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Articles divers et avariés
#1
Citation :En même temps, le gouvernement ouvre le débat sur la contraventionnalisation de l’usage des drogues. Cette réforme est différente de celles évoquées plus haut, puisqu’elle ne répond pas aux besoins réels de la société. Elle ne donne pas les moyens nécessaires pour réduire la demande et l’offre des drogues illégales, et ne garantira pas plus de sécurité pour les citoyens, ni d’équité ou d’égalité dans l’accès à la justice pour les personnes usagères.

Fentanyl et autres drogues synthétiques : « Un défi émergent auquel il faut faire face »

Instaurer des contraventions pour usage de drogue ? Le gouvernement Macron fait fausse route, selon Khalid Tinasti, de la Commission globale de politique en matière de drogues. Mais ce débat permet d’ouvrir les yeux sur les ravages du fentanyl.

[Image: c4a08be_TOR508_CANADA-POLICE-_1029_11.JPG]
 
Tribune.

Le gouvernement mène actuellement d’importantes réformes du droit du travail, de l’apprentissage, du logement ou de la politique de la ville pour répondre de manière cohérente aux urgences sociales structurelles posées aux populations les plus fragiles dans les quartiers sensibles et les zones périurbaines ou rurales. Or ces mêmes personnes sont exposées à une prévalence d’usage des drogues plus importante que le reste de la population. Elles sont donc plus largement victimes d’une concentration des mesures coercitives contre cet usage, ainsi qu’aux méfaits liés au trafic des drogues.

En même temps, le gouvernement ouvre le débat sur la contraventionnalisation de l’usage des drogues. Cette réforme est différente de celles évoquées plus haut, puisqu’elle ne répond pas aux besoins réels de la société. Elle ne donne pas les moyens nécessaires pour réduire la demande et l’offre des drogues illégales, et ne garantira pas plus de sécurité pour les citoyens, ni d’équité ou d’égalité dans l’accès à la justice pour les personnes usagères.

De plus, cette réforme recroquevillée sur la forfaitisation du primo-usage du cannabis laisse de côté la majorité de l’usage des drogues, et n’est ni innovante ni moderne. D’une part, cette discussion a déjà eu lieu sous le gouvernement Jospin en 1999. De l’autre, les pays européens voisins ont déjà adopté une politique similaire, voire plus ambitieuse, il y a des décennies, avec des résultats mitigés. En particulier, elle n’a que peu réduit la charge de travail des policiers, ce qui est le but premier de cette réforme.

Le débat est ouvert

En revanche, cette réforme permet – et c’est sa plus grande valeur ajoutée à ce stade – d’ouvrir un débat de société sur le rôle des politiques de contrôle des drogues et sur leur efficacité, non seulement à faire face aux défis connus posés par les drogues traditionnelles mais aussi à ceux qui émergent, liés aux drogues synthétiques.



Si quelqu'un a un compte le monde pour proposer la version intégrale de l'article, ça serait cool. Ne serait-ce pour voir si ils en disent plus sur la nature du débat, parce que si c'est pour que des allumés commencent à exposer des points de vue réfléchis et novateurs sur la drogue, avant que des vieux réacs terminent le débat en disant non à la drogue, ça va pas aller plus loin que la répression actuelle.

Ou alors sera-t'on plus fliqué, comme le souhaitait Valérie Pécheresse ?
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#2
Symboliquement ce serait une belle chose de ne plus considérer les usagers comme des criminels . Après sur le terrain c'est sur que ça ne change strictement rien. L'un de vous a-t-il déjà reçu une contravention pour usage de stupéfiants ?
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#3
Un rappel à la loi et un stage de prévention inutile pour ma part. C'était de la bonne morale moralisatrice, à coup de si tu fumes tu risques de mourir, et comme exemple était choisis Kevin, 18 ans, un permis tout neuf et une demi teille de hard dans la tête, qui a fumé un joint et s'est tragiquement tué.

Le cannabis, c'est mal. L'alcool aussi, mais le plus méchant c'est le cannabis, parce que c'est illégal. La notion d'illégalité étant le faire valoir du chef gendarme qui nous a expliqué la vie pendant le stage. Le lendemain on a vu des psys avec qui on a pu parler, et là c'était intéressant. Sinon bédavait pendant les pauses donc j'en garde un bon souvenir lol.

Apparemment Macron a mit en place un système d'amende au lieu de recevoir des rappels à la loi, mais je n'en ai pas entendu parler, dans mon entourage plus grand monde ne fume dans la rue comme lorsqu'on était au lycée. Sinon de ce que j'en ai lu, c'est une nouvelle aberration qui va rapporter du fric à l’État, sans réduire la mobilisation de la police qui autre chose à faire, alors que c'était ce qui était proposé au départ si je me souviens bien...

http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/09/08/amende-pour-usage-de-cannabis-un-rendez-vous-manque-pour-les-associations-de-prevention_5182759_1651302.html


Citation :Pour les associations en charge de la prévention et du traitement des addictions, la future « amende forfaitaire » pour simple usage de cannabis s’annonce d’ores et déjà comme un « rendez-vous manqué ». Là où certains s’étaient pris à espérer qu’une contravention permettrait de dépénaliser la simple consommation en supprimant la peine de prison prévue par la loi depuis 1970, ils font aujourd’hui le constat que c’est la « pire option » qui tient la corde, hors de toute préoccupation de santé publique.

Le circuit pénal conservé en cas de récidive

Une amende serait ainsi mise en place pour un premier usage illicite de stupéfiant chez un majeur, mais le circuit pénal serait conservé en cas de récidive. « C’est une réponse simpliste et insuffisante qui ne va pas changer les modalités de consommation », regrette le professeur Nicolas Simon, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, dont les membres suivent 70 000 patients. « C’est une mesure purement sécuritaire qui n’a aucun lien avec la santé et qui a pour unique fonction d’alléger la paperasse des policiers », abonde le professeur Amine Benyamina, président de la Fédération française d’addictologie. Aucune de ces deux structures n’a d’ailleurs été invitée à s’exprimer devant les parlementaires de la mission d’information.

Après en avoir fait la demande, Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, qui regroupe de nombreuses associations, sera finalement auditionné le 14 septembre par les députés. Au vu des questions très « orientées » auxquelles il devra alors répondre, il juge que cette « commission n’a aucune vraie compréhension du problème et qu’elle ne connaît pas les dispositifs de soins, d’éducation et d’accompagnement ». « Elle reste dans la vision très naïve qu’il suffirait de menacer un usager d’une sanction sévère pour qu’il cesse sa consommation », poursuit-il.
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#4
Salle de shoot de Strasbourg : un bilan "exemplaire"



Citation :
Ouvert il y a un an, l'établissement compte 391 personnes inscrites et entre 50 et 80 passages sont comptabilisés quotidiennement.

Un an après son inauguration, la salle de consommation de drogue à moindre risque (SCMR) de Strasbourg présente un bilan "tout à fait exemplaire" et constitue une "réussite en terme de tranquillité publique", s'est félicité vendredi son comité de pilotage. Ouvert le 7 novembre 2016, l'établissement compte 391 personnes inscrites et entre 50 et 80 passages sont comptabilisés quotidiennement, selon les chiffres de l'association Ithaque, qui gère la salle. "On a réussi à toucher la population qu'on cherchait à toucher", a souligné Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la Santé, à l'occasion du premier bilan d'activité.

Aucune overdose mortelle. La moitié des consommateurs de la SCMR sont en situation de grande précarité, parfois sans aucun contact avec des structures médicales, et cela augmente encore leur vulnérabilité face à la consommation de drogue. "Ce lieu leur convient car c'est un espace où les usagers se sentent bien et où ils peuvent préserver leur vie", estime Danièle Bader, directrice d'Ithaque. Aucune overdose mortelle n'est survenue entre les murs du bâtiment, situé sur le site de l'hôpital civil de Strasbourg, et "seules 4 overdoses, sans séquelles" ont nécessité l'intervention des secours, précise aussi l'association.

183 dépistages de maladies infectieuses. La fréquentation de la salle a permis de réaliser 183 dépistages de maladies infectieuses (VIH, hépatites) qui ont abouti à la détection de 13 cas d'hépatite C et des centaines d'usagers ont été reçus pour des consultations avec les médecins et infirmiers d'Ithaque (écoute, soins, entretiens psychiatriques...). La première SCMR a ouvert en 1986 en Suisse. Il existe aujourd'hui près d'une centaine de salles dans le monde. En France, elles ont été rendues possible par la loi santé adoptée en décembre 2015. L'expérimentation doit durer six ans et pourrait voir d'autres villes s'intégrer au projet.


http://www.europe1.fr/sante/salle-de-sho...re-3509081
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#5
N'habitant pas super loin de Stras j'ignorais ça. Merci.
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#6
Cannabis, cocaïne, MDMA... La vente de stupéfiants à domicile semble en progression depuis plusieurs années. Quelles en sont les causes et à qui s'adresse ce nouveau marché ?

Citation :Pourquoi le marché de la drogue à domicile explose ?

"Un véritable 'Deliveroo' de la drogue" prospérerait à Bordeaux selon Hugo (les prénoms ont été modifiés), qui nous renseigne sur les livreurs distribuant leur marchandise à vélo. Une pratique qui se veut discrète et efficace. "Le mec dispose de plusieurs portables à cartes, je peux lui envoyer un message du type 'j'ai besoin de 10 grammes à telle adresse' et il vient directement."

"50€ pour ce soir, c'est possible ?", comprendre 50 euros de drogue. Commander du cannabis ou de la cocaïne semble devenir aussi simple que de se faire livrer une pizza. Sur l'envoi d'un SMS, un dealer se déplace au domicile des usagers. Après les secteurs de la restauration, du transport de personnes ou de l’hôtellerie, la vente illicite de stupéfiants serait, elle aussi, bouleversée par les nouvelles technologies, selon un reportage réalisé par BFM en novembre dernier.

Un nouveau marché ?

Cette méthode de vente est-elle pour autant véritablement nouvelle et comparable à l’essor de firmes telles que Uber pour le transport ou Airbnb dans le domaine de l'hébergement? L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) reste prudent. La vente à domicile est, en réalité, un phénomène observé depuis plusieurs années. Le dispositif "Tendance" précise dans une publication de décembre 2015 que ce type de trafic est en augmentation depuis 2012.

Le système n'est donc pas soudainement apparu mais répond à des facteurs spécifiques. En cause, notamment, le "démantèlement de points de vente [qui] a poussé les dealers à aller à la rencontre des clients", selon une publication de décembre 2016. Cette présence renforcée des forces de l'ordre a pour conséquence, une "réticence croissante des acheteurs à se rendre sur les zones de trafic".

La sécurité et la discrétion sont des critères qui reviennent régulièrement dans le discours des consommateurs tels que Mathieu, étudiant parisien et acheteur ponctuel, qui préfère que la vente ne se passe pas "sous les yeux des passants". Il remarque, à l'inverse, que les livreurs "sont parfois très stressés" et que "certains paraissent très jeunes, des mineurs de 15 ou 16 ans." A cet égard "Tendance" souligne, en effet, un "cloisonnement" : "le client contacte un commanditaire qui charge de la livraison l’un des coursiers disponibles et régulièrement différents, dont le client n’a pas les coordonnées."

"Marijeane, maridenise et caro"

A la question de savoir comment entrer en contact avec les revendeurs, les réponses varient. Camille évoque le "bouche-à-oreille", avouant qu'il a obtenu le numéro de téléphone "par un ami". Hugo raconte s'être déjà fait aborder dans la rue par l'un d'eux : "Un mec m'a accosté dans un bar, il faisait exprès de montrer qu'il avait de l'herbe. Nous avons discuté un moment puis il m’a filé une tête [de cannabis] en me disant : 'je vends, je livre chez toi donc tu me dis si tu as besoin'." D'après Vincent, il s'agit d'une pratique relativement fréquente dans la capitale : "J’en ai déjà croisé qui distribuaient des papiers sur lesquels était écrit 'livre shit, coke, MD' avec leur numéro de téléphone près du Canal. [Canal St Martin, Paris]."

D'après "Tendance" le démarchage des clients par les dealers s'explique par une transformation du "marché devenu très concurrentiel". Ces derniers se prêtent à une véritable campagne de "marketing" n'hésitant pas à relancer leurs acheteurs par SMS. Marie nous montre un des messages qu'elle reçoit régulièrement, véritable offre promotionnelle :

«Cme promis Wk-end = Promo. Weed SATIVA : 1 = 50€, 2 = 90€. CARO : 1 = 70€, 2 = 120€. 5 personnes viennent de ta part 1 au choix - 50 %, 10 pers = 1 au choix V ou C.»

Si le décryptage peut demander un peu d'entraînement pour un non initié, la terminologie est employée par la plupart des dealers qui utilisent les mêmes codes, facilement reconnaissables et donnant parfois lieu à des formulations cocasses :

«Je suis dispo pour marijeane, maridenise et caro. livraison de 14h à minuit.»

Allusion à du cannabis, de la MDMA et de la cocaïne. Alexis Sequara n'a pas hésité à les recenser au sein d'un ouvrage intitulé Dis-leur, dans lequel on peut trouver quelques variantes : "Slt c Antoine géant vert je suis dispo. Avec marie daniel aussi. Biz bonne journé."

"C'est Daft Punk qui te livre ta weed"

La proximité établie par la livraison à domicile n'induit pas pour autant une familiarité entre clients et vendeurs. Le dealer amène la commande, tu lui files l'argent et c’est terminé. Il tient à rester dans son rôle : il vend et c'est tout. C'est un service qui a un prix", commente Hugo. Une mise à distance parfois poussée jusqu'à l'anonymat. Camille se souvient :

«Je n'ai même pas vu son visage. Il est venu en scooter et a gardé son caque, la visière opaque baissée. C'est Daft Punk qui te livre ta weed.»

Freddy, peu familier avec la livraison de stupéfiants, se souvient avoir été surpris de la rigueur avec laquelle s'est déroulée la vente. "Une connaissance m'a donné le numéro. L'échange se passait via 'whatsapp'. Il m'a simplement demandé l'adresse et en moins de 40 minutes, il est arrivé. Il portait un costume, était très soigné et poli. Le pochon de beuh était dissimulé dans un thermos."

Une fracture sociale

Sur ce terrain concurrentiel, fleurissent différentes méthodes, plus ou moins bien rodées."La qualité est très aléatoire et certains mecs arrivent très en retard. A Paris la vente se fait souvent à la dose plutôt qu'au gramme, ça reste approximatif. Généralement, la première fois le mec sert très bien pour t’appâter, moins bien la deuxième", commente Vincent.

D'ordinaire les dealers ne se déplacent pas pour moins de 50 euros d'achat ce qui crée une nouvelle distinction, celle des classes socio-économiques des usagers qui se tournent également vers l'achat sur internet : "Les plus aisés économiquement s’autonomisent des trafics de rue ou de cités à travers des pratiques d’autoproduction ou des commandes en ligne suivies de livraisons postales. De plus en plus, ils se retrouvent au centre des attentions d’un trafic concurrentiel qui les préserve d’une violence par ailleurs en hausse", affirme "Tendance".

Si la vente en ligne correspond, en partie, à des produits autorisés sous d'autres législations, à l'instar des champignons hallucinogènes commandés sur des sites néerlandais, un moyen relativement confidentiel et sécurisant pour les adeptes, la livraison à domicile n'épargne pas les clients de poursuites judiciaires. Les téléphones portables, outils indispensables de ces transactions peuvent devenir, pour les enquêteurs, des pièces à conviction. Un risque qui n'empêche pas, selon "Tendance", "un véritable commerce autour de la revente de cartes SIM dont la valeur marchande est proportionnelle au nombre de numéros de clients enregistrés."

En somme, le public se diversifie, du côté des acheteurs comme des vendeurs et par conséquent, devient "difficile à contrôler", conclut l'OFDT.
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#7
J'ai tout un mémoire (4 cm depesseur en feuilles standard) issu d'un étudiant sur la mdma, je crois qu'il a rien oublié autant chimiquement avec les méthodes de production, les tests sur les animaux, le peu de tests permis sur les humains légalement, toxicité, fonctionnement, risques, et j'en passe. Faut que je pense a la lire et à partager ce qui me paraît important...
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#8
http://www.thejournal.ie/argentina-cocai...2-Feb2018/

400kg de cc trouvé dans l'ambassade russe de buenos aires
Encore des expats jaloux de la neige au pays
Nouveau ? Viens vite lire les règles => http://www.psychonaut.fr/announcement-4.html

Nouveau, ancien, lecteur sporadique ou contributeur assidu ? Tu peux faire un don pour aider à remettre le forum sur pieds => http://www.psychonaut.fr/announcement-3.html
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#9
médocs, medecine, diagnostique, politique

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2...50684.html

Citation :Dépression. C’est le terme utilisé par la médecine contemporaine pour désigner cette plongée dans la souffrance psychique que les médecins antiques nommaient mélancolie. Une maladie complexe qui se manifeste par un état de rupture avec l’état habituel de la personne, se traduisant par des troubles psychiques et physiques dont l’insomnie, l’angoisse, la perte d’appétit ou encore les pensées suicidaires. Dans les formes les plus sévères, elle fait peser un risque vital sur la personne, notamment par suicide ou arrêt d’alimentation.

Elle touche une personne sur cinq au cours de son existence et l’Organisation mondiale de la santé ­estime à plus de 300 millions le nombre annuel de ­dépressifs. Mais si ce nombre n’a cessé d’augmenter (+ 18 % entre 2005 et 2015), des voix s’élèvent pour questionner la légitimité de la médecine à détenir seule un droit de regard sur la maladie. En cause, ses frontières, qui englobent l’ensemble des états dépressifs face auxquels le traitement médical – principalement les antidépresseurs et les psychothérapies – s’impose comme l’unique réponse. « La dépression est une notion dépassée. De plus en plus, on va vers une ­déconstruction de ce qu’est ce trouble », affirme le ­sociologue Xavier Briffault, du Centre de recherche en médecine, sciences, santé, santé mentale et société du CNRS. « Ce qui ressort depuis une dizaine d’années, c’est que le concept de dépression lié à une cause biologique sous-jacente n’existe plus. Différents éléments de la personne incluant des facteurs biologiques, psychologiques et environnementaux entrent en compte. Ces ­éléments interagissent entre eux pour créer un cercle ­vicieux qui aboutit à la dépression », poursuit-il.

Et c’est justement sur cette dimension sociale des troubles dépressifs qu’insistait le sociologue Alain Ehrenberg, en octobre 2016, dans son discours d’inauguration à la tête du Conseil national de la santé mentale. « Les problèmes de santé mentale ne sont plus...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sciences/article/2...G0ASeUI.99


Les USA se reveillent aussi : 

https://www.independent.ie/entertainment...43175.html

(pas de copier coller, j'imagine que tt le monde ne lis pas l'anglais. Pour ceux pour qui c'est le cas, l'article est super interressant, n'hesitez pas a lire)


edit : lol j'avais meme pas vu le "avariés"...
"The final delusion is the belief that one has lost all delusion."
-- Maurice Chapelain
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like your mother
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#10
Une des causes principales de la dépression, qui existe sous diverses formes, dont une pas mal répandue étant la dépression essentielle (le genre qui se présente sans symptôme spécifique à part une baisse de tonus généralisée), c'est l'isolement des personnes toujours plus individualisés. L'occident sombre dans un égoïsme sans fin et on en pâtit tous parce qu'on a perdu de vue le BABA des relations humaines (communication réelle et non virtuelle, empathie) en devenant ultra dépendant à nos smartphones, jeux-vidéos, séries télés ou web, enfin bref on a jamais été aussi seul ensemble.

Tant qu'on est occupé par un média qui nous divertit ça va, mais au moment où l'on lève la tête pour se rendre compte qu'on est pas tout seul, là c'est le bad assuré. Et là c'est la désillusion totale, on se rend compte que tout le monde s'instrumentalise en permanence, et que les sociétés vont mal de ouf sur les plans sanitaires, humanitaires, économiques, sociales, politiques, parce que les petits chats qui se font des papouilles ça ne nous amuse plus quand on a maté toutes les vidéos du genre (et surtout y a un moment où on arrête de se comporter comme un enfant).

Et vu qu'on ne sait pas vivre, parce qu'on ne s'apprend plus à se tenir droit, à être digne en tant qu'humain responsable, sans compter que tout nous pousse à être flemmard et flippé, ba on prend ce qui est à sa portée : drogues, médicaments, en combo avec tout ce qui ramollit l'esprit et le tonus de vie (jeux-vidéos, télés, réseaux sociaux). Donc la déprime est en hausse parce que le nihilisme est au top de sa forme. Et faut dire qu'on l'a cherché, donc on l'a bien trouvé...

Cela va être très intéressant de voir si les courbes du suicide et du mal-être sur fond de malaise ambiant continuent de croitre au cours du 21ème siècle, mais ce mal qui nous ronge tous, et que l'on constate régulièrement autour de soi, n'est pas prêt de diminuer vu qu'on ne fait rien pour changer nos modes de vie.
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#11
Rien que le fait de considérer la dépression comme une maladie je trouve ça limite, c'est un "état" qui me parait normal et humain quand on se retrouve dans certaines conditions.
Du coup le principe même de soigner les maux de l'esprit avec des molécules abrutissantes n'a pas de sens, du cache misère.

Et j'ai toujours trouvé hallucinant qu'on ne parle jamais du nombre de suicide en France, 27 par jour (sans compter les tentatives) c'est quand même énorme, à titre de comparaison il y a 10 000 suicide en France contre 3 500 morts dans des accidents de la route.
Mais bon c'est vrai que c'est plus compliqué de se faire de l'argent sur le dos des suicidés, du coup le chiffre est pas près de diminuer contrairement à celui des accidents de la route.
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#12
Si tu veux comprendre le suicide dans un raisonnement philo-sociologique, je te conseille cette excellente conférence sur le nihilisme (par contre ça mine le moral vaut mieux éviter de l'écouter si t'es pas en forme ou prêt à encaisser la dure et triste réalité) :

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#13
(19/03/2018 22:52)Laura Zerty a écrit : l'isolement des personnes toujours plus individualisés. L'occident sombre dans un égoïsme sans fin et on en pâtit tous parce qu'on a perdu de vue le BABA des relations humaines (communication réelle et non virtuelle, empathie) en devenant ultra dépendant à nos smartphones, jeux-vidéos, séries télés ou web, enfin bref on a jamais été aussi seul ensemble.

Tui ramollit l'esprit et le tonus de vie (jeux-vidéos, télés, réseaux sociaux). Donc la déprime est en hausse parce que le nihilisme est au top de sa forme. Et faut dire qu'on l'a cherché, donc on l'a bien trouvé...

Cela va être très intéressant de voir si les courbes du suicide et du mal-être sur fond de malaise ambiant continuent de croitre au cours du 21ème siècle, mais ce mal qui nous ronge tous, et que l'on constate régulièrement autour de soi, n'est pas prêt de diminuer vu qu'on ne fait rien pour changer nos modes de vie.



On en est là
Tout fumeur rêve de disparaître dans ses nuages . -Tesson

Mes Trip reports :

Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31341.html
Cannabis : http://www.psychonaut.fr/thread-31426.html
DXM : http://www.psychonaut.fr/thread-31394.html
LSA : http://www.psychonaut.fr/thread-31804.html
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#14
Merci pour la vidéo de Thibault Isabel, je connaissais pas ce mec mais il est très bon je trouve. Sur le fond rien de nouveau sous le soleil mais il sait manier la forme, c'est pas facile d'aborder ce sujet de manière aussi apolitique et sans passer pour un conservateur de bas étage. Dommage qu'il ait pas eu le temps de creuser certains sujets voir d'en aborder d'autres comme l'âge ou la différence du nombre de suicide entre les sexes, y'a de quoi faire de jolies digressions aussi !

Du coup j'ai maté sa vidéo sur Proudhon et notre société actuelle et c'est super intéressant aussi, merci pour la découverte.
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#15
Faudra que je mate les autres vidéos prochainement (je connais que celle-ci), sinon je m'étais fais la même réflexion en étant allé voir si ce gars était un réac' (un jour j'étais tombé sur une conf' d'un gars qui démonte le système, j'étais d'accord sur l'analyse jusqu'à ce qu'ils émettent des idées plus personnelles à tendances fascistes qui m'ont alerté l'esprit en fin de vidéo, et après quelques recherches c'était un conservateur pro-royaliste...c'était intéressant de voir comment on peut se rejoindre sur des faits et diverger sur les propositions de société souhaitée que l'on fait).
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#16
@Laura :   Je tiens à rappeler que malgré les rumeurs habituelles avec les nouvelles drogues, les données sérieuses laissent penser que le fentanyl coupé à 99% présente les mêmes dangers que l'héroine et que le risque supplémentaire vient surtout du mésusage du produit pur. http://neptune-clinical-guidance.co.uk/w...pioids.pdf

Comprendre la fréquence et les raisons de ce mésusage est un sujet nouveau et important en matière de réduction des risques et de prise en charge des usagers dépendants.
Il y a très peu de gros réseaux de revente d'héroine, l'immense majorité des saisies concerne des usagers qui revendent à 4-5 amis, les propos de Trump concernant la peine de mort appliquée aux dealers n'a donc aucun sens.  http://www.liberation.fr/planete/2018/03...rs_1637422

Les Etats-Unis sont déjà très répressifs en la matière, appliquant des peines 5 à 10 fois plus sévères qu'en France, où un usager qui importe 500gr de Hollande tous les mois pour son groupe d'amis sera condamné à 2 ans de prison ferme et n'effectuera souvent guère plus que 5 à 8 mois de détention provisoire. http://www.leparisien.fr/actus/heroine
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