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520 μg plus tard...
#1
Rainbow 
Bonjour à toutes et à tous, je tenais à partager mon TR sur mon trip le plus récent. Le dosage était à 520 micro, soit le double de mon précédent max. J'ai déjà trippé plusieurs fois sous différents psychés, donc je sais à peu près ce que je fais - vite fait hein. Bien entendu ce dosage est clairement puissant, c'est une mauvaise idée de le faire comme introduction aux psychés et sans sitter. Je vous laisse avec le roman !  Big Grin

EDIT : après quelques commentaires soulignant l'absence de réelle prévention, je tiens à affirmer que CE N'EST PAS une apologie du LSD, ni d'aucune drogue. Les opinons et idées pouvant être miennes sont le fruit d'expériences, d'échecs, de réflexion et de remise en question. Ce TR n'est pas à prendre comme manuel d'utilisation ou exemple. Un dosage aussi fort est très intense et peut rapidement devenir cauchemardesque. Prenez-soin de vous.  Heart



Partie I


Avant toute chose, je me dois de préciser que les images que je m’apprête à utiliser peuvent être littérales comme métaphoriques. A ce stade là d’intoxication psychédélique, ma mémoire ne saurait faire le tri entre les inventions de mon esprit post-trip et les hallucinations que j’ai effectivement contemplé pendant ces vingt heures.


Vers 10h, je commençai à me préparer pour le voyage. Je n’avais pas vraiment pris de petit-déjeuner, m’étant levé seulement une heure auparavant. Je rangeais ma maison et enlevais les objets pouvant s’avérer dangereux une fois parti et les situations potentiellement déroutantes et dramatiques. Vers 10h10, j’allai vers ma cache à drogue, là où j’avais minutieusement emballé les deux buvards d’acide dans du papier aluminium presque deux mois auparavant.


J’avais déjà pu par le passé les goûter, et Dieu que je n’ai jamais été déçu avec eux. Forts de 260 microgrammes chacun, mon plus gros trip n’était pourtant composé que l’un deux. Je m’étais déjà dit à l’époque que la différence entre 100 micro et +200 ne relevait pas d’une simple multiplication mais bel et bien d’une formidable augmentation exponentielle. Des mondes séparaient ces deux expériences, alors les minutes allaient devenir de plus en plus longues, jusqu’au moment où je ne pourrai même plus y penser.


Quelques minutes seulement avant d’ingérer les deux buvards simultanéments, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Et quelque part, je ne m’attendais à rien. Je pris mes précautions habituelles et m’étant progressivement détendu, l’esprit à froid, je décidai de ne pas ingérer les deux d’un coup, mais plutôt d’en prendre un en entier plus la moitié de l’autre. A 10h20 donc, je posai sur ma langue les 390 microgrammes d’acide, et sécurité oblige, les avalai afin de m’assurer qu’il s’agissait effectivement de LSD standard. Je rangeai le reste du buvard - la moitié d’un - dans l’aluminium, et m’asseyant sur ma chaise, je commençai à réaliser qu’en à peine 20 minutes, je sentai déjà des effets volatiles, et je m’empressai d’écrire ceci :


“T + 20 = légère euphorie, mon corps semble se réveiller d’une nuit de sommeil longue et reposante,  comme rouillé mais déterminé à reprendre son droit.”


J’étais clairement fatigué de mes deux semaines de vacances en festival, et je pense qu’il était possible que j’accusai à ce moment-même le contre-coup. Désireux de ne pas me laisser aller, je lançai WoW, et commençai à jouer quelque peu, avant de me lasser en quelques minutes seulement. J’allai me poser sur mon lit, rêvasseur et songeur, mais je n’arrivai pas à me dégoter de positions confortables plus de cinq secondes. Mon corps ne ressentait pas les choses comme à son habitude, et c’est comme si toutes mes mauvaises postures et gênes physiques se manifestaient toutes ensembles, quoique doucement, sans que je ne ressente de réelle douleur. Fermant les yeux, des légères CEV commencèrent à défiler devant mes yeux ébahis mais clos. Ne tenant pas en place et sidéré de constater la rapidité à laquelle la drogue prenait possession de ma psyché, je ne pouvais me concentrer sur ces images furtives, se perdant dans l’horizon infini de mes pensées virevoltantes et agitées.


Quelques instants plus tard, je ré-ouvrai les yeux sur un monde qui bien qu’encore le mien semblait de plus en plus sombrait dans un fantasme distordue. Les murs se penchaient et riaient, et les divers posters de ma chambre semblaient tous me montrer des détails - qui pourtant insignifiants d’ordinaire - , prenaient tout leur sens maintenant ; ils me dévoilaient l’étendue gargantuesquement profonde de leurs différentes histoires. Puis je fixai les murs, dont la peinture couleur lavande apparaissait bien plus vieille et vivante qu’à l’accoutumée. Le plafond peint d’un blanc montrait lui aussi des signes surprenants, et c’est ainsi que j’ai pu déduire empiriquement qu’auparavant, toute la chambre était blanche, puis qu’une couverture violette fut peinte sur les murs porteurs, puis quelque peu bâclée une fois le sommet atteint. Je pouvais distinguer nettement les coups de pinceaux collant ce qui n’était pas en réalité de la peinture mais un revêtement préfabriqué. Je pouvais imaginer la personne et son travail, se dépêchant de finir une tâche qui ne semblait pas plaisante à réaliser, quoi que belle une fois faite. Me lassant de ma chambre, et quelque peu affamé, j’écrivis ceci avant de la quitter :


“T + 1h20 = ça marche bien”


Je décidai de me mettre en quête de nourriture, pas forcément d’un repas complet - craignant en partie de ne pouvoir finir de cuisiner, submergé par la montée - mais quelque chose de bon, d’attirant et qui saurait me redonner vigueur et détermination. Mes yeux se posèrent donc une fois dans la cuisine sur un chausson aux pommes. Très heureux de ma découverte, je le pris et me dirigeai dans le salon, en face du miroir. Le spectacle m’attendrit le coeur. Je ne pouvais rester insensible à ce gamin, savourant sa viennoiserie favorite. Il me semblait de ne pas m’y voir moi à proprement parlé, mais mon ancien moi, l’enfant insoucieux et taquin. Je m’exclamai alors d’une intonation si particulière : ”Chui trop meugnon !”, la barbe pleine de miettes et de morceaux de pommes. Ce flashback en enfance me poussa à regarder les photos du salon. Il y en avait de moi bien entendu, de ma famille et de membres défunts, et en posant mon regard d’illuminé sur elles, c’est comme si je pouvais ici aussi revivre ces moments - que j’y ai été ou non !


Des pensées négatives commencèrent à me submerger, et en détournant le regard assez vite, je prenais conscience de la puissante nausée s’étant déclarée. Je retournai dans ma chambre, me semble-t-il, mais seulement une heure et une vingtaine de minutes après l’ingestion de l’acide, les évènements sont dans ma tête déjà totalement chamboulés. Une fois dans ma chambre, je courus jusqu’à l’évier de la cuisine, m’apprêtant à vomir. Ayant un semblant de lucidité, et exécrant les odeurs nauséabondes, je me dépêchai rapidement d’atteindre la cuvette des toilettes. Agenouillé, et surpris d’être dans aussi facilement dans cette position, je pris sur moi et forçai la chose. Je détestais cette sensation, mais sachant qu’elle pouvait rester pendant toute la durée du voyage et donc l’impacter négativement tout le long durant, j’expulsai de toutes mes forces le contenu de mon estomac sur le blanc immaculé de la cuvette. Je ne savais pas pourquoi je vomissais. Qu’est-ce que je vomissais ? Des légumes d’hier, de l’eau, un peu de lait d’amande ? Je ne venais pas de manger ceci pourtant, ça n’avait pas de sens. Je ne me rappelai même plus si j’avais mangé quelque chose ce matin. Ma mémoire à court et moyen terme était terriblement perturbée. Je sortis des toilettes en prenant soin de bien tout nettoyer, puis allant me barbouiller à l’évier, j’exultai de joie. Je me sentais si vivant, si alerte, comme m’étant purifié d’un mal pullulant en mes entrailles.


Je pris mon téléphone. 11h49. Une heure-trente. La dilatation du temps et sa perception que je m’en faisais n’était en aucun cas digne de confiance. J’ouvris Messenger et envoyai à mon bon ami G de quoi le rassurer, l’ayant mis au préalable au courant de mon voyage. En récupérant les messages après-coup, voici ce qu’on peut y lire :


“MDRRR C TELLEMENT PUISSANT MEC
G LACHE UNE DE CES GALETTES
MAIS OKLM J'EN CHIALE DE JOIE LEGIT”


Pour autant que je puisse dire, le Pays des Merveilles s’apprêtait d’un instant à l’autre à me réclamer et à me faire découvrir des choses dont je n’avais jamais soupçonné l’existence. Un regain de lucidité me gagna, et je compris la raison pour laquelle j’eus à vomir. Le chausson aux pommes. Il n’était en rien avarié, ni mauvais, au contraire, mais le simple fait de le manger en pleine montée m’avait grandement sonné, c’était comme s’il m’avait été donné en guise d’avertissement.


A partir de ce moment, je ne peux plus à l’heure où j’écris ce report, raconter les événements chronologiquement comme ils se sont réellement produits. Ce ne sont que des suppositions, des souvenirs, presque des rêves. La partie II est bien plus introspective et personnelle, elle ne s’attache pas tant à décrire les choses, mais plus à ce que quiconque la lisant soit capable de les ressentir directement.












Partie II


Je n’arrive pas à me remémorer l’heure précise à laquelle les autres événements se sont passés. Cependant la magie d’Internet me permet de consulter mon historique, et je sais donc qu’à 11h58 je m’étais mis en quête de musique immersive, vivante et parlante. Je tombai sur un mix de Goa Trance, et au fur et à mesure que les drops endiablés et les mélodies angéliques prenaient forme, j’étais à la recherche de toujours plus de basses, mais ne pouvant augmenter le son, je dû me contenter de mettre un casque.


Je regardais l’image de fond de la vidéo sans cesse, ne pouvant savoir si ces images étaient animées ou effectivement figées. J’étais persuadé qu’elles se mouvaient, mais pas parce que j’avais ingéré du LSD, mais parce qu’elles semblaient le faire de base. Il s’est avéré que cette image n’en était qu’une, figée, et que toutes mes spéculations n’étaient que pures hallucinations. Je ne le réalise que maintenant, après avoir retrouvé le mix...


La Goa m’emportait, et ces teintes psychédéliques prenaient tout leur sens, incarnées dans ce maelstrom de lasers et de chants envoûtants. Je voyais la musique, oui, mais cette synesthésie n’était en rien comparable au fait que je ressentais si purement les notes en moi, raisonnant comme des milliers de soleils. Plus d’une demi-heure après le début du mix, je ne pus m’empêcher de chercher un autre mix, mon préféré. Préféré non pas par la qualité de la musique en elle-même - bien qu’exceptionnelle à mon goût - mais plus par son côté nostalgique. C’était les premiers sons de psytrance que j’avais écouté, et je me devais de leur rendre hommage du mieux que je le pouvais. Je mis le mix et fut instantanément emporté par cette vague d’émotions. Happé par le son, mais frustré de ne pouvoir trouver une façon de l’augmenter significativement, je sortis de ma chambre et allai dans le salon, dans lequel se trouve une installation haute définition, pour l’image et le son justement.


L’acide commençait réellement à monter, puissamment sans aucun doute, mais en aucun cas violemment. Ce tsunami psychédélique était si doux, si chaleureux, et fermant les yeux, je me laissais emporter progressivement par la titanesque vague, ne pouvant lutter ni m’accrocher à mes repères. J’oubliais progressivement qui j’étais, où j’étais, ce qu’était la notion même d’”être”. Ce n’était en rien effrayant ou terrible, si seulement vous saviez. Cette dissolution de l’ego est commune à  des doses élevées de drogues psychédélique, et bien que j’en avais déjà vécu auparavant, elles n’étaient en rien comparables. Celle-ci était infiniment bienveillante. En me débarrassant de ces couches d’être, de ces souvenirs et de ces croyances, je renaissais, vivais vraiment, voyageais à la vitesse de la lumière sans jamais quitter le canapé de mon salon.


Allongé, je ne bougeais plus. Je n’en ressentais pas le besoin, mais ne pouvais surtout pas le faire. J’étais totalement paralysé. Qu’ils soient ouverts ou fermés, rien ne changeait, ce que je voyais restait identique. Puis à un moment, que je ne saurai convenablement retranscrire fidèlement, il m’a semblé quitter “ce” corps. Un vortex cosmique s’ouvrit au plafond de la pièce, et des formules mathématiques, ainsi que des lettres et des étoiles fusaient aux extrémités. Le noir sidéral qui d’habitude me paraît si intimidant et lointain était pourtant maintenant à portée de main. J’acceptais mon sort, convaincu de faire le bon choix, et me voilà téléporté dans les confins de l’espace, chevauchant des planètes et voyageant de par les mondes. J’étais frappé de la Vérité, et tant de connaissances pénétraient mon esprit, que je ne pouvais les assimiler, voire les analyser. Tout entrait et ressortait instantanément, mais une cependant m’est restée.


Au détour d’un système solaire, je compris que j’étais retourné dans le nôtre, et qu’au loin je voyais la Terre, de contour rose et à l’ombre du Soleil. Quelque chose ou quelqu’un la recouvrait de bienveillance, à la manière d’un enfant agitant ses mains pour rafraîchir d’un peu d’air frais un chaton dormant. Cette vision fut si belle, si poétique. C’est alors que je compris la morale derrière : rien n’est important, puisque rien n’est grave. Rien n’est figé, puisque rien ne sera à jamais. Même la vie est insignifiante, mais elle vaut la peine qu’on essaie quand même de la préserver. “Il serait dommage de ne rien tenter, de ne rien vivre”. J’y voyais l’image d’un père de famille aimant, soucieux de ne pas entraver les droits de la nature mais désireux quand même de protéger son petit. Au coin de ses yeux perlaient des larmes, et ces larmes s’écrasaient dans le cosmos. Ces larmes étaient des planètes, innombrables et toutes différentes à leur manière. J’étais frappé d’illumination soudaine, “satori” en zen japonais, et tout prenait sens. Et quand j’essayais de me rappeler ces révélations, je n’y arrivais pas, et comprenais que je n’avais nul besoin de me les remémorer, étant précisément l’essence même de ces révélations. Ce n’étaient pas des maximes écrites, ni des dictons et des proverbes, mais des ressentis personnels, interconnectés avec l’immensité de l’univers lui-même.


Puis survint ce que je m’obstine encore aujourd’hui à appeler “jouissance absolue”. J’étais encore hors de mon corps, pour sûr, mais un sentiment d’infinie chaleur et d’érotisme finit par atteindre mon cerveau. J’étais paralysé, mais je ressentais en mon for intérieur une sensation inexplicable, insondable, de pure énergie de vie. C’était comme si la vie elle même me chérissait, et en me blottissant contre elle, j’étais en train de vivre un orgasme psychique unique en son genre. Il n’y avait plus de barrière, plus de question, plus de complexe. Cet amour infini me marquera sans doute à jamais, et peut-être que cette révélation et cette expérience m’a permis de m’accepter comme je suis, de m’aimer enfin comme je le devrais depuis tant d’années.


Mon corps, mon esprit, tout était mélangé, harmonieusement mais dans le désordre tout de même. Je sortis de ma paralysie à la fin du climax, et sentis dans le bas de ma colonne vertébrale une chaleur mystique et des vibrations incontrôlables. Comme si cette même vie était de nouveau insufflée en moi, parcourant chaque cellule de mon être, chaque atome de mon existence. Ma peau frissonnait, mon être tout entier vibrait. La notion du temps n’avait plus aucune valeur, je ne pouvais tout simplement pas m’y fier. Il devait être 14h, et je me fis à cet indicateur temporel un peu au hasard, me référant à un seul évènement. Je vis les chaussons aux pommes, et je décidai d’en manger un. Je me levai et allai devant le miroir.  Le spectacle m’attendrit le coeur. “Chui trop meugnon!”.


C’est à l’évocation de cette phrase si particulière que je réalisai que l’exacte même scène s’était produite deux heures auparavant. Je l’avais totalement oublié ! La répéter ainsi me toucha beaucoup, jugeant sincère cette candide et merveilleuse spontanéité enfantine qui était mienne.


La suite de ce qu’il se passe est encore plus floue. Il me reste des bribes de souvenirs marquant, mais je ne saurai définitivement pas les placer dans leur ordre chronologique. Je sais que par la suite, je lançai YouTube sur la télé, et regardai différentes vidéos que je souhaitai visionner trippé. J’écoutais donc la musique de la Charge du Rohan, submergé dans le réalisme de la situation. Je fermais les yeux et m’y voyais ! Puis je décidai de changer de registre et de mettre des cinématiques de World of Warcraft, fantastiques sobres, alors qu’en penser si loin ? Je mis celle du Roi Liche, en anglais bien-sûr, puis me laissai porter dans les lointaines contrées du Norfendre, en proie au terrible règne du Prince déchu, tourmenté par les voix de ceux qu’il a damné, hanté par le fantôme de son père, triste pour lui mais aimant jusqu’au bout. Les runes de son épée flottaient dans la pièce, et le froid qui l’entourait se faisait sentir, comme si j’y étais. Je regardais à mes doigts, et s’y trouvait un joint à moitié consommé, dont le foyer brûlait accompagné des mêmes runes que celles de la vidéo. A ce stade, je ne savais même pas comment le joint était apparu là, mais en l’observant quelques secondes je compris que je l’avais roulé récemment, puisque très mal roulé. Je ne jouissais pas d’une grande dextérité de base, alors dans de telles conditions, c’était à la limite du fumable…


Je continuai ainsi à regarder des vidéos de WoW pendant une bonne trentaine de minutes, toutes plus immersives les unes que les autres. Je ressentais la tristesse, les dilemmes, la joie et l’honneur des personnages. Ils étaient plus réels que moi. L’ont-ils toujours été ? Cette proximité numérique commençait à être oppressante, et je sortis donc dans le jardin. En ouvrant la porte, je tombai nez-à-nez avec mon chat Moon. Cette petite créature toute blanche d’un an à peine se prélaissait à l’ombre d’une plante qui semblait être un palmier miniature. Quand je la vis me regarder, elle n’était plus elle-même, mais un chat tigre, une chimère comme peinte dans les antiques oeuvres japonaises. Gracieuse et imprévisible étaient les adjectifs la qualifiant le mieux. Je partis à la recherche de mon autre chat, Amilton, âgé lui de 20 ans.


Il était plus loin, à l’ombre d’un arbuste près du mur. Il dormait profondément mais se réveilla en un instant en m’entendant arriver et m’asseoir près de lui. Il était quelque peu apeuré, et pour la première fois je voyais le poids des années sur sa face. Je le caressai, calmement, intensément, et tout en le contemplant, pendant qu’il ferma ses yeux, une multitude d’autres paupières closes apparaissèrent sur sa fourrure. Ce n’était en rien glauque, et je continuai mon activité. Sans me lasser. Puis j’arrêtai, quelques minutes plus tard, le regard perdu dans cette jungle surréaliste, ces plantes rampantes transformant tout de vert tout sur leur passage. Je fermai les yeux et commençai à méditer. Quelques secondes seulement, car j’avais trop peur de rester inconscient ici, alors que les portes de ma maison étaient restées ouvertes. A contre-coeur donc, je sortis du jardin.


Vers 15h, la montée s’était un peu calmée. J’avais du mal à réaliser que déjà cinq heures s’étaient écoulées. Certes, j’avais vécu d’indicibles aventures, mais je ne pouvais croire qu’elles avaient filé à cette allure. Je rejoins ma chambre directement, et allai sur l’ordinateur. Si les effets se stabilisaient, c’était seulement de courte durée, car je savais qu’en me concentrant de toute mon âme sur quelque chose, j’aurai pu la faire surgir devant moi. Ne sachant guère trop pourquoi, j’avais l’envie d’écouter des musiques prenantes, immersives. Je tapai donc sur le moteur de recherche “Tribal Africa Music”, et cliquai sur la première vidéo. A mesure que les percussions sonnaient et que les hommes de leur voix grave entamaient leur chant spirituel, j’étais transporté dans les lointaines contrées ouest-africaines. Je ressentais la chaleur du soleil sur ma peau, et le vent soufflait entre mes cheveux, en tout point identique à la crinière d’un lion noir. Je voyageais, me perdant dans ces rythmiques endiablées, et nul n’aurait pu perturber ce songe archaïque.


Une quinzaine ou vingtaine de minutes plus tard, je me mis en quête de trouver des chants religieux, propices à la méditation et au divin. Sans trop savoir pourquoi, mais résolument déterminé, je cliquai sur des chants soufis à la gloire de Dieu. Cette musique religieuse, sainte et captivante me fit cette fois voyager non pas vers d’autres horizons mais bel et bien au plus profond de mon être. Dans un état méditatif imperturbable, je saisis le petit sablier posé à côté de mon bureau. Je ne savais pas combien de minutes il indiquait, et entrepris donc de compter les secondes tandis que les grains tombaient. Au bout de quelques secondes, j’avais déjà perdu le fil, et étais incapable de le retrouver. Le sablier semblait tantôt se remplir furieusement, tantôt se figer instantanément. Que le temps peut être traître ! Alors, soucieux de piéger le temps, afin de lui prouver qu’il n’avait pas d’emprise sur moi, je fixai le sablier sans relâche. Je me concentrais sur le sable et ma vision, et à travers d’inhumains efforts, le temps ralentissait, les grains tombaient moins vite. Et c’est alors qu’en l’espace de quelques secondes - si tenté qu’elles aient encore un sens à ce moment précis -, le temps s’est arrêté. Les grains ne tombaient plus, et tout brillait de mille feux. Combien de temps ce moment a t-il duré, je ne saurai le dire. Mais ce qui sembla vraisemblablement n’être que quelques instants plus tard, le temps reprit sa fuite, inexorable et indomptable.


Quatre minutes. C’est le temps qu’indique le sablier -  je viens de le vérifier en écrivant ceci. J’avais goûté à l’infini, le relativisme absolu du temps en moins de cinq minutes. Mon esprit se faisait l’écho d’éternelle reconnaissance et d’humilité face à cette énergie totale transcendant toute chose. De temps à autre, j’envoyai des messages à G. Vers 14h, je lui envoyais ceci :


“Ptn mec jpensais pas ct possibl que jss autant foncede mec
Mec c la jouissance absolue”


Une heure plus tard, après le sablier donc, je lui renvoyais :


“Mais mec pas possible que ca fasse qu’une heure”


Puis d’enchaîner directement avec :


“Jviens de vivre tellement de bails à la fois mec c'est décobnbé
Jsuis en train de me manger la deuxieme montée
en fait
mdr
GR4OS CA FAIT QUE UNE MINUTE
JE DECONNE MEME PAS IL C PASSSE TELLEMENBT DE CHOSERS
GROSEF SEFQZDFAZ D”


Deuxième montée ? J’avais totalement oublié au début de la rédaction du report  qu’entre midi et treize heure, j’avais ingéré la dernière moitié du buvard. Je viens de le re-découvrir, à l’instar d’un détective élucidant une affaire rocambolesque. J’étais donc en train de subir de plein fouet le retour de l’acide dans mon organisme. Je n’étais pas apeuré, au contraire, mais impatient de voyager de nouveau. Je pris donc un carnet, un stylo, et je sortis dans le jardin une fois de plus, toujours accompagné de mon demi-joint ne pouvant quitter mes doigts. La partie III est donc ce fait plus ancrée dans le réel, dans le sens où j’étais la majorité du temps présent et apte à être normalement moi-même, bien que fortement drogué.














Partie III


Je me souviens assez mal de la suite de mon trip, n’ayant plus que des bribes de souvenirs mais aussi quelques informations concrètes, comme des notes et des recherches Internet. Je sais qu’après être sorti dehors pour la deuxième fois, j’avais installé cette fois-ci un transat, et me prélassant dedans tout en restant à proximité de la table sur laquelle j’avais posé cahier, bouteille d’eau et stylo, je ne pus m’empêcher d’allumer mon mi-joint. Beaucoup de psychonautes mettent en garde les novices quand au mélange de substances psychédéliques, et le cannabis ne fait pas exception. Je ne prenais pas cette plante à la légère, ayant déjà vécu des sordides épisodes de paranoïa sévère alors que je n’avais que tiré quelques barres sur un joint lambda, une heure ou deux avant l’ingestion de plus d’un gramme de psilocybe cubensis. Il semblerait pourtant que cet effet secondaire ne prenne pas lorsque je mélange LSD et cannabis. Je m’en voyais ravi !


Je ré-allumais le cône, puis quelques secondes seulement après avoir aspiré cette bouffée délirante, je contemplais le monde environnant repartir une fois de plus dans un méandre distordu, non pas effrayant, mais divertissant. A chaque aspiration, je voyais les couleurs devenir de plus en plus vivides, et les formes prendre des tournures hurluberlues. Comment ne pas être inspiré en pareille compagnie ? Je pris mon stylo, ouvrit une page sur le petit cahier aux pages blanches sans carreau et vierges, et j’écrivis d’une seule traite :


“Se prélassant au vent, bercé par les rayons incandescents, rutilants, vivifiants, dont le sens déborde et perle délicatement sur un repli modeste de peau frissonnante, à l’abri des regards mais en proie à tout, vêtu d’innombrables parures de rien, de couches binaires d’enclenchements frénétiques d’informations, qui inexorablement se font l’écho des grains de sables du sablier, tombant à jamais dans les abysses d’un jadis qu’on n’aurait pu refaire.”


Je crois qu’à ce moment, outre mon inspiration plutôt fascinante, je n’essayais pas tant de décrire ce que je voyais - bien qu’il y ait quelques allusions à mes précédentes hallucinations -, mais plutôt tentais de retranscrire les émotions telles que je les vivais et les ressentais au plus profond de moi. Amoureux de l’écriture, et de tout ce qui touche de près ou de loin aux lettres et à la littérature, je trouve que altérer sa conscience dans le but de constater un changement notable - ou pas - dans l’exercice rédactionnel est à la fois passionnant et déroutant. Force est de constater que les images étaient bien plus vivides et parlantes, et que les champs lexicaux du quotidien se tapissaient alors d’une aura cosmique, presque universelle.
Soucieux de continuer, je repris une barre sur le quart-joint, et écrivis ceci :


“Je souhaite à quiconque sensible aux rayons du soleil et à la mélodie du vent, aux sifflements des oiseaux et des vagues qui s’entrechoquent, de pouvoir non pas voir mais RESSENTIR ce qui m’a été donné de goûter ; ces moments d’éternité flirtant avec un vortex de spontanéité.”


Ecrire avait réussi en quelque sorte à poser mon esprit agité et à apaiser ma psyché virevoltante et tourbillonnante. J’étais en paix avec moi-même, calme, zen presque. Je remontai dans ma chambre, et allai sur l’ordinateur. Profitant de Netflix, je décidai de trouver un épisode d’une série que j’affectionne tout particulièrement. Cet épisode était en réalité un spin-off sur mon personnage préféré (Marco Polo : One Hundred Eyes). Le moyen-métrage ne durait qu’une vingtaine de minutes, mais il me sembla durer bien plus longtemps, tant j’étais totalement absorbé par la trame narrative ainsi que le réalisme du jeu d’acteur. C’était au moins la quatrième fois que je regardais cet épisode ci, mais j’avais comme le sentiment de comprendre réellement à présent tous les enjeux et les subtilités dissimulées çà-et-là.


Une fois fini, j’allai sur YouTube et cliquai sur un podcast de Joe Rogan, en compagnie de son ami comédien Ari Shaffir. Les sujets de discussions étaient très intéressants, allant de la société consumériste états-unienne au du rôle de comédien ; les ingrédients créant son succès notamment, et les vices dans lesquels il ne devrait jamais tomber. D’après mon historique de recherche, il était déjà 17h24 lorsque je débutai l’écoute, et à en juger par les autres informations disponibles, j’avais dû en écouter au moins trente minutes, très attentivement, refusant d’en perdre la moindre miette.


Puis, c’est le trou noir. Jusqu’à 19h40, je n’ai aucun souvenir de mon trip, ni aucune information disponible à ma charge pour en savoir plus. Je me suspecte d’avoir nourri mes chats vers 18h ou 19h, puisque leur gamelle étaient remplies quelques heures après, lorsque je m’enquis de leur situation. Peut-être avais-je également repris l’air dehors, mais je ne peux en être sûr. Je suppose ceci car à 19h06, j’ai envoyé un message à G lui expliquant bien que je commençai à descendre, mais que j’étais encore bien allumé. A 19h40 donc, je revint sur Netflix et me mis à la recherche de documentaires animaliers. Récemment fasciné et intrigué par les fourmis - que je trouve absolument géniale et extraordinaire -, je fus déçu de constater qu’il n’y avait nulle recherche satisfaisant ma demande. Je partis donc sur YouTube, et trouvai dans un premier temps un documentaire sur les termites, puis un autre sur les fourmis. 50 minutes et 58 secondes durant, je fus happé par cet ouragan de connaissances, et mon appréciation de cette espèce grandit spectaculairement vite, à mesure que le ciel dehors laissait place à la vespérale danse des astres séléniens.


Le quart-join était encore placée entre mon index et mon majeur gauche, et je m’étais comme résolu de ne pas le terminer si vite. Je le posai lorsque je décidai de casser la croûte, famélique et le ventre manifestement vide. Soucieux de manger sainement, j’entrepris de descendre au garage afin d’y prendre trois poivrons, un rouge, un vert et un jaune, puis saisissant une échalote sans trop savoir pourquoi, je remontai dans la cuisine en possession de mes provisions. Je commençai à couper les poivrons, avec précision par moment puis de façon artistique d’autres instants, si je puis dire. C’est à ce moment que mon cher ami G arriva chez moi, les mains tenant fermement des tranches de carpaccios. Une fois coupés, je mis les légumes dans un bol puis les assaisonnai d’huile d’olive, de sel et de graines de sésame, puis les fit cuire à la poêle pendant quelques minutes. De son côté, G pris les couverts et sortit dehors mettre la table.


Nous avions devant nous un véritable festin, et si je mangeais d’ordinaire rapidement, je mis du temps à pleinement savourer ce plat juteux et frais. N’arrivant pas correctement à utiliser les couverts, je décidai de manger avec les doigts, et les saveurs n’en furent que décuplées. Après le repas, G roula le premier joint de la soirée, et au fur et à mesure que nous le fumions, quelques remontées acides remontèrent à la surface - en rien oppressantes ou malvenues, je précise. Nous nous rendîmes vite compte que nous n’avions plus tellement de cannabis, et désireux de pouvoir poursuivre notre habituelle activité, nous nous mirent en quête d’un dealer pouvant livrer à domicile notre chère et tendre Marie-Jeanne.
















Partie IV


G et moi étions encore dehors, soucieux de retrouver dans nos téléphones respectifs des numéros pouvant nous livrer ladite plante. Rentrant à peine de festival, il ne m’en restait presque plus - juste de quoi tenir le temps de faire le “plein”. Mon ami était relativement dans la même situation, mais me parla d’un autre livreur auquel il fut introduit la semaine d’avant par un de ses amis proches. Je lui proposais donc de le contacter tandis que je verrai avec un autre numéro que je venais de retrouver. C’était comme une compétition succincte, qui serait le premier à finaliser la commande ?


Pendant que nous cherchions, nous fumions donc, et les effets du cannabis couplés à ceux du LSD étaient assez incroyables, à vrai dire. Je ne saurai expliquer pourquoi, mais l'inhalation de cette douce fumée n’avait pas qu’un effet psychique, mais bel et bien psychédélique. Cette drogue est effectivement classée dans cette catégorie, mais il m’a fallu en essayer d’autres de ce type pour me rendre compte de cette facette ci, assez discrète si on n’y prend garde. Quoi qu’il en soit, je fumais dans le transat et chaque bouffée me replongeait toujours plus dans un monde distordu, liquide et féérique.


Nous parlions de tout et de rien, immergés dans notre discussion qui partait dans tous les sens tout en restant rondement menée. Il devait être vingt-deux heures, et le soleil s’apprêtait à céder sa place à la Lune. Je voyais les rayons s’évaporer progressivement - littéralement. G fut le premier à valider la commande, et lorsque nous finirent de rouler le deuxième pétard, nous décidâmes de rentrer et de se poser dans le salon, bien à l’aise dans le canapé. Une fois remontés, je pris bien soin de ranger la cuisine avec soin et méthode. Ce n’était en rien une corvée, au contraire ! Je m’amusais à être le plus efficace possible, le plus juste dans mes mouvements et dans mes décisions.


C’était comme si la weed poussait l’acide dans ses derniers retranchements, l’exhortant à tout donner dans ces derniers moments de danse surréaliste. Ces petites remontées étaient très agréables, car “sous contrôle” - bien qu’on ne puisse jamais réellement contrôler une telle drogue. Notre belle allait arriver vers minuit, peut-être même plus. Curieux de juger la qualité de ce plan, je pris mon mal en patience et ainsi nous lançâmes Netflix.


J’étais d’humeur à regarder de nouvelles choses, et les documentaires animaliers que j’avais visionné quelques heures auparavant m’avaient en quelque sorte ouvert l’appétit. Survolant la liste des programmes, nous cliquâmes donc sur Africa, une série de documentaires sur la faune de ce continent. Chaque épisode durait en moyenne une cinquantaine de minutes et narrait l’état des lieux de chaque grande région. Le premier épisode traitait du Kalahari, un gigantesque désert d’une superficie d’environ 900 000 km², situé au Sud-Ouest du continent. Je me rappel avoir été bluffé par la qualité de réalisation du documentaire, qui proposait une réelle narration jonglant entre les lieux, le temps et les différents protagonistes. C’est comme si je me découvrais une profonde passion pour Dame Nature. Comprenez-bien que j’ai toujours apprécié la nature et tout ce qu’il lui est rattachée, mais aujourd’hui encore quelques jours après cette expérience fondamentalement récréativo-enthéogène, je me surprends à consacrer de plus en plus de temps à l’observation des phénomènes naturels - et par extension ma curiosité scientifique s’accroît continuellement.


Il était environ 23 heures, et nous avions encore une heure devant nous. Surfant sur le navigateur de Netflix, G tomba sur Rick & Morty, et j’étais curieux de regarder cette série là dans cet état là.


Ce fut impressionnament bien adapté à la situation, à mon grand plaisir, et l’univers alors déjà déjanté prenait une toute autre ampleur. Nous regardâmes deux épisodes de la saison trois. Puis, désireux de regarder quelque chose de rafraîchissant, nous cherchèrent à nouveau quelque chose d’autre à nous mettre sous la dent. Nous cliquâmes sur Saints & Strangers, une série télévisée mettant en scène des colons européens à la conquête du Nouveau Monde. Nous étions témoins de leur aventure, assez dure et sans pitié, où la mort côtoie les vivants en permanence. Le réalisme de l’oeuvre était très satisfaisante.


Vers la vingtième minutes de lecture, le livreur prévint G de son imminente arrivée. Quelques moments plus tard, j’entendis la sonnette résonner dans la maison. Je fus quelque peu surpris que le dealer manifeste sa présence ainsi mais j’étais soulagé que personne d’autre ne soit présent ce soir là. Nous récupérèrent la marchandise, une variété surnommée “Green Crack”, puis je roulai un autre joint en prenant mon temps tout en y mettant application et délicatesse. Étant à nouveau en possession de pas mal de cannabis, le dosage se fit en conséquence, et ce pétard était on ne peut plus chargé.


Les trois heures qui suivirent furent relativement similaires. Nous fumions, terminions le joint, en roulions un autre à tour de rôle. La dynamique ne s’estompa que lorsque je commençai à réellement fatiguer, vers trois heures. Je sais juste qu’entre-temps, nous remangèrent un copieux repas - mais quoi, je suis incapable de vous le dire. G s’était assoupi, et il dormit ainsi près d’une heure. Je suivi le même chemin, exténué. Quand je ré-ouvris l’oeil, G était aussi en train d’émerger. Il était moins défoncé et était de nouveau apte à prendre sa voiture pour rentrer chez lui. Il prit ses affaires, nous nous saluâmes et je fermai la porte derrière lui. Je me dirigeai vers mon lit, pressé de m’endormir et de dissiper cette fatigue.


Au moment où je commençai à réellement m’endormir, l’acide en avait décidé autrement. Une violente remontée inexpliquée vint me percuter l’esprit, me déboussolant en me montrant bien qu’à une telle dose, le voyage allait forcément durer plus longtemps. Deux heures durant, à moitié endormi et trippant une énième fois, je voyageai dans les tréfonds de mon esprit. Je ne me rappel de rien de ces deux heures, mais je sais que je regardai mon téléphone lorsque les effets se calmèrent. Il était presque six heures. Puis je m’endormis enfin dans un sommeil paisible dessiné de rêves tous plus vivides les uns que les autres.  


L’expérience avait duré 20 heures, et après 520 μg suivis d’une dizaine de joints, j’étais aux anges. Finalement, ce n’était qu’une journée banale qui était devenue l’une des meilleures expériences que j’ai eu la chance de vivre. Comme si ce voyage était devenu une des maintes pierres angulaires forgeant ma vision sur ce qu’est la vie.
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#2
Coucou,

Je me suis arrêtée à ton dosage qui est inconscient si il est réel.

Fais attention à toi.
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#3
jehorason: je n'ai jamais pu associer le sexe avec le LSD25. Les tentatives envoient la psyché en une dimension spatio-temporelle... Je crois que le coeur bat alors plus rapidement et l'adrénaline booste le trip vers d'autres niveaux d'exploration que la libido. En fait le contact d'une fille sur toi (ou la libido sans fille) est un accélérateur de montée de trip... Puis après quand tu atteins le niveau plateau c'est space et tu es donc ailleurs...

C'est étonnant que tu puisses écrire avec précision si près d'un trip... et même encore dedans dirait-on. La phase créatrice matérialise des résultats après le trip... quand l'acide est cuvé... même si en science on dit que le prod est dissous et volatilisé rapidement je crois qu'il est cuvé à un certain niveau physiologique ou transformé. A moins que le LSD en cause chez toi ne soit pas du 25 mais un cousin...

Je suis content que tu donnes un témoignage avec les joints certifiant ce qu'il me semblait bien et qui va pourtant à contre-courant de ce qui se lit d'habitude par ailleurs. Pour moi aussi les joints redonnent du peps au trip. Avec l'indica on relance le trip puis après ce délai supplémentaire on se plonge dans un sommeil massif de récupération.

En conclusion: ton TR parle au lecteur. Tu livres le topo avec le coeur. Il vaut mieux être averti du retors réactionnaire d'autrui... mais aussi des produits. C'est un tout qui plante un décors très différent, même chiant je dirais... (le sens-tu?)
[Image: vvert.PNG]            l'historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste
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#4
540ug de LSD et une dizaine de joints... oui c’est... ah ben au moins avec ça t’étais sur de pas rester sur ta faim .
Ton Tr m’a paru particulièrement bien rédigé et intéressant, j’aurais quelques questions :
Tu avais déjà trippé en festival pour endurcir ta tolérance au point de prendre un tel dosage ou tu voulais vraiment pousser l’expérience vers l’infini et l’au-delà et au diable tout le reste ?
Je serais aussi très curieux de savoir comment tu t’es senti le lendemain, si ton corps ou ton esprit t’a montré que t’étais allé un peu loin ou même pas ?

Bref sinon, bravo de pas avoir fait de la merde sans t’en rendre compte, ni d’être parti en angoisse totale faut avoir un sacré esprit Zen .
Ton expérience, me rappel fort mon premier voyage sous LSA, avec cette déconnexion totale du « monde réel » et cette espèce de ballade introspective dans l’espace, de plus j’avais eu des révélations assez similaires sur la non gravité (au sens d’importance ) des choses de la vie . Aussi j’ai bien aimé ta prose sous acide !
Après c’est normal y’a partielle insomnie tripée, moi même sans L, une dizaine de joints en une soirée ça me fait la même .

@R2d2 je comprend ton point de vue, en effet, un petit avertissement sur les dosages eut été une bonne idée . Cependant, perso des trips reports bien écrits sur ces doses la c’est une mine d’information passionnante bien que peu fiable
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#5
Je vous remercie pour vos retours !

C'est bien vrai, un avertissement au tout début aurait été judicieux. Je viens d'edit l'introduction !
Concernant l'écriture même du TR, je n'ai pas écrit pendant les 12 premières heures du trip, mais la nuit j'ai effectivement commencé la Partie I, sachant pertinemment que plus je prendrai de temps à le rédiger, et bien plus d'informations j'oublierai !

Concernant le cannabis. J'ai déjà couplé quelques barres avec des shrooms, et bien cette association-ci est juste infernale pour moi. J'avais présumé la même choix avec l'acide, mais ayant fait des tests plusieurs fois au préalable, je m'étais rendu compte que ça n'agissait pas de manière négative sur moi et le trip. Bien entendu, ce mélange fonctionne pour moi (jusqu'à preuve du contraire) mais il pourrait s'avérer dangereux de le reproduire sans trop savoir.


@Indica, j'ai effectivement déjà tâté le terrain deux fois en festival. Une fois à Dour mais avec 150ug de 1P, et au Boom cette année avec 210ug de LSD standard. Les deux expériences furent très sympathiques, et en rien oppressantes. J'étais donc sur le même état d'esprit lors de ce trip-ci, ce qui me permit de ne pas partir en bad ou de toujours garder un pied dans la réalité. Le lendemain, j'ai remarqué des différences subtiles avec le "moi" de tous les jours. Quand je méditais, des légères CEV se dessinaient derrière mes paupières. C'était assez cool à voir. Presque deux semaines après, il m'arrive encore d'avoir ce genre de visus, de surcroît quand je fume ! Je ne pense pas que ce soit un HPPD, même si une semaine après, avec un ami chez moi le soir après avoir fumé quantité de bédos, j'ai comme vécu un mini-épisode de déréalisation, qui lui pour le coup fut assez angoissant. Mais le lendemain, plus rien au réveil et déter pour aller taffer !
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#6
(12/08/2018 17:40)Jerohason a écrit : Je vous remercie pour vos retours !

C'est bien vrai, un avertissement au tout début aurait été judicieux. Je viens d'edit l'introduction !
Concernant l'écriture même du TR, je n'ai pas écrit pendant les 12 premières heures du trip, mais  la nuit j'ai effectivement commencé la Partie I, sachant pertinemment que plus je prendrai de temps à le rédiger, et bien plus d'informations j'oublierai !

Concernant le cannabis. J'ai déjà couplé quelques barres avec des shrooms, et bien  cette association-ci est juste infernale pour moi. J'avais présumé la même choix avec l'acide, mais ayant fait des tests plusieurs fois au préalable, je m'étais rendu compte que ça n'agissait pas de manière négative sur moi et le trip. Bien entendu, ce mélange fonctionne pour moi (jusqu'à preuve du contraire) mais il pourrait s'avérer dangereux de le reproduire sans trop savoir.


@Indica, j'ai effectivement déjà tâté le terrain deux fois en festival. Une fois à Dour mais avec 150ug de 1P, et au Boom cette année avec 210ug de LSD standard. Les deux expériences furent très sympathiques,  et en rien oppressantes. J'étais donc sur le même état d'esprit lors de ce trip-ci, ce qui me permit de ne pas partir en bad ou de toujours garder un pied dans la réalité. Le lendemain, j'ai remarqué des différences subtiles avec le "moi" de tous les jours. Quand je méditais, des légères CEV se dessinaient derrière mes paupières. C'était assez cool à voir. Presque deux semaines après, il m'arrive encore d'avoir ce genre de visus, de surcroît quand je fume ! Je ne pense pas que ce soit un HPPD, même si une semaine après, avec un ami chez moi le soir après avoir fumé quantité de bédos, j'ai comme vécu un mini-épisode de déréalisation, qui lui pour le coup fut assez angoissant. Mais le lendemain, plus rien au réveil et déter pour aller taffer !

L'avertissement il n'est pas valable que pour les autres. Doubler son précédent dosage alors qu'il était déjà très conséquent c'est limite puéril.
Enfin désolé je veux pas paraître méchant, mais face à autant d'outrecuidance, je ne peux qu'avoir des mots "durs".

Je suis content pour toi que ça c'est bien passé, j'espère que ça se passera toujours bien, mais il ne faut pas négliger les précautions. Si tu commence à avoir des symptômes résiduels ça veut dire que tu y es sensible, donc take care. Pareil avec le cannabis, le LSD c'est un psyché au même titre que les psilos, et c'est pas parce que tu réagis mal dans le combo psilo + canna et pas avec le combo LSD + canna qu'il va toujours en être ainsi. Après tout dépend de la sensibilité à la weed de chacun, de la weed en question et du moment où tu la fumes, mais c'est l'ignorance face au futur c'est pas une raison pour faire n'importe quoi, au contraire ça doit être moteur de précaution, pour que tout se passe "bien".



Enfin bref, si tu réussis à tirer des choses positives de ce trip sur le long terme ce sera cool, mais attention à la quête dans laquelle tu t'inscris. Si je spécule, aujourd'hui tu dis atteindre la "jouissance absolue" avec 520µg, et puis demain ce sera la "super jouissance absolue" avec 800µg, puis ensuite avec 1000µg "la super mega jouissance absolue qui lave plus blanc que blanc" et ainsi de suite. Puis un beau jour, avec un vrai bon toncar à 120µg tu vas comprendre qu'il n'y a point de jouissance, que la clé du bonheur se situe simplement dans la tranquillité de l'âme, constante et inconditionnelle.


Pour ma part, je sais pas si c'est mon côté économe qui ressort, mais si 520µg = 1 trip de 20h, alors je préfère milles fois faire 4 trips de 130µg, soit 4*12= 48h de trip.
[Image: 37qdi.png]
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#7
(12/08/2018 19:39)Xochipilli94 a écrit :
(12/08/2018 17:40)Jerohason a écrit : Je vous remercie pour vos retours !

C'est bien vrai, un avertissement au tout début aurait été judicieux. Je viens d'edit l'introduction !
Concernant l'écriture même du TR, je n'ai pas écrit pendant les 12 premières heures du trip, mais  la nuit j'ai effectivement commencé la Partie I, sachant pertinemment que plus je prendrai de temps à le rédiger, et bien plus d'informations j'oublierai !

Concernant le cannabis. J'ai déjà couplé quelques barres avec des shrooms, et bien  cette association-ci est juste infernale pour moi. J'avais présumé la même choix avec l'acide, mais ayant fait des tests plusieurs fois au préalable, je m'étais rendu compte que ça n'agissait pas de manière négative sur moi et le trip. Bien entendu, ce mélange fonctionne pour moi (jusqu'à preuve du contraire) mais il pourrait s'avérer dangereux de le reproduire sans trop savoir.


@Indica, j'ai effectivement déjà tâté le terrain deux fois en festival. Une fois à Dour mais avec 150ug de 1P, et au Boom cette année avec 210ug de LSD standard. Les deux expériences furent très sympathiques,  et en rien oppressantes. J'étais donc sur le même état d'esprit lors de ce trip-ci, ce qui me permit de ne pas partir en bad ou de toujours garder un pied dans la réalité. Le lendemain, j'ai remarqué des différences subtiles avec le "moi" de tous les jours. Quand je méditais, des légères CEV se dessinaient derrière mes paupières. C'était assez cool à voir. Presque deux semaines après, il m'arrive encore d'avoir ce genre de visus, de surcroît quand je fume ! Je ne pense pas que ce soit un HPPD, même si une semaine après, avec un ami chez moi le soir après avoir fumé quantité de bédos, j'ai comme vécu un mini-épisode de déréalisation, qui lui pour le coup fut assez angoissant. Mais le lendemain, plus rien au réveil et déter pour aller taffer !

L'avertissement il n'est pas valable que pour les autres. Doubler son précédent dosage alors qu'il était déjà très conséquent c'est limite puéril.
Enfin désolé je veux pas paraître méchant, mais face à autant d'outrecuidance, je ne peux qu'avoir des mots "durs".

Je suis content pour toi que ça c'est bien passé, j'espère que ça se passera toujours bien, mais il ne faut pas négliger les précautions. Si tu commence à avoir des symptômes résiduels ça veut dire que tu y es sensible, donc take care. Pareil avec le cannabis, le LSD c'est un psyché au même titre que les psilos, et c'est pas parce que tu réagis mal dans le combo psilo + canna et pas avec le combo LSD + canna qu'il va toujours en être ainsi. Après tout dépend de la sensibilité à la weed de chacun, de la weed en question et du moment où tu la fumes, mais c'est l'ignorance face au futur c'est pas une raison pour faire n'importe quoi, au contraire ça doit être moteur de précaution, pour que tout se passe "bien".



Enfin bref, si tu réussis à tirer des choses positives de ce trip sur le long terme ce sera cool, mais attention à la quête dans laquelle tu t'inscris. Si je spécule, aujourd'hui tu dis atteindre la "jouissance absolue" avec 520µg, et puis demain ce sera la "super jouissance absolue" avec 800µg, puis ensuite avec 1000µg "la super mega jouissance absolue qui lave plus blanc que blanc" et ainsi de suite. Puis un beau jour, avec un vrai bon toncar à 120µg tu vas comprendre qu'il n'y a point de jouissance, que la clé du bonheur se situe simplement dans la tranquillité de l'âme, constante et inconditionnelle.


Pour ma part, je sais pas si c'est mon côté économe qui ressort, mais si 520µg = 1 trip de 20h, alors je préfère milles fois faire 4 trips de 130µg, soit 4*12= 48h de trip.


Yo je te remercie pour ta réponse.

Tout ce qui est question de précaution je note.

Par contre en qui concerne la "quête", comment dire. J'ai eu cette phase quand j'ai commencé les psychés et donc avec des 100ug. J'ai eu un trip avec un seul des toncars dont il est question - 260ug - en étant dans ce mood spirituel. J'ai badtrip comme un sagouin et me suis donc remis en question pendant pas mal de mois. Pendant ce temps, j'ai arrêté les prods et le cannabis et j'ai regardé du côté de la philosophie. Je suis tombé sur Alan Watts et donc autant te dire que ma réflexion a pas mal évolué.

Si j'ai pu prendre autant sans avoir de séquelle - jusqu'à preuve du contraire - et avec un aussi bon ressenti, c'est justement parce que j'ai pris cette dose juste pour kiffer ma race. Pas pour trouver une quelconque "vérité". C'est d'ailleurs avec cet état d'esprit que j'ai pu atteindre ce genre de phase mystique, décrite dans le TR. Et justement, "la vérité, c'est qu'il n'y en a pas". Ceci est ma conviction personnelle bien entendu, mais du coup, je ne suis pas du tout pressé de reprendre un psyché, alors à cette dose je n'en parle même pas.

Mais j'aurai bien aimé lire ce genre de message préventif quelques mois auparavant, donc je comprends la remarque et c'est totalement légitime que tu la partages - et que je l'ackowledge en retour.

Bien à toi,
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#8
(12/08/2018 20:12)Jerohason a écrit : Yo je te remercie pour ta réponse.

Tout ce qui est question de précaution je note.

Par contre en qui concerne la "quête", comment dire. J'ai eu cette phase quand j'ai commencé les psychés et donc avec des 100ug. J'ai eu un trip avec un seul des toncars dont il est question - 260ug - en étant dans ce mood spirituel. J'ai badtrip comme un sagouin et me suis donc remis en question pendant pas mal de mois. Pendant ce temps, j'ai arrêté les prods et le cannabis et j'ai regardé du côté de la philosophie. Je suis tombé sur Alan Watts et donc autant te dire que ma réflexion a pas mal évolué.

Si j'ai pu prendre autant sans avoir de séquelle - jusqu'à preuve du contraire - et avec un aussi bon ressenti, c'est justement parce que j'ai pris cette dose juste pour kiffer ma race. Pas pour trouver une quelconque "vérité". C'est d'ailleurs avec cet état d'esprit que j'ai pu atteindre ce genre de phase mystique, décrite dans le TR. Et justement, "la vérité, c'est qu'il n'y en a pas". Ceci est ma conviction personnelle bien entendu, mais du coup, je ne suis pas du tout pressé de reprendre un psyché, alors à cette dose je n'en parle même pas.

Mais j'aurai bien aimé lire ce genre de message préventif quelques mois auparavant, donc je comprends la remarque et c'est totalement légitime que tu la partages - et que je l'ackowledge en retour.

Bien à toi,

C'est très cool que tu le prennes comme ça. Je te réponds juste parce que tu as interprété de manière restreinte mon propos. Lorsque je parlais de quête, je ne parlais pas nécessairement de quête mystique (d'ailleurs si ce que tu dis à ce sujet est très juste). Cependant j'ai même repris ton terme de "jouissance absolue", parce qu'il retranscrit bien l'idée selon laquelle le plaisir pourrait se trouver dans l'usage des psychédéliques, et celui ci serait proportionnelle (tu parles même d’exponentiellement dans ton intro) au dosage. Or c'est précisément faux, c'est tout ce que je cherchais à dire. L'importance du set&setting, de la tolérance etc est prépondérante. D'autre part tant que tu n'as pas analysé ton produit, ton dosage ne doit être considéré que comme indicatif.

Après je trouve ça très juste quand tu dis que tu n'as pas envie de reprendre de psyché, personnellement après une prise de psyché je ressent la même chose, sauf qu'au bout d'un ou deux, disons qu'il y a de l'eau qui a coulé sous les ponts et suivant ton entourage, tu peux être tenté d'en reprendre (ce qui n'est pas un mal en soi). Là où on touche le sujet difficile, c'est quand il va s'agir du dosage en question. Même si il y a un art à partir loin avec le moins possible, c'est pas tout le monde qui décide de prendre de petits dosages (moins mind fuck, avec moins de risques pour soi ou pour les autres), donc j'espère que d'ici là tu nous tiendras au courant. D'un côté, prendre 120 µg tu kiffes aussi ta race, et tu pourras même en faire plusieurs. Donc voilà c'était juste pour mettre en garde, cette quête dont je parles c'est la quêtes du "toujours plus", dans les paramètres qui sont pas les plus efficaces et les plus "sûrs" d'un trip (comme le dosage).

Pour ce qui est des séquelles, comme tu dis c'est "jusqu'à preuve du contraire". Tu connais l'histoire du mec qui tombe d'un immeuble de 50 étages, faut pas négliger les petits signaux dont tu parles, et si t'as besoin de motiv' sur internet tu as une ribambelle de témoignage sur les HPPD qui n'ont rien de rassurant.
[Image: 37qdi.png]
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#9
Enrober une experience dangereuse dans un format d'écriture accrocheur pour en faire l'apologie.

Désolé mais je connais bien les pièges de ce genre de petit jeux de chaman romantique (un peu gourou sur les bords mmmmh, c'est la forme qui veut ça, avec ou sans ton consentement).
La forme litteraire se veut attrayante, je trouve ça generique au possible.

Fais gaffe à toi quand même hein. Comme le rappel Xochi les jeux de la jeunesse ont parfois des issus dramatiques.
End
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#10
(13/08/2018 11:22)Mr Sandman a écrit : Enrober une experience dangereuse dans un format d'écriture accrocheur pour en faire l'apologie.

Désolé mais je connais bien les pièges de ce genre de petit jeux de chaman romantique (un peu gourou sur les bords mmmmh, c'est la forme qui veut ça, avec ou sans ton consentement).
La forme litteraire se veut attrayante, je trouve ça generique au possible.

Fais gaffe à toi quand même hein. Comme le rappel Xochi les jeux de la jeunesse ont parfois des issus dramatiques.


Yo, ty pour le com.

Je pense que tu interprètes mal les motivations qui m’ont poussé à écrire un TR, puis le poster ici. J’aurai peut-être dû préciser dès le début qu’à la base je l’ai rédigé pour conserver une marque intemporelle fidèle à mes impressions SUR le moment et ainsi pouvoir partager à mes proches l’expérience fidèlement. Si ça s’était mal passé, l’écriture en aurait été impactée. Je n’ai pas « embelli » l’expérience. Ce n’est pas une apologie au sens strict du terme, mais plutôt une description. 

Je trouve ta remarque quelque peu pessimiste mais ressens bien le fond bienveillante encore une fois. Peut-être que mon expérience te fait penser à des gens chez qui ça a mal tourné. Et de ce fait, je comprends ton « avertissement ». 
Bien à toi,
  Répondre
#11
Tout d'abord merci d'avoir répondu en restant courtois.

Mais...

(13/08/2018 11:59)Jerohason a écrit : Je pense que tu interprètes mal les motivations qui m’ont poussé à écrire un TR, puis le poster ici. J’aurai peut-être dû préciser dès le début qu’à la base je l’ai rédigé pour conserver une marque intemporelle fidèle à mes impressions SUR le moment et ainsi pouvoir partager à mes proches l’expérience fidèlement.  

Il y a une contradiction la. Si tu veux seulement garder une trace de ton trip pour une quelconque utilisation privé (donc toi et tes proches), pourquoi venir écrire ici, sur un forum publique ?
Si tu écrit ici, le monde entier peut te lire.

(13/08/2018 11:59)Jerohason a écrit : Je n’ai pas « embelli » l’expérience. Ce n’est pas une apologie au sens strict du terme, mais plutôt une description. 

Sauf que dire que l’expérience est géniale, sans prendre une contre mesure c'est de l'apologie (je reconnais cependant qu'il y à de la tempérance à certains moments). Alors que cela soit ce que tu as vécu tant mieux, mais ça n'empêche en rien l'impact que tes propos peuvent avoir. Alors je suis absolument contre la censure, et si tu avait été le seul à écrire ce genre de trip je ne verrais d’inconvénients.
Mais il se trouve que tu as écrit ton trip dans le "style" Psychonaut (j'imagine que tu as lu des trips ici avant, peut être même qu'il t'on inspirés, voir incités parfois, on est tous faible hein).
Et le problème c'est quand la démonstration censée être cadré et descriptive devient un jeu du trip à la sauce psychonaut, avec une petite timeline, le coté un peu romancé. Bref une apologie claire dans certains propos, mais aussi une incitation déguisée sous le masque aguicheur de la forme.

(13/08/2018 11:59)Jerohason a écrit :  Je trouve ta remarque quelque peu pessimiste mais ressens bien le fond bienveillante encore une fois. Peut-être que mon expérience te fait penser à des gens chez qui ça a mal tourné. Et de ce fait, je comprends ton « avertissement ». 
Bien à toi,

Ben écoute 520 μg, je pense que beaucoup de gens seraient pessimistes ^^
Après si t'as le mojo tant mieux. Mais je préviens, le mojo ça peut partir aussi vite que c'est venu. Et c'est plus ou moins gérable à dose normale, quel que soit le psyché. Mais avec une dose comme ça si tu t'enfonce dans un délire bizarre, la remonté est difficile, voir catastrophique.
End
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#12
En fait Jerohason il faut que tu saches qu'il y a un passif de membres "passagers" qui s'inscrivent sur le forum pour poster un TR d'un psyché (souvent LSD) avec des dosages monstres, et que cela a déjà occasionné quelques débats.

Le tien est plutôt "instruit", mais parfois ces TRs flirtent avec l'ignorance de la RDR et ne prennent pas suffisamment de recule vis à vis de la puissance relative de leur trip (pas d'analyse pour confirmer le dosage annoncé par le dealer ou pas de prise en compte de la tolérance par exemple). Or sachant que toutes ces notions de dosages/effets sont très relatives à chacun, les messages de gens dont on ne sais pas grand chose (je ne t'ai pas vu te présenter soit dit en passant), et dont on peut parfois même questionner la véracité (ce fus le cas parfois), s’inscrive dans un mythe qui peut induire en erreur les néophytes. Ce mythe dont je parle c'est celui qui postule que plus le dosage est fort, plus on part loin, vers des horizons qui demeurent inaccessibles autrement, alors que c'est précisément faux. Avec la psyché il est tout à fait possible de faire mieux avec moins.

D'ailleurs si je peux vulgariser un peu l'idée, c'est comme pour l'alcool. Plus un consommateur a l'habitude de prendre des gros dosages de temps en temps, moins il sera sensible à la molécule, donc plus il sera résistant aux effets, et donc au dosage. L'idée est là, même s'il faut relativiser chaque produit.
[Image: 37qdi.png]
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#13
(13/08/2018 18:18)Xochipilli94 a écrit : En fait Jerohason il faut que tu saches qu'il y a un passif de membres "passagers" qui s'inscrivent sur le forum pour poster un TR d'un psyché (souvent LSD) avec des dosages monstres, et que cela a déjà occasionné quelques débats.

Le tien est plutôt "instruit", mais parfois ces TRs flirtent avec l'ignorance de la RDR et ne prennent pas suffisamment de recule vis à vis de la puissance relative de leur trip (pas d'analyse pour confirmer le dosage annoncé par le dealer ou pas de prise en compte de la tolérance par exemple). Or sachant que toutes ces notions de dosages/effets sont très relatives à chacun, les messages de gens dont on ne sais pas grand chose (je ne t'ai pas vu te présenter soit dit en passant), et dont on peut parfois même questionner la véracité (ce fus le cas parfois), s’inscrive dans un mythe qui peut induire en erreur les néophytes. Ce mythe dont je parle c'est celui qui postule que plus le dosage est fort, plus on part loin, vers des horizons qui demeurent inaccessibles autrement, alors que c'est précisément faux. Avec la psyché il est tout à fait possible de faire mieux avec moins.

D'ailleurs si je peux vulgariser un peu l'idée, c'est comme pour l'alcool. Plus un consommateur a l'habitude de prendre des gros dosages de temps en temps, moins il sera sensible à la molécule, donc plus il sera résistant aux effets, et donc au dosage. L'idée est là, même s'il faut relativiser chaque produit.

Merci pour ta réponse !

Une des raisons pour laquelle j'ai posté ce TR était pour voir les réactions d'autres psychonautes effectivement. Toutes les remarques ici je les prends en compte et il est clair que ma réflexion changera avec ce trip, mais aussi les avis d'autrui dessus. Concernant exponentiation de la chose, c'était effectivement quelque chose que je croyais - dans une moindre mesure puisque j'avais déjà vécu un badtrip aux champis monstre avec seulement un g. Mais comme tu le me rappelles, il est plutôt sain de pouvoir confronter sa pensée à celles des autres, pour éviter de s'enfermer dedans notamment.
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