, en te laissant le temps de récupérer, de t'adapter, et de ne pas te leurrer...après c'est vis à vis de toi et de toi à ce niveau là, y a que toi qui saura quelle dose t'ira, à quel moment selon tel critères, etc.

En tout cas sache que t'es pas seul à galérer, on est tous plus ou moins confronté à la déprime, moi le premier ! Dans ces moments là je me chante du Mass Hystéria : "De quelle force va t-il falloir être ?"
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  • Kethrope
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#3
Oui il y a dépendance, mais à degrés disons plus moindre qu'une réelle dépendance comme j'ai pu le vivre avec le tramadol.
Mais concernant la réalité ce sont des choses que je remarque souvent, il y a un besoin de s'extraire de la réalité, ou du moins des difficultés qu'elle nous fait vivre. Cependant dans mon cas il y a une part bien plus concrète, c'est à dire que je ne déprime pas simplement, mais j'ai une angoisse immense des interactions sociales, c'est quelque chose que je ne peux simplement pas contrôler. C'est un mal aise et une angoisse même physique.
Donc c'est bien plus difficile à contrôler. Il faut aussi savoir que j'ai commencé à consommer de la drogue tardivement, ça fait déjà plus de 7 ans (j'ai 22 ans) que j'ai ces problèmes et seulement 6 mois que je consomme de la drogue.
Si le microdosing peut me permettre de me détacher plus facilement des produits ça serait déjà une bonne chose.
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#4
Tu peux essayer, mais bien sur rien n'est garantis. C'est assez ambiguë le microdosing. à l'heure actuelle on ne sait pas si c'est un placebo ou si c'est réellement efficace. Et sa présence médiatique fiat qu'on lui accorde de nombreuses vertus qui ne sont pas forcément vrai .
Toujours est il, que ça semble marcher chez certaines personnes et la balance risque bénéfice est plutôt avantageuses face aux AD.

En tout cas, je te souhaite du courage avec tout ça, c'est pas facile de passer par ce genre de phases et j'espère que des jours meilleurs sont à venir Smile
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#5
Tu peux t'intéresser aux thérapies cognitivo comportementales pour comprendre/palier/surmonter tes angoisses et phobies sociales. Au delà de la théorie il s'agit de pratiquer des exercices te permettant d'aller de l'avant, sans te perdre dans le fait de trouver du sens à ton mal-être, ce qui généralement t'amène à encore plus morfler.

Après ça nécessite d'avoir véritablement envie d'aller mieux, et c'est généralement là que l'on se confronte à sa propre personne, est-ce qu'on a véritablement envie de se changer, d'aller mieux ?

Se confronter à soi de la sorte permet de faire tomber quelques masques en comprenant à quel point on est capable de s'enfermer dans des schémas sclérosants mais dont on se satisfait pour justifier quelques hontes et culpabilités, qui nous poussent à nous leurrer, à nous faire stagner voire reculer. En gros la grande question serait : est-ce qu'on est prêt à se responsabiliser en se prenant en main, ce qui nécessite un travail personnel pour arrêter de se mettre soi-même des freins en se trouvant des justifications à des problèmes que l'on se crée de toute pièce ?

A ce niveau là les AD permettent de t’assommer pour moins morfler, et d'ainsi ne plus réfléchir tout en t'en remettant à une institution, à une aide extérieure à défaut de t'aider toi-même, en te remuant pour faire émerger en toi ce qui intérieurement peut t'aider. Et je pense qu'on a tous cette capacité de résilience, faut-il encore croire en soi pour accéder à ses propres ressources internes...

La drogue peut t'aider à enfouir tout ton merdier comme les AD, mais avec la faculté de te dissocier de ta personne dans un ego trip, qui te permettrait de te voir sous un meilleur jour en changeant ta vision des choses globalement (ainsi que la vision que tu as de ton entourage, la question du social était aussi proéminente qu'importante pour aller mieux, seul on y arrive pas, on a beosin des autres). Ce qui n'est pas négligeable.
Et puis il y a le ratio souffrance plaisir qui peut être intéressant lorsque t'as besoin de satisfaire un certain masochisme en toi (on en revient aux problématiques de la culpabilité poussant à quelques auto-accusations et autres ruminations qui plombent le moral), ce qui t'apporte une satisfaction sur laquelle il faut apprendre à travailler pour dépasser ses faiblesses et mettre en exergue ses forces. Et là on en revient au fait de se confronter à soi pour prendre du recul sur sa personne, et se pousser à faire des choix. Il s'agit de savoir qui l'on est, et d'inscrire sa vie dans un devenir que l'on aurait accepté après l'avoir éprouvé et "vu" en soi, au lieu de subir passivement les aléas de sa vie, en reproduisant aveuglement et constamment les mêmes erreurs.

Après tout est une question de réajustement de sa vision de soi, au fur et à mesure qu'on fait tomber les masques et les illusions, ce qui amène autant à s'élever en soi, qu'à sombrer dans un certain désarroi. Bref faut y aller progressivement et ne pas tout péter dans son esprit, sinon on met plus de temps à se reconstruire qu'à profiter d'avoir découvert quelques vérités sur soi.
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  • Aiskhynê
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#6
Juste si t'as des problèmes de dépersonnalisation/déréalisation oubli aussi les benzo...

Ça va te flinguer à ce niveau là, sans compter une dépendance physique hard.

Et t'as bien fais aussi d'arrêter les neuroleptiques c'est de la grosse merde...

Et je te conseillerai aussi d'arrêter les AD, si tu veux rajouter de la serotonine dans ton cerveau, fais toi une cure de 5-htp.

Et ne prend pas de mdma ou autre serotoninergique avec, meme un AD vu que c'est serotoninergique.

Après le micrososage bah faut tester et tu verras bien si ça fonctionne sur toi.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
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#7
Citation :Et t'as bien fais aussi d'arrêter les neuroleptiques c'est de la grosse merde...



tu peut pas leurs échappé!

perso je trouve mon abbilify au top, moins de parao quand j'ai fumer,ça commence à bien cacher mes symtome dépréssif, et en plus ça réduit le craving, j'ai l'impression.
"dealer mon dentiste ne t'aime pas trop, gaspille l'anesthésiant pour protéger, mes chicots"
Ivanov XVI

 

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#8
Vous pensez que le microdosage du 2CB est une bonne alternative au LSD ?
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#9
Je pense oui, prend 1/10 d'une dose récréative (1.5 / 2mg ? ) . Mais à mon humble avis, n'y met pas trop d'espoir je ne pense pas que la microdose ait été prouvée pour aider à sortir de la dépression .
Irais-je jusqu'à dire qu'un trip au 2CB avec un ami très proche à qui tu pourrais parler à cœur ouvert serait plus efficace ? Non, on ne conseille pas de prods mais on en pense pas moins .
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#10
(08/11/2018 14:06)Aiskhynê a écrit : Juste si t'as des problèmes de dépersonnalisation/déréalisation oubli aussi les benzo...

Ça va te flinguer à ce niveau là, sans compter une dépendance physique hard.

Et t'as bien fais aussi d'arrêter les neuroleptiques c'est de la grosse merde...

Et je te conseillerai aussi d'arrêter les AD, si tu veux rajouter de la serotonine dans ton cerveau, fais toi une cure de 5-htp.

Et ne prend pas de mdma ou autre serotoninergique avec, meme un AD vu que c'est serotoninergique.

Après le micrososage bah faut tester et tu verras bien si ça fonctionne sur toi.

J'ai aussi eu des problèmes de dépression, par contre encore maintenant des probs de phobie sociale mais bon j'ai déjà bien calmé tout ca ...

Je suis d'accord pour tout sauf pour les AD, attention j'avais lu que les AD ISRS protègent contre les lésions cérébrales dû à la dépression. Le mieux est d'arrêter une fois que ça va mieux. Mais oui attention aux interactions avec certains psychédéliques par contre.

J'avais essayé de prendre de faibles doses d'AMT mais ca avait rien donné car j’avais tendance à abuser (vaut mieux pas test si tu prends tes AD) ... Je rappel que c'était utilisé comme AD par les russes mais retiré à cause des abus pour la défonce.

Perso moi ce qui m'a bien aidé c'est une bonne stack de nootropics (voir mon post sur les nootropics) et la course à pied, je pense que la course à pied m'a aidé encore plus que les nootropics mais bon faut réussir à ce motiver (surtout en phase dépressive), c'est plus difficile que d'avaler des pillules.
[Image: tumblr_mdg7hh6WRB1r54sp6o1_500.gif]
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#11
(07/11/2018 21:28)Laura Zerty a écrit : Perso je te conseillerais d'oublier les AD, parce qu'à part le fait qu'ils soient prescrit par un médecin qui fait office d'autorité, de monsieur qui guérit, j'ai jamais entendu de bon retour à propos de ces drogues légales.

Pour l'addiction, je ne suis pas médecin, mais quand tu dis consommer autant de produit en une semaine, bien que ça ne soit pas que le même produit, cela ressemble clairement à une addiction à la drogue tout court. Enfin tu sembles dépendant quoi.

Un jour que je racontais mes consos à un addicto, il m'a dit que mon problème n'était pas la drogue mais la réalité. Il m'a même précisé que je n'avais pas de problème avec la drogue, alors que je me cramais juste la tête lol, mais que j'avais un problème avec la réalité que je fuyais. C'est tout simple, sur le moment ça ne m'a pas plu parce que je me définissais comme un drogué, un malade en somme, mais au final il avait raison. Je n'avais pas de problème avec la drogue comme on peut l'être quand on doit vivre avec un opiacé (je prenais du cannabis, des stims et des psychés à cette époque), j'étais dépendant, mais pour me sentir exister au travers d'une pathologie en me créant des problèmes, et c'est ce que je fais toujours aujourd'hui en me droguant. Je suis encore plus dépendant, mais pas sur le plan physique comme si il me fallait ma dose, c'est juste que je ne me suis jamais appris à canaliser mes pulsions, auxquelles je cède allègrement. Suffit que je vois le meilleur pour faire le pire comme dit l'adage...

Enfin bref, tout ça pour dire qu'au final ce problème avec la réalité, qui je pense est un problème récurent chez le consommateur moyen contemporain, vient du fait qu'on n'est pas en accord avec sa réalité, c'est à dire avec soi-même, la drogue ne venant que combler nos attentes et exigences pulsionnels, nos envies qui se transforment en besoins, et qui soignent les maux que l'on se créé de toute pièce parce que ceci ou cela ne nous convient pas dans notre environnement/entourage...et y a un paquet de raison de se défoncer quand on regarde par la réalité. Donc la question serait comment concilier la vie et ses idéaux, ses rêveries à propos de sa vie. Comment s'adapter, se mesurer pour trouver un équilibre, et s'estimer tel qu'on est et pas tel qu'on le voudrait, idem pour la réalité, la voir et l'accepter telle qu'elle est, et non telle qu'on voudrait qu'elle soit, sinon ça génère de la frustration, de la déception, de la dépression, ce qui pousse à l'addiction...le schéma classique quoi.

Enfin pour répondre à ta question sur les psychés, si tu veux tenter l'expérience du micro dosing, le mieux serait de commencer avec le dosage le plus bas que tu puisses et augmenter progressivement, en te laissant le temps de récupérer, de t'adapter, et de ne pas te leurrer...après c'est vis à vis de toi et de toi à ce niveau là, y a que toi qui saura quelle dose t'ira, à quel moment selon tel critères, etc.

En tout cas sache que t'es pas seul à galérer, on est tous plus ou moins confronté à la déprime, moi le premier ! Dans ces moments là je me chante du Mass Hystéria : "De quelle force va t-il falloir être ?"

Joli poste qui m'a aidé à me comprendre, merci Laura
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