• Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Bad trip et saut dans le vide...
#1
Bonjour à tous,


Je tiens d'abord à préciser que le monde des drogues n'est pas le mien. Je l'ai expérimenté une fois, et ça m'a été fatal. Je ne suis pas assez puissant dans ma tête pour ça.
Je voulais quand même vous raconter brièvement le bad trip que j'ai vécu il y a 3 ans à Amsterdam et qui continue de me hanter. Car je sais que vous sauriez m'apporter quelques éléments de réponses, des retours de vos expériences à vous...

En janvier 2015, pour fêter mes 18 ans, je pars à Amsterdam avec ma petite amie de l'époque. 
La veille, je lui confie mes traumatismes d'enfance : l'inceste, les abus sexuels dont j'ai été victime enfant (pendant une année) et l'abandon de mon père, surtout. 
La journée, nous nous baladons dans la ville, le cannabis est partout: les gens qui consomment dans la rue, les nombreux coffee shops, tout est banalisé. Je finis par m'acheter un paquet de bonbons au cannabis, j'en mange quelques uns et j'attrape un fou-rire. Rien de bien méchant, les sensations sont légères...
En fin d'après-midi nous visitons le musée d'Anne Frank. Avant d'y entrer, je m'engueule avec ma copine, je ne me sens pas bien dans cette ville, je n'aime pas l'atmosphère, simplement. Et j'éprouve un mal-être, celui que je connais et qui me suit depuis le début de l'adolescence... Je suis quelqu'un de très anxieux.

Le soir, on se promène dans la ville et on décide d'acheter un joint. On le fume à deux, et je ne ressens aucun effet. Je suis fatigué et agacé : pourquoi donc le cannabis ne me fait rien?
Alors je veux y retourner et acheter un space-cake. On en prend 1 chacun. On le mange, et 10 minutes après toujours rien. Je sens la colère monter en moi, je veux "découvrir" les effets, de cette plante tant mise en avant dans mon lycée, je veux connaître de nouvelles sensations, expériences, voir de nouvelles choses, ouvrir ma perception à d'autres choses qu'à cette sempiternelle perception qu'est la mienne.
Je suis très loin, vraiment très loin de me douter de la dangerosité de cette drogue "douce". Alors je reprends un space cake, et paf 2 space cake ingérés.  Confused
Nous rentrons dans un bar, on se commande une pinte de bière chacun. Je commence à boire un tiers de ma bière et montée d'adrénaline gigantesque et chaleur qui envahit mon corps. Je ne comprends plus rien, je suis euphorique mais en même temps tellement mal. Toute la réalité est exaltée, mais je reste lucide, conscient que quelque chose ne va vraiment pas. Je ne reconnais plus ma voix, les sons sont bizarres, déformés, j'étouffe... Une partie de ma conscience reste alerte, et je dis très vite à ma copine : "je me sens affreusement mal, rentrons à l'hôtel je t'en prie" 
Je ne suis plus rien, je suis un enfant sans défenses, complètement apeuré, je lui demande de me rassurer, que tout cela va finir par passer. Je sens ma mort venir, le temps n'est plus pareil; je suis dans un présent "éternel" qui me met dans un état d'angoisse indescriptible. 
On finit par sortir du bar, j'ai conscience que les gens me regardent bizarrement dans la rue (je deviens un peu parano aussi). On arrive à un arrêt de bus, on cherche le bus pour l'hôtel : plus aucun bus à cette heure-ci.
S'ensuit une bonne heure où je comate complètement (je me souviens plus vraiment de ce moment là), je m'accroche juste au bras de ma copine qui galère complètement pour retrouver le chemin de l'hôtel. On est un peu perdus, on se perd dans la grande ville sombre.
On finit par trouver un taxi, on le supplie presque de nous ramener à notre hôtel. Tout me paraît irréel, mais je parviens quand même à donner l'adresse de l'hôtel au chauffeur, et à cacher autant que possible mon état de défonce, de mal-être horrible.
Je plonge dans ma conscience, dans un puits sans fonds, des souvenirs remontent à ma conscience... J'ai l'impression d'aller super loin dans ma tête et que c'est quelque chose d'infini. Je vis une expérience d'intense dissociation. Où est mon esprit? Est-ce que mes pensées sont en dehors de moi? Qui suis-je? Je ne reconnais plus rien... La réalité m'apparaît hyper glauque, je me demande "suis-je dans une réalité parallèle?", et surtout "comment je vais faire pour en sortir?!"

On arrive à l'hôtel, finalement. Dans la chambre je me regarde dans le miroir et je panique. Mais je commence à me calmer un peu, à retrouver un peu mes esprits.
Et là ce qui m'interpelle c'est que ma mémoire à court terme est bousillée, ma copine aussi. On oublie ce qu'on vient de dire à l'instant même. Cela donne des conversations absurdes, et c'est vraiment pas cool...

Je ne veux pas dormir, et pourtant je sais que j'en ai besoin. Je suis comme persuadé que si je m'endors je meurs...
Je finis par dormir mais très mal, pendant 3-4 heures. Le lendemain je suis "choqué", et je me sens dissocié...
Ce mal-être est toujours très vivace, je ne me sens bien nulle part. Je veux fuir, mais quoi? La réalité ne peut pas être fui. Je me sens "coincé" dans une réalité hyper glauque. 
A l'arrivée à Lille (j'étais étudiant à Lille), je vais aux urgences psychiatriques car j'ai toujours ces symptômes horribles. Je vois une équipe de psy qui me disent que je suis choqué, et que c'est "logique" vu que j'ai fait un bad trip. J'ai un discours très dépressif... Ils me prescrivent du xanax. 
J'en prends une moitié au retour dans ma chambre étudiante. J'aime pas trop les effets mais je suis un peu plus calme.
Je reprends ma vie d'étudiant tant bien que mal. Je loupe pas mal de cours mais je m'accroche... Je valide même mon année, mais je ressens ce mal-être et cette angoisse horrible prête à me bondir dessus à tout moment.

Je finis par "ranger" cet épisode dans un coin de ma tête, et vivre assez "normalement" pendant 3 ans. Sauf qu'il y a 3 mois je "revis" psychologiquement ce traumatisme dans un cauchemar. Cette expérience de dissolution de l'ego, de plus savoir qui on est... 
Et depuis je galère... Je vis dans la dissociation/dépersonnalisation, qui sont aigües lors de crises d'angoisses. J'ai du arrêter les études et j'ai commencé une psychothérapie. Mais certains jours j'ai des idées suicidaires et je désespère réellement, même si j'ai au fond de moi cet espoir de m'en sortir... Mais j'ai tellement peur si vous saviez.

Merci de m'avoir lu... J'attends vos réactions.  Smile
The following 2 users Like deracine's post:
  • Aiskhynê, Trickster
  Répondre
#2
Déjà merci pour le retour intéressant, j'espère que ça évitera à du monde de s'enfiler 2 spaces cakes bien chargé à 10 minutes d'intervalle ^^"

Du coup pour le traumatisme post-trip il n'y a pas de solution miracle, psychothérapie et beaucoup d'investissement personnel mais tu sembles l'avoir compris. Et garder espoir c'est important, ne jamais se dire que tout est foutu parce que même l'esprit écrasé en miette de Pringles on peut le reconstruire avec suffisamment de volonté, d'efforts et de temps.
J'ai vécu grosso modo la même chose il y a un an en forçant sur la DMT (TR en signature), j'ai eu pas mal de séquelles, aussi de la déréalisation mais surtout de la dépersonnalisation. Je conseille la méditation pleine conscience, ça m'a bien aidé.

On a tous dû avoir des blessures de guerres ici je pense, plus ou moins profondes, faut tenter de les accepter, les tolérer, les compendre et vivre avec.
Bonne chance pour ton rétablissement aussi, si jamais t'as besoin de discuter on est à l'écoute ici. On se prétend pas psychologues mais usagers engagés yep!
[Image: qm94.png]
[Image: oobj.png]

Say No And Protest
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
The following 1 user Likes snap2's post:
  • Aiskhynê
  Répondre
#3
Salut et bienvenue

Citation :Je tiens d'abord à préciser que le monde des drogues n'est pas le mien. Je l'ai expérimenté une fois, et ça m'a été fatal. Je ne suis pas assez puissant dans ma tête pour ça.

Si ça peut te rassurer ça n'a rien à voir avec une quelconque "fragilité mentale", c'est surtout que tu as fais tout ce qu'il ne faut pas faire quand on test une nouvelle drogue : tester ça dans un endroit que tu connais pas et où tu te sens mal à l'aise + peut être pas le meilleur moment pour te défoncer vu les discutions/engueulades que t'as eu avec ta copine (donc set and setting totalement pourri), prendre une dose énorme (2 space cake quand on connait pas le produit, c'est énorme), consommer dans un lieu publique etc... bref, c'est presque normal que tu ais badé, renseigne toi un peu sur le principe de "set and setting" sur le forum si tu connais pas encore, tu comprendra mieux je pense Wink

Citation :Je finis par "ranger" cet épisode dans un coin de ma tête, et vivre assez "normalement" pendant 3 ans. Sauf qu'il y a 3 mois je "revis" psychologiquement ce traumatisme dans un cauchemar. Cette expérience de dissolution de l'ego, de plus savoir qui on est...
Et depuis je galère... Je vis dans la dissociation/dépersonnalisation, qui sont aigües lors de crises d'angoisses. J'ai du arrêter les études et j'ai commencé une psychothérapie. Mais certains jours j'ai des idées suicidaires et je désespère réellement, même si j'ai au fond de moi cet espoir de m'en sortir... Mais j'ai tellement peur si vous saviez.

J'ai vécu plus ou moins la même chose suite à un bad trip au LSD et même si une DP/DR c'est clairement pas marrant à vivre on peut très bien s'en sortir t'inquiètes pas. C'est déjà bien d'avoir entamé une psychothérapie, si ton psy est pas trop un gland ça devrait bien t'aider.
Après chacun a ses petits trucs pour s'en sortir comme la méditation pour snap, ou perso lire des trucs sur les questions existentielles qui m'angoissaient à cette période m'a aussi bien aidé, bref à toi de trouver ce qui te fait de bien !

Y'a quelques topics sur le forum qui parle déjà de déréalisation suite à un bad trip, t'y trouveras surement d'autres infos Wink
The following 1 user Likes Trickster's post:
  • Aiskhynê
  Répondre
#4
(28/06/2018 16:13)deracine a écrit : on décide d'acheter un joint. On le fume à deux, et je ne ressens aucun effet. Je suis fatigué et agacé : pourquoi donc le cannabis ne me fait rien?

boum

(28/06/2018 16:13)deracine a écrit : Alors je veux y retourner et acheter un space-cake. On en prend 1 chacun. On le mange

boum !

(28/06/2018 16:13)deracine a écrit : 10 minutes après toujours rien.(...) Alors je reprends un space cake

BOUM !!!

Ne t'inquiète pas, les conséquences psychologiques d'une surdose sont pénibles, mais c'est comme tout : ça passera.
The following 1 user Likes Revenant's post:
  • amicale_du_pc
  Répondre
#5
Bonsoir déraciné,

Même si ce que tu vis est extrêmement pénible, tu sembles faire ce qu'il faut pour t en sortir et aller mieux : entamer une psychothérapie, te renseigner et rechercher des échanges et des témoignages sur les bad. Au vue de ce que tu abordes rapidement de ton passé, la surdose de cannabis à du faire sauter des verrous, des portes et la psychothérapie va certainement beaucoup t aider à comprendre ce qui s est passé.

Prends soin de toi et ne perds pas courage.
  Répondre
#6
Merci à vous tous pour vos réponses, c'est vraiment cool !

En fait ma grande peur c'est de devoir porter ce traumatisme à vie.

On me dit que le temps aidera, mais le trauma est revenu dans un de mes cauchemars après 3 ans de "paix"...
  Répondre
#7
(28/06/2018 22:14)deracine a écrit : Merci à vous tous pour vos réponses, c'est vraiment cool !

En fait ma grande peur c'est de devoir porter ce traumatisme à vie.

On me dit que le temps aidera, mais le trauma est revenu dans un de mes cauchemars après 3 ans de "paix"...

Rassures-toi, le temps est le meilleur des remèdes. Bien évidemment ça peut sembler risible à dire quand plusieurs années après tu peux avoir des souvenirs très précis d'un traumatisme. Mais rassures-toi, tôt ou tard, c'est quelque chose que tu auras vaincu, ça ne te quittera jamais, même si tu l'oublies pendant 10 ans tu peux t'en ressouvenir un jour. C'est normal ça fait partie de toi, de ton passé. Cependant avec le temps, lorsque tu seras passer à autre chose, tu afficheras une confiance vis à vis de cet évènement. L'important étant de passer à autre chose, aujourd'hui tu es encore étudiant, à Lille, tu éprouves apparemment des difficultés. Mais lorsque ton environnement aura changé, que tu te seras remplis la tête de plein d'autres trucs et que tu seras sur une dynamique positive tu pourras faire une croix sur ce bad.
En tout cas c'est quelque chose de relativement avéré, notamment lorsque tu engages toutes les démarches pour aller mieux (psychotérapie, etc).

Maintenant là où mon hypothèse a ses limites. C'est que je n'ai pas été confronté à de tels traumatismes dans mon enfance. Même si pour ma part tout n'a pas été tout rose, j'ai aussi eu un père absent, mais j'ai eu de quoi faire le contrepoids (une mère qui a tenu pleinement son rôle). Donc j'ai une certaine sérénité vis à vis de tous ça, même si ça a probablement laisser des traces dans ma vision des choses ou mon comportement.

Donc voilà, on est plutôt qualifié pour te dire qu'un bad, si on travail dessus ça peut devenir quelque chose de seulement anecdotique. Ça peut même (enfin c'est souvent le cas dans mon entourage) être constructif dans les questionnement que ça fait émerger. Pour ce qui est des autres épreuves bien plus graves auxquelles tu as du faire face par le passé, je ne suis pas qualifié pour t'aider dessus et les psychologues te seront d'une meilleure aide. Par ailleurs n'hésite pas à changer de psychologue si celui qui te suis actuellement ne te convient pas.

Je te laisse avec un vieux thread qui contient tout un tas d'information utile : Petit thread du bad trip
[Image: 37qdi.png]
  Répondre
#8
Après j'ai envie de dire que si tu fais une fixation dessus, c'est peut être pour une raison, tout comme le fait d'avoir parlé de ce que tu as vécu dans ton enfance, tout en parlant de ce traumatisme cannabique.

Il y a peut être un lien.

Certaines personnes recherchent justement la dissociation après avoir vecu des choses comme ça, pour retrouver cet état.

Car tu as déjà du le vivre par le passé.

Au contraire d'autres personnes ne supporte pas d'être à nouveau dissocié, les ramenant à cet état et leurs faisant revivre inconsciement un état dans lequel ils ont vécu un traumatisme...

Bien que dans tous les cas il est clair que pour une première expérience, le contexte est plus que pourrie.

Déjà que pour des consommateurs avérés, passer du joint au space cake peut être vraiment troublant et que fume et parano sociale vont souvent de paire, expérimenter pour la première fois du cannabis en bouffant deux space cake dans un endroit surpeuplé et bruyant, après une dispute...

C'est pas forcément le meilleur moyen pour découvrir et apprécier les effets du cannabis ! :o

Qui pour ma part m'a certe aidé à comprendre certaines choses, que j'aurais sans doute compris avec des champignons qui ne m'ont jamais fait de mal...

Mais m'a surtout fait des résurgences et déclencher ou redéclencher tout un mécanisme de troubles qui ont mit des années à partir et pas sans un putain de travail sur moi de fou.

Et même si au début c'était cool, comme l'hero, après bah non...

Comme l'hero...

En plus la transition se fait très rapidement...

Bref, t'as rien perdu au lycée, rassure toi.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
  Répondre
#9
Salut,

Si ça peut te rassurer, ce sont les effets typiques d'un surdosage de cannabis ingéré.

Tu n'es pas particulièrement faible, mais tu as juste ris beaucoup trop de substance actives a un intervalle trop court. Ton corp a fini par plus savoir comment réagir et tu as fini propulsé dans une confusion et angoisse intense pendant plusieurs heures. C'est pas agréable à vivre, ça fait pas partie des expérience classique que l'utilisateur vise, mais pourtant, elle arrive et on appelle ça un badtrip.

Dans ton cas tu semble avoir bloqué dessus, c'est aussi quelque chose qui arrive et sache qui'l n'y a rien d'anormal dans ton "parcours" au sujet de la drogue. Tu dois surement le savoir vu ton passif, mais un trauma non traité reste un problème sous jasent qui va et vient au grès de la vie. La meilleure façon de le traiter reste une psychothérapie, et il ne faut pas avoir honte de parler de cette consommation à un psy.

Retablis toi bien, c'est pas évident de voir les choses resurgir en pleine face alors qu'on les pensait réglées (ou plutôt oubliées). Mais avec du "travail" on fini par y arriver Wink
  Répondre
#10
Si tu veux y'a un livre bien sur le stress post traumatique vrament bien, le titre complet pour le rechercher : deboeck - carrefour des psychothérapies - gérer la dissociation d'origine traumatique

J'suis sûr que si tu lisais juste la table des matières tu voudrais le devorer en une traite.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
  Répondre
#11
(29/06/2018 22:19)Aiskhynê a écrit : Si tu veux y'a un livre bien sur le stress post traumatique vrament bien, le titre complet pour le rechercher : deboeck - carrefour des psychothérapies - gérer la dissociation d'origine traumatique

J'suis sûr que si tu lisais juste la table des matières tu voudrais le devorer en une traite.

Salut Aiskhynê

Oui je connais ce livre. Malheureusement il n'est pas à la BU que je fréquente...
Et j'ai pu lire d'autres livres sur la dissociation, je commence à bien comprendre le mécanisme... Mais comprendre ne suffit pas. 
Les mots ne suffisent pas, même s'ils aident. Je ne pourrais pas résoudre ça "intellectuellement"... Ca ne suffit pas à faire partir cet effroi de voir son identité foutre le camp Sad Certains parlent de dépersonnalisation/déréalisation comme la sensation d'être dans un "rêve", moi c'est celle d'un cauchemar noir d'une réalité ultra glauque... Je suis hypersensible, ce qui n'arrange pas les choses...
Je regrette tellement, c'est si dur. Je sais pertinemment qu'il faut que j'accepte cette expérience d'il y a 3 ans, mais je me sens vraiment comme le pire des cons.
Aujourd'hui j'ai parlé de la dissolution de l'ego à mon psy. Il n'a jamais vécu, donc il ne peut pas comprendre vraiment. Mais il m'a l'air assez compétent pour traiter les troubles dissociatifs. Il utilise notamment l'EMDR... A suivre... (jusque quand vais-je tenir...?)
  Répondre
#12
Bonjour à tous,

Est-ce que l'un d'entre vous serait OK pour avoir une discussion par téléphone?
  Répondre
#13
Oui si tu en sens le besoin
Mais j’arrive pas à te mp
Active les messages privés du forum je peux pas donner mon numéro ici
  Répondre
#14
effectivement j'ai rien reçu, je t'envoie un mp !

Je ne peux pas avoir accès aux messages privés, très bizarre... Sinon mon facebook? : Clément Nikol
  Répondre
#15
Merci Deracine de ton partage, c'est courageux !

Je voulais appuyer la réponse de Snap2 lorsqu'il dit que la méditation pleine conscience pourrait te faire du bien, couplé au reste ! Avec de l'entrainement, un cercle de plus en plus vertueux s'installe et peut t'aider à être de moins en moins anxiogène et de trouver une certaine paix avec les événements traumatisants en les acceptant. Alors ça ne se fera pas en 1 mois, comme dis plus haut le temps va énormément t'aider. Si tu es en ville y'a ptet moyen de trouver des groupes de méditation Smile C'est souvent pas très cher, voir gratuit, et en groupe c'est plus facile pour apprendre.
Chaque chose en son temps, prend bien soin de toi, aime toi et pardonne toi, fait du mieux que tu peux <3
  Répondre
#16
Je dois bien avouer que je me suis écroulé. Etat de stress post-traumatique qui se dégrade de jour en jour... J'ai niqué ma vie.
  Répondre
#17
(14/11/2018 16:34)deracine a écrit : J'ai niqué ma vie.

Fini à 21 ans ? Et pour un space cake ? Conneries, fils. Tu VAS rebondir.
The following 1 user Likes Revenant's post:
  • amicale_du_pc
  Répondre
#18
C'est gentil à toi. Mais tu sais, j'ai l'impression qu'on sous-estime ce que je vis. J'ai vraiment perdu contact avec la réalité. Et je commence à avoir des pulsions d'autodestruction, et planifications suicidaires. Je sais pas comment le dire autrement, mais je suis dans un état critique. J'ai été en clinique psychiatrique et tout. Le début d'une longue descente en enfer.
Ca a pris des proportions gigantesques... Je veux vivre je veux guérir bordel de m*rde mais je m'écroule, chaque jour, de plus en plus...
  Répondre
#19
Tu as raison Deracine, mis à part ceux qui sont passé par là, on peut difficilement s'imaginer ce que tu peux ressentir. Surtout qu'une expérience est propre à chacun, vécu par ses propres filtres. En revanche on peut avoir de l'empathie, et on en a. On est là pour t'écouter, et te soutenir. Et rassure toi nous ne sous-estimons pas tes propos. Personnellement je ne suis pas qualifié pour t'aider, ça me parait impossible. Où en es-tu de tes tes thérapies ? Est-ce que tu as essayé l'EMDR. J'ai pu tester pour la première fois il y a à peine 2 semaines. Je pense que ça à beaucoup de potentiel ! Ça fonctionne bien pour moi !
Garde la foi d'essayer encore et encore, jusqu’à temps que tu trouves ce qui te fasse avancer. Je sais que c'est facile à dire, et que dans ta situation c'est très difficile de trouver des moments de lumière. Va chercher au fond de toi, accroche toi. Tu vas forcement trouver ce qu'il va te faire remonter la pente.

J'ai l'impression que la, ce qui te ronge le plus, c'est la culpabilité d'avoir prit ces deux spaces cakes ? Est-ce que c'est le cas ?

Love and care.

On a tous nos ténèbres, y faire face demande beaucoup de courage. Une fois transcendée, on s'élève. Des gens l'ont déjà fait avant nous, à des degrés plus ou moins fort. Il y a des exemples, et nous aussi on peut le faire, toi aussi tu vas y arriver, il n'y a pas de raison !



PS: Je te recommande de lire le livre "Buddha mode d'emploi" de Jack Kornfield - Tu y trouveras de poignants témoignages sur des personnes en état de post-traumatisme ayant trouvé libération dans la pratique de la méditation. Et c'est un magnifique livre pour s'initier. Très facile et compréhensible. C'est un livre qui m'a beaucoup aidé <3
  Répondre
#20
(16/11/2018 09:50)FlyGuizou a écrit : Tu as raison Deracine, mis à part ceux qui sont passé par là, on peut difficilement s'imaginer ce que tu peux ressentir. Surtout qu'une expérience est propre à chacun, vécu par ses propres filtres. En revanche on peut avoir de l'empathie, et on en a. On est là pour t'écouter, et te soutenir. Et rassure toi nous ne sous-estimons pas tes propos. Personnellement je ne suis pas qualifié pour t'aider, ça me parait impossible. Où en es-tu de tes tes thérapies ?  Est-ce que tu as essayé l'EMDR. J'ai pu tester pour la première fois il y a à peine 2 semaines. Je pense que ça à beaucoup de potentiel ! Ça fonctionne bien pour moi !
Garde la foi d'essayer encore et encore, jusqu’à temps que tu trouves ce qui te fasse avancer. Je sais que c'est facile à dire, et que dans ta situation c'est très difficile de trouver des moments de lumière. Va chercher au fond de toi, accroche toi. Tu vas forcement trouver ce qu'il va te faire remonter la pente.

J'ai l'impression que la, ce qui te ronge le plus, c'est la culpabilité d'avoir prit ces deux spaces cakes ? Est-ce que c'est le cas ?

Love and care.

On a tous nos ténèbres, y faire face demande beaucoup de courage. Une fois transcendée, on s'élève. Des gens l'ont déjà fait avant nous, à des degrés plus ou moins fort. Il y a des exemples, et nous aussi on peut le faire, toi aussi tu vas y arriver, il n'y a pas de raison !



PS: Je te recommande de lire le livre "Buddha mode d'emploi" de Jack Kornfield - Tu y trouveras de poignants témoignages sur des personnes en état de post-traumatisme ayant trouvé libération dans la pratique de la méditation. Et c'est un magnifique livre pour s'initier. Très facile et compréhensible. C'est un livre qui m'a beaucoup aidé <3

"J'ai l'impression que la, ce qui te ronge le plus, c'est la culpabilité d'avoir prit ces deux spaces cakes ? Est-ce que c'est le cas ?"

La culpabilité oui, mais surtout la colère. La colère envers moi-même (je ne comprends pas mon geste, je ne me reconnais pas dans mon geste), la colère de ne m'être pas informé des dangers, faisant aveuglement confiance au côté attractif du produit vanté par la société (le cannabis étant socialement valorisé), la colère aussi envers la société qui vend librement des produits toxiques à bas prix potentiellement mortels sinon destructeurs. 
Le fait que la prévention contre les drogues ne soit pas assez appuyée (qui nous parle de déréalisation, qui nous parle de stress post-traumatique? A part nous dire que la drogue c'est mal parce qu'on peut tomber addict, RIEN, nada...).
Oui c'est vrai que je m'en veux, et tu trouveras que c'est bête mais parfois j'en veux au monde entier, à cette société idiote. 
Aujourd'hui j'ai le cerveau en mille morceaux, je fous pas un pied devant l'autre, j'ai plus aucun repères. 
Je trouve ça injuste parce que je suis pas une mauvaise personne, je suis même tout le contraire. Et qu'aujourd'hui ma vie est finie. 
Oui la psychothérapie j'ai essayé, oui l'EMDR aussi... 
J'ai fait ce qu'on appelle une "décompensation", faisant voler en éclats tous mes repères mentaux et identitaires. J'ai un état de stress post-traumatique et un trouble anxieux généralisé. Je suis un battant qui veut guérir, ça fait presque 8 mois que je suis un battant, et rien n'évolue; au contraire tout s'empire. Si bien que j'ai pensé au suicide alors que moi je veux vivre bordel. Quoi de plus désespérant que d'avoir la rage de vivre en se levant tous les matins et d'être cloué au sol par les angoisses, d'être poignardé par la douleur qui perce mes entrailles parce que j'existe et que je suis déboussolé?
Oui je trouve ça injuste, parce qu'il y a des tonnes de personnes qui vivent pire que moi avec les drogues et qui se relèvent. 
Ouais j'ai la haine mais surtout beaucoup de tristesse, j'ai une petite amie que j'aime et parfois je me réveille envahi de sanglots parce que je voulais construire quelque chose avec elle, et que tout ça est vain, parce qu'à un moment je vais craquer et me foutre en l'air. Parce que cet état est juste insupportable. Je me sens juste plus dans la matière, comme si une partie de moi était resté perché. Je suis pas dingue, j'ai toute ma tête, mais je me sens enfermé dans la réalité (normal quand on y est pas entièrement). C'est pas un état permanent, parfois j'arrive à me sentir ancré, mais les pics de stress que je me tape sont plus qu'effroyables. Alors l'ancrage, l'ancrage okay, je pratique, mais ça change rien. Pourquoi ça persiste autant alors que je veux m'ancrer en ce bas-monde et juste avoir une vie vivable. Ca fait ch*er p*tain!!!!
Voilà, désolé si mon discours fait grosse victime qui se plaint, mais aujourd'hui je n'ai plus que ce rôle à tenir, à défaut d'être quelque chose.
  Répondre
#21
Et tu prends un traitement ? Comment t'as vécu tes hospitalisation ? Ça t'a aidé ? Choqué ? Enfoncé ?

Tu sais je pense qu'il faut que tu te dises qu'on a pas tous la science infuse, qu'on fait tous des erreurs et que c'est comme ça la vie, on avance en se rendant compte de ses erreurs et en faisant différemment et même en se trompant encore...

C'est pas grave, c'est pas ta faute, ça sert a rien de retourner toute cette rage, toute cette insatisfaction contre toi, ça va juste te rendre frustré x100 et ta confiance en toi va être à peu près à -100, qui dit absence de confiance en sois dit grosses angoisses pour à peu près tout, puisque tu sais que dans tous les cas tu gères quedal.

Tout ça va finir par te rendre vraiment fou et te faire glisser lentement mais sûrement dans la voie de l'autodestruction à l'extrême et tu risques d'y laisser des plumes, la seule échappatoire à tout ça, c'est de trouver et faire la paix avec toi même, avoir de nouveau de la confiance et par la suite de l'amour propre, car aujourd'hui tu l'as clairement perdu.

Il n'y a qu'en s'aimant, prenant soin de soi, que l'on peut prendre soin des autres.

La oui tu vas juste devenir une grosse victime, victime de toi même, bien plus que de ce space cake, même si c'est ça qui a tout déclenché à la base, comme tu le dis le fond du problème c'est pas tant la prise de ce space cake, mais là culpabilité de l'avoir prit.

Il faut vraiment que tu cesses de t'en vouloir si tu veux avancer et pouvoir avancer avec ta copine.

Et si tu n'y arrives pas tout de suite, ça ne sert a rien de t'en vouloir de t'en vouloir...

Tu vas juste tourner en rond en te mordant la queue, dis toi que le rhum ne se fait pas en un jour et encore moins un bon rhum.

La culpabilité ne sert a rien ! Elle ne fait que t'entraver !
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
  Répondre
#22
Je suis resté deux jours en clinique. Parce que je trouvais le système trop carcéral. Et que les psychiatres dans le service étaient des têtes de cons. Dont un qui m'a prescrit un neuroleptique qui m'a encore plus enfoncé. Alors oui ça m'a choqué. Après avoir pris ce neuroleptique, dans ma tête c'était bouclé : je devais me barrer de là.
On file pas un neuroleptique à quelqu'un qui a un état de stress post-trauma. On lui file des anxiolytiques à très forte dose à la limite, mais des neuroleptiques c'est un meurtre. C'est de l'incompétence.
Et pour répondre à ta question, oui je prends un traitement antidépresseur depuis 10 jours maintenant (pour l'instant zéro effet), et puis des anxiolytiques qui m'aident à survivre.
  Répondre
#23
Non mais justement j'avais peur qu'on te refile des neuro, c'est plus dans ce sens les questions.
L'homme est un fou qui pense pouvoir contrôler la vie, alors qu'il ne se contrôle pas lui même.
  Répondre
#24
(16/11/2018 13:34)deracine a écrit : La culpabilité oui, mais surtout la colère. La colère envers moi-même (je ne comprends pas mon geste, je ne me reconnais pas dans mon geste), la colère de ne m'être pas informé des dangers, faisant aveuglement confiance au côté attractif du produit vanté par la société (le cannabis étant socialement valorisé), la colère aussi envers la société qui vend librement des produits toxiques à bas prix potentiellement mortels sinon destructeurs. 
Le fait que la prévention contre les drogues ne soit pas assez appuyée (qui nous parle de déréalisation, qui nous parle de stress post-traumatique? A part nous dire que la drogue c'est mal parce qu'on peut tomber addict, RIEN, nada...).
Oui c'est vrai que je m'en veux, et tu trouveras que c'est bête mais parfois j'en veux au monde entier, à cette société idiote. 
Aujourd'hui j'ai le cerveau en mille morceaux, je fous pas un pied devant l'autre, j'ai plus aucun repères. 
Je trouve ça injuste parce que je suis pas une mauvaise personne, je suis même tout le contraire. Et qu'aujourd'hui ma vie est finie. 
Oui la psychothérapie j'ai essayé, oui l'EMDR aussi... 
J'ai fait ce qu'on appelle une "décompensation", faisant voler en éclats tous mes repères mentaux et identitaires. J'ai un état de stress post-traumatique et un trouble anxieux généralisé. Je suis un battant qui veut guérir, ça fait presque 8 mois que je suis un battant, et rien n'évolue; au contraire tout s'empire. Si bien que j'ai pensé au suicide alors que moi je veux vivre bordel. Quoi de plus désespérant que d'avoir la rage de vivre en se levant tous les matins et d'être cloué au sol par les angoisses, d'être poignardé par la douleur qui perce mes entrailles parce que j'existe et que je suis déboussolé?
Oui je trouve ça injuste, parce qu'il y a des tonnes de personnes qui vivent pire que moi avec les drogues et qui se relèvent. 
Ouais j'ai la haine mais surtout beaucoup de tristesse, j'ai une petite amie que j'aime et parfois je me réveille envahi de sanglots parce que je voulais construire quelque chose avec elle, et que tout ça est vain, parce qu'à un moment je vais craquer et me foutre en l'air. Parce que cet état est juste insupportable. Je me sens juste plus dans la matière, comme si une partie de moi était resté perché. Je suis pas dingue, j'ai toute ma tête, mais je me sens enfermé dans la réalité (normal quand on y est pas entièrement). C'est pas un état permanent, parfois j'arrive à me sentir ancré, mais les pics de stress que je me tape sont plus qu'effroyables. Alors l'ancrage, l'ancrage okay, je pratique, mais ça change rien. Pourquoi ça persiste autant alors que je veux m'ancrer en ce bas-monde et juste avoir une vie vivable. Ca fait ch*er p*tain!!!!
Voilà, désolé si mon discours fait grosse victime qui se plaint, mais aujourd'hui je n'ai plus que ce rôle à tenir, à défaut d'être quelque chose.

Franchement tu te mets dans la peau d'une victime, donc au final le problème tu te le crées de toute pièce en l'alimentant via ton discours qui influence en mal ta vision des choses et de toi même (c'est ce qui se passe la majorité du temps après un abus de drogue, après une "décompensation morale" qui fait se sentir coupable, et voir le mal partout).

Si tu ne sais plus quoi faire, je te propose un exercice tout simple. Tu prends ton texte que j'ai quoté, et tu le réécris entièrement en relativisant les idées que tu présentes, et en retournant l'aspect négatif des choses en aspect positif. Tu vas voir, ça va te faire mal au ventre mais une fois que tu fais l'effort, tu comprends vite que c'est ta façon de te représenter les choses qui te nuit, et ça ça tombe plutôt bien, tu peux travailler dessus afin de la changer.

Je ne dis pas que c'est un remède miracle, mais ça permet de prendre conscience qu'on se pourrit vite la vie en s'enfermant dans des schémas de pensées néfastes, et très réducteurs. Et c'est ce qui semble t'arriver. Pour moi t'es pas malade, tu vois juste les choses sous un prisme qui déforme la réalité, en te rendant de plus en plus défaitiste et pessimiste. Encore une fois, ce qu'il y a de bien c'est que la vision qu'on a de soi ça se change.

T'es entouré, encadré, t'as toutes les clés en main pour te donner les moyens de reprendre ta vie en main. Mais faut que ça vienne de toi, et non pas d'une aide extérieure que tu sembles espérer en vain. Y aura personne pour t'aider, pour te prendre par la main et te dire quoi faire, juste des médecins pour te donner des drogues qui vont masquer ce qui te fait défaut, une pincée de courage, de responsabilité et de volonté. Donc donne toi les moyens d'aller mieux et retrouve ta dignité, tu te remercieras après quand tout ça ne sera qu'un mauvais souvenir.

Bon courage !
Le Plus Appelle Le Plus
The following 1 user Likes Laura Zerty's post:
  • Aiskhynê
  Répondre
#25
La dignité je l'avais. Mais quand tu te prends en main tous les jours pour guérir, et ça pendant 1 an, et que plus les jours avancent, plus tu t'écroules, tu fais quoi?
Tu fais quoi quand tous les matins tu te lèves avec une boule d'angoisse dans le ventre alors que t'as plutôt bien dormi, quand malgré tes efforts (sorties, sport, méditation, sexe) ton état s'empire? Quand tu crèves d'envie de vivre et que ton cerveau te lâche, te faisant vivre le martyr chaque seconde? Tu fais quoi quand ton psychisme est en miettes et que tu ne te sens plus incarné ici bas dans la matière?
Tu fais quoi quand t'es resté "perché" ? Y a une solution à ça?
  Répondre
#26
Trop de question tue la solution.

Quand ça fonctionne pas, tu trouves une autre solution. Mais pour ça faut chercher, et ça veut dire s'en donner les moyens. Et faut croire que ceux dont tu as usé jusqu'à maintenant n'étaient pas les plus judicieux, mais au moins tu sais ce qui ne fonctionne pas, c'est déjà un bon plus parce que t'as réduit le panel des solutions à ton problème.

Le truc à savoir avec le fait d'être resté perché, c'est que c'est juste une croyance dans ta tête, et plus tu t'en convaincs, plus tu vas tout mettre en place pour te donner raison. Et c'est exactement ce qui t'arrive. Tu te crées un trouble mental qui n'existe que dans ta tête. A ce niveau là y a une question qui doit être posée : quelle est ton intérêt à penser que tu es resté perché ? qu'est-ce qui te fait kiffer dans le rôle de la victime de soi-même ?

Tu sais pertinemment que tu passes à côté du vrai problème en te définissant comme malade, c'est une manière de se mettre hors jeu, mais pourquoi ? et quel est ton vrai problème, celui qui te mine le moral ?

Pour moi la drogue n'est qu'un prétexte, c'est toujours un prétexte, le méchant objet qui vient donner raison à la cause de ton mal-être, tout en la masquant bien comme il faut. Alors quel est ce mal-être ?

Si tu veux avancer, donne toi les moyens en arrêtant de ne voir que des symptômes qu'on vit tous plus ou moins au quotidien. En te focalisant dessus tu ne fais que les accroitre, jusqu'à te rendre véritablement malade, et ce parce que tu recherches le pire au lieu de vouloir le meilleur. C'est plus simple, plus facile. Donc cesse de te mettre des bâtons dans les roues et retrouve ta dignité en te forçant un minimum. Crache ton venin si t'es en colère, canalise le dans une pratique sportive, artistique ou dans la baise, mais ruminer ne t'aidera en rien. Il faut te forcer à voir du positif quelque part, et à suivre le chemin de la résilience en te définissant comme une personne normale, qui a juste abusé d'une drogue un jour, y a des mois... Tu minimises ce qui s'est passé et tu penses à autre chose, au lieu d'en faire tout un drame. Voila la solution. Tout ça ce n'est que dans ta tête, et tu trouveras toujours une forme de pitié pour te donner raison, pour te dire que ça va aller en justifiant le fait que ça ne va pas, et à jouer ce rôle tu risques de continuer à boucler longtemps dans ton désarroi. Tu vaux surement mieux que ça.

Si t'es prêt à aller mieux, tu peux éventuellement t'orienter vers des pratiques de thérapies cognitivo comportementales. Si t'as pas envie de t'aider, tu peux continuer à poser des questions sans réponse, et tourner en rond (mais j'ai cru comprendre que ça commençait à te saouler).
Le Plus Appelle Le Plus
  Répondre
#27
(16/11/2018 23:26)Laura Zerty a écrit : Trop de question tue la solution.

Quand ça fonctionne pas, tu trouves une autre solution. Mais pour ça faut chercher, et ça veut dire s'en donner les moyens. Et faut croire que ceux dont tu as usé jusqu'à maintenant n'étaient pas les plus judicieux, mais au moins tu sais ce qui ne fonctionne pas, c'est déjà un bon plus parce que t'as réduit le panel des solutions à ton problème.

Le truc à savoir avec le fait d'être resté perché, c'est que c'est juste une croyance dans ta tête, et plus tu t'en convaincs, plus tu vas tout mettre en place pour te donner raison. Et c'est exactement ce qui t'arrive. Tu te crées un trouble mental qui n'existe que dans ta tête. A ce niveau là y a une question qui doit être posée : quelle est ton intérêt à penser que tu es resté perché ? qu'est-ce qui te fait kiffer dans le rôle de la victime de soi-même ?

Tu sais pertinemment que tu passes à côté du vrai problème en te définissant comme malade, c'est une manière de se mettre hors jeu, mais pourquoi ? et quel est ton vrai problème, celui qui te mine le moral ?

Pour moi la drogue n'est qu'un prétexte, c'est toujours un prétexte, le méchant objet qui vient donner raison à la cause de ton mal-être, tout en la masquant bien comme il faut. Alors quel est ce mal-être ?

Si tu veux avancer, donne toi les moyens en arrêtant de ne voir que des symptômes qu'on vit tous plus ou moins au quotidien. En te focalisant dessus tu ne fais que les accroitre, jusqu'à te rendre véritablement malade, et ce parce que tu recherches le pire au lieu de vouloir le meilleur. C'est plus simple, plus facile. Donc cesse de te mettre des bâtons dans les roues et retrouve ta dignité en te forçant un minimum. Crache ton venin si t'es en colère, canalise le dans une pratique sportive, artistique ou dans la baise, mais ruminer ne t'aidera en rien. Il faut te forcer à voir du positif quelque part, et à suivre le chemin de la résilience en te définissant comme une personne normale, qui a juste abusé d'une drogue un jour, y a des mois... Tu minimises ce qui s'est passé et tu penses à autre chose, au lieu d'en faire tout un drame. Voila la solution. Tout ça ce n'est que dans ta tête, et tu trouveras toujours une forme de pitié pour te donner raison, pour te dire que ça va aller en justifiant le fait que ça ne va pas, et à jouer ce rôle tu risques de continuer à boucler longtemps dans ton désarroi. Tu vaux surement mieux que ça.

Si t'es prêt à aller mieux, tu peux éventuellement t'orienter vers des pratiques de thérapies cognitivo comportementales. Si t'as pas envie de t'aider, tu peux continuer à poser des questions sans réponse, et tourner en rond (mais j'ai cru comprendre que ça commençait à te saouler).

"Pour moi la drogue n'est qu'un prétexte, c'est toujours un prétexte, le méchant objet qui vient donner raison à la cause de ton mal-être, tout en la masquant bien comme il faut. Alors quel est ce mal-être ? "

Un prétexte de quoi? Je me suis drogué une seule fois. J'ai voulu expérimenter, pas me réfugier.
Je ne me focalise pas sur mes symptômes, ils n'ont pas besoin de moi pour me défoncer.
Tu connais l'état de stress post-traumatique? Je veux dire, ce que ça implique. Le calvaire en continu que c'est, parce que le cerveau est resté "figé" dans le traumatisme. C'est des mécanismes biologiques, physiologiques, alors je veux bien penser positif et avoir une volonté de fer, au bout d'un moment l'organisme a des réserves, et les miennes s'épuisent. Que penses-tu des gens qui ont pris du LSD ou d'autres choses et qui finissent toute leur vie dans des hôpitaux psychiatriques? Il faut leur dire d'arrêter de faire un drame de tout ça et de se prendre en main, parce que ça suffit au bout d'un moment de se plaindre? Alors oui moi c'était pas du LSD mais deux space cakes je sais pas si on peut comparer mais ça a fait basculer ma vie.
Bien sûr que je suis prêt à aller mieux, la TCC j'ai fait, l'EMDR j'ai fait, j'ai fait une 20 aine de séances pour zéro résultats.
  Répondre
#28
(16/11/2018 23:44)deracine a écrit : Que penses-tu des gens qui ont pris du LSD ou d'autres choses et qui finissent toute leur vie dans des hôpitaux psychiatriques?

Qu'ils ont malheureusement un véritable problème mental.
Le Plus Appelle Le Plus
  Répondre
#29
(15/11/2018 16:58)deracine a écrit : C'est gentil à toi. Mais tu sais, j'ai l'impression qu'on sous-estime ce que je vis.

Je venais d'arriver à l'université, tout fier d'avoir passé le bac à 17 ans. Sans aucune expérience des drogues, j'ai voulu essayer le LSD. Le dealer a dit "ceux-là sont tellement forts que je n'ai jamais osé en prendre un entier, commence avec un quart...".Je l'ai pris entier. Comme dix minutes après je ne sentais toujours rien, j'en ai avalé un deuxième. Le cas concret de l'enfariné qui va s'en prendre plein la gueule. Tu connais...

10 ans après, quand on me passait le disque que j'avais écouté en montée cette fois-là, j'étais encore pris de tremblements incontrôlables.

Mais sur le coup j'en ai lâché les études et passé les années qui ont suivi à courir sur les routes après mes rêves. La vie m'a plus tard ramené au réel, parfois brutalement.

Ta déréalisation est plus douloureuse, dans un sens elle est pourtant de meilleur prognostic parce que tu en es conscient, ça limite les dégats. Tu en sortiras sans trop de perte.


(16/11/2018 14:29)deracine a écrit : On file pas un neuroleptique à quelqu'un qui a un état de stress post-trauma. On lui file des anxiolytiques à très forte dose à la limite, mais des neuroleptiques c'est un meurtre. C'est de l'incompétence.

C'est un traitement à l'ancienne. Autrefois, dès le mot "trip" on envoyait l'artillerie lourde. Pratiquement tous ceux que j'ai vus passer par la case "enfermement psychiatrique" l'ont vécu comme un traumatisme souvent pire que la drogue elle-même. Alors les neuroleptiques par dessus...
  Répondre
#30
Merci à toi. Mais là c'est un non-retour. Je souffrais déjà d'une dépression et d'un trouble anxieux à la base, un mental et une structure psychologique fragiles. Le bad trip n'a fait que m'enfoncer de plus en plus. Et je n'ai plus aucun repères. Ce n'est pas possible d'évoluer dans la vie quand on a plus les pieds sur terre, et qu'on se sent enfermé dans la réalité. Mon cerveau n'est plus que de la compote, et j'assiste les yeux grands ouverts à la destruction de mon psychisme, sans pouvoir y faire quoi que ce soit. J'assiste chaque jour à ma mort. Cette souffrance inhumaine, est de l'ordre de l'insupportable. Irréversible. D'ici quelques jours, je trouverais un moyen d'y mettre fin.
  Répondre


Sujets apparemment similaires...
Sujet Auteur Réponses Affichages Dernier message
  [BAD TRIP] Le THC dans toute sa démonicité a6D 14 2,712 29/05/2013 13:56
Dernier message: Tchoufu

Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)