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Prises de psychédéliques: impact à courts, moyens, longs termes
#1
Hello,
 
 
J'ouvre ce topic car un questionnement me taraude depuis quelques temps déjà et je ne lui ai pas trouvé d'équivalent.
 
 
Je voudrais avoir vos impressions, vos retours sur la question de l'influence de la prise de psychédéliques sur notre connaissance de nous-mêmes, du monde, sur notre personnalité et/ou traits de caractères à courts, moyens et longs termes.
 
 
Je me questionne tant pour une prise occasionnelle que pour une prise régulière.
 
 
Je vais commencer, pour dresser le décor de cette enquête personnelle, par partir de mon expérience.
 
En 4 mois, j'ai fait 3 trips et je prépare le 4e: Les 2 premiers au 1P (50 et 75mc) et les deux suivants aux champs (1,5gr et 2gr pour le prochain).
 
 
Bien qu'il n'y pas de dépendance psychique, je ne peux nier une certaine dépendance, demande psychique de "encore", renforcée par la fréquentation de forum et de consommateurs IRL, puisque déjà je consomme avec mon compagnon.
 
 
Au -delà de cette dépendance psychique, je note également, le fait que mon univers psychique ne revient pas tout à fait à son état antérieur, même si les changements sont subtils.
 
Je veux dire: si je bois trop, hormis la gueule de bois, je n'en ramène aucun changement psychique, aucune question existentielle, tout au plus un avis sur la qualité du vin consommé.
 
Avec les psychédéliques, et particulièrement dans mon cas avec le 1P, je reviens avec beaucoup de questions, d’interrogations, de nouvelles perceptions du « soi », des interactions de l’ego sur le monde et plus encore, je vois certaines de mes lignes de pensée bouger.

C’est-à-dire qu’il y a des champs de réflexion, sur lesquels je n’ai plus tout à fait le même avis : notamment les questions du néant, de la mort. Le néant ne me semble plus si effrayant mais me parait au contraire comme la marmite de tous les possibles et ma phobie de la mort est peut être un peu moins oppressante. Si des choses aussi profondément ancrées dans ma personnalité, peuvent subtilement se modifier en 4 mois, qu’en sera-t-il dans 4 ans ?
Nagerais-je définitivement dans une soupe hippie ?
Ma rationalité me semblera-t-elle aussi vaine que les grands mythes de l’humanité ?

Bien sur je n’ai pas de réponses à ces interrogations, par contre j’ai acquis la certitude que je ne revenais pas inchangée de mes perches.
Est-ce la même chose pour vous ? Avez-vous l’impression que vos perches modifient vos façons de voir les choses à long terme ? Ou est-ce juste une impression personnelle liée à la nouveauté des effets des psychédéliques (dans mon cas) ?
 
Je ne sais pas si ce post est pertinent mais merci par avance à ceux qui voudront bien y interagir.
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#2
(04/08/2018 13:05)R2d2 a écrit : C’est-à-dire qu’il y a des champs de réflexion, sur lesquels je n’ai plus tout à fait le même avis : notamment les questions du néant, de la mort. Le néant ne me semble plus si effrayant mais me parait au contraire comme la marmite de tous les possibles et ma phobie de la mort est peut être un peu moins oppressante. Si des choses aussi profondément ancrées dans ma personnalité, peuvent subtilement se modifier en 4 mois, qu’en sera-t-il dans 4 ans ?
Nagerais-je définitivement dans une soupe hippie ?
Ma rationalité me semblera-t-elle aussi vaine que les grands mythes de l’humanité ?

Oui, c'est une certitude, dans le futur tu vas changer. D'ailleurs quand tu auras 60 ans tu ne seras plus vraiment la même personne. C'est pour ça que le changement fait peur : parce qu'on meurt, ou du moins une partie de notre identité meurt un peu à chaque fois qu'on le vit.
Le seul remède c'est les souvenirs, qui servent de liants à toutes tes expériences et qui gardent un peu de cohérence entre tous le toi passés et les toi futurs.

Mais avoir peur du changement c'est avoir un peur peur d'une mort symbolique attachée à ce qu'on était. Parce que les souvenirs ne suffisent plus quand la question concerne le futur.

Donc tu vois finalement ta peur du néant à juste migré autre part, dans un autre biome de pensées, dans un paradigme qui t'était encore inconnu il y a peu de temps. 
Et ça c'est trop cool.
End
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#3
(04/08/2018 13:55)Mr Sandman a écrit :
(04/08/2018 13:05)R2d2 a écrit : C’est-à-dire qu’il y a des champs de réflexion, sur lesquels je n’ai plus tout à fait le même avis : notamment les questions du néant, de la mort. Le néant ne me semble plus si effrayant mais me parait au contraire comme la marmite de tous les possibles et ma phobie de la mort est peut être un peu moins oppressante. Si des choses aussi profondément ancrées dans ma personnalité, peuvent subtilement se modifier en 4 mois, qu’en sera-t-il dans 4 ans ?
Nagerais-je définitivement dans une soupe hippie ?
Ma rationalité me semblera-t-elle aussi vaine que les grands mythes de l’humanité ?

Oui, c'est une certitude, dans le futur tu vas changer. D'ailleurs quand tu auras 60 ans tu ne seras plus vraiment la même personne. C'est pour ça que le changement fait peur : parce qu'on meurt, ou du moins une partie de notre identité meurt un peu à chaque fois qu'on le vit.
Le seul remède c'est les souvenirs, qui servent de liants à toutes tes expériences et qui gardent un peu de cohérence entre tous le toi passés et les toi futurs.

Mais avoir peur du changement c'est avoir un peur peur d'une mort symbolique attachée à ce qu'on était. Parce que les souvenirs ne suffisent plus quand la question concerne le futur.

Donc tu vois finalement ta peur du néant à juste migré autre part, dans un autre biome de pensées, dans un paradigme qui t'était encore inconnu il y a peu de temps. 
Et ça c'est trop cool.

Je ne suis pas tout à fait d'accord, dans la mesure où, si les psychédéliques, au même titres que d'autres expériences, peuvent nous faire changer dans notre personnalité, dans notre philosophie, (certains parleront d'évolution plutôt que de changement), ces changements n'instituent pas nécessairement de bonnes choses en nous. Pour certains ça peut raviver de vieux démons, alors certes, d'aucuns diront c'est pour mieux les combattre, cependant encore faut-il en avoir la force. De plus, et là c'est ce qui concerne mes propres petites expériences, je trouve que les psychédéliques me poussent à une certaine marginalité, qui était en moi et que j'ai toujours cultivé, mais qui cette fois-ci a transformé de manière beaucoup plus insidieuses des qualités nécessaires pour vivre en société. Je m'expliques:

Aujourd'hui vivre une vie d'ermite, lorsque l'on a pas été élevé par un ermite, ça relève du mythe. On est toujours dépendant de la solidarité des hommes, conscientes ou inconscientes, et de ses structures, bref nous sommes (ou en tout cas je suis) nés de cette société. Cependant pour pouvoir y trouver une place, il faut avoir un rapport au travail qui peut-être aliénant. Personnellement je me suis toujours arrangé pour travailler dans des missions de service public, mais au delà de ça, dans les études par exemple, il m'est devenu compliqué de m'investir dans des disciplines que je n'aimes pas particulièrement, alors que ça me serait bénéfique. Tout cela parce que des questionnements plus profonds et plus lointains (trop peut-être) m'ont désintéressés de ce rôle, de l'étudiant qui doit penser dans les clous et se conformer au système. Or je n'ai pas la prétention de réussir à faire tomber le système, ni même à réussir sans lui. Bien que j'espère pouvoir m'en passer, et me marginaliser, "au maximum souhaitable".

A mon sens c'est en cela que les psychédéliques, ont bouleversé ma personnalité, je précise que j'ai commencé particulièrement jeune, voir même trop jeune.


Ensuite pour répondre plus directement à r2d2, je pense qu'il vient assez naturellement, lorsque l'on commences les psychédéliques, l'illusion qu'ils nous apporteront des réponses. Or c'est tout l'inverses, plus on ira chercher loin dans les psychédéliques et l'introspection, plus on auras des questionnements nouveaux. Or cet infini qui nous guète n'est à mon sens pas bénéfique, il se nourrit des mêmes sources que la peur. Je pense que la clé, est d'arriver à trouver en soi les arrangements, les compromis, l'agencement de notre être qui nous permet de se sentir bien, simplement. A l'inverse donc de la méthode des psychédéliques, qui font sauter le coffre de notre inconscient, il serait plutôt question de faire confiance à notre inconscient, l'accepter comme partie de nous d'une certaine manière.

Enfin, malheureusement je n'arrives pas à remettre la main dessus, mais peut-être qu'un autre psychonaut s'en souviendra et postera le lien, mais il y a eu une étude scientifique qui a essayé de déterminer qu'elle était la composante d'une personnalité qui changeait après des prises de psychédéliques (et non pendant). Je précise également qu'il s'agissait de psilocybes. Cette étude a révélé que sur un panel large et diversifié (probablement plus qu'ici ^^) ce n'était pas la spiritualité, etc, mais l'ouverture d'esprit qui progressait. Après certainement que selon nos affinités propres, certains vont développer également d'autres composantes de leur personne, mais de manière globale il semblerait que les psychés (et plus particulièrement les champis) font évoluer notre ouverture d'esprit, et je trouve ça très bien ^^
[Image: 37qdi.png]
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#4
(04/08/2018 14:26)Xochipilli94 a écrit : ces changements n'instituent pas nécessairement de bonnes choses en nous. 

Je suis d'accord, c'est d'ailleurs ce que je disait dans le topic de Laura. Et dont je discutais avec r2d2. Les topics se croisent et se décroisent ^^

La je parlais plus précisément du changement de point de vu de r2d2. Un truc que j'ai vécu aussi et que je trouve positif. Se poser des questions sur le long termes, plutôt que de rester dans le vide contre productif de l'angoisse existentielle.

En tout cas je trouve que ce sont des questions saines. Et si le trip n'apportera que sa propre expérience, les réflexions sur sa propre consommation engagent toujours un changement plus consistant. Réfléchir au pourquoi on prend telle drogue, c'est déjà avoir gagné le combat contre la consommation pulsionnelle et abrutie (et pas seulement de drogue d'ailleurs). Réfléchir pour gerer une consommation intelligemment, c'est déjà s'habituer progressivement à mieux gérer toutes les autres habitudes.

Je remarque que bien peu de gens se pose la question qu'elle a posé : la consommation va elle me changer sur le plan de l'identité. Est ce souhaitable ?

J'ai répondu à ma manière mais sur ce sujet je pense que chaque individu aura une réponse particulière qui va lui correspondre. Personne ne réagit de la même manière au changement.
End
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#5
(04/08/2018 15:57)Mr Sandman a écrit :
(04/08/2018 14:26)Xochipilli94 a écrit : ces changements n'instituent pas nécessairement de bonnes choses en nous. 

Je suis d'accord, c'est d'ailleurs ce que je disait dans le topic de Laura. Et dont je discutais avec r2d2. Les topics se croisent et se décroisent ^^

La je parlais plus précisément du changement de point de vu de r2d2. Un truc que j'ai vécu aussi et que je trouve positif. Se poser des questions sur le long termes, plutôt que de rester dans le vide contre productif de l'angoisse existentielle.

En tout cas je trouve que ce sont des questions saines. Et si le trip n'apportera que sa propre expérience, les réflexions sur sa propre consommation engagent toujours un changement plus consistant. Réfléchir au pourquoi on prend telle drogue, c'est déjà avoir gagné le combat contre la consommation pulsionnelle et abrutie (et pas seulement de drogue d'ailleurs). Réfléchir pour gerer une consommation intelligemment, c'est déjà s'habituer progressivement à mieux gérer toutes les autres habitudes.

Je remarque que bien peu de gens se pose la question qu'elle a posé : la consommation va elle me changer sur le plan de l'identité. Est ce souhaitable ?

J'ai répondu à ma manière mais sur ce sujet je pense que chaque individu aura une réponse particulière qui va lui correspondre. Personne ne réagit de la même manière au changement.


Je pense qu'il est plus sain, de savoir faire le tri, entre les questionnements qui sont utiles, qui permettent bien évidemment comme tu le dis de progresser, et ceux qui sont moins utiles, voire redondant. Or avec les psychédéliques, j'ai parfois le sentiment qu'on peut aller chercher très loin, des choses qui n'ont rien de très utile et concret. Pour prendre un exemple plus parlant (parce que r2d2 a un conditionnement plutôt sérieux de base), si tu prends l'exemple du gars un peu paumé, qui s'est jamais senti à sa place, parce que son conditionnement est ainsi, et qui se retrouve à prendre des psychédéliques régulièrement. Si ce gars là avait une fibre mystique, et que par les psychés, il trouve en lui des réponses à ce besoin mystique. Imaginons par exemple que pendant ses trips il croit atteindre le nirvana, après le breakthrough. Que le gars pense avoir rencontré une gonzesse, à moitié alien, qu'il est entrain de négocier avec le banquier alien pour avoir un crédit, et s'installer dans une maison en campagne.


Bon je force un peu le trait, mais pour r2d2 qui a une fibre pour l'exploration psychonautique, j'entends là abstraite ça parait utile et sain. Mais pour le gonze passionné d'ufologie (du type M*trixsquare), qui va faire évoluer sa compréhension du monde et de lui même vers quelques choses d’erroné voir de dangereux, c'est une autre histoire. Je pense qu'il est là le danger d'accorder trop d'importance à l'inconscient, à ce qu'il y a au plus profond de nous. Même si je prends des cas extrêmes, comme celui de ces gens qui, sous l'emprise de drogue, tue des gens qu'ils haïssent. Le cadre des psychédéliques est un peu différent, mais avec la récurrence des trips, j'ai quand même le sentiment qu'on s'enfonce dans quelque chose, qui vient manifestement de nous (mais dans le même temps nous sommes nous mêmes façonnés par le monde, la société et ses structures). Or ces choses, ne sont pas toujours aussi bienheureux que ce qui nous concerne, nous autres intervenants de ce sujet.

Après tout ces problèmes ne sont pas propres aux psychédéliques de base, c'est pour cela que j'ai aussi évoqués les expériences et les discussions associées. Je ne pense pas que la PEUR de la mort que r2d2 ressent soit innée. Pour cet exemple, évidemment que les psychés, l'introspection, la psychonautique, peuvent aider à trouver des solutions, à des problèmes qui nous sont posés par la société. Le tableau est nuancé, c'est pour cela que je me retrouves dans ce que tu dis.

D'ailleurs au delà même de ce stricte débat, chercher des réponses et trouver des questions, ça me rappel un peu le topic "Peut-on être intelligent et heureux" et la fable de l'ami Moon.
[Image: 37qdi.png]
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#6
(04/08/2018 13:05)R2d2 a écrit : gnégné... Ma rationalité me semblera-t-elle aussi vaine que les grands mythes de l’humanité ? etc...

la drogue tanne et façonne et tu continues devant toi jusqu'au trip suivant. Bientôt tu pourras apporter des réponses aux questions des autres car tu veux progressivement distinguer la force majeure de ton devenir: le tribut à payer ou l'expérience à en prendre. C'est le rapport qualité/prix de ton existence si on veut...
[Image: vvert.PNG]            l'historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste
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#7
(04/08/2018 16:54)Xochipilli94 a écrit :
(04/08/2018 15:57)Mr Sandman a écrit :
(04/08/2018 14:26)Xochipilli94 a écrit : ces changements n'instituent pas nécessairement de bonnes choses en nous. 

Je suis d'accord, c'est d'ailleurs ce que je disait dans le topic de Laura. Et dont je discutais avec r2d2. Les topics se croisent et se décroisent ^^

La je parlais plus précisément du changement de point de vu de r2d2. Un truc que j'ai vécu aussi et que je trouve positif. Se poser des questions sur le long termes, plutôt que de rester dans le vide contre productif de l'angoisse existentielle.

En tout cas je trouve que ce sont des questions saines. Et si le trip n'apportera que sa propre expérience, les réflexions sur sa propre consommation engagent toujours un changement plus consistant. Réfléchir au pourquoi on prend telle drogue, c'est déjà avoir gagné le combat contre la consommation pulsionnelle et abrutie (et pas seulement de drogue d'ailleurs). Réfléchir pour gerer une consommation intelligemment, c'est déjà s'habituer progressivement à mieux gérer toutes les autres habitudes.

Je remarque que bien peu de gens se pose la question qu'elle a posé : la consommation va elle me changer sur le plan de l'identité. Est ce souhaitable ?

J'ai répondu à ma manière mais sur ce sujet je pense que chaque individu aura une réponse particulière qui va lui correspondre. Personne ne réagit de la même manière au changement.


Je pense qu'il est plus sain, de savoir faire le tri, entre les questionnements qui sont utiles, qui permettent bien évidemment comme tu le dis de progresser, et ceux qui sont moins utiles, voire redondant. Or avec les psychédéliques, j'ai parfois le sentiment qu'on peut aller chercher très loin, des choses qui n'ont rien de très utile et concret. Pour prendre un exemple plus parlant (parce que r2d2 a un conditionnement plutôt sérieux de base), si tu prends l'exemple du gars un peu paumé, qui s'est jamais senti à sa place, parce que son conditionnement est ainsi, et qui se retrouve à prendre des psychédéliques régulièrement. Si ce gars là avait une fibre mystique, et que par les psychés, il trouve en lui des réponses à ce besoin mystique. Imaginons par exemple que pendant ses trips il croit atteindre le nirvana, après le breakthrough. Que le gars pense avoir rencontré une gonzesse, à moitié alien, qu'il est entrain de négocier avec le banquier alien pour avoir un crédit, et s'installer dans une maison en campagne.


Bon je force un peu le trait, mais pour r2d2 qui a une fibre pour l'exploration psychonautique, j'entends là abstraite ça parait utile et sain. Mais pour le gonze passionné d'ufologie (du type M*trixsquare), qui va faire évoluer sa compréhension du monde et de lui même vers quelques choses d’erroné voir de dangereux, c'est une autre histoire. Je pense qu'il est là le danger d'accorder trop d'importance à l'inconscient, à ce qu'il y a au plus profond de nous. Même si je prends des cas extrêmes, comme celui de ces gens qui, sous l'emprise de drogue, tue des gens qu'ils haïssent. Le cadre des psychédéliques est un peu différent, mais avec la récurrence des trips, j'ai quand même le sentiment qu'on s'enfonce dans quelque chose, qui vient manifestement de nous (mais dans le même temps nous sommes nous mêmes façonnés par le monde, la société et ses structures). Or ces choses, ne sont pas toujours aussi bienheureux que ce qui nous concerne, nous autres intervenants de ce sujet.

Après tout ces problèmes ne sont pas propres aux psychédéliques de base, c'est pour cela que j'ai aussi évoqués les expériences et les discussions associées. Je ne pense pas que la PEUR de la mort que r2d2 ressent soit innée. Pour cet exemple, évidemment que les psychés, l'introspection, la psychonautique, peuvent aider à trouver des solutions, à des problèmes qui nous sont posés par la société. Le tableau est nuancé, c'est pour cela que je me retrouves dans ce que tu dis.  

D'ailleurs au delà même de ce stricte débat, chercher des réponses et trouver des questions, ça me rappel un peu le topic "Peut-on être intelligent et heureux" et la fable de l'ami Moon.

Ben je ne sais quoi répondre Xochi. Parce que j'ai bien relu ton post et...C'est exactement ce que je pense. Peut être que je ne suis pas assez clair, parce que j'essaye de rentrer en profondeur et que ce n'est pas facile à traduire. Mais oui. Je suis complètement d'accord avec ce que tu dis. Enfait la seule mesure que j'ajoute à ton discours c'est la singularité (pas forcement nuancé, mais... partiale). Il faut prendre au cas par cas en fonction de l'interlocuteur. Mais sinon j'ai fait un post plus tôt dans la journée qui reflétait exactement les mêmes conclusions sur le topax de Laura.
End
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#8
(04/08/2018 13:55)Mr Sandman a écrit : Oui, c'est une certitude, dans le futur tu vas changer. D'ailleurs quand tu auras 60 ans tu ne seras plus vraiment la même personne. C'est pour ça que le changement fait peur : parce qu'on meurt, ou du moins une partie de notre identité meurt un peu à chaque fois qu'on le vit.
Le seul remède c'est les souvenirs, qui servent de liants à toutes tes expériences et qui gardent un peu de cohérence entre tous le toi passés et les toi futurs.

Mais avoir peur du changement c'est avoir un peur peur d'une mort symbolique attachée à ce qu'on était. Parce que les souvenirs ne suffisent plus quand la question concerne le futur.

Donc tu vois finalement ta peur du néant à juste migré autre part, dans un autre biome de pensées, dans un paradigme qui t'était encore inconnu il y a peu de temps. 
Et ça c'est trop cool.

Oui bien vu, dans tous les cas je vais changer, me sédimenter et créer des nouvelles couches de souvenirs.
Disons que j'ai tendance à trouver que les psychédéliques accélèrent un phénomène normal.

(04/08/2018 14:26)Xochipilli94 a écrit : Je ne suis pas tout à fait d'accord, dans la mesure où, si les psychédéliques, au même titres que d'autres expériences, peuvent nous faire changer dans notre personnalité, dans notre philosophie, (certains parleront d'évolution plutôt que de changement), ces changements n'instituent pas nécessairement de bonnes choses en nous. Pour certains ça peut raviver de vieux démons, alors certes, d'aucuns diront c'est pour mieux les combattre, cependant encore faut-il en avoir la force. De plus, et là c'est ce qui concerne mes propres petites expériences, je trouve que les psychédéliques me poussent à une certaine marginalité, qui était en moi et que j'ai toujours cultivé, mais qui cette fois-ci a transformé de manière beaucoup plus insidieuses des qualités nécessaires pour vivre en société. Je m'expliques:

Aujourd'hui vivre une vie d'ermite, lorsque l'on a pas été élevé par un ermite, ça relève du mythe. On est toujours dépendant de la solidarité des hommes, conscientes ou inconscientes, et de ses structures, bref nous sommes (ou en tout cas je suis) nés de cette société. Cependant pour pouvoir y trouver une place, il faut avoir un rapport au travail qui peut-être aliénant. Personnellement je me suis toujours arrangé pour travailler dans des missions de service public, mais au delà de ça, dans les études par exemple, il m'est devenu compliqué de m'investir dans des disciplines que je n'aimes pas particulièrement, alors que ça me serait bénéfique. Tout cela parce que des questionnements plus profonds et plus lointains (trop peut-être) m'ont désintéressés de ce rôle, de l'étudiant qui doit penser dans les clous et se conformer au système. Or je n'ai pas la prétention de réussir à faire tomber le système, ni même à réussir sans lui. Bien que j'espère pouvoir m'en passer, et me marginaliser, "au maximum souhaitable".

A mon sens c'est en cela que les psychédéliques, ont bouleversé ma personnalité, je précise que j'ai commencé particulièrement jeune, voir même trop jeune.

Ensuite pour répondre plus directement à r2d2, je pense qu'il vient assez naturellement, lorsque l'on commences les psychédéliques, l'illusion qu'ils nous apporteront des réponses. Or c'est tout l'inverses, plus on ira chercher loin dans les psychédéliques et l'introspection, plus on auras des questionnements nouveaux. Or cet infini qui nous guète n'est à mon sens pas bénéfique, il se nourrit des mêmes sources que la peur. Je pense que la clé, est d'arriver à trouver en soi les arrangements, les compromis, l'agencement de notre être qui nous permet de se sentir bien, simplement. A l'inverse donc de la méthode des psychédéliques, qui font sauter le coffre de notre inconscient, il serait plutôt question de faire confiance à notre inconscient, l'accepter comme partie de nous d'une certaine manière.

Enfin, malheureusement je n'arrives pas à remettre la main dessus, mais peut-être qu'un autre psychonaut s'en souviendra et postera le lien, mais il y a eu une étude scientifique qui a essayé de déterminer qu'elle était la composante d'une personnalité qui changeait après des prises de psychédéliques (et non pendant). Je précise également qu'il s'agissait de psilocybes. Cette étude a révélé que sur un panel large et diversifié (probablement plus qu'ici ^^) ce n'était pas la spiritualité, etc, mais l'ouverture d'esprit qui progressait. Après certainement que selon nos affinités propres, certains vont développer également d'autres composantes de leur personne, mais de manière globale il semblerait que les psychés (et plus particulièrement les champis) font évoluer notre ouverture d'esprit, et je trouve ça très bien ^^

Coucou Xochipilli94,

Déjà merci de ton retour personnel. Alors si je peux entrevoir ce que tu expliques, les psyché semblent accentuer certains traits de caractère: ce sera une tendance à la marginalité chez toi, une tendance à la solitude chez moi...ou du moins j'ai l'impression qu'ils ont enrayé ma tendance à la suradaptation. Heureusement je suis à un âge où j'en ai moins besoin mais en effet j'ai bien fait de pas en consommer plus jeune.

Après je le dis souvent en irl, les psyché pour moi ne sont ni thérapeutiques, ni festifs (c'est pas du tout dans mon caractère le coté festif, ou le 33 du mois) par contre je les trouve profondément exploratoire. Pas dans le sens de ramener des réponses mais plutot dans celui où plus tu pousses la connaissance, plus les questionnements se font denses. En écrivant cela, je pense aux études sur les liens entre matière et énergie (spin, vitesse, vide ect): plus tu t y intéresses, plus les questions se multiplient, plus le vertige existentiel peut augmenter.

Donc quand tu écris que les psychédéliques font sauter le coffre de notre inconscient, je comprends que ce ne soit pas forcément une bonne chose, bonjour les névroses, psychoses qui peuvent en émerger. D'ailleurs Mr Sandman me répond aussi là dessus dans le texte de LZ numéro 6 sur la paranoïa.


(04/08/2018 15:57)Mr Sandman a écrit : La je parlais plus précisément du changement de point de vu de r2d2. Un truc que j'ai vécu aussi et que je trouve positif. Se poser des questions sur le long termes, plutôt que de rester dans le vide contre productif de l'angoisse existentielle.

En tout cas je trouve que ce sont des questions saines. Et si le trip n'apportera que sa propre expérience, les réflexions sur sa propre consommation engagent toujours un changement plus consistant. Réfléchir au pourquoi on prend telle drogue, c'est déjà avoir gagné le combat contre la consommation pulsionnelle et abrutie (et pas seulement de drogue d'ailleurs). Réfléchir pour gerer une consommation intelligemment, c'est déjà s'habituer progressivement à mieux gérer toutes les autres habitudes.

Je remarque que bien peu de gens se pose la question qu'elle a posé : la consommation va elle me changer sur le plan de l'identité. Est ce souhaitable ?

C’est dans le nom lui-même, psychédélique…..rapport à la psyche….au bout de 2-3 trips, la question de l’intégrité naturelle de l’identité se pose….surtout si on est matérialiste et qu’on la ramène à l’état de son cerveau, elle devient même aigue.
Une autre question se pose : le jeu en vaut-il la chandelle ? Pourquoi j’aime triper ?

Je ne bois jamais en excès, je fais du sport, j’évite benzo, AD et autres produits que je considère utile mais plutôt néfastes, par contre je consomme des psyché, il y a de quoi se poser des questions.
Je ne cherche même pas à me rassurer en en parlant ici mais bien plutôt à voir à quel point ces interrogations sont partagées et si on peut trouver des pistes de réflexion pour y répondre.

Changer ok, se mettre à dialoguer avec dieu ou le diable, je préfèrerai éviter….
Après Mr Sandman, c’est vrai que ces questionnements impulsent du changement dans la gestion de mes autres habitudes de vie, parfois compulsives. Comme quoi l’interrogation sur une pratique, sur son impact engendre déjà du changement, de la prise de distance par rapport à soi.
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#9
(04/08/2018 16:54)Xochipilli94 a écrit : Je pense qu'il est plus sain, de savoir faire le tri, entre les questionnements qui sont utiles, qui permettent bien évidemment comme tu le dis de progresser, et ceux qui sont moins utiles, voire redondant. Or avec les psychédéliques, j'ai parfois le sentiment qu'on peut aller chercher très loin, des choses qui n'ont rien de très utile et concret. Pour prendre un exemple plus parlant (parce que r2d2 a un conditionnement plutôt sérieux de base), si tu prends l'exemple du gars un peu paumé, qui s'est jamais senti à sa place, parce que son conditionnement est ainsi, et qui se retrouve à prendre des psychédéliques régulièrement. Si ce gars là avait une fibre mystique, et que par les psychés, il trouve en lui des réponses à ce besoin mystique. Imaginons par exemple que pendant ses trips il croit atteindre le nirvana, après le breakthrough. Que le gars pense avoir rencontré une gonzesse, à moitié alien, qu'il est entrain de négocier avec le banquier alien pour avoir un crédit, et s'installer dans une maison en campagne.


Bon je force un peu le trait, mais pour r2d2 qui a une fibre pour l'exploration psychonautique, j'entends là abstraite ça parait utile et sain. Mais pour le gonze passionné d'ufologie (du type M*trixsquare), qui va faire évoluer sa compréhension du monde et de lui même vers quelques choses d’erroné voir de dangereux, c'est une autre histoire. Je pense qu'il est là le danger d'accorder trop d'importance à l'inconscient, à ce qu'il y a au plus profond de nous. Même si je prends des cas extrêmes, comme celui de ces gens qui, sous l'emprise de drogue, tue des gens qu'ils haïssent. Le cadre des psychédéliques est un peu différent, mais avec la récurrence des trips, j'ai quand même le sentiment qu'on s'enfonce dans quelque chose, qui vient manifestement de nous (mais dans le même temps nous sommes nous mêmes façonnés par le monde, la société et ses structures). Or ces choses, ne sont pas toujours aussi bienheureux que ce qui nous concerne, nous autres intervenants de ce sujet.

Après tout ces problèmes ne sont pas propres aux psychédéliques de base, c'est pour cela que j'ai aussi évoqués les expériences et les discussions associées. Je ne pense pas que la PEUR de la mort que r2d2 ressent soit innée. Pour cet exemple, évidemment que les psychés, l'introspection, la psychonautique, peuvent aider à trouver des solutions, à des problèmes qui nous sont posés par la société. Le tableau est nuancé, c'est pour cela que je me retrouves dans ce que tu dis. 

Merci, j’espère avoir un fond un peu sérieux et rationnel, je m’y emploie en tout cas^^.
Oui alors je conçois quand tu dis que la recherche à tout prix de réponse ne sera pas bonne pour une personne instable de base. Puisqu’elle aura tendance à trouver des réponses surnaturelles, ésotériques etc. Même dans un cadre récréatif, je suis pas sûre que la prise de substance psychédélique soit bonne de toute façon si les fondements ne sont pas, j’ai pas le bon mot, sûr, stable, solidement ancrés...
Oui quand même je comprends bien le danger qu’il y a à prendre la terra incognita de l’inconscient pour une terre de vérité alors que par définition, c’est une contrée de symboles, de souvenirs refoulés, d’images névrotiques etc. Merci à tous les deux, je n’avais pas envisagé les choses tout à fait sous cet angle là. A cogiter…

(04/08/2018 18:35)Mr Sandman a écrit : Ben je ne sais quoi répondre Xochi. Parce que j'ai bien relu ton post et...C'est exactement ce que je pense. Peut être que je ne suis pas assez clair, parce que j'essaye de rentrer en profondeur et que ce n'est pas facile à traduire. Mais oui. Je suis complètement d'accord avec ce que tu dis. Enfait la seule mesure que j'ajoute à ton discours c'est la singularité (pas forcement nuancé, mais... partiale). Il faut prendre au cas par cas en fonction de l'interlocuteur. Mais sinon j'ai fait un post plus tôt dans la journée qui reflétait exactement les mêmes conclusions sur le topax de Laura.

Oui je confirme, avec des mots et des perspectives légèrement différents, vous tombez d'accord.
Il faut faire attention à la véracité que l'on octroie aux messages de l'inconscient rendus lisibles par les psyché et ne pas forcément chercher à y donner un sens rationnel, pour ne pas risquer de tomber dans des modélisations a postériori, occultes et manichéennes et ainsi, perdre de vue de potentielles alertes psychologique et biologiques.

En tout je suis contente d'avoir soulever la question de l'influence de ces produits sur l'identité, psychique et cérébrale, parce que seule je commençais à tourner en rond.
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#10
Bonjour, bonsoir avant de répondre à la question, je souhaitais dresser un rapide auto portrait, pour que ce que je m’apprête à dire soit pris avec du recul .
J’ai moins de 20 ans, et ma première expérience avec un psychédélique classique (le LSA) date d’il y’a à peu près 6 mois, en sachant que j’ai commencé à expérimenter avec le cannabis et le DXM il y a 2 ans . Je précise aussi que j’ai tendance à apprécier les trips intenses et le mélange de psyché avec du cannabis est pour moi quasi systématique .
Aussi je p n’es être un peu biaisé et trop jeune (immature?) pour saisir totalement les répercussions négatives de ma consommation .

Depuis le début de mon adolescence, je suis une personne qui a des tendances extrêmement anxieuse, il m’arrivait très régulièrement d’être totalement bloqué, paralysé par des peurs que je ressassais en boucle, peur de l’avenir en particulier . Je suis le genre de personne qui d’auto-persuade très facilement que demain sera une horreur . J’ai aussi traversé pas mal de phases où je perdais pas mal le goût de ce que j’aimais et me retrouvait d’une certaine façon à « subir » une vie de laquelle j’estimais retirer bien peu de positif, surtout de l’ennuie et de l’angoisse . J’ai l’impression que les psychédéliques, notamment le DXM et le LSA m’ont permis de passer au dessus de ces angoisses . Comme si ces drogues, et les états de peur panique/ paranoïa qu’elles m’ont fait vivre m’avaient montré à quel point l’angoisse était simplement une construction mentale et qu’elle n’était rien des lors qu’on prenait conscience de sa nature irrationnelle. Je ne sais pas si cela est clair, mais après 2 trips en particuliers, j’en suis ressorti avec une meilleure capacité à gérer mon angoisse, si bien que maintenant ce problème qui était vraiment un sale truc qui me rongeait ne me touche que beaucoup moins .
Les psylos quand à eux m’ont transmis le sentiment (l’illusion peut être) que la vie était finalement là pour qu’on en jouisse, ça parait débile dit comme ça mais fut un temps, j’avais vraiment du mal à trouver du plaisir dans les choses simples de la vie, jouer de la musique, lire, être avec des gens littéralement tout me saoulait et m’épuisait .
A part ces espèces de résumés du fruit de mes longues introspections, je diaries que d’une manière plus générale, les psychés ont comme modifiés/ augmenté la sensibilité, juste m’assoir sous un arbre, près d’un ruisseau, écouter une musique peut me paraître fantastiquement beau alors que bon... c’est pas grand chose en sois .

Quand au répercussions négatives, peut être suis-je devenu une sorte d’imbécile heureux, peut être que je manque encore beaucoup de recul mais à part deux espèces de déréalisations d’une petite semaine suite à 2 trips absolument pas RDR (mais très utiles sur le long terme je trouve) au DXM et au LSA, j’estime m’en sortir bien .

Ah et j’oubliais, depuis que je consomme des psychédéliques, mon intérêt pour d’autre drogues (codé, tramadol, zolpidem, alcool) a drastiquement chuté ce qui est une bonne chose .
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