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Apprendre à voler
#1
Hello,

Voilà nous sommes lundi, j'ai ma journée et les champi, des psylo, donnés par un ami, un bout de sa récolte. J'en prends 1g 5 secs, c'est pas mauvais.

Je suis toute seule, c'est mon premier trip aux champi mais aussi le premier sans sitter.

Au bout de 30 minutes, je suis déjà bien partie.

Je pars en instrospection, du Heilung dans les oreilles, ce que j'aime leur coté ambiance sacrificielle! Je me sens dans un trip très organique, comme si j'étais dans mes boyaux. C'est très différent du 1p, moins linéaire, plus erratique. Je renifle une vielle peluche que j'ai prise avec moi pour voir quels sensations, souvenirs elle ferait remonter...je descends en moi, j'essaye de penser à des souvenirs d'enfant et assez vite, j'arrive devant des cadenas, partout....des murs. C'est extrêmement frustrant mais il est vrai que beaucoup de mon passé est peu accessible par la mémoire?
J’ai des visuels mais ils sont ….fermés….

Je change de pièce, tout est à dominante rouge, violet et noir chez nous.
Je mets Korn, après tout I can’t see, I go blind….sur ce coup là c’est de circonstance.

J’ai cette idée qui raisonne dans ma tête : « y’a rien à ramener de ton enfance, y a rien à sauver ».

Je badde même pas…j’ai pas cette notion de bad trip, y a que des infos, du vécu, après c’est ce qu’on en fait qui tourne en bad.

Je suis très connectée à mon corps et je me laboure la peau des cuisses avec mes ongles au son de Falling away. (pas de jugement, merci ^^). Je me sens bien et je ne mettrai juste pas de short la prochaine semaine.

Mon ami qui m'a passé les champi passe sur ma messagerie, je regarde mon ordi de temps à autre et je lis un « ça va ? » ou du genre. 

Je suis à 2h30 après la prise. Je lui dis en deux mots que ça va.
Merci à lui car il redirige mon trip grâce à des liens musicaux (je suis extrêmement perméable aux sons, aux notes) que je surkiffe et là je découvre un autre univers….des visuels de folie….mon plafond de couleurs acidulées, multiples, les boules en papiers tour à tour vortex et/ou trou noir. 

Il s’eclipse en me disant de continuer à surfer sur cette vague là.

Les sons de psytrans, de psy-aliens vont se succéder pendant 2hrs durant lesquelles tout mon environnement est mobile, franchement c’est génial. 

La réalité bouge au grès des sons. mon visage aussi, je me sens sourire, pas sourire, j'ai l'impression d'être une gosse qui joue avec un tableau d'éveil!

Il y a des bêtes d’orage, elles virevoltent et ont l’air de communiquer autour de mon lustre en papier qui ne cesse de se déformer. Je trouve qu’elles nous ressemblent, à nous tous, petits humains, à nous agiter, à tourner en rond.
Je joue avec mes mains, je m'amuse à provoquer moults visuels. 
J'ai faim, je prends du fromage au soja, végan, je plonge mes doigts dedans, les porte à ma bouche, je me sens en accord avec moi même, de me nourrir sans faire de mal à aucune vie. C'est tellement gouteux que je mange peu au final, saturée de stimulis sensoriels.

2 hrs plus tard je suis clairement en redescente.
Je sors profiter du soleil, de la lumière, tout est extraordinaire. Je mets mes pieds dans l'eau, fraîche.

Je me moque intérieurement de moi-même avec mes expérimentations sauvages de contenus mentaux. On m’y reprendra pas (jusqu’à la prochaine fois^^)

J'ai adoré toutes les phases de ce trip, les expérimentales, les plus darkies et les deux dernières heures extrêmement ludiques.

Merci de m'avoir lu ^^
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  • Indica, Tridimensionnel
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#2
@R2d2, à mon sens tu as totalement retranscrit le propre de l'expérience que peut offrir la psilocybine . Cet état de transe sensorielle, l'ouverture aussi belle qu'imprévisible de nos 5 sens au monde et à notre propre corps . Je me suis particulièrement reconnu quand tu dis "labourer tes cuisses avec tes ongles", moi je délire plutôt sur poils et cheveux mais je vous tout à fait ce que tu voulais dire .

Pour ce qui est du bad trip, je crois que cette notion est inaccessible à l'esprit dans cet état tant qu'on surfe sur une bonne vague , quand on s'abandonne totalement au voyage psychédélique . Et puis ce côté "erratique" et non-linéaire du voyage, perso ça me donne l'impression que je suis pas défoncé mais juste que mon cerveau a switché d'un mode "blues" à un mode "impro de rock progressif" ... c'est quoi cette métaphore à deux balles là ?

Et sinon, pas de bodyload particulier ?
Tout fumeur rêve de disparaître dans ses nuages . -Tesson

Mes Trip reports :

Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31341.html
Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31426.html
DXM : http://www.psychonaut.fr/thread-31394.html
LSA : http://www.psychonaut.fr/thread-31804.html
Champis + Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31947.html
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#3
Chacun se réapproprie ses douleurs passées dans des actes masos réactualisés, et qui se veulent "maitrisés"...


Citation :NARCISSISME ET MASOCHISME - Espérer en baver pour se légitimer de sa honte et de ses culpabilités

« Ici le plaisir de la douleur cèderait plutôt la place au plaisir du malheur, quand la moindre menace de bonheur promet un malheur toujours plus grand. »

La dimension orgueilleuse du masochisme pourrait être liée à une forme de narcissisme moral, lorsque l’individu ne recherche pas la punition, mais se l’inflige pour sauver son honneur. « A défaut d’être grands dans la réussite, ces patients seront grands dans l’échec », écrit Jeammet. Ces conduites visant l’échec permettraient ainsi d’alimenter l’omnipotence infantile que les jeunes ont du mal à abandonner, mais aussi les adultes. Ces conduites masochistes sont des défenses narcissiques, permettant à l’individu de se retrouver dans la souffrance, de donner un sens à sa vie, dans un rituel où la douleur le reconnecte à lui-même. L’aspect moral intervenant lorsque l’individu renonce à toute sorte de chose, de biens, de plaisir, pour s’offrir un plaisir qui lui sera plaisant. L'aspect est moralement plaisant par le renoncement : « moi je ne participe pas au Black Friday », et plaisant physiquement lorsqu’il excite des zones érogènes en satisfaisant ses pulsions de mort : « à la place je bois un verre en fumant ». A partir de là il y a des renoncements plus ou moins vénères, et qui infligent plus ou moins de souffrances.

Vis-à-vis de l’autodestruction - une impasse de la dialectique Moi Idéal – Idéal du Moi ?

Derrière la recherche du malheur, il y a presque toujours la recherche de la douleur, voire celle d’un persécuteur. « Il est rare que dans le malheur il n’y ait pas une complaisance à la douleur. » Et la cure doit essayer de mettre au jour la répétition dans ces conduites qui visent à rechercher cette douleur. Il y a dans cette répétition, cette recherche de l’immobilité, une forte résistance au changement, qui peut être assurément articulée au narcissisme, et aux défenses narcissiques mises en place par certains adolescents et adultes. Car c’est la dimension de la mise en échec, de l’opposition à tout changement, voire au désir lui-même, qui implique de changer, et qui semble à l’œuvre dans les excès compulsifs de jeux vidéo, d’achat en tout genre, de boulimie ou de consommation de stupéfiant, par exemple. Ainsi se cacher sa recherche du malheur dans une absence de subjectivation, dans une réduction de son dialogue intérieur à « Je m'en bas les couilles, je veux je prends », tend vers le divertissement permanent pour garder le contrôle de soi (dans un parfait déni et refoulement de tout ce qui dérangerait ses illusions, ses délires, et son omnipotence).

Au delà des apparences, des pseudos réussites sociales conformistes.

Une façon d’essayer de contrôler ses angoisses revient donc à adopter une conduite masochiste, qui deviendrait alors protection lorsqu’en appliquant à soi-même un mal, on en est sur du résultat. L’individu maitrise sa douleur, selon ce qu’il veut ou peut endurer. Tout dépend de s’il recherche une douleur plaisante, ou une confrontation à ses limites, pour étendre le cadre de sa souffrance, explorant ainsi toujours plus l’infini de son désarroi et de ses capacités à résister à ses maux qu’il ne peut ni saisir ni définir, juste s’en rapprocher pour s’en sentir exister dans un mouvement de réappropriation de sa souffrance. La dynamique étant alors de faire passer une souffrance inconsciente, latente et insaisissable, en une douleur consciente et maitrisable, dans un cadre que l’individu aura défini : « En enfonçant un peu plus la lame, la douleur devrait être un peu plus forte ».


Pour en savoir plus sur la forme que peut prendre la haine de soi : http://www.psychonaut.fr/thread-31579.html
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#4
(03/07/2018 13:47)Indica a écrit : @R2d2, à mon sens tu as totalement retranscrit le propre de l'expérience que peut offrir la psilocybine . Cet état de transe sensorielle, l'ouverture aussi belle qu'imprévisible de nos 5 sens au monde et à notre propre corps . Je me suis particulièrement reconnu quand tu dis "labourer tes cuisses avec tes ongles", moi je délire plutôt sur poils et cheveux mais je vous tout à fait ce que tu voulais dire .

Pour ce qui est du bad trip, je crois que cette notion est inaccessible à l'esprit dans cet état tant qu'on surfe sur une bonne vague , quand on s'abandonne totalement au voyage psychédélique . Et puis ce côté "erratique" et non-linéaire du voyage, perso ça me donne l'impression que je suis pas défoncé mais juste que mon cerveau a switché d'un mode "blues" à un mode "impro de rock progressif" ... c'est quoi cette métaphore à deux balles là ?

Et sinon, pas de bodyload particulier ?

Coucou Indica,

Non je n'ai pas eu de bodyload particulier excepté des fourmillements dans tout le corps.
La psilo donne un trip trèèèèèès agréable, très ouvert sur le corps dans son environnement.
Je comprends maintenant pourquoi on dit que c'est un trip à faire à l'extérieur. J'essaierai de me faire ça dans la nature.

Et lui la connexion au corps, aux sens est tellement forte!! c'est impressionnant.

Après quitte à prendre un produit, je lui ouvre totalement la porte, je ne consomme un truc que quand je sais que je n'ai aucun stress à la faire, je pense que ça évite beaucoup les bad.

En tout cas une expérience à refaire^^

(03/07/2018 14:12)Laura Zerty a écrit : Chacun se réapproprie ses douleurs passées dans des actes masos réactualisés, et qui se veulent "maitrisés"...

Coucou Lara,

Je suis assez d'accord mais on peut voir ça de façon moins intellectualisée aussi et se dire, wahooo dans cette maxi connexion à mon corps, qu'est ce que cette douleur est bonne! Parce qu'elle n'est pas douleur sur le moment. Le mot "douleur" n'est qu'une valeur consensuelle ajoutée a posteriori.

Je suis embêtée par identification malheur: douleur.

Je ne vais pas faire un laïus sur la notion de consentement mais la douleur n'est pas synonime de malheur ou de persécution, elle n'est pas forcément morale..et est également relative à la réception physique que l'on en a. Il n'y a pas deux personnes qui aient le même seuil de tolérance à la douleur. Ce qui est bon pour l'une peut être douloureux pour l'autre, etc.

(03/07/2018 14:12)Laura Zerty a écrit :
Au delà des apparences, des pseudos réussites sociales conformistes.

Une façon d’essayer de contrôler ses angoisses revient donc à adopter une conduite masochiste, qui deviendrait alors protection lorsqu’en appliquant à soi-même un mal, on en est sur du résultat. L’individu maitrise sa douleur, selon ce qu’il veut ou peut endurer. Tout dépend de s’il recherche une douleur plaisante, ou une confrontation à ses limites, pour étendre le cadre de sa souffrance, explorant ainsi toujours plus l’infini de son désarroi et de ses capacités à résister à ses maux qu’il ne peut ni saisir ni définir, juste s’en rapprocher pour s’en sentir exister dans un mouvement de réappropriation de sa souffrance. La dynamique étant alors de faire passer une souffrance inconsciente, latente et insaisissable, en une douleur consciente et maitrisable, dans un cadre que l’individu aura défini : « En enfonçant un peu plus la lame, la douleur devrait être un peu plus forte ».

Hummmm attention de ne pas être dans le jugement.
Par ses "pseudo réussites sociales conformistes", chacun fait aussi ce qu'il peut pour survivre à son passé, son présent et son futur.

Sinon sur le lien entre l'angoisse, la douleur choisie et la douleur réappropriée, je n'ai pas grand chose à rajouter.

(03/07/2018 14:12)Laura Zerty a écrit : Pour en savoir plus sur la forme que peut prendre la haine de soi : http://www.psychonaut.fr/thread-31579.html

Non ça va aller, je ne veux pas en savoir plus sur la haine de soi, je ne me sens pas concernée ^^
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#5
Je ne vois pas de jugement dans mon propos, mais je me trompe peut être. De mon point de vue c'est là que c'est intéressant d'aborder la question de la douleur au delà de la morale, c'est à dire par delà bien et mal en voyant ça comme une bonne ou une mauvaise chose, en pratique. Un coup cette action masochiste nous apparait comme bonne, quand à un autre moment on la juge mauvaise, étrange contradiction non ?

On a tous en nous une haine de soi, une culpabilité inconsciente rattachée à des hontes que l'on cherche à réactualisées malgré soi, dans diverses pratiques masochistes. En gros sa culpabilité inconsciente s'exprime par la recherche d'une douleur qui sera alors plaisante. N'importe qui s'étant entaillé volontairement la peau pourra en témoigner, cela a été plaisant sur le moment, bien qu'en société l'on juge cette pratique comme moralement mauvaise parce que douloureuse. Mais au fond de soi on garde le souvenir plaisant de cette maitrise de sa douleur, de cette reconnexion à soi au travers de sa souffrance, de ses angoisses passées.

Mais un coup on se l'avoue, un coup sa morale nous fait dénier cette terrible vérité. C'est là tout le paradoxe de la quête de soi, on recherche ses vérités tout en les fuyant, par peur de soi.

Nietzsche : "Quand tu regardes l'abîme, l'abîme regarde aussi en toi."
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#6
(03/07/2018 15:01)R2d2 a écrit : Non je n'ai pas eu de bodyload particulier excepté des fourmillements dans tout le corps.
La psilo donne un trip trèèèèèès agréable, très ouvert sur le corps dans son environnement.
Je comprends maintenant pourquoi on dit que c'est un trip à faire à l'extérieur. J'essaierai de me faire ça dans la nature.

Et lui la connexion au corps, aux sens est tellement forte!! c'est impressionnant.

Après quitte à prendre un produit, je lui ouvre totalement la porte, je ne consomme un truc que quand je sais que je n'ai aucun stress à la faire, je pense que ça évite beaucoup les bad.

En tout cas une expérience à refaire^^

Attention aux dosages, les psylos ont un potentiel d'effet qui sont par nature incertain, commencer par une dose moyenne/normale c'est pas ce qu'il y a de plus recommandé, 1.5g c'est pas négligeable.


Par ailleurs les ressentis que tu en as sont très subjectifs, certains auront tendance à dire qu'au contraire les psylos sont très mentale, ou très marrants et pas aussi sensitifs que les lysergamides par exemple. Donc il faut toujours prendre beaucoup de recule par rapport à ce qu'on peut lire.
Enfin, il n'y a pas de "on" dit. Un set à l'extérieur c'est différent d'à l'intérieur, c'est sur. Mais ça peut ne pas plaire à tout le monde, et ça demande aussi beaucoup plus de maîtrise (et ce ne sont pas des paroles en l'air). Donc pas besoin de monter dans les dosages. Réitérer un même processus avec des ressorts psychiques et environnementaux différents c'est tout l’intérêt du trip. (Après j'ai pas envie de partir en débat sur le concept flou de "Nature" mais il le mériterait également)

De plus, laisser le temps de digérer tout ça est à mon sens plus que nécessaire, n'y voit pas la une critique ad hominem de ma part puisque chacun a ses méthodes et ses envies, et j'ai pas pour but de donner des indications sur la manière d'écrire des TRs. Mais, si je peux te partager de ma modeste expérience en psychonautique, écrire quelque chose à chaud c'est important. Mais il est peut-être pas nécessaire de le poster tout de suite. Psychonaut c'est pas Facebook, la temporalité n'est pas la même, c'est pas si important que tu l'ai fait hier, puisque le message va rester peut-être pour encore une décennie ou deux. Après chacun a ses préférences de rédaction et tout ça, mais tu vois j'ai l'impression que tu n'as pas tout dis dans ton TR. Heureusement que d'autres membres était là pour te questionner et de par tes réponses apporter de nouvelles idées/sensations. C'est aussi tout le sel de la discussion, mais j'ai vraiment l'impression que tu es quelqu'un de très intelligent, et tes TRs sont plutôt communs. Alors peut-être que jusqu'à maintenant tu as plus exploré la composante physique que mentale, mais je trouve malgré tout que tu décris plus que tu racontes, et disons que c'est pas ce que je préfère ^^.

Si je peux faire une analogie un peu plus constructive, une étude (...) avait déterminer que la seule caractéristique psychologique qui évoluait après que des sujets aient vécus des expériences (encadrés) avec des champignons hallucinogènes, c'était l'ouverture d'esprit. Or c'était (et c'est) pas quelque chose d'instantané, ça fait partie des nombreuses choses qui peuvent émerger en nous après un trip.
Ici il n'y pas d'injonction à écrire des TRs, ni à tout intellectualiser (c'est pas ce que je souhaite), donc libre à toi de t'exprimer comme tu le souhaites et quand tu le souhaites, mais en tant que humble lecteur, je trouve que c'est pas assez "labourer". Alors encore une fois désolé c'est toujours délicat de juger l'écrit des autres, mais j'espère que tu comprendras que ma remarque dénote le fait que j'ai de l'intérêt pour ce que tu fais à travers ce que tu racontes, c'est également le jeu d'un forum.

Voilà j'aimerais bien comprendre ce que tu entends par des visuels "fermés" par exemple ? Est-ce que retrouver des souvenirs de ton enfance est quelque chose qui t'habite lorsque tu es sobre (c'est mon cas)? Pour ce qui concerne la ""douleur"", je crois comprendre que c'était plus une manière d'expérimenter le corps, qu'une véritable souffrance, mais pour autant ça n'a rien fait émerger d'autre en toi, comme de l'inconfort qui t'a fait sortir un peu du flow du trip ou alors de la peur ?

Cordialement [Image: 41I4V7qXRwL._SX260_.jpg]
[Image: 37qdi.png]
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#7
(03/07/2018 16:03)Xochipilli94 a écrit : Attention aux dosages, les psylos ont un potentiel d'effet qui sont par nature incertain, commencer par une dose moyenne/normale c'est pas ce qu'il y a de plus recommandé, 1.5g c'est pas négligeable.


Coucou Xochipilli94,
Je savais que 1,5 gr n’était pas une dose négligeable pour une première fois. Mais ce n’était pas prévu que je sois seule non plus.
 
(03/07/2018 16:03)Xochipilli94 a écrit : De plus, laisser le temps de digérer tout ça est à mon sens plus que nécessaire, n'y voit pas la une critique ad hominem de ma part puisque chacun a ses méthodes et ses envies, et j'ai pas pour but de donner des indications sur la manière d'écrire des TRs. Mais, si je peux te partager de ma modeste expérience en psychonautique, écrire quelque chose à chaud c'est important. Mais il est peut-être pas nécessaire de le poster tout de suite. Psychonaut c'est pas Facebook, la temporalité n'est pas la même, c'est pas si important que tu l'ai fait hier, puisque le message va rester peut-être pour encore une décennie ou deux. Après chacun a ses préférences de rédaction et tout ça, mais tu vois j'ai l'impression que tu n'as pas tout dis dans ton TR. Heureusement que d'autres membres était là pour te questionner et de par tes réponses apporter de nouvelles idées/sensations. C'est aussi tout le sel de la discussion, mais j'ai vraiment l'impression que tu es quelqu'un de très intelligent, et tes TRs sont plutôt communs. Alors peut-être que jusqu'à maintenant tu as plus exploré la composante physique que mentale, mais je trouve malgré tout que tu décris plus que tu racontes, et disons que c'est pas ce que je préfère ^^.

C’est exact je décris plus que je ne raconte. Si j’attends avant de poser des mots, le trip bascule dans l’indicible et en même temps je suis à la recherche du juste milieu entre le récit et l’analyse profonde des contenus mentaux. Si mes Tr sont communs, c’est aussi pour le laisser être une base de discussion. Ce qui a assez bien fonctionné finalement.

(03/07/2018 16:03)Xochipilli94 a écrit : (…) mais en tant que humble lecteur, je trouve que c'est pas assez "labourer". Alors encore une fois désolé c'est toujours délicat de juger l'écrit des autres, mais j'espère que tu comprendras que ma remarque dénote le fait que j'ai de l'intérêt pour ce que tu fais à travers ce que tu racontes, c'est également le jeu d'un forum.

Bien sur pas de souci, je ne recherche pas le prix du meilleurs Tr, loin de là.

(03/07/2018 16:03)Xochipilli94 a écrit : Voilà j'aimerais bien comprendre ce que tu entends par des visuels "fermés" par exemple ? Est-ce que retrouver des souvenirs de ton enfance est quelque chose qui t'habite lorsque tu es sobre (c'est mon cas)? Pour ce qui concerne la ""douleur"", je crois comprendre que c'était plus une manière d'expérimenter le corps, qu'une véritable souffrance, mais pour autant ça n'a rien fait émerger d'autre en toi, comme de l'inconfort qui t'a fait sortir un peu du flow du trip ou alors de la peur ?

Par « visuels fermés », j’entends ce moment bien désagréable où en essayant de remonter le cours du temps, je me suis retrouvé dans un espace mental fermé, cadenassé, et bien les visuels eux-mêmes étaient devenus anguleux, sombres et sans horizon.

Oui j’ai entamé une thérapie spécialisée dans les souvenirs post traumatiques pour essayer de déverrouiller tout ça. Donc oui c’est un souci que j’ai d’autant plus à l’état sobre.

Spontanément je dirai que non la douleur ne m’a pas faite sortir du flux du trip ni fait émerger de peur, néanmoins et de façon sous-jacente, je me suis laissée rediriger vraiment facilement vers quelque chose de plus ludique, donc j’en déduis que tout n’était pas si simple pour moi à ce moment là.
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#8
Moi j'aime bien ce petit TR frais et tourné vers les sensations. On le lit comme on boirait un bon petit thé Wink
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