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[Sujet de la semaine] Le bad trip, quelle définition ?
#1
Si y'a bien un mot qui revient souvent avec les psychédéliques, c'est le bad trip. Seulement, il semble que beaucoup de consommateurs ont une vision très différentes d'un bad trip. 

Comment définiriez vous un Bad trip ?
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#2
Ma vision du bad trip et sa définition ont pas mal changé pendant mon parcours:

- Avant de consommer des prods je pensais que le badtrip c'était une perte de contrôle sur son trip. Pour moi c'était la pire chose qu'il puisse arriver.

-Après quelques expérimentations je me suis rendu compte que la perte de contrôle et le lâcher-prise sont au fond quelque chose de pas si mal dans le trip. J'ai pensé que le bad devait plutôt être provoqué par des pensées négatives et des boucles en plein trip.

-Lorsque j'ai vécu mon premier badtrip, j'ai compris à peu près par quoi se caractérisait le bad:
+Grosse angoisse, possible paranoïa
+Hallucinations style délirogènes qui semblent réelles
+Sensation d'être fucked up de A à Z, style goutte d'eau dans l'océan, complètement perdu dans son trip
+Grande difficulté à revenir dans un état positif malgré les tentatives de lâcher-prise et d'acceptation

-Et puis lors de mon dernier bad, à la DMT, j'ai été face au bad le plus puissant de ma vie, et s'est ajouté:
+Sensation d'avoir explosé son cerveau de façon irréversible
+Impression de mort très très proche

Bien sûr tout ceci sont des symptômes que j'ai pu vivre sous bad, mais ils n'apparaissent pas forcément tous d'un coup.
D'ailleurs je ne consomme que des hallucinogènes, et donc le bad est très probablement complètement différent sous autres substances.
Voici pour ce qui est de mon expérience perso avec les badtrips.

Je ne me souviens plus qui avait dit ça mais j'avais bien aimé comme définition:
"On sait qu'un bad est un bad quand le consommateur est sûr que c'en est un."
[Image: qm94.png]
[Image: oobj.png]

Say No And Protest
Mes trips-reports:
[HBWR] Walker, et sa version en rap ici!
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#3
Pour moi le mauvais trip c'est celui qui te laisse des séquelles, même minimes. Sinon, ça s'appelle bader.

Par exemple, j'ai souvent badé sous cannabis. Mais une fois descendue, j'allais bien.
Par contre, j'ai badtripé sous 1p-lsd. Plusieurs heures après la fin de la descente, je continuais à me sentir anxieuse, déconnectée, à entendre des insectes derrière chaque bruit, à avoir des flashs visuels d'insectes, et ils m'ont dégoûtée pendant des semaines (alors que normalement je m'en fous).

Bader est loin d'être agréable, et je ne veux pas minimiser cet état ! Mais s'il faut absolument arrêter un mauvais trip lorsqu'il se révèle, c'est parce qu'il peut nous marquer, même une fois le voyage terminé.
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#4
Un bad recrée l'enfer. C'est une des œuvres majeures de Satan pck le bad impose le joug d'une vraie oppression... comme celle d'une vraie tyrannie mais en échantillon imparti sur une série d'heures à endurer...
[Image: vvert.PNG]            l'historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste
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#5
Perso je classe les "bad" en trois catégories (selon mon expérience) :

les crises d'angoisses : les sueurs froides, la parano, l'angoisse qui commence à prendre un peu trop de place, bref une crise d'angoisse amplifiée par les psychés quoi... ça peut durer 10mn comme 2h mais on peut s'en sortir assez facilement avec un peu d'entrainement et continuer son trip pépère une fois le mauvais moment passé.

le début de bad trip : quand la crise d'angoisse devient vraiment forte et qu'on commence à paniquer, les visuels deviennent souvent très sombres et agressifs, tout est oppressant, on commence à se dire "merde y'a un truc qui va vraiment pas là" et à remettre en question ce qu'on a pris, le dosage, se demander si on va bien redescendre, si on devient pas fou etc... bref notre cerveau fait tout pour nous enfoncer encore plus dans la merde, et là soit on arrive à gérer par miracle et continuer son trip en restant sur ses gardes soit on part directement pour LE bad trip.

le bad trip : quand t'es persuadé que t'es officiellement devenu fou à vie et que de toute manière tu vas crever, c'est toujours difficile à décrire mais c'est juste l'enfer, je me souviens que je voulais crever pour pas infliger ma folie à mes proches et en finir avec ce cauchemar mais j'étais tellement à l'ouest que de toute manière même si j'avais essayé j'aurais pas pu me suicider. Bref perte total de contact avec la réalité, j'avais vraiment l'impression de me faire violer le cerveau par Satan lui même.
Et bien sur t'es obligé de te manger ça jusqu'à la fin du trip si t'as pas de benzo (ou en tout cas je vois pas comment sortir de ce genre de trip). Le point positif c'est que malgrès le traumatisme t'es vraiment content d'être en vie les jours d'après Big Grin

Après faut dire qu'à ma première crise d'angoisse j'ai cru que j'avais fait un bad trip, jusqu'à ce que j'en fasse une un peu plus violente etc... donc peut être qu'il y a un niveau de torture psychologique encore au dessus de ce que j'appelle un bad trip et que je n'ai pas eu la chance d'essayer.
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#6
(03/04/2018 23:04)Cookies a écrit : Si y'a bien un mot qui revient souvent avec les psychédéliques, c'est le bad trip. Seulement, il semble que beaucoup de consommateurs ont une vision très différentes d'un bad trip. 

Comment définiriez vous un Bad trip ?

Perso il y as quelques semaines j' étais tellement parano que pour moi c'était pas un bas trip je me sentais seul contre tous a cause d'avoir pris avec des personnes que je connais pas vraiment il y as eu deux ou trois phrases et actions qui m'ont fais partir dans ce sens . Je pense que c'est aussi a cause que je qusu déjà un peu parano et solitaire d'origine. Je pense que ça as accentuer mon état de esprit c est l deuxiemd fois que je fais une crise de parano aissi volente et extrême. Ne pas confondre crise de parano d angoisse avec un bad trip.le pire c'est que vu que j'ai l'habitude des psykedelic j'ai conscience que je abuse mais je peux m'empêcher de voir et entendre des choses dans le delire de cet crisecrise  si le produit voulais que je vois et entende ses choses.
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#7
Citation : Après faut dire qu'à ma première crise d'angoisse j'ai cru que j'avais fait un bad trip, jusqu'à ce que j'en fasse une un peu plus violente etc... donc peut être qu'il y a un niveau de torture psychologique encore au dessus de ce que j'appelle un bad trip et que je n'ai pas eu la chance d'essayer.  

Exacte, c'est comme la dépression : il y a toujours pire, mais tu ne le sais pas avant de le vivre :/
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#8
(04/04/2018 21:46)Tridimensionnel a écrit :
Citation : Après faut dire qu'à ma première crise d'angoisse j'ai cru que j'avais fait un bad trip, jusqu'à ce que j'en fasse une un peu plus violente etc... donc peut être qu'il y a un niveau de torture psychologique encore au dessus de ce que j'appelle un bad trip et que je n'ai pas eu la chance d'essayer.  

Exacte, c'est comme la dépression : il y a toujours pire, mais tu ne le sais pas avant de le vivre :/

Et le pire, c'est que t'as l'impression qu'il y a toujours plus !
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#9
Pour moi, un bad trip ce n'est pas un trip qui est difficile, mal vécu sur le moment. Un badtrip c'est lorsqu'une plasticité négative se crée et qu'un traumatisme perdure longtemps après le trip. Un trip qui se passerai mal pendant, mais qui provoquerai des prises de consciences, des remises en questions utiles, je considérerai ça comme un good trip. Même si certaines personnes qui prennent des hallucinogènes que pour le coté hédonique considérerai ça comme un "mauvais trip".
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#10
oui Guygeorges, je suis d'accord, un bad trip ne se détermine pas sur un temps défini mais peut aller sur une série d'heures... importante.... parfois indéfinie. On finit par tout faire pour que cela cesse pck le bad n'empêche pas un déroulement logique de la pensée... au contraire !
[Image: vvert.PNG]            l'historia en alternatif et en continu  >>> la Lyre Romantique Fanatique Extrémiste
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#11
(15/04/2018 13:39)GuyGeorge a écrit : Pour moi, un bad trip ce n'est pas un trip qui est difficile, mal vécu sur le moment. Un badtrip c'est lorsqu'une plasticité négative se crée et qu'un traumatisme perdure longtemps après le trip. Un trip qui se passerai mal pendant, mais qui provoquerai des prises de consciences, des remises en questions utiles, je considérerai ça comme un good trip. Même si certaines personnes qui prennent des hallucinogènes que pour le coté hédonique considérerai ça comme un "mauvais trip".

Je suis tout à fait d'accord ! Un trip fait dans un but psychonautique ne doit pas nécessairement plaisant ou agréable car le but etant d'atteindre une meilleur connaissance de soi . Et la salvia est pour moi un tres bon exemple parce que malgré sont potentiel psychonautique je n'ai jamais vecu de trip VRAIMENT agréable , c'est juste bigrement intéressant . 

Donc pour en revenir au bad pour moi un bad serait un trip désagréable(voire insupportable) qui ne m'apporterait rien dans mon but depart (a savoir le psychonautisme ) ou dans ma vie en général . Apres n'ayant à mon sens jamais vécu de bad ma définition se peaufinera au fil du temps j'en doute pas ( je pourrais d'ailleurs y inclure les traumatismes persistant mais je considère pour l'instant que c'est autre sujet qui est seulement l'expression de la marque émotionnelle importante qu'a laissé le trip )
Cherche la vérité dans la méditation et non continuellement dans les livres moisis . Celui qui veut voir la lune regarde le ciel plutôt que l'etang .

Je préfère savoir un petit peu de tout que tout d'un petit peu .  
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#12
Un bad-trip c'est toutes les peurs, les souffrances qu'on se cache à soi-même en temps normal, qui refont surface dans un méli-mélo de sens et de significations. Je pense qu'en un sens c'est une étape sans être nécessaire au trip, mais crucial pour toucher du bout des doigts un des deux absolus psychiques, l'influence qu'on a sur le monde et l'influence que le monde a sur nous. Dans cette optique du coup, même un good trip n'est pas nécessaire. Bien sûr un bad trip est beaucoup moins gérable qu'un bon, mais je pense qu'une fois surmonté on peut au moins en avoir tiré quelques leçons d'une autre nature. Un peu comme avec un rite d'ayahuasca où le chaman te fait entrer dans ces deux dimensions par les vibrations et les tonalité de son chant. Pour s'avoir abandonner le superflu, il faut aussi faire face à ce que l'on se cache sans le savoir, donc le trouver.
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